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Service militaire

Serika Senshi
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Service militaire Sam 27 Oct - 18:07
Serika Senshi
Partie 1


Deux semaines après l'envoie de la lettre au seigneur Hitotsubashi, les troupes du Village caché du Désert arrivèrent en bordure de la Citadelle.  À l'ombre d'une grande dune à quelques kilomètres de la forteresse, l'avant-garde sonna l'arrêt et on commença à monter les tentes.  L'une d'elle, plus grande que les autres, accueillait la famille du Shodaime.  Au travers de la toile, on entendait s'époumoner le jeune Raiko.

« JE VEUX VOIR LE CHATEAU ! » criait le petit, dans les bras d'une kunoichi incapable de le contenir. « Raiko-sama...  Je vous promets que nous irons, mais seulement après avoir bu votre eau... » « NON, JE VEUX MAINTENANT ! » s'agitait-il de plus belle.

Soudain, la toile d'entrée claqua et entra sous la tente l'Ombre de Suna.  Aussitôt, la kunoichi se redressa d'un salut bien droit.  Même Raiko, toujours à gesticuler qu'importe la situation, se pétrifia sous le regard noir de son père.

« Suffit, Raiko ! » rugit le Kazekage, pour se tourner ensuite vers la Kunoichi. « Sors.  Tu reviendras pour m'aviser de l'arrivée des messagers de la Citadelle. »

Elle obtempéra sur le champ et quitta la tente.
Le fils s'avança vers le père, d'abord hésitant.  Le regard bas, il triturait de ses mains le col de sa veste.  Le père le toisa un moment.  Le Conseil de Suna avait exprimé une réticence à ce que les enfants du Kazekage voyagent à ses côtés.  Senshi commençait à le reconnaître.

« C'est que je veux juste voir le chateau de tonton Isami... » dit-il sur le ton de la honte. « Bois ton eau. » grogna le père sèchement, sans savoir comment agir avec son benjamin. « Puis va retrouver ta soeur. » ajouta-t-il après un moment d'hésitation.

Le petit agita la tête vivement, comme pour se faire pardonner.  Sous l'oeil sévère de Senshi, il avala d'un trait un verre puis sortit en trombe de la tente.  Le Shodaime prit un moment pour apprécier le calme et le frais de sa tente, avant de retourner dans le tumulte du campement.  Il appréhendait déjà fortement sa rencontre avec son Daimyo.  Senshi n'était pas un homme de famille...

Lorsqu'il sortit à son tour de la tente, il croisa le regard de sa femme qui l'observait de loin.  Fumiko lui sourit timidement, mais Senshi décela dans son regard un peu de pitié.  Il se crispa et quitta l'aire de campement familial.
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Re: Service militaire Lun 19 Nov - 23:30
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Il ne fallut guère longtemps pour qu'un messager du Daimyo gagne le campement des troupes de Suna, sur un magnifique étalon du désert. Bardé de sauf-conduit, l'estafette franchis les barrages de sécurité et inspection méticuleuses des ninjas du désert.
Même sur leur territoire, nul n'était jamais à l’abri d'une trahison.
A la surprise de beaucoup, l'envoyée du Daimyo s'avéra être une magnifique jeune femme, souple comme une liane et probablement une tueuse patentée. La garde de Senshi se raidit, même si ils étaient ici entre alliés. Théoriquement.

Shensin sourit en voyant paraître devant lui la jeune femme. Il connaissait bien Isami et sa passion pour les amazones et autres beautés mortelles.
Sa garde palatine était exclusivement féminine et son émissaire en faisait sans doute partie : il n'y avait qu'à voir l'aisance avec elle portait le sabre et négligeait la température caniculaire du désert.
Le Daimyo du Pays du Vent prétendait qu'ainsi il était plus difficile à ses ennemis d'infiltrer des assassins dans son cercle privé... Mais il y avait sans nul doute quelques passions plus libidineuses là-dessous.
En cas de tragique décès de son vieux compatriote, on risquait de voir sortir du bois moult bâtards qui se disputeraient le trône.
Cela n'émouvait guère le Kazekage : comme pour Hitotsubashi il y a déjà tant d'année, seul le plus fort aurait le droit de régner sur le clan Inari et donc sur le Pays du Vent. Avec l'accord du maître de Suna, bien sûr...

"Kazekage-dono, bienvenue en ces lieux." commença la jeune fille d'une voix agréablement mélodieuse et posée (alors qu'elle n'en pensait surement rien) après s'être poliment inclinée.
"Mon maître vous recevra en privé, évidemment. Nous passerons par la caravansérail, où un passage secret près d'une auberge nous conduira au palais. Je crois que vous le connaissez."

