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Maison de retraite [Pv- Senshi]

Ôni Bakuren
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Puissance implicite, irrespect


Depuis peu, j'étais de passage dans la grande région désertique bordant Suna, avec objectif de passer dans le village. Je sais que le village caché à la réputation d'être assez fermé aux étrangers, mais ce n'est pas la première fois que je m'y rends. Une fois mon but expliqué, même le village caché du sable me laisse en général passer. Personne ne veut ennuyer un vieux religieux qui souhaite expliquer sa religion à travers de grandes démonstrations, pas même les redoutables sunajin.

Mais ma venue n'est pas concentré uniquement sur cet objectif. J'ai entendu des rumeurs sur les rebelles Kaigan, un obscur groupe qui vénère, parfois jusqu’à l’extrême, un dieu du désert. En soit, je n'ai rien contre leur culte, au contraire je suis relativement tolérant à ce niveau. Mais je souhaite vérifier que ce dieu n'est pas une déformation d'un dieu Osmétien, comme Jashin par exemple. Si c'est le cas, il faudra que je les remette sur le droit chemin, pacifiquement si je le peux, par la force si j'y suis contraint. Mais je ne suis pas vraiment stupide, même si j'aime n'en faire qu'a ma tête je sais pertinemment que le désert est immense, et que me promener au petit bonheur la chance dans une telle étendue était gage de mort certaine. J'ai donc besoin d'infos, que je trouverai peut être à Suna.

Suna est le village ninja que j'apprécie le moins. Son côté militariste, rugueux, laisse peu de place à l'art de ses habitants pour s'exprimer. Ceci est sans doute du à l'homme qui dirige ce village, le Kazekage. D'une main de fer, il sait faire respecter ses lois, peut être en imposant sa volonté de façon très autoritaire, comme le ferai un shogun par exemple. C'est une façon de faire respecter son autorité, une façon très efficace, mais je suis plus pour une ouverture, un respect mutuel, une action pacifique. Utopique pour une grande nation ? Sans doute. Mais, au Temple du Bois Bleu, un tel ordre est respecté. Tous les habitants sur nos terres sont libres de foi comme de mouvement, bien que la plupart respectent l'Osmietisme, certains ne le pratiquent pas, et nous ne leur en voulons pas. Nous évoluons en harmonie, et c'est en partie ce principe que j'ai espoir d'inculquer aux gens lorsque je propage notre religion... Es-ce qu'un pays comme le pays du vent est trop écrasé, comme le disent certains habitants pour pouvoir en percevoir les bribes libérales ?

Vaste question, dont j'aurai la réponse bientôt.  

Lors de mon périple, on m'avait indiqué de faire une halte à une Oasis non loin, pour refaire une partie de mes provisions. Traverser le désert d'une traite est quasiment suicidaire, et je ne suis plus tout jeune. Ce serait un comble d'attraper une crise cardiaque alors que le sekai offre encore énormément de possibilités pour un artiste comme moi ! Ça serait pitoyable. Après une marche de quelques jours, je m'arrête donc dans cette oasis.

Splendide lieu de verdure, de faune et de flore luxuriante, ce lieu est un rêve dans un environnement aussi ravagé par la chaleur. Un havre de paix, un sauveur de vie. Un miracle de la nature. C'est à se demander quelle force a pu créer une telle splendeur, un joyau du désert. Lors de mon arrivée, je me suis figé, atteint profondément par la beauté de l'endroit, son calme et sa paix, pourtant proche d'un village jugé autoritaire. Suna pourrait être tel ce lieu, un refuge de paix et de calme... M'enfin, je ne suis personne pour juger des pratiques d'un peuple différent du mien, je ne peux que encourager les miennes.

Des gardes me redonnent des provisions contre quelques ryos, m'indiquant au passage que l'Oasis est sacrée. Ne pouvant résister à la tentation de marquer à jamais telle lieu dans une toile, car sachant pertinemment que je serai incapable d'expliquer un tel paradis avec des mots, j'ai insisté, insisté, insisté jusqu’à obtenir gain de cause, et on m'autorise finalement à faire ma petite affaire. Être un vieux en apparence inoffensif, ça aide. Je me suis donc installé, non loin du lac central, sous deux palmiers. J'ai sorti ma toile, et je commence à saisir les détails d'un tel lieu, prenant mon temps pour faire un rendu qui me conviendrait. Toutefois, au bout d'un moment, je sens que quelque chose cloche.

J'ai la légère impression de ressentir une puissance arriver. Quelque chose de fin, ténu, mais colossal en même temps. C'est peut être une impression, mon esprit qui me joue des tours, mais j'ai comme l'impression que le sable tremble légèrement, vraiment imperceptiblement, tandis que cette puissance s'approche. Toutefois, je reste en place, faisant mine d'être concentré sur mon environnement. Au bout d'un léger moment, la présence se fige, m’apercevant, avant de reprendre sa marche vers moi. Toujours sans vaciller, ni bouger, je ne réagis pas, bien qu'ayant reconnu l'illustre personne qui me faisait l'honneur de sa présence :

"Kazekage."


