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Une erreur topographique - Pv: Akihiko Kayaba

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Nôka
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Le Manchot Sanglant




∞ feat Akihiko Kayaba



- Bon, j’espère que vous avez tous compris le plan.


- C’est un plan de merde
, grommela Nôka.


Grand seigneur, un récalcitrant ? Il n’en fallait pas plus à Temaki pour sortir de ses gonds. Dans un geste qui se voulait l’expression d’une franche colère, il jeta une poignée de sable au visage du manchot.


- Je t’ai pas demandé ton avis. T’es juste là pour obéir. Ou bien peut-être veux tu que je rapporte ton comportement au patron ? Il sera ravi de savoir que tu ne veux pas jouer le jeu.


Toussant de manière compulsive, l’ancien chef de clan s’essuya les yeux du mieux qu’il le pouvait. Putain mais quel sale con ce type. À cause de la chaleur étouffante du pays du Vent, il transpirait à grosses goutes, faute de quoi le sable lui collait à la peau. Il détestait cette sensation tout autant qu’il détestait cet endroit. Pays du Vent ? Je t’en foutrais du vent moi, y’a pas la moindre brise rafraichissante depuis des jours. Connerie de pays...


- Tout ce que je dis, c’est que c’est un plan de merde. En plus c’est moi qui va prendre tous les risques.


- Oh ferme la, on a pas le temps.


- Ouais, ouais, si tu le dis.


- Hoy, Temaki, ils arrivent !
annonça un adolescent à la peau grasse qui venait de faire irruption.


- Tu vois, je te l’avais dis qu’on avait pas le temps. T’as compris ton rôle ?


- Hum, répondit-il mollement en hochant le tête.



Il aurait beau dire ce qu’il voulait, Nôka ne changerait pas d’avis pour si peu. Malheureusement pour lui, il n’avait pas vraiment le choix. Il voulait être payé et ce contrat allait lui rapporter une véritable petite fortune. Assassiner un haut dignitaire du village de Suna pour quelques millier de ryos. Même s’il désapprouvait un tel acte, la somme proposée était bien trop importante pour qu’il n’en offusque très longtemps. Cela faisait des semaines qu’il était sur la paille et il en avait assez de survivre plus que de vivre. Une victime, un petit meurtre et je serais tranquille pour très longtemps. Quand ce type sera mort je pourrai cesser de mener une vie de raclure... C’était la bonne décision, il en était convaincu.


Serrant les dents, il laissa Temaki sortir son sabre et lui en asséner un violent coup en plein torse. Le sang du manchot se répandit dans le sable en formant des pâtés informes. La douleur lui coupa le souffle un instant et il porta la main vers sa plaie pour contenir l’hémorragie. Putain de merde ça fait mal ! Le chef de la petite troupe d’assassins priva Nôka de sa bourse ainsi que sa sacoche avant de prendre la fuite. Seul dans le désert, l’ancien fermier se laissa tomber à genoux.


Quelques minutes passèrent avant qu’un homme apparaisse au loin, sortant de derrière une dune. Accompagné d’un dromadaire chargé d’affaires que Nôka ne pouvait identifier à cette distance, l’homme accéléra le pas. Il ne mit pas longtemps à le rejoindre. Affolé, il sortit un morceau de linge de son barda et s’approcha.


- Bon sang, vous êtes blessé ? Que s‘est-il passé ?


- Des bandits... Ces enflures m’ont demandé si je préférais la bourse ou la vie. Quand j’ai refusé de leur donner ils m’ont fait ça. J’ai pas résisté plus longtemps et j’ai obéis.


- C’est pas possible ! Mais que fait le village enfin ? Vous êtes sûr que ce n’étaient pas des Kaigan ?


- Pour être franc, je doute qu’ils soient seulement shinobis si un vieux manchot comme moi a pu les tenir en respect quelques minutes.



