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C'est juste une égratignure...Ou pas

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Aburame Hako
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C'est juste une égratignure...Ou pas

Une lune d'argent brillait aux dessus des habitations endormie de Konoha, jouant à cache-cache avec quelques nuages qui annonçait un lendemain pluvieux.
Cela cadrait avec l'humeur en demi-teinte de la silhouette vert-pomme qui sautait de toit et toit. Ses bonds de kunoichi juvénile se faisaient de moins en moins précis et vifs. Jusqu'au moment où l'impensable pour un ninja se produisit : Hako manqua son saut et s'écrasa lamentablement dans une ruelle entre deux poubelles.
Se redressant après un juron qu'une adolescente de son âge ne devrait pas connaître, la jeune Aburame épousseta sa tenue fantaisie et pris une profonde inspiration.

ça n'allait pas.
Jusqu'ici, elle pensait que c'était les événements horribles de cette soirée qui l'avaient plongé dans de sombres réflexions, jusqu'à la distraire complètement. Ce n'était d'ailleurs pas entièrement faux.
Mais son essaim était perturbé, essayant (vainement jusqu'à présent) d'attirer son attention sur son propre état. Son état physique.
Endurante, bornée, Hako avait une tendance à négliger souvent sa propre sécurité, se laissant porter par l'adrénaline.

Sa main la brulait, mais c'était normal. Tel était le prix à payer pour arrêter un wakizashi à main nue et sauver la vie qu'un idiot irascible qu'elle détestait.
Ses kikaichuu avaient vaguement scellés et nettoyés la plaie béante. Elle devrait pouvoir s'en occuper et la panser en douce en s'introduisant dans l'étude de son père. En tant que kunoichi et fille de ninja-médecin, elle avait quand même quelques vagues notions de premiers soins...

Mais le domaine Aburame semblait si loin ? Pourquoi se sentait-elle si mal, si épuisée ? Elle avait mal à la poitrine et n'arrivait pas à reprendre son souffle, elle là dure à cuire de l'équipe 2.
Et ses kikaichuu semblaient affolés.
La jeune fille passa une main inquiète sur son thorax, là où Hi Hyûga l'avait frappé de toutes ses forces. Douloureux et elle aurait sans doute de jolis bleus demain. Mais elle ne semblait pas avoir de côte cassé, malgré le coup puissant du jônin.
Etrange d'ailleurs, même surpris, le père de Yum-Yum n'aurait-il pas dû lui faire plus mal que ça ? Elle avait volé à travers le dojo, mais surtout parce qu'elle était un poids plume.

La réalisation la frappa soudain comme une brique. Hyûga. Jûken.
Comment elle avait pu négliger ça !?! Elle s'entrainait pourtant souvent avec Yume ! Le Poing Souple du clan aux yeux blancs ne visait pas à briser les os. Et ces techniques ne faisaient pas que perturber le chakra : elles infligeaient aussi des dégâts aux organes vitaux. Des blessures internes.
Et elle avait pris de plein fouet une technique pareille. Une technique d'un jônin !

La kunoichi Aburame se concentra un instant, envoyant ses insectes internes circuler entre ses organes.
Elle reçut en retour un signal peur/sang/confusion, mais brouillé, instable.
Bordel. Elle avait probablement une hémorragie interne et un système de chakra en vrac... Voilà pourquoi elle avait du mal à communiquer avec son essaim.

Bon, que faire ?
Le domaine Aburame était encore loin. Trop loin. Retourner chez les Hyûga ? Ils avaient sans doute des techniques pour réparer leurs propres conneries, non ?
Mouaip, pas sûr... Et l'ennui, c'est que cela soulèverait bien trop de questions pour elle et Hi. Et elle avait fait une promesse...

La jeune Aburame remonta en haut des toits, pour faire le point. Elle avisa alors qu'elle n'était pas loin de l'Hôpital de Konoha. Chance !
Immédiatement, elle se mit en route, ordonnant à ses insectes confus d'essayer de contenir les blessures qu'elle ne pouvait voir.

