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"It’s not stalking if you don't follow them home, right?" | Senju Fugaku

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Date d'inscription : 29/09/2018
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Matricule ninja
NOM : Senju
PRÉNOM : Fugaku
GROUPE : Konoha
GRADE : Chuunin - Homme d'affaires
RANG : C
SEXE :
ÂGE : 23 ans
SITUATION : En couple avec Yurikô, elle ne le sait juste pas encore
FAMILLE : Des parents (bon) vivants et une soeur décédée.

Personnalité
QUALITÉS
Protecteur
Attentionné
Aimant
Altruiste
Passionné
Négociateur hors pair
Commerçant
Prudent
Méticuleux
DÉFAUTS
Protecteur
Acharné
Borné
Stalker
Obsédé
Perturbé
Virulent
Têtu
Gourmand
AIME
L'argent
Ses proches
L'appât du gain
Son clan
Yurikô
Profiter de la vie
N'AIME PAS
Le conflit
Se battre
Perdre un contrat
L'échec
Les brutes épaisses
Echouer
AUTRES
Contribue à la richesse du clan
Est globalement neutre
N'agit que pour les intérêts du clan
PHYSIQUE
TAILLE :
1m77
POIDS :
51kg
PEAU :
Opaline
CHEVEUX :
Bruns
Relativement courts
YEUX :
Marrons
En amande
VISAGE :
Un visage fin aux traits de même qualité, se terminant par un menton quoique pointu ; aucune erreur du passé ne saurait être lue sur ce dernier.
CORPS :
Ni musclé, ni fort, ni fin : juste ce qu'il faut. Dans la moyenne. Un sex appeal, forcément, plutôt moyen pour le coup.
AUTRE :
Vestimentairement parlant, Shinichi a tendance à se démarquer du lot, portant de séants vêtements représentant parfaitement son titre au sein du clan. Certains, de prime abord, pourraient dire de lui qu'il n'est ni Senju, ni ninja ; un simple fils de bourge.
Histoire

28  Juillet, An 15.
Journal de bord de Senju Fugaku, Chûnin de Konoha et homme d’affaires du clan Senju.


Préambule.


Cet ouvrage a pour unique but de coucher sur le papier l’histoire de ma propre vie, dans le cas triste cas où un fatidique événement me tomberait dessus. Ce livre n’a aucune valeur officielle, il ne s’agit ni ‘un registre de ventes ni d’un fichier clients. Aucun indicateur de performance ne saurait être trouvé entre les lignes, ni aucune stratégie de vente. Sa seule prétention serait d’informer mes proches ou même ma descendance – ou quelconque inconnu un tant soit peu curieux de la vie que je mène – de ce que je suis réellement : Senju Fugaku.

.oOo.


J’ai vingt-trois ans au moment où j’écris ces lignes. De ce fait, je suis né il y a autant d’années, en l’an – 8. A cette époque, les villages et nations cachés n’existaient pas encore et je doute que quiconque pensait qu’un jour ces derniers seraient considérés comme les puissances de leurs pays respectifs. Je ne pense pas que mes parents – ou au moins mon père – avaient envisagé d’être sous le joug d’une autre personne que le chef de leur clan qui officiait à l’époque. Ce même chef de clan qui avait intimé à mon père l’ordre d’épouser cette riche fille afin de fortifier l’économie clanique, bien avant ma naissance. Qui était-il pour refuser, de toute façon ? Mais quand bien même mon père ne voulait, apparemment, pas céder face à pareille demande, finit par se rendre compte que c’était peut-être le bon choix : il avait fini par tomber amoureux de cette jeune femme aux cheveux de feu.
Mais je ne suis… *des tâches humides ont ruiné les graphies suivantes.* Je n’étais pas le seul fruit de leur union. A vrai dire, le Senju et la fille Gasai avaient donné naissance à une fille, Ayane. Ma sœur, donc. Bref, tous les quatre nous vivions sous un seul et même toit, au beau milieu des Terres du Feu. Huit années durant, rien de bien probant ne nous était arrivé, si ce n’était la grande fête d’anniversaire de ma sœur, qui avait vingt printemps quand j’avais sept hivers.
C’était autour de cette période que les puissances ninjas commençaient à se rallier les unes aux autres, certaines tentant d’unifier les clans éparses et disparates, d’autres se concentrant sur l’économie. Et enfin, il y avait Sunagakure. Cette terrible puissance militaire qui ne jurait que par cela, forçant les tribus à se joindre à elle sous peine de se voir être décimées sans sommation aucune.