Il advint que l’homme était un marchand qui parcourait le pays du Vent pour gagner sa vie. Il vendait des épices et parfois quelques étoffes venues de l’étranger. Compatissant au sort de l’inconnu blessé qu’il venait de trouver sur son chemin, il décida de le sauver. Le mettant sur le dos de son animal, il prit la direction de la ville la plus proche. Telle était la véritable destination du manchot: Shikoku. La cité était en plein développement et devenait toujours plus riche avec les années. L’on disait d’elle qu’elle ne manquerait pas de devenir un véritable carrefour commercial dans le futur. Elle jouissait d’un climat plus clément mais surtout avait été construite autours du grand fleuve qui serpentait dans le désert jusqu’à la mer vers la côte d’Omoi. Ayant perdu trop de sang, le fermier perdit connaissance alors que la ville surgissait au loin.



* * *




Confortablement installé dans son lit, Nôka constatait avec amertume que le plan de son chef n’était pas si mauvais que ça en fin de compte. En se faisant passer pour la victime de quelques bandits des dunes, il avait gagné un aller simple pour la cité de Shikoku. Grâce au marchand, il avait pénétré en plein coeur de la ville sans que personne ne lui pose la moindre question et avait fini sa route au sein d’une petite clinique, sa véritable destination. Selon les informations de son commanditaire, sa cible, le Haut-Conseiller de Suna devait se rendre sous peu à Shikoku pour visiter cet hôpital de campagne qui avait été financé par son village. Toujours selon son patron, il serait peu escorté et pas le moins du monde préparé à se battre. Il aurait donc l’occasion de l’attaquer par surprise et de le tuer le plus rapidement possible.


C’était un bon plan, du moins, dit comme ça. La réalité serait certainement différente. Malgré les informations du commanditaire, rien ne pouvait affirmer ou infirmer que l’homme serait effectivement sous faible escorte. Sans parler du fait qu’on disait de lui qu’il était le second meilleur ninja du pays après le Kazekage. Cela ne présageait rien de bon mais au point où il en était, il n’avait pas le choix. Quand l’occasion se présenterait et que ses collègues se mettraient au travail, il n’aurait d’autre choix que d’agir. Laissant son oreille trainer, il apprit bien vite des infirmière que le grand Conseiller viendrait en personne visiter la clinique. Le lendemain, l’un d’entre elles vint à sa rencontre


- Monsieur Kaname, nous allons avoir un invité spécial aujourd’hui.


- Un invité ?


- Oui, le Haut-Conseiller Akihiko en personne. Vous vous rendez compte un peu ?


- Je ne l’ai jamais rencontré.


- Euh... Eh bien moi non plus. Peu peuvent se vanter d’avoir eu une telle chance. On dit de lui qu’il est aussi beau qu’intelligent.


- Je suis pas gay vous savez.


- Oh je... Non non, ce n’est pas ce que je voulais dire, excusez moi.


- Il n’y a rien à excuser jeune demoiselle. J’suis sensé faire quelque chose vis à vis de ce type ?


- Hum, pas vraiment. Il devrait visiter l’établissement et saluer les patients. Dites lui seulement merci, après tout, indirectement c’est grâce à lui que vous êtes toujours en vie.


- Si vous le dites. Je ferai ça.



Silencieux, Nôka regarda la femme s’éloigner, toute confuse d’avoir ainsi bafouillé devant un patient. Elle devait avoir le béguin pour sa cible. C’est sûr qu’un beau garçon dans la fleur de l’âge donne plus envie qu’un vieux manchot au visage ridé. M’enfin... À en croire l’infirmière, sa cible ne tarderait pas à venir d’elle même à sa rencontre, que pouvait-il demander de plus ? Le Kumayuki n’avait plus qu’à attendre à présent. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher d'avoir peur. Les choses allaient-elles vraiment bien se passer. Il devait penser à l'argent et oublier les risques mais ce n'était pas si simple...