Une salutation sous la forme d'une affirmation, n'ayant pas bougé d'un pouce. Je me retourne finalement, et je vois que ma déduction était juste. Seul un tel homme peut dégager une telle aura, même en ne l'ayant jamais rencontré, je sais reconnaitre une puissance qui en vaut la peine. Je pensais au village, je suis tombé face à l'Homme. Même moi, qui d'ordinaire bafoue les titres et les honneurs comme personne, n'ai pu m'empêcher de lui manquer un peu de respect. C'est manquer à ma réputation ! C'est pourquoi je me reprends :

"Que viens tu faire loin de ton village, gamin ? La vie de dictateur te fatigue ?"

Voilàà, ça c'est mieux. Le grand homme puissant, sur de lui, dont les habits de Kage semblent aussi naturels qu'une seconde peau et dont l'arrogance doit être égale à celle de mon confrère d'Amenke, celui là reste plus jeune que moi. Gamin, donc, un brin humiliant, afin de voir si l'homme à un contrôle de lui, va comprendre que je ne suis pas n'importe qui non plus, ou alors si il va répliquer instantanément, piqué au vif, peut être un peu immature. Est-il vraiment ce gamin que je décris, ou vaut il mieux que ça ?

Dictateur, une demi vérité, la aussi lancée en pic, afin de le titiller. Ce n'est pas un dictateur au sens premier du terme, enfin je ne pense pas. Malgré les rumeurs, les habitants de Suna ne sont pas écrasés par son pouvoir et son autorité, donc ce n'est pas à mon sens un dictateur dans toute la splendeur du terme. Mais allez savoir, une telle pique implique une réponse. Je suis curieux de voir ce qu'il va me répondre, si il va mal le prendre ou s'amuser dans une joute verbale avec moi... A vrai dire, j'ai rarement l'occasion de rencontrés des combattants âgés, donc j'aimerai bien l'affronter sur le terrain des mots et de la pensée.
 

 
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L'Oasis, le joyau du désert.  Tel un collectionneur de richesses uniques, le Kazekage convoitait cet endroit et jalousait tous ceux qui pouvaient, contrairement à lui, s'y rendre sans soucis.  
La première fois qu'il avait traversé cet océan de verdure, la dureté du désert s’était déjà imprégnée en lui.  Il était encore bien jeune, mais comme tous avant lui, l’oasis avait réussi à alléger son cœur.  Après le choc de voir la vie pousser au sein du cruel désert, ce fut la sensation de l’herbe grasse sous des pieds meurtris par la chaleur qui le subjugua.  Après ce silence déstabilisant car empreint de sérénité, ce fut la fraicheur de l’eau désaltérante qui l’hypnotisa.  Tout, en l’Oasis, l’émerveillait ; c’était d’ailleurs le seul lieu du Sekai qui lui procurait cette sensation étrange, comme s’il était au diapason du désert.  Avec les années, ses fonctions et ses projets avaient fini par boucler complètement Senshi dans une lutte sans fin pour son village.  À son grand dam, il ne pouvait voyager jusqu’à l’Oasis qu’une à deux fois par an.  L’excitation montait toujours, à l’instar d’un drogué à l’opium, lorsqu’il voyait venir une opportunité.  Il s’absentait alors quelques jours, dans le plus grand des secrets, afin d’y vivre son idylle.  
Réputé pour son humeur exécrable, la moue qu’il tirait lorsqu’il revenait de sa lune de miel le rendait intraitable.  Ses conseillers, sa femme et ses proches avaient fini par redouter ces pèlerinages.

Senshi arriva enfin aux abords de l’océan verdoyant.  La main portée en visière, il admirait l’étrange paysage et tel un connaisseur, parvenait à déceler les nouveautés et les choses immuables.  Aucun être du Vent, pas même Senshi ou les terribles Kaigan, ne pouvaient oser s’approprier ce territoire neutre.  Tous devaient lui payer respect, car l’Oasis était la muse de tous.  Si les artistes s’inspiraient de sa beauté, les conquérants comme Senshi s’inspiraient de ses richesses.

Le Kazekage prit le temps d’enlever ses sandales et foula avec délectation le sol verdoyant.  Pour un observateur extérieur, voir ainsi la démarche légère de celui que l’on considérait comme l’homme le plus puissant du désert serait sans doute un spectacle de choix, car il était vrai que Senshi, soudainement libéré de ses fardeaux administratifs, avait le cœur à rire.  Enfin, autant que pouvait l’avoir un homme de sa trempe : il sourcillait gaiement et marchait avec la souplesse d’un éléphant.
Puis, à vagabonder, un sac sur l’épaule, les sandales dans les mains, Senshi finit par apercevoir un spectacle encore plus intriguant.  Un homme peignait.

