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Du travail? Traversez la rue et on vous en donne. [PV Otomo]

Kisho Benkei
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-Les gens ne veulent plus travailler. Il n'y plus de passion d'entreprendre, les gens veulent rester dans le salariat avec leurs chaînes, plutôt que de s'affranchir du salariat par le capital pour avoir une meilleure vie. Les gens sont des fainéants, moi je traverse la rue et j'en trouve du travail. Minene aime débattre.
-Si les gens ne veulent plus travailler, c'est parce qu'il n'y a plus de plaisir à travailler, ils sont devenus les esclaves de la bourgeoisie qui engraisse sur leur dos. Ces sales bourgeois qui ne se distinguent même pas par le sang, ils ne défendent rien et ne produisent rien, c'est pour ça qu'ils ne sont même pas l'une des deux classes les plus prestigieuses de l'Empire. Ni des bushis, ni des paysans... Moi aussi.

Minene a un avis sur tout.
Moi aussi.
Lorsqu'il y a un débat, c'est à dire à chaque fois que nous n'avons rien à faire, les choses dérapent. C'est ainsi que sous le porche d'une auberge, nous sommes en train de débattre sur la pertinence de transformer des paysans en miliciens pour gonfler nos effectifs de façon artificiel. Elle me soutient que les soldats seraient des fainéants bons à rien, et que seuls comptent les ninjas et les samouraïs qui ont cet amour du travail (elle fait aussi un lien avec le fait qu'être droitier signifie aimer l'argent et le travail). Je pense le contraire, qu'il faut faire dans le social et persuader les gens de bien travailler grâce à des incitations énergiques (par exemple un coup de hache entre les fesses) à se dépasser. Enfin bref, qu'importe. Si papy nous voyait, que penserait-il de nous?

-Je pense dans tout les cas que papy serait fière de nous s'il nous voyait aujourd'hui.
-Oui. Toujours à comploter et tout vouloir micro-gérer, à imaginer comment acquérir les richesses de l'Enclave (son dernier plan était de vendre toutes les réserves de blé de la région à prix défiant toute concurrence pour provoquer une famine). Mais ça ne règle pas notre débat. Je vais le régler oui.

Je me tourne vers l'une des personnes qui marchent dans la rue et siffle le seul samouraï qui passe par là.

-Hey toi! T'es droitier? Tu veux du travail? On engage. Et on ne fait même pas dans la restauration. J'ai besoin de gens pour nettoyer l'Enclave au karscher katana, ça paie bien. Et aussi pour payer la rançon de Nobushi.
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Saloperie de musiciens de rue, avec leurs frusques en terre et leur dignité en carton. Les plébéiens ne peuvent pas s'empêcher d'aller chanter leur misère mérité dans les rues, comme si les tympans se retrouvaient facilement au marché noir. Putain, j'envisage sincèrement d'aller me faire réparer l'audition par un Omura car là c'est mes neurones que je suis en train de perdre devant tant de fragilité.

Le pire c'est que je l'ai dans la tête. Même le claquement de mon sabre contre mon épaule d'acier ne suffit pas à faire passer la voix nasillarde et pitoyable du chanteur de rue. Bordel de merde, et on s'étonne pourquoi est-ce qu'on fait le culte du silence dans l'Empire. On verra probablement le résultat dans quelques années, il faudrait que je soumette l'idée de faire passer un test d'intelligence aux esclaves et aux sujets Impériaux, histoire de varier un peu les preuves que j'utilise pour remettre les paysans à leur place.

Je cherche dans mon crâne une chanson pour remplacer celle qui me hante. J'aimerais bien une cigarette, même si je fume pas, allez savoir pourquoi. Le heaume de mon casque fait bocal à idées, retenant celle qui me traversent, mais également m'enfermant dans une couche épaisse de blindage pour éviter au changement de rentrer. Lorsqu'il s'agit de se battre et de gagner, ne pas changer une équipe qui gagne est une bonne chose, mais quand il s'agit de changer de disques, c'est pénalisant.

J'ai trouvé.


"-Je me suis levé fou ce matin
J'ai rêvé que j'avais explosé
Dix mille gens crient mon nom
Je me suis encore endormi.

Rabaissez-moi
Prenez ma tête et faites la tourner
Inculpez-moi
Tout ce que je fais, vous ne le méritez pas.

Je me suis levé en enfer ce matin
J'ai parlé au diable
Il est parti
Tout mes amis étaient là
Sans temps à m'accorder.