Récapitulatif de combat :
 



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Kayaba Akihiko
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Nôka & Akihiko


Suna la belle est une nation cachée et ninja aux objectifs moult et variés, comme, notamment, conquérir le monde. Entre autre. Et pour ça, Senshi et moi sommes prêts à tout mettre en œuvre pour y parvenir, quitte à devoir investir dans les villes et villages alentours afin de les fidéliser, les galvaniser, les fédérer… Bref, en faire des alliés de premier choix. Du moins, c’est ce que nous nous aimons à leur faire croire. En vérité, à agir de la sorte, nous avons la main mise sur leurs têtes pensantes et, de fait, ils n’ont d’autre choix que de coopérer, au risque de voir tous leurs avantages s’écrouler juste sous leurs yeux. C’est ainsi que la ville de Shikoku s’est vue être en plein essor, surtout ces derniers mois. En collaboration avec Kusaribe Alexstrasza, matriarche du clan éponyme, nous avions mis en place une toute nouvelle clinique pouvant offrir des soins de qualité aux civils comme aux Shinobi. Alors, cet établissement et toutes les différentes avancées économiques dont la ville avait été pourvue ces derniers mois… Cela fait d’elle une des plus riches et dont le développement est fulgurant… surtout comparé au rythme latent et généralisé du développement au Pays du Vent. Disons que notre pays n’est pas forcément réputé pour ses richesses, contrairement à un Etat plus ouvert et propice aux échanges comme celui des Tourbillons.
En tous les cas, je devais avouer être assez du coup que j’avais ainsi mené. Rondement, si je pouais me permettre. Mais en tant que Haut-Conseiller et grande figure politique de Suna – ainsi que le type qui signe les papiers et chèques pour permettre la construction de cet édifice – je suis contraint de me voir obligé de me rendre sur place pour l’inauguration. Non pas que j’étais mécontent de la tournure que prenaient les choses mais… j’ai toujours mieux à faire que me pavaner en publique. Surtout quand tout ce que je peux en tirer de plus est la reconnaissance de la plèbe présente entre ces murs. Bah, si je pouvais attirer l’attention du Daimyô et me le mettre dans la poche, je ne vais pas non plus cracher dessus.

Shikoku n’est située qu’à quelques kilomètres de la Sainte Patrie. De ce fait, je n’ai pas à forcément me presser pour m’y rendre. En revanche, je me dois d’anticiper l’hospitalité de la Matriarche. En  effet, elle a une certaine propension à toujours vouloir que ses « aimés » se sentent bien, aussi il n’est pas impossible que j’aie à prendre une tasse de thé avec elle avant d’y aller. Et qui dit thé, dit longue discussion laconique qui ne mène nulle part, si ce n’est à la case perte de temps fatidique. Rien qu’à l’idée, je soupire et me tiens prêt mentalement à endurer pareille épreuve. Aussi je me rends en son sein plusieurs heures avant celle prévue pour notre départ. Toujours anticiper, voici la clé. C’est donc quatre heures avant le moment de partir que je frappe au domaine Kusaribe. OU que j’interpelle une sentinelle. Non pas que j’ai spécialement le besoin de me présenter avant de pénétrer en leur grotte, mais j’ai toujours été quelqu’un de poli (quand j’en ai envie, cela dit). Aussi je veux faire mon entrée dans les règles de l’art. La sentinelle, donc, me repère bien avant mon arrivée. Il faut dire que mon chakra était comme un phare pour tout senseur qui se respecte. Courant vers moi, elle m’annonce ensuite que Hakaze dort encore. Je souris, ris légèrement et lui explique la raison de ma venue.

« Vous avez de la chance que Soeur Hakaze dorme encore, rigole-t-elle. Elle vous ferait une crise pour sûr ! Elle me prend par l’épaule. Allez, suivez-moi, Mère est déjà dans la salle de banquet, prête à vous conter quelques histoires... »

Je peux pertinemment sentir le ton désobligée de cette jeune femme et ne peux m’empêcher de la comprendre. La matrone a toujours eu cette propension à beaucoup parler et tourner autour du pot… Quand ce n’était pas pour ne rien dire. Je m’arme de patience et continue de suivre la garde en chef. Nous descendons les escaliers et je ne peux m’empêcher d’admirer encore une fois les parois de leur bunker ô combien sophistiqué. Et dire que personne n’est capable de dire comment une telle merveille a pu voir le jour… Pas même leur Vénérable, du haut de ses quatre-vingt-douze ans. C’est dire ! Une fois au plus bas et profond de la grotte, la brune me laisse seul. J’avance de quelques pas et une lumière rougeoyante m’éblouit.  Alexstrasza est encore trop contente de me voir… Je soupire et protège ma rétine alors que mes pas me guident vers elle. Au fur et à mesure que mon ombre est supposée grandir, l’éclat vermillon se fait moins intense. Je m’incline. Elle me salue. Je me redresse et elle me sert une tasse de café. On ne change pas une équipe qui gagne. Puis mon interlocutrice prend la parole et ne s’arrête plus. Plus par politesse que réelle écoute, je ponctue ses phrases par quelques sons et bruits, tels des « Hmm », attestant de ma présence. Physique. Psychologiquement, je me vois déjà à Shikoku, en train de découper le ruban de la clinique avant d’obtenir les clés de la ville. Mais ça, cela ne sera uniquement que dans mes rêves…