En Suna, les arts se résumaient aux fards des femmes et aux vases de couleurs vives, car les Shirogane étaient avares d’exposer leurs œuvres.  Senshi, peu admiratif devant la peinture ou la calligraphie – n’ayant aucun talent, cela ne lui plaisait guère – se sentit soudain prit d’une incontrôlable envie d’observer le talent d’un autre.  Il s’approcha alors du vieil homme.  Était-ce dû à son intention secrète de dominer ce domaine étrange, le Shodaime ne put s’avoir, mais l’ancien lui fit bien comprendre qu’il le reconnaissait.  Soudain, la naïveté que lui octroyait l’Oasis s’évapora et Senshi afficha un regard carnassier.  Il se plaça en tailleur au côté du peintre, son acte s’écrasant à son côté.  Ce fut le coude sur la cuisse et le menton dans la paume qu’il répliqua.

« Et toi, l’ancêtre ?  T’as besoin d’une peinture car t’as la mémoire qui flanche ? » répondit-il, avant d’éclater d’un grand rire tonitruant.

Le respect des aînés était une valeur fortement imprégnée en Senshi, comme tous ceux dont les clans avaient été le seul point de rattachement.  Pourtant, la dernière personne à l’avoir traité de gamin était Shirogane Ibushi et suite à un combat bref mais intense, Senshi avait su lui faire ravaler ses paroles.  Il n’appréciait pas qu’on lui manque de respect.  Pourtant, Senshi ne fut pas offensé.  Plutôt soulagé.  Avec les années, il avait fini par se considérer lui-même comme un vieil homme.  Le peintre lui prouvait le contraire.

« Ojisan, un peu de saké ?  Tu vas parvenir à mieux discerner les couleurs. »

Senshi sortit un peu flacon de son sac et deux coupes.
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Folie et métaphore


Je sens le grand homme se crisper, ses yeux me fusillant. J'ai un léger sourire, peut être un brin moqueur. Le Kage a un égo qui ne peut point être taquiné, c'est un homme encore immature, de toute évidence. Je suis un peu déçu, mais pas tant surpris que ça. Le pouvoir peut donner des envies et des impressions biaisées, et lorsqu'on le possède, on peut se sentir tout puissant. Je reste impassible, sourire fixe, tandis que j'observe le dirigeant, intrigué. Va t'il m'attaquer ? me faire ravaler mes paroles ? Ça serait dommage, mais je ne suis pas contre un bon petit duel pour s’échauffer. Mes yeux suivent la démarche de l'homme, qui finalement vient s'assoir en tailleur à couté de moi, dans une pose qui indique un calme relatif plus qu'une colère noire. Je hausse un sourcil, agréablement surpris au final. Rentrerai t'il dans mon jeu ?

« Et toi, l’ancêtre ?  T’as besoin d’une peinture car t’as la mémoire qui flanche ? »


Mon sourire moqueur fait place à un sourire véritable, tandis que je commence à avoir des difficultés à tenir en place, et que le kage rigole un bon coup. Peut être qu'il est un peu plus mature que prévu, finalement. On allait s'amuser, c'est certain ! Je ne réplique, pas, lui laissant le point. Ça fait bien longtemps que personne n'a bien voulu se rire de moi comme je me ris des autres, ça peut être fort intéressant !

« Ojisan, un peu de saké ?  Tu vas parvenir à mieux discerner les couleurs. »


Tandis que l'homme dégaine deux coupes, je lui réponds :

"Tu sais parler aux vieux, mon p'tit !"

Refusant d'abandonner ma toile, j'attrape une coupe remplie avec mon pied, que j'utilise pour boire. Ça démontre à la fois une sacré agilité et une folie sous-jacente... Donc c'est tout moi, en somme. Je lance un clin d’œil au Kage près de moi, avant de relancer la conversation, refusant de laisser ternir une si belle opportunité :

"Bel endroit que cette oasis, pour sur ! Comme quoi, même le plus sauvage des déserts a un lieu de paix, paradisiaque. T'as un peu d'humanité en toi, le jeune ? Ou t'as cassé ton oasis depuis longtemps ?



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Ce vieil homme, cet ancêtre, ce peintre aux piques camouflées dans ses paroles, fit montre d'une impressionnante souplesse, tant physique que mentale. Peu habitué d'être ainsi traité, Senshi trouvait le tout rafraichissant. D'un mouvement rustre, il but d'un trait sa coupe. Puis ses doigts se perdirent dans l'herbe verte, qu'il caressa le sourire en coin.

« Une qualité qui se perd de nos jours... » répondit le Kazekage au commentaire sur ses répliques.