En effet, il devait s'agir du souterrain, un aqueduc désaffecté, près de l'Âne aux Figues, un bouge de marchands et caravaniers fort animé. Hitotsubashi aimait de temps en temps s'y rendre incognito pour prendre le pouls de son peuple et glaner des rumeurs qui sinon parviendraient trop édulcorées à ses oreilles. Et l'établissement douteux disposait d'un fumoir discret et fort bien insonorisé où l'on pouvait notamment conclure des affaires lucratives et illégales... Comme embaucher des ninjas, par exemple.

Le message induit était subtil : en le faisant passer par là Isami rappelait au Kazekage les origines troubles et suspecte de leur association. Mais en le recevant au palais, en passant par un des passages secrets les plus discret et qu'il réservait d'habitude à son usage personnel, il témoignait de sa confiance envers le Maître de Suna et lui rappelait leurs escapades.

La messagère/espionne/garde du corps/amante du Daimyo hésita, ses yeux sombres ayant remarqué la petite famille du sunajin suprême. Il faut dire qu'elle n'était guère discrète.
Voilà qui n'était visiblement pas prévus.
"Nous avons prévus des logements pour vos hommes, non loin de l'oasis à coté de la citée. Une cohorte de nos troupes va justement y faire relâche et vos troupes pourront se mêler discrètement à eux." poursuivit l'envoyée d'un ton docte. "Il va de soit que la présence de ninja, aussi estimés soit-ils, doit être... discrète. Nous pouvons vous fournir uniforme et matériel."

Elle déglutit avant de poursuivre, étant visiblement parvenue à une conclusion.
"Si vous le souhaitez, votre petite famille peu nous accompagner à la citadelle."
Etait-ce parce que les enfants la faisaient fondre ? Ou bien parce que leur présence était perçue comme un gage de confiance de Senshi envers la sécurité assurée par les troupes du Daimyo ?



Feat.
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Sahara Denya
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L'émissaire Mar 18 Déc - 18:20



L'émissaire






An 15,


Été


Pays


du Vent


Le souffle du vent. Si je tendais l'oreille et me concentrais sur l'horizon, je n'entendais que cela. Le sable brassé par les mouvements de l'air qui apportait ce parfum sablé transporté par le semoum. La météo n'eût pas du être celle-ci, mais un quelque chose capricieux était venu nous gêner dans notre voyage. Le ghourd derrière lequel nous nous étions établis était fort bienvenu et nous avait accueillis et abrités de sa masse. Ce répit dans notre marche nous avait donné l'occasion d'envoyer un émissaire signaler notre position au seigneur de la région, Hitotsubashi Isami. Le daimyo en personne, rien que cela. Notre kage avait déployé de grands moyens pour cette visite diplomatique et n'était pas venu avec quelques gardes du corps mais avait choisi d'emmener sa famille, une escorte, ainsi qu'un campement complet. Une grande tente dans laquelle pouvait oeuvrer la médecine de Suna était au centre de notre position actuelle et on avait installé les quartiers temporaires en attendant que retombât l'agitation de la nature.

Apparut une silhouette. Une silhouette qui soulevait la poussière. Elle approchait, indéniablement. Elle était seule, les galop d'une unique bête me parvenait aux oreilles. La garde policière installa un cordon humain de sécurité et attendit le cavalier dont le raffut brisa la monotonie ambiante. Il s'arrêta et se présenta comme envoyée du daimyo. Les premiers se saisirent de l'un des documents qu'il portait avec elle. Je jetai un oeil à l'un d'eux et vis un sceau. Je n'étais pas la mieux placée pour l'examiner, mais il me semblait avoir vu ce symbole auparavant en fouillant dans des archives, mais je ne pouvais garantir avec certitude que ce que nous avions entre les mains émanait bel et bien de la citadelle. Je fis signe au cavalier de descendre de sa monture et lui signifiai l'examen des papiers et papyrus pendant qu'un examen de sa personne allait se dérouler. Il s'agissait de vérifier sil ne dissimulait aucune arme sur lui. Toute arme bien visible était une chose, mais une lame cachée ou un senbon empoisonné dissimulé en était un autre. Okita commença la fouille mais me demanda bien vite de prendre la suite. Notre homme retira le foulard qui masquait une partie de son visage et se révéla être une femme. Je souris alors avant de fouiller ses cheveux, glissant mes doigts entre chaque mèche, ne manquant rien. Je fouillai le foulard, puis les poches et tout endroit pouvant porter quoi que ce fût de néfaste. Après tout, un document pouvait tromper le kazekage et servir à faire baisser sa garde au souverain. Non, elle allait être fouillée. Un senseur et une renifleuse suivirent mon examen sommaire et un chuunin basané revint vers nous, affirmant que les autorisations étaient authentiques. La messagère ne fut pas ennuyée mais tout de même suivie par deux agiles malabars en direction de Senshi. Nous les vîmes s'éloigner.