Comme tout bon ninja, Hako pénétra dans le bâtiment par une fenêtre (à croire qu'on les laissait ouvertes que pour ça). Elle hésita un instant : devait-elle s'annoncer, chercher un médecin ?
Ou bien devait-elle essayer de résoudre ça elle-même ? Comme ça, pas de questions gênantes...
Humm... Pour sa profonde coupure à la main, pas de soucis, elle pourrait se rafistoler elle-même, normalement. Ce ne serait pas beau et douloureux, mais elle savait le faire. En théorie. En gros.
Par contre, elle n'avait pas la moindre idée des dégâts exacts qu'avaient infligé le coup de Jûken et elle doutait qu'un bandage et un peu de baume cicatrisant suffise. Et si elle avait réellement une hémorragie interne...

Son reflet extrêmement pâle dans la vitre confirma sa décision. Il lui fallait un médecin. Vite.
Elle s'élança donc d'un pas de moins en moins assuré dans les couloirs, à la recherche d'un ninja maitrisant l'Iroujutsu. Bon sang, si elle pouvait tomber sur Fuminori ! Lui pourrait l'aider sans poser de questions... Bah, peu probable, ce n'était encore qu'un apprenti et à cette heure-ci, il devait dormir, heureux veinard.
Plongée dans ses pensées et luttant contre la fatigue et la douleur la kunoichi toute de vert vêtue s'écrasa contre la poitrine rebondie d'une doctoresse blonde au détour d'un couloir.

"E-Excusez-moi !" pépia Hako en s'écartant promptement. Elle dansa d'un pied sur l'autre, le souffle court, examinant la malheureuse qui s'était pris un petit lutin vert de Konoha dans la figure. "Je-Je ne regardais pas où j'allais, je cherche un médecin... Vous êtes médecin ?"

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« A child can teach an adult three things : to be happy for no reason, to always be busy with something, and to demand with all his might that which he desires. »

La garde de nuit, un devoir inévitable auquel chaque ninja médecin était confronté, un jour ou l'autre. Une nuit ou l'autre ? Sur une base régulière à dire vrai, à tel point que cela en devenait une partie du quotidien, de la routine. Je n'échappais donc bien sûr pas à la règle, parcourant les couloirs vêtue de mon sarrau blanc, les sourcils froncés et l'air sombre alors que je consultais des dossiers. J'avançais sans véritablement regarder devant moi, plaçant une confiance aveugle en mon instinct et, surtout, dans le sens de l'observation des autres individus qui pourraient croiser ma route. Si aucun de ces dossiers n'était urgent, fort heureusement, certains n'en étaient pas moins préoccupants. Malgré ma froideur et ma difficulté à bien m'entendre avec les enfants, voir qu'un Genin ait pu être blessé en mission ne me réjouissait jamais. Dire que, selon le dossier, celui-ci n'avait que treize ans. Mon air fermé suffisait amplement à témoigner de mon avis sur la question. Laisser des gamins combattre pour le bien du village, quelle stupidité. Pour l'instant, je n'avais pourtant d'autres choix que de ronger mon frein, mon grade ne m'autorisant pas la liberté d'exprimer mon opinion aussi librement que je le désirais. Si l'Hokage semblait être un homme ouvert et facile d'accès de par sa qualité d'Akimichi, cela ne me semblait pas le meilleur moyen d'agir. Modifier tout un système, quand bien même celui-ci fut aussi récent que le nôtre, demandait une approche plus réfléchie. Ma voix seule ne servirait à rien et il me serait très difficile, voir impossible, de justifier le bien-fondé d'une opinion visant à priver le village caché de la feuille d'une proportion non négligeable de ses ninjas. Il devait y avoir un moyen de contourner la chose, de diminuer les risques sans m'afficher telle une antagoniste opposée aux structures en place. Ne me restait plus qu'à trouver mon cheval de bataille. Qui sait, peut-être même que ce futur mari que l'on m'avait déniché, via sa position, pourrait m'être utile dans cette entreprise. Il y aurait au moins eu quelque chose de positif dans cette histoire...