Parler aux vieux... Depuis combien d'années Senshi n'avait-il pas fini ses discussions par des ordres ? Ibushi, son vieil ami, lui était avant tout assujetti. L'âge ne comptait pas entre les murs de la forteresse du désert, seule la force. Le respect découlait de cela. Mais il était vrai qu'en Suna, le respect pour ses ainés manquait. Le vieux peintre était donc un spécimen de qualité. Rares étaient ceux qui parvenaient à susciter chez le Serika un calme servile. Avant lui — il y avait maintenant bien longtemps — seul feu Ganji était parvenu à l'amadouer.
Le peintre termina sa coupe.

« Oh, ne bois pas trop vite ou la tête va te tourner. » ignora d'abord Senshi, en réponse à la question de l'oasis.

Ses doigts qui se baladaient dans l'herbe s'arrêtèrent soudain, puis il souleva sa paume. Un tourbillon de sable, du creux de sa main, condensa les grains en une réplique moche d'un pied, afin d'agripper le flacon. Un humour ridicule, digne d'un gamin, qui plaisait vraisemblablement au Kazekage. Il se versa une nouvelle rasade, but, pour finalement servir le peintre à nouveau.

« La guerre a brisé beaucoup d'oasis, ojisan. Le tien comme le mien n'ont sans doute plus l'eau aussi claire qu'avant. » fit-il, le regard un peu flou, une nouvelle coupe pleine en main.

D'un coup de poignet, il se l'enfila aussi rapidement que les précédentes. La chaleur lui brûlait la gorge, qu'il expia d'un grand raclement. Si la guerre était une part importante de son être, Senshi n'aimait pas partager sur son passé. Il se concentrait depuis longtemps sur l'avenir — son village, principalement — mais le passé, bien que pleinement accepté, ne lui rappelait qu'un vague sentiment d'impuissance. Et la faiblesse était une chose qu'il bannissait par tous les pores de sa peau !
Ses doigts se mêlèrent de nouveau à l'herbe. Ses idées grises furent chasser par la douceur qui glissait sous sa main.

« Je n'y connais pas grande chose à l'art, vieil homme, car Suna est pragmatique et ne perds pas son temps avec des fabulations... Mais la peinture ne finit-elle pas par s'écailler ? » lança le Shodaime, le regard porté sur l'horizon que couchait sur sa toile l'ancêtre.

Senshi se versa une nouvelle coupe. Mais cette fois, il attendit pour boire.
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Oasis artistique



Le grand homme reste songeur un instant, ses doigts se perdant dans l'herbe. Je suis loin de le sentir agressif, énervé, comme on pourrait l'attendre d'un homme corrompu par le pouvoir, d'un homme ne jurant que par la conquête, la force brute, l'ordre. Non, aujourd'hui, il montre une certaine maturité, propre à quelqu'un de son rang et de son âge (bien que minuscule comparé au mien.). Encore une fois, je vérifie un bon adage, que mes voyages m'ont bien souvent confirmés, à savoir ne jamais se fier à une rumeur. Toutes ont une part de vérité, mais elles sont bien souvent exagérées, comme le démontre mon interlocuteur...

Un temps passe, puis le dirigeant du désert décide de s'amuser, imitant un pied avec du sable pour lui servir de boisson, comme j'avais pu le faire auparavant. Mes yeux pétillent tandis que j'observe ce spectacle, comme quoi mes bouffonneries ont réussies à toucher le Kage, lui donnant envie de s'y mettre aussi, rejoignant temporairement la bande des vieux enfants. Et puis, cette manipulation précise de chaque grain de sable, cette utilisation de chakra pour créer une harmonie naturelle... J'ai déjà croisé des Serika, je connais leur étrange et fascinant pouvoir, mais contrôler ce pouvoir à ce point, c'est faire preuve de compréhension de son univers, à la manière d'un sage, attentif à ce qui l'entoure. Et c'est très artistique. Ça me rend presque jaloux, moi qui souhaite être le maitre en toute forme d'art, en voilà un que je ne pourrai jamais maitriser. A la limite, je peux le mettre en peinture.

Le grand homme, suite a ma remarque toujours taquine, se ressert une rasade avant de me resservir également. Il me met en garde, mais l'alcool est excellent. Et puis j'ai une longue expérience en tournée de bars, ce n'est pas une petite coupette de saké qui allait achever le monstre que je suis dans le domaine. Il recommence à boire, sous mon regard intrigué, avant de finalement lâcher une réponse à ma question :

« La guerre a brisé beaucoup d'oasis, ojisan. Le tien comme le mien n'ont sans doute plus l'eau aussi claire qu'avant. »


La guerre. Je penche la tête sur le côté, essayant de mieux saisir le fond des paroles du grand homme, mon pied faisant tournoyer le saké dans sa coupe. Gangrène de ce monde, la guerre à touché le Sekai pendant bien trop longtemps. Lui comme moi en avons bien trop conscience, et la paix instaurée par les villages shinobis est trop courte pour pouvoir vraiment compter dessus. Moi même, durant les années sombres de notre monde, j'ai du me battre, défendre ma vie et celle du temple, tout ça pour tenter de faire passer des idéaux pacifiques grâce à l'Osmietisme. Pour un homme de paix, j'ai beaucoup guerroyé... Je le rejoins donc, nuançant tout de même :

"Nous ne sommes pas de la bonne génération pour avoir des oasis totalement pure. Mais gamin, tu crois pas qu'il faudrait montrer à ceux qui te suivent comment éviter de souiller cette eau ?"