C’est ainsi que mon clan avait rejoint Konohagakure, peuple dirigé par le bon gros Géant Akimichi Chô. Ce même type qui avait réussi (et parvient toujours) à fédérer les principaux clans (rivaux) de sa nation. Un effort surhumain, s’il en est ! Après, d’autres seraient les bienvenues également. Je pense notamment aux Yamanaka. Mais il faut croire que les émanciper de leur indépendance est beaucoup plus rédhibitoire et fortuit qu’on ne pourrait réellement le penser.
Finalement, un an plus tard, une fois que toute la peuplade clanique est installée au village et que mes parents ont bel et bien hérité de la richesse du père Gasai, je suis inscrit à l’académie du village, dans la même classe que ma sœur. Au vu de la récente  construction et proclamation de Konoha, l’académie et tout le système qui lui incombe reste assez déstructurée et, bien souvent, il ne s’agit là que d’une formalité pour déterminer des grades de tout un chacun. Sauf pour les plus jeunes dont je faisais partie. C’est ainsi que ma sœur sort de là Chûnin alors que je ne suis qu’un Genin. D’ailleurs, elle gravit les échelons bien rapidement. J’imagine que son Kekkei Genkai y était pour beaucoup. De mon côté, je le possédais aussi à l’époque, mais mes capacités latentes n’étaient pas suffisamment développée pour me laisser caresser l’espoir d’une montée en grade et rang fulgurante. Loin d’être imbu de ma personne, déjà à l’époque, j’accepte le résultat. Néanmoins, je n’ai pas pour autant cherché à m’entraîner plus que de raison. J’y allais à mon rythme, ni plus ni moins.

Bien rapidement, je me vois être attribué à une équipe constituée d’un Uchiha, d’une Hyûga et d’un Akimichi pour chef. L’ordre des choses est ainsi toujours présent… Mais est-ce seulement un coup du destin ? Cette fatalité qui nous colle à la peau ne saurait se défaire de l’emprise que cela peut avoir sur nous. Aussi, quand bien même je suis en compagnie de deux utilisateurs de Dôjutsu, je sens que j’attire les convoitises des deux clans rivaux… Surtout des yeux vermillons. Le pouvoir de notre clan n’est pas réputé pour sa dominance génétique. En effet, notre génome avait plutôt une tendance récessive… Aussi, ceux de notre arbre (pun intended) qui possédaient cette affinité particulière étaient bien souvent enviés, si ce n’était victimes de harcèlement ou de jalousie excessive, viscérale. Évidemment, c’était mon cas. Mais je savais passer au-dessus, et je le sais toujours, la jalousie pouvant même être interne au clan.

(Les lignes suivantes sont soit illisibles, soit détrempées, ou alors les pages sont arrachées. Simple accès de rage ou alors cette partie est-elle dénuée d’intérêt ? Seul Fugaku est au courant. La prochaine partie concerne ces cinq dernière années, peut-être sont-elles les plus importantes, d’ailleurs.)

Cela fait maintenant un peu plus de cinq ans que je suis devenu Chûnin. J’ai réussi l’examen haut la main et je dois bien avouer que mon talent héréditaire y est pour quelque chose. Peut-être même ma fortune aussi. Loin de moi l’idée de vouloir acheter les jurys et autres examinateurs pour y arriver, mais je pense que cela y est quand même pour quelque chose. Allez savoir pourquoi. C’est d’ailleurs à cette période que j’ai rencontré Naoshige. Enfin, rencontré… Je le connaissais déjà d’avant, mais c’est surtout depuis qu’il s’intéresse à la politique et l’étudie que je me suis lié d’amitié avec ce dernier. Après tout, il a toujours été considéré comme l’un de ces génies du clan, toujours en avance sur tout, avec des bonnes idées, sachant se montrer force de proposition auprès des ancêtres régissant notre clan… Il avait tout pour lui ! Même si, apparemment, ça n’était pas si facile que ça quand il était encore un marmot. En tous les cas, il avait fait un sacré bout de chemin ! Secrètement, j’aurai tendance à dire que je pouvais l’admirer. Mais pas dans le sens bizarre. Une admiration générée par le respect. Rien de plus, rien de moins.