Et voilà que mon visage s'était assombri encore un peu plus et que le fil de mes pensées ne parvenait plus à se recentrer sur les dossiers placés entre mes mains. Il en allait toujours de même pour les situations sur lesquelles je ne possédais aucun contrôle. Même si je savais trop bien ne rien pouvoir y faire, je ne pouvais m'empêcher de me cogner la tête contre le mur en espérant miraculeusement trouver une solution. Sans doute pouvais-je faire quelque chose, je n'y avais simplement pas encore pensé. Voilà ce que je me répétais en boucle, tentant vainement de considérer les événements de divers angles alors que mon esprit tournait au ralenti et s'embourbait dans ses propres réflexions. Lorsque je perdais le sens des priorités, je devenais tout sauf productive, une attitude ayant le don de m'énerver et de me priver de cette patience déjà si vacillante. Fort heureusement, une intervention extérieure ne tarda pas à me ramener dans le monde réel. En effet, un projectile inconnu de la taille d'une jeune fille venait de me percuter mollement. Juste de quoi me surprendre et me faire sursauter. Également, sa dégaine était plus qu'inhabituelle, me faisant hausser un sourcil. Pour ne rien arranger, son attitude semblait assortie à son accoutrement, ce qui avait de quoi être préoccupant dans un hôpital. Après s'être excusée maladroitement, la demoiselle avait continué ses mouvements incessants, visiblement propulsée encore simplement par l'adrénaline. J'avais vu ce genre de regard paniqué assez de fois pour savoir que l'on aurait besoin de mes services. Et... gagné.

« Oui, je suis médecin. Tout va bien aller, il te suffit de te calmer et de me dire ce qui se passe. Je vais t'aider. »


Le teint pâle, le regard excité, le comportement visiblement hyperactif, sans doute voué à la maintenir sur ses jambes juste un peu plus longtemps. Si je tendis l'oreille pour obtenir ses explications, j'avais déjà une vague idée de l'identité de ma patiente, il ne me restait plus qu'à déterminer la nature concrète du problème. Une fois que ce serait fait, je pourrais établir un plan d'action et intervenir. Également, il importait de découvrir si elle était la seule blessée ou si, au contraire, elle était la seule blessée ayant réussi à m'atteindre. Si tel était le cas, je devrais réfléchir à l'éventualité d'appeler un collègue pour obtenir du renfort. Je devais être parée à toutes éventualités et m'assurer de pouvoir réagir rapidement et avec efficacité pour un traitement optimal. Il était temps de prouver, à nouveau et comme toujours, ma qualité de médecin.

« Suis-moi, il y a une salle d'examen libre que nous devrions pouvoir utiliser. Je suis Senju Mai. Comment t'appelles-tu et y a-t-il des informations importantes concernant ton dossier médical que je devrais connaître ? »
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Hako reçut un double soulagement après avoir malencontreusement heurté la jeune femme au détour d'un couloir de l'hôpital de Konoha. Non seulement elle ne lui avait pas fait mal, ni ne l'avait mise en colère par son comportement assez agité en ces lieux de soin et de repos, mais en plus elle était le secours que la petite Aburame était venue chercher.
"Oui, je suis médecin. Tout va bien aller, il te suffit de te calmer et de me dire ce qui se passe. Je vais t'aider." confirma la doctoresse blonde d'un ton qui se voulait rassurant.

Allez savoir pourquoi, cela agaça légèrement la (trop) fière Hako. Elle n'aimait pas être prise pour une gamine (ce qui arrivait souvent avec sa taille ridicule et ses habits fantaisies), être sous-estimée ou montrer sa souffrance ou sa faiblesse à autrui. Mais il lui fallait retenir sa morgue habituelle face à un ton qu’elle jugeait (à tord) condescendant : elle avait besoin de cette femme et de ses compétences.
Elle se sentit aussitôt un brin honteuse de ce sursaut d'orgueil mal placé, alors que sa (probable) sauveuse l'examinait déjà d'un œil critique et professionnel. Une touche de rouge éclaira alors sa peau trop pâle.