Je laisse planer ma réflexion un moment, avant de reprendre la parole, un brin plus sérieux qu’auparavant :

"Ton désert a longtemps été un gros tas de sable avec plein de gens qui se tapent dessus, et j'aurai jamais cru qu'un jour quelqu'un arriverait à calmer tout ce monde. C'est peut être l'occasion de construire un truc qui change de la guerre, tu crois pas ?"


Je sens mon interlocuteur plongé dans ses pensées, donc je n'insiste pas. Je décide de continuer à faire l'imbécile avec ma coupe, jonglant avec sans la renverser, mon attention étant trop détournée pour continuer ma peinture. Un très léger vent se fait ressentir, rafraichissant nos corps, qui, malgré l'ombre relative offerte par la végétation, ne sont pas épargnés pas la chaleur désertique. Finalement, au bout d'un certain temps, le maître du sable relance la conversation sur un autre sujet :

« Je n'y connais pas grande chose à l'art, vieil homme, car Suna est pragmatique et ne perds pas son temps avec des fabulations... Mais la peinture ne finit-elle pas par s'écailler ? »


Je lui lance un clin d’œil, amusé par sa mise en garde :

"Tu dis ne pas t'y connaitre en art, pourtant tu en crée en continu en manipulant le sable comme tu le fais ! T'est surement le plus grand artiste du désert."


Je me retourne vers ma peinture, observant plus en détail les pigments. Effectivement, il vont sans doute sécher alors que je suis loin d'avoir fini, mais c'est un détail pour moi. je me retourne de nouveau vers mon interlocuteur, l'air courroucé :

"Effectivement, c'est un crime.Je devrais vous faire payer un tel affront !"


Mes traits se détendent, retrouvant ma bonne humeur :

"En fait non, je m'en fiche ! Une peinture, c'est vivant, et voué à changer. Si la peinture n'est pas bonne, ou celle qui me convient, je n'ai qu'a utiliser ce défaut pour créer quelque chose d'autre !"


Je me lève, sur un pied (faudrait pas renverser le saké), dominant l'homme de ma petite taille :

"L'art, comme les grains de sable qui composent ton désert, est sans limite."


Et de toute façon, il me sera impossible de peindre cet endroit sans y raconter ma rencontre, cette toile est vouée à être recommencée...


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Le pèlerin agile semblait doter d'une hargne étrange envers le Kazekage et son règne, ce que remarqua Senshi sans toutefois le soulever. Ses piques vilaines manquaient de subtilité. Puis le Shodaime sembla toucher une corde sensible et l'ancien exprima toute son affection pour l'art. Était-ce des fleurs qu'il lui lançait ? Le peintre se leva, saké entre les orteils. Senshi, peu impressionné, appuya d'avantage son menton contre sa paume et l'observa, ne se sentant que peu menacé.

« Pourtant, aussi vaste puisse-t-il être, mon désert ne peut espérer submerger le Sekai... Pour tout t'avouer, l'ancien, Suna se meurt. La guerre comme la paix ne sont pas profitables aux terres arides, car malgré l'époque dans laquelle ils naissent, mes enfants finissent toujours par connaître la faim. » répondit l'Ombre, soudainement las. « Cette toile que tu peins, tu ne pourras jamais la compléter. Nous, Sunajins, ne répondons plus aux lois du Sekai. L'art... Le seul art que je respecte est celui de la survie de mon peuple. Lorsque vient le moment de choisir entre une lame ou un pinceau, mon choix est clair : si verser le sang permet de nourrir un gamin du désert, ce sera d'une marée de sang que je les gaverai. La guerre dans le désert ne s'est jamais arrêtée. La guerre se poursuit chaque jour, chaque nuit, chaque moment. Et ceux qui l'oublie finissent pas crever la bouche ouverte. »

Avec la chaleur, l'alcool lui montait à la tête. Peu habitué à boire, car Senshi aimait avoir les idées claires, il était de ces hommes dont le sang virait mauvais, une fois imbibés. Avec quelques coupes seulement, son haleine et ses propos étaient devenus fétides. Seul sa position nonchalante et le sourire en coin semblaient amenuiser son ton acerbe.