D’ailleurs, pendant cette période, j’avais été mis sous la tutelle de ma sœur. Elle était ma sensei. Les équipes pouvaient être cruelles, parfois… Aussi, vu la puissance de notre lien et de ce que nous pouvions éprouver réciproquement, cela n’était pas pour me déplaire. Elle était ce que j’avais de plus précieux sur terre, au même titre que mes parents. Je pouvais mourir pour eux et je savais que c’était le cas de son côté. Malheureusement, jamais je n’aurais pensé que cette expression deviendrait véridique. Qu’elle serait alors un événement marquant de sa vie. Nous étions tous deux rendus en mission d’infiltration, mais cette dernière s’était mal passée, juste à la fin.  Nos deux autres alliés s’étaient fait choper au détour d’un des couloirs du dédale alambiqué dans lequel nous nous trouvions. Ils n’ont pas eu le temps de souffler leur reste… Aussi nous avions tenté de nous échapper aussi vite que possible. Mais c’était sans compter sur Ayane qui fit usage de on Mokuton pour nous permettre une retraite. Plus des trois quarts du cartel nous tombèrent dessus avec comme seul but de la capturer pour faire des expériences sur elle, voire même la revendre à quel pervers matraqué. Alors je m’étais interposé avec une virulence certaine, dans le but de les faire céder. Au final, je me suis moi-même retrouvé en position de danger. Toutes lames au clair, les ennemis me chargèrent avec pour unique envie de me voir tourner au bout de leurs broches mortuaires. Mais Ayane avait réussie à s’interposer de nouveau, subissant les coups à ma place, agonisant devant moi. J’étais impuissant, incapable de quoi que ce soit, si ce n’était d’entendre ses pleurs et gémissements. D’écouter ses dernières volontés.

« Vis pour moi... » était-elle parvenue à me souffler avant de rendre son dernier soupir.

Ces mêmes mots me firent l’effet d’électrochocs. Un boost que j’aurais aimé n’avoir à jamais recevoir mais qui m’était nécessaire pour le coup. D’un dernier souffle, je m’étais redressé et avais couru jusqu’à la forêt luxuriante qui  bordait ce campement secret. Le diable aux trousses (littéralement), j’étais parvenu à m’infiltrer dans les bois et à sauter d’arbre en arbre, bernant et semant ceux qui voulaient ma tête sur un pieu. Mais à quel prix ? La vie de celle pour qui j’aurais tout fait. Celle qui n’avait pas à mourir pour moi. Celle qui avait encore tant à accomplir… dont le sang venait de salir à jamais mes mains jusqu’alors immaculées.

Depuis ce jour, je ne peux me détacher de cette vision d’horreur qui me hante à chaque instant. A l’aube, au crépuscule. Dans mes rêves, dans mes cauchemars. Quoi que je fasse, quoi que je vive, quelque chose me frappe droit au visage pour me rappeler (ou ne pas me faire oublier) ce qui a bien pu se passer ce jour là. Comme une mauvaise ex psychopathe, comme une sangsue, ces démons ne me quittent pas. Si bien que cela me perturbe, psychologiquement. Oh, toi qui lis ces lignes, tu me diras que personne ne saurait être parfaitement sain d’esprit après avoir subi tel événement. Mais ce n’est pas ce que j’entends par « perturbé »… Il y a de cela trois ans, je me promenais dans une forêt aux abords de Konoha. Là, j’ai vu une jeune femme qui ressemblait énormément à Ayena… Je ne connais toujours pas son nom ni son prénom. Tout ce que je sais, c’est qu’elle est une Kunoichi ô combien puissante. Bien plus que moi. Physiquement comme psychologiquement, j’ai l’impression qu’il s’agit de ma regrettée sœur. Mais je sais au plus profond de moi que cela n’est pas le cas… Mais lors d’un épisode dépressif, je me suis comme lié avec elle… Qu’elle le veuille ou non, d’ailleurs. En tous les cas, elle ne sait pas qui je suis, ni d’où je viens. Elle sait juste à quoi ressemble le masque que je porte à chaque fois en sa présence, mais c’est tout. Elle ne sait pas non plus à quoi ressemble ma voix ou mon rire.  Chacun de nos séances se font dans le silence le plus absolu alors que nous nous regardons dans le blanc des yeux… Et dire que cela a commencé le jour où j’avais pris soin d’elle toute une nuit, de peur qu’elle ne tombe malade…
Toi qui lis ces lignes, penses-tu que cela est normal ? Personne ne pourrait penser de la sorte. Pas même moi. Et pourtant, je continue. A chaque fois que je passe chez elle et qu’elle n’est pas là, je lui laisse une fleur. Une camélia. Seule cette personne connaît la véritable signification de cette offrande. Cela fait d’ailleurs un an que je ne l’ai pas vue… Un an que je n’ai pas déposé de fleur chez elle. S’inquiète-t-elle ? Après tout, elle s’est accoutumée de ma présence… *d’autres tâces humides empêchent de lire les lignes suivantes.* Et si je tentais de « reprendre le contact », juste pour m’assurer qu’elle va bien ?