Comme si elle ressentait l'hésitation de la gamine toute de vert-vêtue, la doctoresse l'entraine à l'écart.
"Suis-moi, il y a une salle d'examen libre que nous devrions pouvoir utiliser. Je suis Senju Mai. Comment t'appelles-tu et y a-t-il des informations importantes concernant ton dossier médical que je devrais connaître ?"
Hako acquiesça d'un coup de menton volontaire, mais un peu tremblant et suivit la Senju blonde dans une pièce à l'écart.
Là, obéissant aux instructions de la ninja-médecin, elle s'installa sur une table d'examen et répondit aux questions.

"Je... Je m'appelle Aburame Hako."  déclara-t-elle après avoir déglutit nerveusement. Inutile de cacher cette informations, même si la petite kunoichi aurait préférée un certain anonymat : la doctoresse se rendrait vite compte de la présence des kikaichuu dans son corps, qui trahissait l'appartenance à son clan. Et avec sa dégaine mémorable, elle aurait tôt fait de savoir son nom.

Être examinée par une adulte, un médecin, rassura bien vite la jeune Aburame. C'était... standard. Hako passait son temps à se blesser à l'entrainement ou en mission (ou en jouant avec des explosifs). Son père, Aburame Hideaki, était également un pratiquant de l’Iroujutsu et pansait d’ailleurs souvent son intenable petite kunoichi de fille, avec la méticulosité et la froideur d’un membre du clan aux insectes.
Par habitude et réflexe, Hako adopta donc un mode d'expression très factuel et analytique, très Aburame, tranchant avec son comportement agitée et nerveux précédent.

"Je n'ai pas d'allergie ou de problème de santé particulier. Je suis très résistante, normalement." informa-t-elle la Senju blonde d'un ton docte. "Etant du clan Aburame, mon corps héberge un essaim de kikaichuu. De fait, il serait préférable que je reste consciente pour les contrôler, ce qui devrait être aisé, car j’ai un seuil de résistance à la douleur très élevé. Pourquoi ? Parce sinon ils pourraient par réflexe absorber le chakra curatif qui me serait destiné, ou essayer de décomposer les médicaments ou produits qui me seraient injectés, croyant lutter contre un empoisonnement."

La jeune kunoichi ferma les yeux, se concentra un instant pour "discuter" de la situation avec son essaim.
C'était fort difficile, alors que d'habitude ils étaient unis en une parfaite symbiose. La faute aux coups de Jûken, qui avaient perturbés son réseau de chakra et donc l'alimentation de ses bestioles, semant le chaos dans la colonie et brouillant la communication avec sa maitresse.
La situation retournait peu à peu à la normale, mais Hako avait encore du mal à gérer sa légion insectoïde.

Ré-ouvrant les yeux, le lutin vert de Konoha poursuivit, décrivant son problème à la kunoichi médecin. Elle était par contre de plus en plus pâle.
"Je suis blessée... Non, le terme est peut être inexact. Incapacitée ? J'ai...hum... reçut un coup de Taijutsu de style Jûken des Hyûga dans l'abdomen. Mon réseau de chakra est très perturbé dans cette zone, rendant la communication avec mes insectes difficiles, mais ce problème semble se résorber lentement. Le coup a par contre apparemment causé des dégâts aux organes internes. J'en ignore l'étendu. Une hémorragie interne légère est probable..."

Faites que cette Senju Mai ne demande pas pourquoi une gamine était dehors en pleine nuit et s'était prise un coup de Jûken dans le ventre...
En tout cas, Hako commençait à se sentir de plus en plus mal, une douleur sourde et dérangeante se rependant doucement dans son thorax. Elle ne l'avait pas remarqué (négligé) avant, portée par l'adrénaline et isolée dans ses pensées suite aux événements de cette nuit chaotique.
Bon, maintenant, elle se sentait siiii fatiguée... Mais plus en danger. Elle pouvait se laisser aller aux bons soins de la doctoresse. Les Senju avaient toujours été des alliés fiables du clan. Elle réfléchirait plus tard à comment ne pas satisfaire la curiosité de la belle blonde.