« Sainte Mère… Je parviens enfin à l’interpeller. Comment se fait-ce que Hakaze soit toujours dans les bras de Morphée ? N’est-elle pas au fait de ma présence ? Je demande, plus curieux qu’inquiet.
- Eh bien… Nous avons toutes jugé préférable pour elle de ne point savoir que nous allons tous deux partir seuls dans une autre ville. Tu sais pertinemment comment elle aurait réagi ; elle aurait probablement été encline à nous suivre et aurait tout fait pour passer du temps avec toi, quitte à te coller durant l’inauguration… Tu sais aussi bien que moi que cela n’aurait pas été bon pour les affaires. Je souris et baisse légèrement la tête, reposant ma tasse.
- J’aurais dû m’en douter. Je rigole dans ma barbe inexistante. Vous avez fait le bon choix, ma Mère, j’ajoute alors qu’elle commence à se lever. Les servantes – ou sœurs d’Elune accourent pour porter sa longue traîne.
- Akihiko, il est l’heure d’y aller ! »

J’acquiesce d’un hochement de tête et ne tarde pas à la suivre. Dès que nous sommes de retour à la surface, je m’allume une clope et prie pour que Hakaze ne se soit pas réveillée entre temps. Je jette un regard derrière moi : il n’y a personne. Me voilà rassuré. En route pour l’inauguration ! Après quelques heures de marches et tempêtes de sable essuyées, nous arrivons aux portes de la ville. Là, je n’ai pas besoin de décliner mon identité et la Kusaribe non plus : nous sommes leurs bienfaiteurs. Un peu comme un Messi. A présent, la ville est considérée comme l’une des plus riches de la vallée, aussi nous est-elle reconnaissante. Surtout son chef. Je sers la main à tout homme la voulant, embrasse le front de chaque enfant et prend dans mes bras toute femme s’approchant de moi. C’est définitif : heureusement que le futur Aspect n’est pas là. La Mère, de son côté, n’a de cesse de charmer tout mâle s’approchant d’elle, quitte à se montrer un peu trop insistante, les faisant tous fuir. Je soupire lorsqu’on nous indique qu’il est temps d’aller à l’intérieur de la clinique et de voir chaque patient. Je laisse mon sourire parfaire mon visage angélique et mon acolyte ouvre de nouveau la marche. Nous nous arrêtons dans une première chambre, le malade nous remercie. Même schéma pour encore quelques autres. Puis nous arrivons au fond de l’alvéole. J’entends des cris de joie réprimés. Encore une groupie. Je me tape légèrement le front et m’avance. Quelle surprise de voir un homme aussi mal en point…

« Que s’est-il passé ? Je demande et feins l’inquiétude.
- Il a été retrouvé par un noble marchand… Me répond l’infirmière en charge du blessé, rougissant et se mordant la lèvre inférieure en  m’admirant.
- Je vois… Je me tourne et joue de mes cheveux pour la charmer un peu plus, jouant de ma notoriété et de ce que les femmes pensent en général de moi. Sainte Mère, occupez-vous de lui, je demande alors que je lui sers la main et m’excuse pour le mauvais moment passé en mon désert, mon regard océan plongé dans le sien. Si vous me le permettez, j’ai besoin de prendre l’air, dis-je en faisant un clin d’oeil à la chargée de chambre. Puis, en passant juste à côté d’elle : il serait dommage de ne point partager cette pause… je lui chuchote, toujours aussi joueur. »

Il va sans dire que l’intéressée ne se fait pas prier pour me suivre. De mon côté, j’active ma sensorialité. Si un homme aussi costaud que lui est aussi mal en point, alors il doit y avoir des brigands (voire même des ninjas) dans le secteur. Anticipateur, je scanne les environs mais ne ressens rien, si ce n’est son propre chakra… Qui est largement digne de Shinobi. Mais il n’est pas mon égal à ce niveau. Il a dû tomber sur un sacré groupe pour se retrouver ainsi...