« Tu compares ton art au mien. Si la peinture est réellement sujet aux changements, alors il en va de même pour le désert. La faim justifie les moyens, l'ancien. » Senshi fit rouler le saké dans sa bouche, avant de l'avaler goulument ; son esprit s'embrumait. « Combien de paysages as-tu donc pu peindre, pour penser connaître ainsi le monde ? Ces vieilles toiles toute flétries, peuvent-elles encore être changées ? Le passé a façonné ce monde. Le passé a façonné cet Oasis. Dis-moi, vieil homme : si des morts, naissait une fleur parfaite, dont la beauté ne pourrait être transcrite que par ta peinture, n'accepterais-tu pas de tuer pour elle ? »

Son menton avait quitté sa main et son regard était plein de défis.
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Grains de sable...



Je sens que l'homme est étrangement affecté par mes réponses, mais sans toutefois décider de changer d'attitude. Ma foi, c'est plutôt rare, voir que mes piques laissent de marbre. Toujours tendu, l'air apaisé, tranquille, je me rends compte que finalement, j'ai du mal à rester sérieux avec quelqu'un. Allez savoir, c'est dans ma nature, être trop imprévisible et volatile pour me centrer sur un point. Je fais de grands efforts pour tenir une conversation, mais je sais qu'elle finira par me sortir de la tête, par rester en tant que ressenti plus qu'en tant que véritable avancée philosophique. C'est l'effet qui peut traverser l'homme qui vit dans l'instant présent, et qui est mon quotidien. Mais, vous savez, ça fait bien longtemps que je m'y suis fait. Et c'est pour cela que je passe ma vie à faire le vieux fou, je suppose. Mais, je crois bien que l'homme en face de moi mérite bien un peu de mon attention. Pour une fois.

« Pourtant, aussi vaste puisse-t-il être, mon désert ne peut espérer submerger le Sekai... Pour tout t'avouer, l'ancien, Suna se meurt. La guerre comme la paix ne sont pas profitables aux terres arides, car malgré l'époque dans laquelle ils naissent, mes enfants finissent toujours par connaître la faim. »


Je ferme les yeux, visualisant la scène avec plus de précision, tentant de vivre ce qu'on me raconte, aidé par le sable chaud taquinant mes pieds.

« Cette toile que tu peins, tu ne pourras jamais la compléter. Nous, Sunajins, ne répondons plus aux lois du Sekai. L'art... Le seul art que je respecte est celui de la survie de mon peuple. Lorsque vient le moment de choisir entre une lame ou un pinceau, mon choix est clair : si verser le sang permet de nourrir un gamin du désert, ce sera d'une marée de sang que je les gaverai. La guerre dans le désert ne s'est jamais arrêtée. La guerre se poursuit chaque jour, chaque nuit, chaque moment. Et ceux qui l'oublie finissent pas crever la bouche ouverte. »

Je reste les yeux fermés, dans une forme de méditation, laissant mon esprit vagabonder. Je voudrais bien lui donner mon avis sur cette question, mais je sens que le Kage n'en a pas fini.

« Tu compares ton art au mien. Si la peinture est réellement sujet aux changements, alors il en va de même pour le désert. La faim justifie les moyens, l'ancien. Combien de paysages as-tu donc pu peindre, pour penser connaître ainsi le monde ? Ces vieilles toiles toute flétries, peuvent-elles encore être changées ? Le passé a façonné ce monde. Le passé a façonné cet Oasis. Dis-moi, vieil homme : si des morts, naissait une fleur parfaite, dont la beauté ne pourrait être transcrite que par ta peinture, n'accepterais-tu pas de tuer pour elle ? »

Je laisse le temps de prolonger doucement, sentant l'agitation qui se saisissait petit à petit de mon interlocuteur. Puis je lui réponds, choisissant mes mots avec douceur, comme pour lui montrer une autre vision, plus pacifique, plus simpliste... plus naïve. La mienne.

"L'art... n'est pas quelque chose de tangible. De réel. Ce n'est pas ma peinture que est artistique, ni même ce qu'elle représente, mais uniquement ce qu'elle représente pour moi. Je tente de partager mes voyages, sur l'instant précis, ainsi que la façon dont je l'ai vécu."


Je laisse nonchalamment mon pied se détendre un peu, faisant rouler le saké vers l'orifice du verre.

"Tu parle de passé, de temps. Je sais très bien que tout est voué à changer, les paysages, les lieux, et même un homme change. Mais, tu sais mon petit, y'a pas besoin de temps pour faire un décalage avec ce que je peins. Quelqu'un qui me suivrait, au même moment, répétant exactement les mêmes choses, ne pourrait retrouver la même chose que celle que j'ai décrite. Quoi qu'il arrive, mes peinture ne peuvent être la réalité, et je ne tente pas de le faire...  Ton art est peu commun, quand on regarde de plus près. Chaque déplacement de grain que tu provoque, chaque minuscule petit grain de sable possèdera sa propre façon de rouler, d'influencer sur son monde. En te tenant juste au milieu de lui, tu arrives à lui donner envie de bouger, de vivre. De se battre."