Oh, elle avait faillit oublier !
Hako tendit la main, ouvrant sa poigne pour révéler un horrible spectacle à la kunoichi médecin.
"Ah oui, j'ai aussi une profonde coupure à la main, mais c'est moins important. Je crois." continua-t-elle d'un ton vaguement contrit de celle qui a oublié qu'elle avait une plaie suppurante.
La blessure était nette, mais profonde : c’était ce qu'on gagnait à empoigner une lame tranchante à pleines mains.
Pour ajouter au spectacle peu ragoutant de la blessure, des kikaichuu y batifolaient.
Les fidèles insectes de la petite Aburame faisaient rempart de leur corps contre la perte de sang, reliant les bords de la blessure, la nettoyant et la désinfectant de leur salive.

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Heureusement pour elle comme pour moi, la demoiselle requérant mon aide n'hésita pas à me faire une description complète et détaillée de sa condition. Si tous étaient en mesure de faire pareil à leur admission aux urgences de l'hôpital, cela nous éviterait beaucoup d'embarras. Une fois entrées dans la salle d'examen, je m'empressai d'ouvrir un tiroir pour en tirer un crayon et une feuille de notes. J'y inscrivis, grossièrement, les informations qu'elle me donnait pour ajouter ultérieurement cette consultation à son dossier. J'y écris également l'heure et la date avant d'abandonner mon ouvrage sommaire pour retourner à ses côtés. Je remplirais le reste plus tard, lorsque la situation serait réglée. Si ma volonté de suivre les protocoles était admirable, je ne devais pas non plus perdre les priorités de vue. Ladite situation allait d'ailleurs enfin commencer à s'éclairer. La demoiselle avait donc été la cible d'un coup de Jûken, au niveau de l'abdomen. Cela me fit froncer les sourcils alors que j'enfilai des gants pour mieux revenir auprès d'elle.

« D'accord, nous allons vérifier ça. Je te demanderais de retirer ton haut pour que je puisse t'examiner de plus près et t'apposer la paume mystique pour commencer un traitement immédiat et nous assurer que ce n'est rien de grave. Si tu ressens un certain inconfort, c'est normal. Si tu as mal, n'hésite pas à me le dire, de même si quoi que ce soit d'autre cloche. »

Décidée à coopérer, la jeune Aburame n'attendit pas plus longtemps pour me dévoiler une autre blessure qu'elle avait subit. Une coupure à la main ? Je levai les yeux en cette direction pour mieux découvrir une vision horrifiante qui, en toute honnêteté, me fit esquisser un mouvement de recul. Je dressai même les mains, les rapprochant de mon corps pour ne plus toucher la dénommée Hako, mon être étant parcouru de frissons de dégoût. Bien sûr, j'avais compris qu'elle était une Aburame. Je savais qu'ils avaient une relation particulière avec les insectes. Cette apparition soudaine n'en était pas moins surprenante et désagréable. J'aurais encore préféré faire un toucher rectal à un Akimichi. Ne riez pas, cette blague est beaucoup, beaucoup moins drôle pour moi que pour vous. Je vais prendre les insectes finalement. D'autant plus que j'étais une meilleure médecin que cela, je n'allais pas me laisser distraite et encore moins me laisser perturber pour si peu. C'est exact, c'est mon orgueil qui me poussa à secouer la tête et à me remettre à l'ouvrage. Durant les quelques secondes qui s'étaient écoulées, je n'avais pas du tout pensé à ce que la jeune fille avait dû éprouver en voyant mon visage horrifié et mon mouvement de recul. Même après coup, je n'y pensai pas. Si j'étais médecin, je n'avais pas toujours assez d'empathie pour autant.

« Commençons par traiter les dommages internes. Je vais désinfecter ta main ensuite et refermer la plaie avec de l'iroujutsu. Je devrai également demander à te faire préparer une chambre, il sera plus prudent de te garder en observation jusqu'à demain matin au moins. Y a-t-il un membre de ta famille ou un sensei que tu voudrais que l'hôpital contacte pour toi ? Si tu n'as personne, j'ai presque fini mon service alors je pourrai moi-même te tenir compagnie. »

Terminais-je tout en créant un clone de ma personne. C'est dans ce genre de moment que j'aurais vraiment apprécié la présence d'une assistante. Quoi qu'il en soit, l'autre moi alla terminer de remplir le dossier que j'avais commencé avant de disparaître dans le couloir, sachant déjà ce qu'elle devait faire. Ne me restait plus, de mon côté, qu'à traiter les blessures d'Hako. Pourvu que ce ne soit rien de trop grave, sans quoi j'allais peut-être devoir appeler des renforts. Enfin, nous verrions bien. Pour l'instant, valait mieux essayer de la mettre à l'aise, bien que je sois loin d'être la plus douée pour ça. Pourvu qu'elle ne remarque pas ma maladresse innée pour les conversations futiles.