Elle est belle. Au moins, le daimyo a bon goût. Ça explique pourquoi il a engagé Saya.


Saya, une capitaine de garnison présente à la citadelle. J'espérais la voir ! J'avais hâte d'avancer. Nous nous connaissions, toutes les deux, mais avions été éloignées par son travail. Cependant, il nous était arrivé de nous rencontrer entre-temps. Elle me manquait et alors que je pensais à elle, un calme saupoudré de chuchotements et bruissements s'installa.

Nous fumes invités à nous rendre dans des logements préparés à notre attention. Apprenant qu'une cohorte allait nous rencontrer, je fus légèrement excitée et affichai à coup sûr un air béat alors que nous nous préparions à partir pour la destination indiquée.





Code repris à MISS AMAZING et Aburame Hako.
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Re: Service militaire Jeu 3 Jan - 2:37
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Senshi, reclus dans son palais des sables, oubliait parfois que le monde civil craignait les shinobis comme l'on pouvait craindre les démons.  Sans manquer de lui déplaire, la messagère respectueuse le lui rappela.  Le vieil homme fronça les sourcils : ces faibles humains se plieraient un jour au joug des ninjas.  Heureusement, le clan Hitotsubashi était un allié de confiance et le Shodaime pouvait tenter de comprendre le souhait d'Isami de conserver les apparences.  D'un sec mouvement de tête, il confirma avec la belle cavalière l'invitation et se prépara à partir.

Sous les ordres de leur chef, les troupes de Suna se réorganisèrent afin de former deux cohortes.  La première rejoindrait les soldats à l'entraînement, se fondant dans les rangs comme l'avait conseillé l'amante du Daimyo.  La seconde garderait le camp, afin d'agir rapidement en cas d'embrouille — après son caractère explosif, Senshi était aussi connu pour sa grande méfiance.  Quant à la famille du Kazekage, ils enfilèrent rapidement des capes beiges pour se faufiler au-travers du passage secret, sur les pas de leur guide.
Les shinobis de Suna étaient bien entraînés et Senshi avait laissé des ordres à des hommes de confiance.  Contre toute attente, tant pour les différents jônins sur place que pour la kunoichi, Sahara Denya fut mandatée par son Kazekage à rencontrer les commandants de la Citadelle présents lors de l'entraînement...  Elle devait leur vendre les arts ninjas. « Voyons voir si tu me seras utile, cette fois... » lui avait-il dit en conclusion, d'un ton venimeux.

Ainsi, la petite famille se faufila au travers des égouts.  La messagère devant, Senshi fermait la marche.  Entre lui et sa femme, sa plus douce Etsuko maintenait au silence son petit frère Raiko.  Finalement, le plus vieux, Ganju, suivait de près la messagère.  Si sa mère avait remarqué cette grande admiration qu'il avait dans le regard, il valait mieux au fils que son père ignore ce soudain intérêt de petit garçon envers la jolie concubine du seigneur Isami.  Ils furent donc mené en silence.

« Dis-moi jeune fille... » s'adressa-t-il à la garde royale. « Ton maître est-il au courant de la venue de ma famille ? » questionna-t-il, avec l'émerveillement du jeune Raiko en mire.

Ils suivirent encore la garde, qui les mena jusqu'au seigneur Hitotsubashi.  Les enfants du Kazekage se mirent en ligne, en ordre de grandeur, entre les deux parents de façon solennelle.  Fumiko salua son frère et seigneur d'une révérence qui masqua un sourire doux et discret dont elle avait le secret.  Ses enfants firent de même, certains plus gauches que d'autres.  Seul Senshi resta droit, ne saluant qu'un d'un bref mouvement de tête son allié.