Même si j'ai l'air très serein en déclamant mes paroles, je suis très méticuleux, très attentif à ne pas me laisser emporter par ma folie interne, et je veux trouver les mots justes, bien que l'exercice soit dur.

"Je ne peux pas apporter de solution à ton problème, maitre des sables. Je crois bien que seul toi le pourrait. Mais force est de constater que là ou se tenait un petit tas de clans hargneux se dresse une cité, emplie de petits grains, de minuscules grains, qui peuvent tous avoir un effet sur le monde. Tu réussis à les rassembler, à leur donner vie, à les fédérer, et j'en suis fort impressionné... Et je crois que je préfère un désert qui évolue sous cette forme. Cassera ? Cassera pas ? Je ne peux pas le dire. Mais, peut être... oui, peut être bien que vos grains de sable en entraineront d'autres, qui en entraineront d'autres, et ainsi de suite. A vous de voir vers quelles contrées vous voudriez les entrainer."

Je me retourne de nouveau vers ma toile, un brin mélancolique :

"Tu sais, j'ai toujours cru que le monde pourrait être pacifique. Qu'il pourrait baigner dans des valeurs qui regroupent des gens de tous horizons, et que rien ne puisse briser cela... Et j'y crois encore. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut se placer en bouc émissaire, et se sacrifier pour des causes vaines. Je crois bien que si ton art se déchirait, j'en serais fort attristé. Car malgré mes petites plaisanteries, je trouve que t'as de belles valeurs, et j'ai espoir que toi et tes p'tits grains de sables arriveriez à trouver leur place dans le Sekai... "


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Ses yeux entourés d'ombre ajoutaient à ce regard hagard de l'homme sous alcool : tout en écoutant les éloges du peintre, Senshi abusait machinalement du saké afin de dilué sa salive devenue visqueuse.  Désormais, ses doigts balayaient furtivement les brins d'herbe et le sable venaient danser sous sa paume, comme l'animal cherchant quelconque caresse de son maître.  Autour du maître des sables régnait une aura ocre, signe que l'élément désertique s'était invité en réponse à l'appel inconscient du Serika.  Après tout, le peintre ne louangeait-il pas cette armée infinie ?  Le petit flacon avait été vidé de moitié déjà.

« Ojisan... » souffla une Ombre résignée au discours du vieil homme.

Senshi fouilla dans son sac, soudain décidé à pousser son vice encore plus loin.  Le peintre était mal tombé, car lorsque voyageait Senshi pour retrouver sa Muse du Désert, il se permettait tous les écarts interdits à son grade.  Pour tout dire, les gardiens de l'Oasis pensaient parfois lui refuser l'accès tant Senshi abusait soudainement de ses nouveaux privilèges...
De son sac, il tira un paquet de cigarettes emprunté à son haut-conseiller.  Cette fois il n'invita pas l'ancêtre à le joindre et s'alluma jalousement seul.  À la première inspiration, il toussa.  À la seconde, il eut le tournis.  À la troisième, il s'amusa à imaginer un Akihiko décontenancé d'avoir perdu un paquet fraîchement acheté...  Puis il écrasa sa clope au sol avant même d'en avoir fumé la moitié.  
Une douce odeur de tabac planait et Senshi se racla la gorge avant de répondre.

« D'où viens-tu vieil homme ?  Mon père m'a toujours dit... » Bref instant de mélancolie dans son regard, l'image du brave Serika Ganji en tête.  Puis un rot. « ...qu'un sage emprunte toujours six chemins !  Foutre de bijuu ! dis-moi donc d'où tu viens, toi qui ne semble pas souffrir ni de la faim, ni de la guerre !  Dis-moi, ô toi vieil homme, comment parviens-tu à faire avancer ta carcasse sans souffrir des affres du temps !  Quel est ton secret ojisan ? » questionna-t-il, sur un ton plus sarcastique que raisonnable.

À ces mots, Senshi eut l'étrange et désagréable pensée qu'un jour il devrait aussi vagabonder pour partager ses inepties.  Deviendrait-il aussi sénile que ce peintre itinérant ?  Mander sa pitance, déblatérer des ragots, sommeiller ses après-midi ; elle était belle la vie de l'aîné !  Par Amaterasu ! si l'Ombre devenait un jour une loque putride, le désert ne manquerait pas de l'ensevelir pour le dessécher encore plus qu'il ne le serait.
Pourtant, malgré l'écart des âges confirmés dans le dialogue, devant le Kazekage se dressait un vieil homme aussi jeune que le Shodaime.  Sa vitalité était effrayante et comme pour sa rencontre avec Benkei, l'homme le plus puissant du désert oubliait qu'en extérieur de son territoire, certains êtres pouvaient encore s'élever à son niveau.  Le Sekai possédait après tout trois villages.  Désormais bien loin de la lourde charge administrative, le Kazekage pouvait au moins reconnaître que si ses homologues rivaux possédaient le moindre soupçon de talent pour diriger leurs nations, c'est qu'ils étaient de redoutables adversaires.