« Dis-moi, Hako-chan, que fais-tu dans la vie ? Tu es Genin ? J'ai aussi un petit frère qui... enfin, non, il est Chûnin depuis un moment... Et il est plus vieux aussi... »

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Alors qu'elle déclamait ses symptômes et autres données médicales, Hako remarqua que la doctoresse notait scrupuleusement ces informations.
Zut ! La peste soit les gens organisés et professionnels... Elle n'aurait pas pu tomber sur un vieil alcoolique qui aurait tout oublié d'elle le lendemain ?
Hum... En fait, non, valait mieux pas. Hako voulait quand même ressortir en vie de sa consultation nocturne.
Mai n'avait pas écrit grand chose, apparemment. Et le pas grand chose pouvait devenir rien. Elle s'en occuperait plus tard... Après tout si les kikaichuu pouvaient forer à travers sa chair, devinez ce qu'ils pourraient faire à une banale feuille de papier.

La Senju revint vers elle après avoir enfiler des gants, geste banal et logique, mais qui fit quand même déglutir nerveusement la petite Aburame. Peu de gens aimaient qu'un médecin les trifouille...
"D'accord, nous allons vérifier ça. Je te demanderais de retirer ton haut pour que je puisse t'examiner de plus près et t'apposer la paume mystique pour commencer un traitement immédiat et nous assurer que ce n'est rien de grave. Si tu ressens un certain inconfort, c'est normal. Si tu as mal, n'hésite pas à me le dire, de même si quoi que ce soit d'autre cloche." déclara la kunoichi médecin en bonne professionnelle.

Le lutin vert de Konoha acquiesça d'un hochement de tête et après avoir montrée à la Senju sa sale blessure à la main, elle entreprit de se dévêtir.
Une bonne chose qu'elle soit encore consciente et cohérente, malgré la fatigue, la douleur (qui augmentait peu à peu) et l'inconfort généré par le coup de Jûken.
En effet, la tenue vert-pomme de la petite Aburame étaient percluse de nœuds, de rubans, d'attaches froufrouteuses et de boutons. C'était un cauchemar à mettre et à enlever, mais c'était le prix à payer pour faire un pied de nez aux mornes traditions vestimentaires du clan aux insectes.

Elle se retrouva donc à demi-nue sur la table d'examen de la doctoresse, impudique. Elle en profita pour s'examiner. Des marbrures violacées s’étalaient sur son torse, là où Hi Hyûga l'avait frappé. Bon sang, elle était partie pour avoir de sales bleus !
Mais bon, ce n'était rien face à une hémorragie interne (et peut être une côte fêlée).

Son regard fut attiré par la Senju brune qui se penchait pour examiner son entaille à la main. Elle ne put s'empêcher de comparer leur différente... silhouette. Bon sang, elle était aussi bien...dotée que Yum-Yum ! Comment faisaient-elles pour avoir des formes pareilles ? Y'avait un régime spécial dont on avait oublié de lui parler ou quoi ?!
Ses réflexions (mesquines) moururent quand elle dévisagea la ninja-médecin. On lisait dans ses yeux de la répulsion, et pas qu'à la vue du coup de lame (une kunoichi dans sa partie avait dû en voir un sacrée lot). La Senju s'écarta nerveusement, par réflexe, la lâchant comme si elle était pestiférée.
Oh, elle se reprit bien vite, mais Hako l'avait bien remarqué. Elle avait déjà subit tant et tant de fois ce genre de réaction, notamment à l'Académie...

Mai secoua la tête et se remit à l'ouvrage, alors que la petite kunoichi se mordait la langue pour ne pas balancer une remarque acide (insulter la personne qui tient votre vie entre ses mains n'était généralement pas une bonne idée).