« Isami, cela fait longtemps. » grogna un Senshi patibulaire.
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Re: Service militaire Lun 28 Jan - 23:34
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Hélas pour Denya, chargé par son Kazekage de vendre les arts ninjas aux troupes du Daimyo (alors qu'il allait s'en doute s'en jeter un godet avec lui), sa belle capitaine n'était pas disponible.
La policière aux bras de bois fût reçut dans une pièce chichement meublé de la citadelle, croulant sous les parchemins.
Droit comme un i, impeccable en uniforme de samouraï du clan Hitotsubashi se tenait un homme entre-deux âge, le profil d'aigle, la mâchoire en lame de couteau.
Il toisait Denya de toute sa suffisance, d'une assurance que la shinobi reconnut aussitôt : celle d'un pair. Celle d'un assassin vicieux, donc. Elle se trouvait en présence de Hitotsubashi Zenjîro, maître espion du Daimyo. Homme mystérieux, chargé de la sécurité du dirigeant (officiel) du Pays du Vent, il connaissait (et pratiquait sans doute) les arts ninjas.

L'autre homme était attablé, vieillissant et se dégarnissant, grommelait en compulsant nerveux moult papiers qu'il paraphait sans même faire attention à la kunoichi des sables.
Un homme quelconque, mal fagoté malgré des vêtements de bonne qualité (sans être luxueux). Agité de tics et marmonnant dans sa barbe, il suait sous la forte chaleur du désert tout en griffonnant à une vitesse inouïe.
Malgré son expérience et le briefing, il fallut un léger moment à la policière de Suna pour le remettre.
C'était le troisième homme !

Le Pays du Vent devait sa fondation à l'opiniâtreté de Hitotsubashi Isami, conquérant et charismatique et à son terrible homme de l'ombre, le Maître du Désert et fondateur de Sunakagure, Serika Senshi.
Bien peut connaissait le troisième homme, un malheureux réduit en esclavage par des pillards du désert et libéré par Isami et Senshi. Ils avaient vite découvert la valeur de leur prise de guerre.
Cet homme d'apparence anodine était Le Chiffre. Il avait plus de sang sur les mains que ces deux comparses. Il n'avait pas d'âme, pas de scrupules, pas d'hésitation. La pitié n'était qu'une donnée annotée dans une petite colonne et n'était offert que si la case "profil" était cochée.
Le Chiffre, intendant et maître comptable du Daimyo, le percepteur d'impôt, responsable du ravitaillement de l'armée et ministre des finances du Pays du Vent. Il avait fait des territoires conquis une nation soumise aux taxes. Tellement doué avec les nombres que Suna lui envoyait ses codes secrets pour qu'il les teste. Il faisait ça comme des mot-croisé, durant sa pause déjeuné.
Et voilà quels hommes Denya devaient convaincre du nouveau projet de Suna : un assassin, sans doute déjà formé aux arts ninja et donc peu impressionnable et le type qui tenait les cordons de la bourse du pays. et voulait savoir si tout ceci était rentable...


Par soucis de discrétion (même si l'existence de Suna était un plus pour le Pays du Vent, c'était un plus imposé), le Kazekage et sa petite famille furent conduit jusqu'au manoir du Daimyo par un passage secret le long d'un aqueduc désaffecté.
Leur guide eut un petit sourire face à la question du Maître des Sables.
"Hitotsubashi-dono est bien évidemment au courant..." répliqua-t-elle, visiblement fière de son Seigneur. "Bien peu de choses lui échappent dans son désert."
Une admiration un rien trop appuyée : visiblement, même si elle avait été envoyée accueillir et guider Senshi, l'amazone d'Isami ne portait pas particulièrement les ninjas dans leur cœur.
Mais elle faisait son devoir avec zèle et plaisanta même.
"Mon maître m'a chargé de vous dire qu'il a donc décommandé le vin et les danseuses, par égard à ces jeunes hôtes."

Une porte dérobée plus tard, ils débouchèrent dans la citadelle. Isami les attendait dans une vaste salle aux colonnes d'albâtre (ah, qu'ils avaient rit et plaisanté quand il avait bâtît ce palais à la décoration surchargée. Un gaspillage éhonté mais un Daimyo se devait d'impressionner le manant). Heureusement que le Seigneur Hitotsubashi ne les recevait pas dans sa salle du trône ! Senshi n'aurait peut être pas pu garder son sérieux à le voir se trémousser sur son royal siège rembourré encadré de deux lions d'or presque grandeur nature que lui avait façonné le Serika.

Les présentations furent incapable, la petite famille de Senshi saluant dans les formes de Daimyo du Pays du Vent, amenant un petit sourire sur son visage buriné.
Le maître des lieux fit un geste et les gardes se retirèrent, à part six splendides jeunes femmes dont leur guide, la garde rapprochée d'Isami.