Autant dire que Bakuren représentait ici une menace nouvelle et intrigante.
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Ôni Bakuren
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Alcool et Divinité



Je ne sais si mes métaphores aussi intangibles et perturbantes que mon art arrivent a faire mouche dans l'esprit de mon interlocuteur. Je ne sais si il m'écoute, se perdant dans la cruche de saké comme se perds parfois ceux qui cherchent un sens a leur existence. L'alcool me monte légèrement à la tête également, boire par une chaleur extrême est souvent peu recommandé. Mais j'apprécie les effets de ces boissons, qui transforment notre monde en vaste cirque coloré, se rapprochant de ma folie ambulante. C'est cool.

Nous nous soulons donc, heureux ivrognes, tandis que je laisse le maitre du désert cogiter sur mes propos. Finalement, il revient un peu a la charge, alcoolisé mais toujours lucide. Enfin, j'espère.

« D'où viens-tu vieil homme ?  Mon père m'a toujours dit... »
rot sonore « ...qu'un sage emprunte toujours six chemins !  Foutre de bijuu ! dis-moi donc d'où tu viens, toi qui ne semble pas souffrir ni de la faim, ni de la guerre !  Dis-moi, ô toi vieil homme, comment parviens-tu à faire avancer ta carcasse sans souffrir des affres du temps !  Quel est ton secret ojisan ? »

Je finis ma coupe d'une traite, afin que la fête soit complète. On va parler de ma motivation, alors autant que je sois le plus possédé possible. Que ma folie soit glorieuse, car j'ai l'occasion de parler de ma foi à l'un des grands de ce monde, et c'est une occasion qu'on voit retrouve peu, ma foi. Durant ses question, je n'avais pas quitté des yeux ma toile, comme pour tenter de retrouver une inspiration volage, qui passe et qui fuit, mais sans succès. Mon esprit est bien trop en ébullition pour m'adonner à cet exercice qui requiert une certaine maitrise de soi malgré tout. Je me retourne de nouveau vers le kage, la coupe vide dans mon pied, avant de commencer mon petit numéro.

"Ton papa a raison, sauf sur un point. Si j'empruntais uniquement 6 chemins, ma vie serait ennuyante a souhait !"
une expression enjouée passe sur mon visage "D’où viens-je ? D'un peu partout et de nulle part, d'ici et de là. Mon enveloppe physique a fait ses débuts au Temple du Bois Bleu, mon esprit est bien plus volage que ça, on ne peut le rattacher à ma pauvre personne. Suis-je l'incarnation d'une chose qui me dépasse ? Le manifeste de volonté supérieures ? Je crois que je suis surtout un vieux fou, mais un vieux fou possédé."

Tout en parlant, comme si de rien n'était, je jette ma coupe dans les airs d'un mouvement du pied, avant de la rattraper avec un bras spectral sortant de mon corps, comme si de rien n'était, et de jongler avec, l'air de rien. Oh, c'est surtout de l’esbroufe, ce bras ne vaut rien en combat. Mais le manifester ainsi, naturellement, et pouvoir le manier comme si il m'appartenait sans même avoir d'effort à fournir, voilà où réside le tour de force.

"Tu veux savoir mon secret, maitre des sables ? Avec grand plaisir !" D'une manière théâtrale, je commence mon discours "Elle se prénomme foi. Je crois en l’existence de divinités plus grandes que nous, qui nous ont façonnées, ainsi que cet univers. J'y crois tellement fort que certains disent que j'en suis l'incarnation, et que c'est ce qui me confère une telle vitalité. Et, autour de moi, des preuves de son existence ne cessent d'affluer. Alors, est-ce pour autant qu'elles existent, ou alors est-ce que tout n'est qu'une énorme fumisterie, des folies créées par une bande de moines fanatiques ?"


Je hausse les épaules, et mon troisième bras accompagne le mouvement, tandis que mon visage devient brièvement contrarié lorsque la pensée qu'il ne reste plus de saké traverse mon esprit. Quel dommage, maintenant que j'ai commencé la beuverie j'aurai bien continué dans cette voie...

"J'ai trouvé ma réponse a cette question, et les membres du Temple ainsi que les disciples de l'Osmietisme l'ont trouvée également. D'autres personnes en ont trouvé une différente, et d'autres encore ne se la sont jamais posée. Te l'es-tu posée, ô kazekage ?"


A t'il la foi, ou souhaite t'il tester la mienne ? Peut il espérer voir Karo a travers moi, et embrasser l'Osmietisme ?

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