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Nôka
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∞ feat Akihiko Kayaba



Bingo ! Après quelques heures les choses sérieuses commencèrent. Comme le lui avait expliqué la femme qui prenait soin de lui, le Haut-conseiller de Suna ne perdit pas de temps. En personne, il commença sa visite des lieux. Au loin, dans les couloirs, Nôka l’entendait sans le voir. Comme on le lui avait expliqué, il allait voir les patients. Un sourire faiblard au visage, le vagabond se dit que ce plan était plutôt bon au final.


Avant que sa cible n’arrive dans sa chambre, il dissimula sa joie derrière le masque d’un patient souffrant de sa récente blessure. Bien que mauvais acteur, ce n’était pas très difficile étant donné qu’il avait toujours vraiment mal. Temaki n’y était pas allé de main morte. Je veux bien qu’il fallait que ça fasse vrai, mais là ce con a failli me tuer... M’enfin, au moins ça fait vrai. Akihiko Kayaba était un homme séduisant aux longs cheveux blonds qui encadraient son visage ; visage qui était lui aussi celui d’un canon de beauté. Arquant un sourcil, Nôka le regarda sans montrer d’émotion. Ouais je comprend la réaction de l’infirmière finalement. Blondinet de merde va. Voir cet homme le confortait dans sa mission. Tuer un petit prétentieux qui faisait tomber les femmes d’émoi le dérangeait bien moins que prévu.


Lorsque le Conseiller s’enquit de son état, il resta silencieux. Quand ce dernier lui tendit la main, il serra en s’efforçant bien d’y mettre plus de force que nécessaire. Il ne s’agissait pas de lui casser la main, juste de lui montrer qu’il n’avait pas le dessus. Quoique si je lui casse maintenant il sera dans la merde pour la suite. ouais, faisons ça... Seulement, avant qu’il n’ait eu le temps de mettre cette idée à l’oeuvre, Kayaba ordonna à la dame qui l’accompagnait de soigner le patient. Quelle ironie, il allait se faire soigner grâce à la volonté de l’homme qu’il venait tuer ? C’était à mourir de rire. Nôka lâcha sa main.


Il fut inquiet quelques instants en voyant que l’homme allait s’absenter mais à voir son comportement vis à vis de l’infirmière il était clair qu’il allait revenir après avoir pris du bon temps en sa compagnie. J’ai hâte d’écraser ton crâne le blondinet. La pièce devint plus silencieuse lorsque les deux furent partis. Nôka ne dit rien quand la dame s’approcha de lui. Muette elle aussi, elle se contenta de faire ce qu’elle avait à faire. Quelle ne fut pas la surprise de voir qu’elle utilisait les arts ninjas de guérison. Il n’en avait pas espéré tant pour être honnête.


De longues minutes passèrent pendant que la soigneuse s’occupait du vagabond et quand elle en eut terminé il se sentait parfaitement rétabli. Son corps était certes un peu engourdi et fatigué, mais il se savait soigné. C’était une joie qu’il n’avait pas imaginé et il comptait bien mettre cet atout à profit. Lorsque le Conseiller revint en compagnie de l’infirmière, il se releva. Dans sa blouse d’hôpital, il ne payait pas tellement de mine malgré sa grande taille et son gabarit. C’est maintenant que je dois abattre mes cartes. J’espère que tout ira bien. Bordel je le sens pas... Feignant d’être encore plus faible qu’il ne l’était réellement, il s’aidait de son bras pour tenir debout.


- Le Haut-conseiller Akihiko Kayaba qui prend personnellement en main mon rétablissement. C’est un grand honneur. Merci beaucoup. Je sais que j’abuse un peu vu l’endroit où on est mais vous auriez pas un cigarette par hasard ?