"Trop longtemps, mon vieil ami." gronda le Daimyo de sa voie de stentor. "Ça pousse dis-moi ! Bientôt l'un d'eux te remplacera ! Ou qui sait... rejoindra ma garde personnelle !"
Il éclata d'un grand rire et fit un signe à l'une des soldates. Ouvrant un paravent de la pièce, elle révéla une cours intérieur doté d'un jardin ombragé et d'une fontaine. Un luxe dans le désert. Et un lieu où pourraient s'ébattre les enfants pendants que leurs parents discuteraient de chose moins frivoles.

Un nouveau claquement de doigts du Daimyo (une démonstration un peu trop autoritaire de la part d'Isami, mais il tenait visiblement à assurer qu'il était le tyran incontesté de ces lieux) fit se déplacer une autre guerrière, qui jouaient aussi visiblement aux domestiques. Elle ouvrit un petit cabiné laquais pour en sortir divers rafraîchissement et douceurs pour les proposer aux invités.
"Bon, j'ai vaguement parcouru ta proposition... J'avoue que l'idée de disposer d'une escouade de ninja qui me soit dévouée corps et âme me plait... Ce serait une méchante surprise pour mes ennemis. Mais Le Chiffre a faillit avoir une attaque pour le prix ! Et y'a les implications politique, évidemment... Si je commence à officialiser le ninjutsu comme arme, j'aurais pas mal de clan samouraï sur le dos, autant ici qu'à l'étranger... On lorgne déjà assez fort sur nos voisins, j'ai pas envie qu'il fonde une alliance ou pire, ce jette dans les bras d'Uzushio ou de Konoha si on apprend que je forme des troupes ninjas..."

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Sahara Denya
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L'examen du Chiffre

   Tristesse : Kazeo Saya n'était pas là. Enfin, elle n'était pas là pour me recevoir. Sans doute occupée à entrainer des troupes ou envoyée dans le désert pour une mission. Ou peut-être tout simplement à Suna. Saya et moi étions amies mais nous ne connaissions pas exactement l'emploi du temps de l'autre, elle pouvait ne pas être de garde à la citadelle, car si elle passait la majeure partie de son temps là-bas, elle pouvait être rappelée par le kazekage, qu'elle servait en premier lieu, avant de servir le daimyo. C'était tout de même dommage, car s'il y avait bien une personne à qui je voulais rendre visite, c'était à elle. En revanche, s'il y avait bien quelqu'un que je souhaitais rencontrer, il s'agissait du daimyo Hitotsubashi, l'homme dont Serika Senshi occupait une partie du territoire, l'autorité la plus haute du Pays du vent. La plus haute autorité humaine, du moins, car face aux plus puissantes tempêtes de sable, l'armée du seigneur n'avait d'autre choix que de se protéger. Et si la bestiole que vénérait le clan Kaigan était réelle, nul doute qu'il n'eût pas fanfaronner en la rencontrant.
             