Test RP

Ayena… Cela fait aujourd’hui trois semaines que tu m’as soufflé tes dernières paroles. Vingt-et-un jours que je ne peux m’arrêter de penser à toi. Pourquoi es-tu partie si tôt ? Pourquoi t’être sacrifiée quand le seul élément perturbateur n’était que cette bande d’incapables ? Pourquoi être tant galvanisée par l’amour de ton peuple ? Ce même peuple qui, pourtant fondateur du village, t’a laissée mourir sans lever ne serait-ce que le petit doigt et qui, maintenant, semble t’avoir oubliée… Est-ce que je leur en veux ? Dans le fond, je ne sais pas. Je ne sais plus. Peut-être que sur le coup cette idée a pu traverser les méandres de mon esprit. Peut-être que les jours suivants, j’avais cette aigreur, cette sensation salée au fond de ma gorge. Mais dans l’absolu, je ne leur en tiens pas rigueur. D’un côté, les hautes instances ne pouvaient se douter de leur incapacité à s’en tenir aux ordres proférés. De l’autre, ils étaient bien loin de se rendre compte de leur propre impact. Aussi je ne peux les considérer comme responsables. A vrai dire, je pense plutôt que c’était à moi de te protéger lorsque tu as été capturée devant moi. J’en étais capable, je le sais, mais tu n’en avais cure. Comme toujours. Tu es… Tu étais la grande sœur. C’était à toi que revenaient les tâches les plus importantes, fussent-elles familiales ou claniques, voire même pécuniaires. Encore que ces dernières concernaient le clan et notre famille, notre arborescence à nous. Et c’est toujours le cas aujourd’hui. Mais ce n’est plus à toi de les dépenser comme bon te semble ; c’est à moi que reviens ce devoir, cette obligation. C’est à moi de devenir l’homme d’affaires du clan et d’utiliser cette somme astronomique pour le bien et la prospérité du clan.

C’est dur de vivre sans toi. Très. Trop. J’ai l’impression que tout me tombe sur le coin du visage sans crier gare. Je sens un horrible fardeau aplatir un peu plus chaque jour mes frêles épaules. Un coup du sort… Une ironie du Destin, s’il en est. Une fatalité qui n’a de cesse de me rappeler de qui j’étais proche, et quel ange est parti trop tôt. Notre époque est détraquée. Maudite fatalité. Que je ne sois jamais né pour la remettre en ordre !
En revanche, quand bien même ton absence me pèse et me pèsera toujours, je ne m’empêche pas de vivre. Je crois même que je profite encore plus de la vie qu’avant. Je fais ce que tu m’as demandé de faire, en somme ; je vis pour toi. Je mords la vie à pleines dents – ou du moins, j’essaye. Je ne manque pas une occasion de prendre du bon temps, de faire le bon vivant. Un peu à la manière de nos parents. Je parie dès que je peux et tâche de remporter la somme à chaque mise. Je bois, oh que oui. Pas tous les jours, ce n’est pas maladif. Mais je bois pour toi. Je bois pour moi. Je mets une mine avec mes amis, mes proches, des connaissances. Tout comme nous l’avons fait de ton vivant. Je fricote, je suis frivole. Je contemple la beauté féminine un peu plus chaque jour. Je tente de m’en rapprocher et de trouver le nirvana, trouver l’extase et les faire monter au septième ciel. Bref, j’aime la vie.