Si les informations de son employeur étaient justes, Kayaba était fumeur. Autrement dit, si l’homme s’approchait de lui pour lui donner un peu de tabac, il aurait une nouvelle occasion de le tuer et cette fois-ci il était résolu à la saisir. Tuer n’était pas quelque chose d'exceptionnel pour lui, aussi faire mine de rien n’était pas difficile pour Nôka. Quoiqu’il en soit, il était prêt.



Récapitulatif de combat :
 



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Nôka & Akihiko


Quand bien même je peux (et surtout, je me dois) afficher une mine réjouie, salvatrice et bienveillante sur mon visage angélique, il me faut avouer que faire le tour des différents patients de cette nouvelle clinique est barbant au plus haut point. Hélas, il s’agit là de mon quotidien. Faire bonne figure auprès de tout un chacun, me confondre en divers scripts, tous plus variés les uns que les autres, afin de pouvoir obtenir ce que je veux… ou ce que Suna veut. Homme d’abnégation, je n’ai de cesse de faire don de ma personne pour la Belle et Sainte Patrie… Quitte à me déplacer en un lieu aussi reculé juste pour couper le ruban rouge qui entoure l’édifice à inaugurer.
En revanche, je reste curieux vis-à-vis de l’homme duquel je m’enquis. Sa poigne est très robuste et je l’imagine aisément me broyer les os et me briser la main. Aussi, une question me taraude : comment a-t-il pu être aussi gravement blessé ? Je ne l’ai aperçu qu’une seule seconde et n’ai pas pu parfaitement le sonder de mes yeux océans. Que penser de lui ? C’est un délit de faciès, j’en suis conscient, mais il n’a pas l’allure maline. Aussi je pense qu’il est bien moins spirituel que je peux l’être, ou que la Sainte Mère d’Elune en est capable. Bah, peut-être que je ne m’inquiète pour rien. En attendant, au vu de son état et des raisons de notre visite, il est impératif de le soigner. Son bilan vital n’est pas tout à fait engager, mais il risque de s’aggraver d’une minute à l’autre. De quoi aurai-je l’air s’il venait à rendre l’âme dans ce nouvel établissement de soins alors que je suis en compagnie de la matrone Kusaribe ?

Finalement, je sors prendre l’air et remplir mon corps de nicotine. De toute façon, ce n’est pas comme si je pouvais me permettre d’aller voir tous les infirmes sans Alexstrasza. Il y avait fort à parier qu’elle n’allait pas uniquement soigner le rustre. Aussi, le temps qu’elle fasse appel à ses dons d’Irôjutsu, je me soigne à ma façon alors que la jeune infirmière, qui semble tomber d’émoi pour ma gueule d’ange, me suit à son tour. Je lui en propose une, elle refuse poliment. Puis elle se confond en excuse. Je me retiens de ne pas lever les yeux au ciel, exaspéré par tant de manières et formalités aussi futiles avant d’apposer ma main sur son épaule. Je ferme les yeux et lui expose mon sourire le plus bienveillant et radieux possible.

« Ne vous excusez pas de refuser pareil cadeau empoisonné. Vous qui devez, chaque jour, alterner entre la vie et la mort de vos patients, je comprends tout à fait que vous refusiez de risquer de vous jeter à travers cette faux de fumée. »