   Adieu amie, seigneur, kage, rencontres. En lieu et place de ces interlocuteurs, j'eus l'occasion de faire connaissance, de loin, avec un guerrier hautain dont le regard ne m'était pas amical. Droit, vêtu d'une tenue que j'estimais officielle, l'oeil aux aguets, il n'était point muni de lance ni de long nodachi. Pas d'armure ni d'épée, mais un air imperturbable qui suivit chacun de mes mouvements dans cette pièce où j'étais avec lui enfermée. S'il avait été armé, j'eusse pensé qu'il était un samouraï hiérarchiquement bien placé mais comme il ne disposait pas d'armure, son rôle était autre. Mais qu'on ne me fît pas dire qu'il ne savait pas se battre : tout dans son comportement sentait l'homme exercé à l'esprit affuté. Ou alors peut-être y avait-il une explication simple. Un ninja ? Un shinobi, oui, voilà une explication correcte de sa tenue et de sa discipline. Ou un haut gradé en tenue décontractée. Pas un homme impressionnable, en tout cas. Pas de chance, j'allais devoir convaincre quelqu'un de possiblement plus puissant que moi de la supériorité des arts ninjas. Mais nous n'étions pas seuls. Assis à un secrétaire d'un bois neuf et magnifique sans doute importé des Grandes forêts, un comptable professionnel aux mains rapides pour son âge, même pour le mien, était à ses affaires, écrivant, comptant, agitant son avant-bras droit dans de petits râles accompagnant son souffle. Que faisait ici cette personne ? Le kazekage m'avait préparée et fait savoir que ma tâche allait désormais être mais il n'avait pas mentionné que j'allais devoir oeuvrer dans une salle publique où pouvaient passer et travailler tous les employés du daimyo. J'allais donc devoir utiliser de douces techniques qui n'allaient pas toucher les personnes ordinaires. Soit, j'allais bien devoir m'adapter à cette donnée capitale.
    Le Chiffre ! Voilà qui me revenait ! Serika Senshi avait mentionné ce haut responsable de la nation alors qu'il me préparait à cette rencontre. Une personnalité importante que celui que je prenais pour un gratte-papier ordinaire. Selon le chef du clan Serika, cet homme était le numéro trois du pays, derrière lui-même. Si je m'étais attendue à si peu de prestance ! Voici un dignitaire qui savait cacher son importance derrière une apparence banale et pourtant, il tenait un rôle d'une immense responsabilité dans la finance du pays. Hitotsubashi Isami, Serika Senshi, le Chiffre, je connaissais maintenant mieux les grands noms de nos terres. Shirogane Ibushi, ami de Senshi, complice dans la fondation de Suna et conseiller, Kayaba Akihiko, haut-conseiller, président du conseil et conseiller personnel du kage, le seigneur Tetsunori de Namida, le Crapaud blanc, je commençais à avoir une idée plus précise du beau monde qui dirigeait ma patrie.
   Le Chiffre et un combattant expérimenté. Je devais convaincre ces deux personnes. Si je ne me trompais pas, le premier connaissait le ninpo le plus basique et n'allait pas trouver sensationnel les techniques les plus simples, au contraire. Pas la peine de sortir mon tanto et d'exécuter un Issen. De plus, cette technique ne pouvait être que destructrice et impertinente. Hors de question de faire la démonstration des parchemins explosifs au risque de causer un incident diplomatique. Le simple ninjutsu, voici ce qui pouvait faire mouche sans causer de dégâts. Car je ne connaissais pas l'art des illusions, à mon grand regret. À mon regret, car si je n'aimais pas ce domaine de combat, il eût été d'une grande aide dans un exercice pareil, car je n'imaginais pas le Chiffre grand combattant, aussi devait-il être possible de l'emprisonner dans un genjutsu afin de lui montrer l'efficacité de cet art. Enfin, il était trop tard pour se plaindre. J'étais devant ces deux hommes à présent.


Mes respects, messieurs. Sahara Denya.




   Je me tournai vers l'homme obscure dont je n'avais oublié la présence, fût-il discret comme une ombre. Sans un sourire, je ne pris pas le temps de défier son regard mais allai à l'essentiel.


Si mon intuition est juste, vous n'êtes pas étranger aux arts ninjas. Vous savez ainsi marcher sur les murs et créer des clones. Je pense que vous savez peut-être même créer des clones de l'ombre, ceux qui sont solides. Cependant, je connais des clones plus puissants encore.


   J'exécutai les mudras d'une hideuse technique que m'avait enseignée Takeshi. Une part de moi-même, ce furent des souvenirs, des durs souvenirs, ces sentiments de rejet et cette fierté, cette immense fierté d'avoir survécu à ces bandits de noir vêtus, d'avoir ces bras confectionnés par de talentueux médecins du clan Shirogane, d'avoir survécu au désert durant ma jeunesse. Tout cela, je le mis dans un clone, qui apparut après que j'eus terminé mes gestes. Medusa était parmi nous et hurla.


Admirez-moi, toi l'assassin, et le Chiffre ! Je suis le clone le plus puissant que vous rencontrerez jamais !



Je n'allais pas la refaire. Mais elle était si fière qu'elle ne doutait pas une seconde de son jugement quant à la fonction du guerrier qui me toisait. Elle le tutoyait, ce que jamais je n'aurais osé faire pour une telle rencontre et je me sentis mal. Je regardai le troisième homme du pays, puis l'assassin présumé et refusai de prendre le temps de déterminer leur réaction, je n'avais pas marqué un bon point et je posai sur la bouche du monstre un main que j'eus du mal à garder là pour faire taire les sentiments de la gorgone qui se débattait, mais je la maintins.


Ce clone est un clone personnel. Un clone d'ombre déchainé dont la personnalité est façonnée en exacerbant la personnalité ou un point de la personnalité de son utilisateur. Dans mon cas, il s'agit de la fierté. Cependant, ce clone dispose d'une particularité intéressante en comparaison aux clones de l'ombre. Une particularité qui le rend plus effrayant encore.


Medusa cessa alors de se débattre, ouvrant de grands yeux. Ses serpents me regardèrent, posèrent leur regard sur nos hôtes et elle esquissa un regard satisfait tandis que je la relâchai doucement. Elle fit une révérence et s'adressa à cet homme droit comme un "i".


Je résiste aux techniques les moins puissantes, tel est mon talent. Là où un autre clone de l'ombre disparait, moi, je tiens le coup face aux attaques les plus faibles. Pour me détruire, un ennemi ne pourra me défaire avec un simple Issen.