Mais aujourd’hui, je décide de rester sage. Si sage que l’idée de boire, parier ou batifoler ne me traverse pas du tout l’esprit. Pour le coup, je décide d’honorer ta mémoire d’une autre façon. Cierges en mains, je vais au cimetière. Après avoir traversé le village, me voilà face à cette imposante arche où tout défunt se doit de reposer en paix. J’espère que c’est ton cas et que ton âme n’ère pas ci ou là, torturée au possible. Le cas échéant, je m’en voudrai toute ma vie… et même au-delà. Finalement, je gravis les quelques marches menant aux diverses sépultures. Chaque clan possédant sa rangée, je marche bon gré mal gré, un masque sur le visage. Je ne souhaite pas être dérangé durant ma cérémonie personnelle. Face à ta propre tombe, j’insuffle un peu de chakra dans le sol et fais pousser quelques camélias autour ainsi qu’une liane de lierre de manière à former un cœur, étreignant la partie montante du granit. Puis je m’agenouille face à ce que j’imagine être ta représentation astrale et place mon cierge en son réceptacle pour ensuite l’allumer. Là, je ferme les yeux et commence à m’exprimer mentalement. Qu’est-ce que je peux bien te dire ? Tout. Mais surtout rien. Je te raconte mes derniers jours, ce qui a pu m’arriver depuis ma dernière visite, je te parle de la pluie et du beau temps… Je cherche simplement à me confier à toi et t’exprimer encore et toujours combien tu peux compter pour moi.

Une heure passe durant laquelle je reste à genoux, sans bouger ou quoique ce soit de visible. En paix avec moi-même, je termine par quelques paroles et salutations d’usages avant de vaquer de nouveau mes occupations. Et par ça, je veux dire aller gambader dans les forêts autour de Konoha. Non pas que j’ai un but précis, juste que j’aime cette atmosphère. Et surtout, je sais que je peux y être seul des heures durant, perdu dans mes pensées, sans personne pour me ramener à la réalité. Avec pour seule compagnie le chant des oiseaux, je finis par m’adosser à un arbre et contemple les nuages défilant dans le ciel au gré du vent. Un peu à la manière d’un enfant, en effet. Là, j’y vois des formes. Certaines simples et universelles, d’autres plus complexes et probablement façonnées par ma seule et unique imagination. De fait, j’aperçois tantôt des ronds et autres polygones, tantôt mon esprit se permet de partir un peu plus dans une certaine fibre artistique et j’y vois quelques créatures divines, majestueuses et imaginaires. Puis je me rends compte que les oiseaux ont cessé de chanter et que des branches craquent de l’autre côté du fourré touffu où je me trouve. Guidé par ma curiosité, je laisse mes pas suivre mon ouïe et me déplace en toute discrétion vers ce qui semble être l’origine de ce bruit. A en croire le doux craquelage, je me doute que ce n’est pas un homme. Cela doit être une femme ; après tout, pourquoi se montrer discret en notre territoire ? Personne n’a à s’infiltrer en sa terre natale. Ou alors un enfant. Mais j’opte plutôt pour la première option, intuition oblige.

Je termine par me cacher derrière un arbre de sorte à tout de même pouvoir profiter de la vue donnée sur cette douce clairière baignée par le soleil. Mes yeux parcourent l’ensemble de mon espace visuel et j’ai comme un choc. Reptilien, mon corps tait le bruit sourd censé s’échapper de ma bouche en me mordant la langue. Je ne veux pas me faire repérer ; il serait bien trop mal vu pour un Senju de se faire accuser d’espionnage malsain. Quand bien même un masque couvre mon visage, je ne suis pas à l’abri d’une tentative désespérée de me l’enlever. Je reprends alors ma respiration et me repositionne afin de confirmer ce que j’avais vu : Ayena. Du moins, c’est ce que je pensais. Mon subconscient, en revanche, sait pertinemment que ce n’est pas ma sœur qui se trouve quasiment face à moi. Mais la ressemblance est si surprenante que je m’y méprends. C’est à ce moment précis que tout bascule pour moi et que le traumatisme de la perte de cet être aimé commence de nouveau à me hanter. Non pas que ce mal être m’avait quitté mais il se fait bien plus oppressant et constant. Je veux aller voir ma sœur mais mon corps refuse de bouger. Là, derrière cet imposant tronc, j’admire ses longs cheveux ébènes. Ses mèches longilignes qui virevoltent au gré du vent, jouant de manière taquine avec l’environnement. Puis elle se retourne et je bouge in extrémis, de telle manière qu’elle ne peut pas me voir. Apparemment, elle n’est pas douée de sensorialité – j’aurais été repéré si cela avait été le cas.
Maintenant, je contemple son visage. A quelques détails près, toutes deux se ressemblent comme deux gouttes d’eau. A un tel point que c’en est d’autant plus choquant. Mes yeux papillonnent. Je suis un peu plus choqué, interloqué, estomaqué, à mesure que le temps passe. Ayena est morte ! Elle ne peut pas se trouver devant moi ! Mais mon esprit est embrumé. Tout ce que je veux, c’est la prendre dans mes bras. La cajoler. M’occuper d’elle, prendre soin d’elle. La protéger. Je ne veux pas créer une nouvelle fois cet épisode fatidique de ma vie. Aussi, j’en prends les dieux pour témoins : je ferai tout, et je le jure solennellement, pour que rien ne puisse lui arriver !