Ma voix reste calme, paisible et un brin chaleureuse. J’ouvre de nouveau mes paupières et je me rends compte qu’elle sourit à son tour. Mais elle rougit. Intérieurement, je soupire mais n’en montre rien. Je fais mine de rire à sa gêne avant de m’adosser de nouveau au mur. Elle me fait la causette – du moins, elle essaye entre un balbutiement et deux bégayements – et je lui réponds par quelques sons buccaux, afin de manifester mon faux intérêt. Au final, je n’ai cure de ce qui a pu se passer ici avant ma venue. Ce qui m’inquiète, ou du moins me titille, c’est la présence de cet énergumène. Je peux sentir un grand chakra en lui. Quand bien même ses réserves semblent plus faibles que les miennes, je ne peux m’empêcher de me questionner quant aux raisons de ses blessures. Une embuscade ? Une mission qui avait mal tourné ? En tous les cas, il n’est pas d’ici et c’est ce qui me taraude. Les missions empiétant sur mes terres, mon domaine, n’ont jamais été les bienvenues et je me suis toujours fait un malin plaisir d’éconduire leurs participants, fussent-ils les traqueurs ou les traqués.
Au regard de mon rang et de ma position politique, je me devais de garder toutes les possibilités en tête. Effectivement, ma tête devait être mise à prix aux quatre coins du monde, surtout dans les terres limitrophes au pays du Feu. Ah, peut-être même dans les méandres lointains des Tourbillons candides. Il faut dire que ma dernière visite en ces lieux n’avait pas été des plus… appréciées par leur résidu d’intendante. Bref, l’idée d’un chasseur de prime semble aussi concorder. Ou alors notre homme se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment.

Mais quand bien même soit-il pareil estogard, je ne m’explique toujours pas ses blessures. S’il avait été trouvé par mes hommes, alors il serait mort ou pire, enfermé dans mes cachots, attendant patiemment que je vienne le chercher pour le questionner à ma manière. Plusieurs hypothèses sont alors plausibles. Ou il avait rencontré le chemin d’un autre traqueur à l’affût du gain prononcé, et dans ce cas je me dois d’être sur mes gardes (plus que d’habitude, à vrai dire) car il peur pointer le bout de son museau à tout moment, ou alors il joue la comédie. Dans un cas comme dans l’autre, ces conjectures supputent que la Kusaribe en chef est en train de soigner un type dont la paye de la semaine (et des années à venir, s’il y parvient) repose sur ma tête blonde. Je détourne la tête et affiche un regard carnassier, de telle sorte que la fleur bleue ne s’en rende pas compte. Quoi de plus excitant qu’un affrontement au sommet ? Je tourne les talons de nouveau et jette ma cigarette au loin alors qu’un coup de vent balaye le sable. Aucune chance de retrouver le résidu de cancer comme ça. Alors que je parcours de nouveau ce couloir de damnés, je fais craquer le moindre de mes os et masse ma main droite. J’ai intérêt à être vigilant, aussi ma sensorialité reste active. Néanmoins, je n’ai encore aucune certitude quant à son état, aussi je fais mine de rien et retourne le voir. D’ailleurs, la soigneuse semble avoir terminé son job, aussi je l’en remercie d’un hochement de tête suivi d’une inclinaison respectueuse.
Je retire ma veste noire et l’accroche au porte-manteau situé à l’opposé de la pièce et m’approche de nouveau de l’invalide. Il semble parfaitement rétabli. C’est à ce moment-là qu’il me fait les quelques éloges d’usage avant de me demander une cigarette. Je hausse un sourcil, quelque peu amusé par ce revirement de situation.

« Êtes-vous seulement sûr que cela soit bien raisonnable ? Vous êtes censé être en convalescence, ne l’oublions pas. Je laisse un léger rire cristallin s’échapper de mes lèvres. Bah, qui suis-je pour juger et refreiner les addictions d’un homme ! Je me redresse et lui souris. Un instant, elles se trouvent dans ma veste, l’informe-je alors que je me dirige vers ce long tissu à la recherche d’une tige de la Mort. Une fois que j’ai mis la main dessus, je m’approche de nouveau de lui et jette un regard vers la rouquine. Je vous en prie, Mère, accordons un instant de plaisir à notre rescapé. Elle fait la moue et finit par me donner son accord. Si vous le souhaitez, vous pouvez aller voir le prochain patient. Je ne serai pas long, je lui fais comprendre que je souhaite m’entretenir seul avec l’alité. Elle hausse les épaules et sort de la pièce avec sa grâce habituelle. Je plonge de nouveau mes yeux dans le regard vide d’émotions de mon nouvel interlocuteur, puis m’approche de nouveau. Je pose la cigarette au creux de son torse. Nonobstant votre non appartenance au Vent, vous me semblez être un Shinobi plus puissant que la moyenne… Comment Amaterasu avez-vous pu subir pareil affront ? Lui demande-je finalement, curieux de voir sa réaction. »

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