J'intervins.


Je vous invite à attaquer mon clone avec une technique de base pour vous convaincre de ses dires. Medusa ne se défendra pas, elle est trop fière pour cela. Ensuite, vous serez libre de lui faire payer son manque de respect avec une technique plus puissante.


Et Medusa de me regarder du coin de l'oeil, la mine surprise et contrariée.

   
Récapitulatif combat:
 
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Re: Service militaire Jeu 11 Avr - 21:16
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Alors que le Kazekage prenait du bon temps avec sa petite famille aux frais du Daimyo du Pays du Vent, pratiquant un lobbying à base de vieux souvenirs de guerre et d'alcool de dattes, Sahara Denya se retrouvait avec la lourde tâche de prouver que l'enseignement shinobi à des troupes d'élites serait une bonne idée à deux émissaires particulièrement retord du Tyran des Sables.
Le Chiffre ne répondit pas vraiment aux salutations de la kunoichi, à peine un léger grognement et un mouvement sec du menton pour signifier qu'il avait noté sa présence. Pas un instant ses yeux chassieux quittèrent les documents qu'il examinait et paraphait avec une vigueur maniaque.

Le Maître Espion du Daimyo quand à lui eut un mince sourire un peu canaille, comme un homme admirant une belle demoiselle ou un artiste détaillant un chef d'oeuvre plaisant. Ou un fou psychopathe apercevant une proie à dépecer.
"Hitotsubashi Zenjîro, de la compagnie des gardes du palais." se présenta (et litota beaucoup sur ses fonctions) l'homme de l'ombre. Il ne s'appesantit pas plus que la sunajin sur les présentations. Tous ici savaient que leur temps était précieux.
Dans cette pièce se décidait les vrais affaires, loin des flonflons des réceptions officielles et de la langue de bois ampoulée de la diplomatie de cours.

Le regard de Zenjîro se durcit quand Denya commit l'impair de sous-entendre qu'il maîtrisait les arts shinobi.
Bien évidemment, vu son poste réel, c'était un secret de polichinelle... Mais il y avait des convenances à respect. Avoir un "expert en sécurité" ou un "spécialiste en contre-espionnage", voir même un "maître-espion" était admis, presque convenable. Employer à résidence un terrible et sournois pratiquant des arts ninjas l'était beaucoup moins.
Néanmoins, ils étaient entre gens de l'ombre, entre réaliste. Il laissa donc passer les propos de Denya, sans les confirmer ou les infirmer.
Il donna d'un coup de menton froid l'autorisation à la sunajin d'exécuter sa démonstration.

Un clone repoussant et particulièrement surgit du néant, faisant reculer l'espion, la main déjà sur la garde de son poignard.
Le Chiffre leva un bref instant les yeux de ses parchemins, avant d'ouvrir un calepin. Denya l'entendit maugréer, alors qu'il notait rapidement la taille, le poids supposé et une description clinique extrêmement précise du clone.
Denya se fendit alors d'une explication sur son immonde clone d'ombre, détaillant la technique.
Zenjîro sembla intrigué, voir intéressé : il n'avait jamais entendu parler de ce genre de double.
Quant au Chiffre, il se contenta de prendre des notes, dardant un regard pénétrant sur la "chose".

Joueur, le Maître-Espion du Daiymo sortit un katana du fourreau et alla tester les dire de Denya, abattant un puissant Omotegiri sur l'immonde créature vantarde.
L'impact fut retentissant et brutal, mais conformément au dire de la kunoichi des sables, son double maléfique y résista malgré tout.
"En effet, votre créature a une certaine résilience..." constata Zenjîro, le visage soudain barré d'un sourire mauvais, trahissant sa soif de sang.
Le deuxième assaut de l'expert en contre-espionnage du Pays du Vent fut par contre d'une tout autre envergure, déployant son Ansatsu jutsu.
En un instant il sortit une lame cachée et porta une série de coup d'une vivacité et d'une précision peu commune, déchiquetant le pauvre clone monstrueux.

"Voilà qui est mieux..." conclut le Maître-Espion, rengainant ses lames. "Une technique intéressante, je peux penser à quelques applications intéressantes..."
"Moi non." intervint alors froidement le Chiffre. "Point 1 : aucune discrétion. Ninjutsu évident, donc problème politique en cas de survivant/délateur. Point 2 : instabilité comportementale. D'après la description de mademoiselle Sahara, ce clone d'ombre déchaîné est une facette amplifié d'un défaut de personnalité de son créateur. Ergo : cela renseigne l'ennemi en plus d'avoir d'une fiabilité douteuse à suivre les ordres à la lettre..."
Ses remarques assassines étaient à chaque fois accompagnées d'un raturage impitoyable dans ses carnets. Sans nul doute deux colonnes, où étaient désormais renseignés avantages et inconvénient de la technique de la sunajin aux bras de bois.