Puis elle s’en va. Obnubilé, je la suis. Mais pas comme un vieux pervers s’apprêtant à violer sa proie. Non, je la suis comme un ninja en filature. La base de la récupération d’informations. Aussi personne ne saurait se douter de mes réelles intentions. Là, je commence déjà à repérer ses amis et ce qui ressemble à son rythme de vie journalier. Mais comme ce n’est que la première journée, je ne peux en être sûr. Aussi, le temps passe rapidement et elle finit par se cloîtrer chez elle. De mon côté, je rentre au domaine familial et reprends mon propre rythme. Mais j’ai déjà prévu que, le lendemain, je la surveillerai de nouveau afin de m’assurer du moindre de ses mouvements, et surtout qu’elle ne court aucun risque. On ne sait jamais, un accident est bien trop vite arrivé.
Ce manège dure quelques semaines et je m’imprègne du moindre détail de sa vie. Je passe – littéralement – ma vie à la suivre, mais personne ne le sait, tout comme je sais tout d’elle tandis que je ne suis probablement qu’un inconnu à ses yeux. Takeda Yurikô. Je sais aussi qu’elle a un frère jumeau. Aveugle. Un lourd fardeau qu’elle se doit de porter, de gérer. Je la plains et souhaiterai pouvoir l’aider, mais, hélas, ce n’est pas dans mes cordes. Qui suis-je pour espérer pouvoir soigner une blessure aussi grave ? Et je ne parle pas que du corps, mais aussi de l’esprit. Mais je ne le délaisse pas pour autant ; si je peux faire plaisir à Yuyu en l’aidant, alors je le ferai. En revanche, je me concentre sur cette dernière. Si bien que je finis, un soir, par me retrouver dans sa chambre, à veiller sur elle. Les narines enivrées de son parfum, je reste assis sur la chaise à son chevet. Et tout ça jusqu’au petit matin. Habitué de son rythme, je me prépare à partir afin de ne pas être là lors de son réveil. C’est sans compter sur un chamboulement dans ses habitudes ; elle se réveille et son regard se pose sur moi, sur mon masque. Une certaine tension, à l’intensité toute particulière, se dégage de ce regard à huis-clos. Je souris, mais elle ne peut le voir. En un sens, je suis heureux de ce moment privilégié avec Aye… avec Yurikô. Personne ne saurait nous séparer et quand bien même nous ne parlons pas, nos échanges n’en restent pas moins lourds de sens. Du moins, c’est le ressenti que j’en ai. Mais je ressens petit à petit la fatigue peser sur moi. Aussi je hoche doucement la tête et matérialise une fleur de camélia que je viens doucement déposer dans ses mains, pour ensuite pouvoir repartir sans un mot, sans un bruit. Et depuis, chaque fois que je viens chez elle et que nous « échangeons », j’agis de la sorte. C’est notre petit rituel à nous.

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Hello,

Histoire terminée.
A vous les studios, bonne lecture et merci d'avance! o/
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Hello!

J'me permets un léger up, du coup ^^
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Re-bienvenue pour la troisième fois, Akihiko !

Voilà sans plus attendre ton test RP :

Test RP:
 
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Hello,

C'est posté, bonne lecture! o/
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