"Commençons par traiter les dommages internes. Je vais désinfecter ta main ensuite et refermer la plaie avec de l'iroujutsu. Je devrai également demander à te faire préparer une chambre, il sera plus prudent de te garder en observation jusqu'à demain matin au moins. Y a-t-il un membre de ta famille ou un sensei que tu voudrais que l'hôpital contacte pour toi ? Si tu n'as personne, j'ai presque fini mon service alors je pourrai moi-même te tenir compagnie." annonça la doctoresse d'un ton qui ne souffrait pas de discussion.

Une fois de plus, Hako acquiesça d'un mouvement de menton, tentant de se relaxer malgré la douleur et un zest d'appréhension. C'était la première fois qu'elle allait se faire soigner par une inconnue.
La jeune Aburame eut la surprise de voir un clone de la Senju se matérialiser. Il continua à remplir des papiers, alors que l'originale apposait ses mains luisant d'une étrange lueur vert pâle (ce qui était bien. Le vert, c'est toujours bien, dans l'esprit d'Hako) sur le thorax de la jeune fille.

Se retenant de pester, Hako profita d'un instant où la Senju était trop concentrer sur ses blessures pour envoyer une petite volée de kikaichuu sur le clone avant qu'il ne sorte de la pièce.
De là où elle était, elle n'avait pas pu voir exactement ce que faisait le double de la médecin. S'il emportait son dossier pour l'archiver, elle devait savoir où.

Pour masquer un peu plus son manège, elle fit semblant de rien et répondit à la doctoresse.
"Oh, pas besoin de contacter quelqu'un ou de déranger mon clan pour si peu." affirma-t-elle d'un ton d'une gaieté un peu forcé. "J'ai confiance en vous et je suis sûr que je serais d'attaque super vite ! Rester à me prélasser dans un lit d'hôpital, très peu pour moi ! Mais bon, c'est vous la doc', doc'. Et je n’ai rien contre votre compagnie, si ça ne gêne pas votre travail. Et promis, je garderais en moins ma sombre légion chitineuse. Je sais que… certaines personnes sont irrationnellement entomophobes."
Elle s'en voulait déjà (un peu. Un petit peu) de sa dernière remarque et du tour pendable qu'elle allait jouer à la gentille Senju qui l'aidait. Hako avait bien l'intention de détruire son dossier et toute trace de son passage et de s'enfuir de l'hôpital de Konoha dès qu'elle le pourrait.
Vu la propension qu'avaient les ninjas pour se blesser, elle doutait que la kunoichi médecin est du temps à perdre à la chercher ou à s'enquérir d'elle. Qui sait, elle l'oublierait peut être, face à d'autres urgences...

Hako était néanmoins une petite curieuse, aussi elle suivait les mouvements et les justu utilisée par Mai, fascinée.
Elle même n'y connaissait rien en iroujutsu, au grand désespoir de son père. D'après lui, elle n'avait pas la concentration et la méticulosité requise pour le pratiquer...
Du coup, ça rendait la Senju intrigante et intéressante, digne de son attention.
"Ça picote, mais ça ne fait pas trop mal..." commença-t-elle, commentant les opérations en direct. "C'est étrange...Cela semble si difficile de... réparer avec le chakra. J'en suis incapable, moi. Alors qu'il est si simple de détruire avec. Aïe ! Fichu Hyûga avec leur taijutsu qui vous frappe de l'intérieur... Comment j'entraine mon foie à encaisser les coups, moi ? Pourquoi vous avez décidé de vous lancer là-dedans, d'ailleurs ? J'ai un coéq...un ami qui veut devenir médecin aussi. Il était pas très doué pour le combat, il faut dire..."
Hako arrêta alors soudain son babillage, réalisant (un peu tard) qu'elle avait peut être insultée l’élégante Senju, sous-entendant qu'elle était une ninja ratée qui avait dû changer de voie. Sa déclaration idiote était aussi peu flatteuse pour Fuminori, son ex-coéquipier de l'équipe 13...
Bon sang ! Hako ! Diplomatie = zéro.
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