Le Chiffre n'en avait d'ailleurs pas fini. Il jeta un regard perçant à l'espion du Daimyo, avant de s'enquérir de quelques détails techniques.
"Maître Hitotsubashi... Cette impressionnante technique vous semble-t-elle aisée à apprendre et à employer ? Pour un samouraï de base, ou remarquablement bien formé à l'usage du Ki ? Après tout, nul ne peut nier son potentiel au combat : avantage numérique, surprise, peur et résilience..."
Zenjîro réfléchit un instant. Il savait déjà que la technique des Kage Bunshin était rare et coûteuse en chakra. Seule l'élite des shinobis se risquait à l'employer. Cette version semblait tout aussi puissante, donc elle devait elle aussi s'avérer difficile à maîtriser...
"Je pense que seule l'élite de nos troupes pourraient manier pareille technique, après un certain temps d'apprentissage.... Moi, certainement. J'ai également un ou deux noms qui me viennent en tête..."

"Élitiste, donc." conclut le Chiffre d'un ton peu aimable avant de se tourner vers Denya. "Kunoichi sunajin, sachez que la majorité de nos troupes n'est pas formée comme vous depuis l'enfance à l'usage du chakra... Quelques familles ou individus d'excellence disposent de réserve à même de permettre l'emploi du ninjustu ou usent de technique s'en rapprochant. Quand Serika-sama nous a approché dans l'optique de former nos gens, nous pensions d'avantage à des techniques plus discrètes ou facilement militarisable. Sinon, il serait plus rentable de louer à Suna un groupe de ninja."

"Kenjutsu, Taijutsu, Shurikenjutsu. Les bases. Et idéalement une formation à la défense contre les ninjutsu ou les poisons." approuva Zenjîro en secouant la tête. "Les samouraïs se battent sur des champs de batailles étendue, en véritable armée. Ou en petit groupe, lors de patrouille ou de défense contre des ennemis infiltrés..."
Le Chiffre approuva fortement, en hochant sa tête dégarnie.
"Pouvez-vous nous montrer ce genre de talents qui répondraient mieux à nos attentes ?"

Après que la policière reconvertit en VRP de Suna ai effectuée une nouvelle démonstration, la conversation reprit.
Le Chiffre poursuivit son analyse des besoins de l'armée du Pays du Vent.
"L'idée d'une unité d'élite formée au ninjutsu est séduisante... Mais peu rentable. Nous disposant déjà de spécialistes formés depuis l'enfance à ces arts : vous. Inutile de perdre du temps et de l'argent à essayer d'hisser à votre niveau nos meilleurs éléments, dont certain seront rétif à cette.... compromission. Le plus avantageux serait une formation en masse de tous nos guerriers qui ont par leur ascendance ou leurs secrets familiaux une vague affinité pour le chakra."
"J'approuve mon collègue. J'en connais quelques-uns et pourrait dresser une liste... Mais je sais également que certains shinobi disposent de sens ou de mystérieuses techniques pouvant déceler le chakra ou le potentiel des gens. Si Suna pouvait nous fournir discrètement ce genre de spécialiste, nous pourrions leur faire inspecter nos armées à la recherche de pépite oublié..."

"Excellente suggestion." approuva le Chiffre en annotant un parchemin de plus. L'expert-comptable du Pays du Vent plongea un regard dur, éminemment inquisiteur dans les yeux de Denya.
"Sunajin. Entre les spécialistes recruteur et les formateurs, ce projet risque de nécessiter de très nombreux ninjas de votre Village Caché. Le Pays du Vent est vaste et ses armées innombrables. Même en séparant le bon grain de l’ivraie, assuré une formation rapide mais utile d'une partie de nos troupes sera une tâche titanesque... Pensez-vous que Suna est les moyens de se passer de tant de ninjas ?"

La remarque du ministre des finances étaient pertinente : Suna devrait déléguer un nombre important de ses troupes pour former les troupes du Daimyo. Pendant ce temps, le Village Caché se retrouverait vulnérable pour quelques temps… Etait-ce un risque acceptable ? Vu que Senshi en avait émit l’idée, le Kazekage semblait le penser. Mais là, c’était à Denya que le gardien des cordons de la bourse seigneuriale posait la question.

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