Rabaissez-moi
Un pas en arrière et je cogne le sol
Inculpez-moi
Tout ce que je fais,vous ne le voyez pas.

Loin dans la nuit est une chanson que je connais
Tordue, ruinée et noire
Je peux me souvenir de qui ils étaient
Alors que personne ne sait s'ils vont revenir
Perdu dans les cendres du temps ils chantent
Les échos d'une romance mal finie.

Je me souviens d'eux mieux que toi
J'ai partagé leurs ténèbres
D'hommes morts et partis
Morts et partis.

Je me suis levé dans ma tombe aujourd'hui
J'ai rêvé que je t'avais entendu dire
Tout éternité est douleur
J'ai appuyé ma tête en arrière, encore une fois.

Rabaissez-moi
Vos lèvres bougent mais vous ne faites pas de son.
Inculpez-moi
Tout ce que je fais, vous ne le méritez pas.

Loin dans la nuit est une chanson que je connais
Tordue, ruinée et noire
Je peux me souvenir de qui ils étaient
Alors que personne ne sait s'ils vont revenir
Perdu dans les cendres du temps ils chantent
Les échos d'une romance mal finie.

Je me souviens d'eux mieux que toi
J'ai partagé leurs cauchemars
D'hommes morts et partis
Morts et partis."


Faut croire qu'on apprend des choses cools à l'armée. La terre de la ville reprend peu à peu de la couleur sous mes pieds en acier marchant dans la boue, et je sens mes narines reprendre conscience de l'air froid. C'est qu'il ferait bientôt nuit.

J'aime bien la ville la nuit, je commence à croire que la lumière du jour atrophie les gens et les esprits. Car bon, on peut apprendre des choses des marchands campés derrière leurs bars crasseux que j'écume sans relâche, mais c'est quand son service se termine et qu'elle s'exprime enfin qu'on peut apprendre à connaître vraiment une entitée. J'arrive dans le quartier des tavernes, il y a de fortes chances que ça soit ma table et mon lit pour ce soir, il n'empêche que je ne me pose pas tout de suite. Je suis encore un peu fatigué de l'assassinat de ce matin. Marcher seul avec un cadavre sur le dos peut fatiguer vos muscles, c'est surtout l'esprit que ça met à mal affreusement. Voir des couleurs et des cris, ça édulcore la chose comme un filet de liqueur de litchis dans sa pinte.


-Hey toi! T'es droitier? Tu veux du travail? On engage. Et on ne fait même pas dans la restauration. J'ai besoin de gens pour nettoyer l'Enclave au katana, ça paie bien.

Je m'arrête et dévisage cette singulière figure.

Grande, brune, un visage un peu calme et qui sait aligner plus de trois mots, je sens mes testicules se réveiller dans ma cuirasse au même titre que la peur de m'ennuyer cette nuit. Faisons d'une pierre deux coups, même si elle doit bien connaître elle aussi.

C'est une mercenaire, comment je le sais? S'habiller en shinobis au beau milieu d'une foule quand on fait partie d'un village, c'est couillu, risqué et surtout interdit, mais quand on bosse en free-lance comme moi, afficher son blason sur son tee-shirt en public provoque surtout une indifférence massive. Son gilet tactique à peine plaqué et les bagues vides de manière irrégulière que sa ceinture montre dévoilent qu'elle aussi à dû avoir une journée crevante. Autant ne pas faire ni la fine bouche, ni attendre.


"-Gaucher au nodashi, et inféodé à l'Enclave. J'espère que vous pensez que la fin justifie les moyens, car y'a quand même moyen de faire affaire avec des solutions alternatives."
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Kisho Benkei
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"-Gaucher SALE GAUCH... Au nodashi Voilà un homme qui en impose. Je suis sûr que la taille de... et inféodé à l'Enclave. Parfait ça me donne le droit de l'engager directement. J'espère que vous pensez que la fin justifie les moyens, car y'a quand même moyen de faire affaire avec des solutions alternatives."

Des solutions alternatives? Tout à fait. Il s'approche, il est stock, il est fort, il a du muscle et si je le domine de quelques centimètres taille, en largeur ce n'est pas tout à fait le cas. Il est bâti comme un roc, avec une masse corporelle et une armure à faire remettre en cause la justesse de la tauromachie sauvage. Le genre de type a étrangler un taureau pour se détendre après une dure journée de travail, ou alors à pouvoir gérer une classe de genins d'Uzushio à l'académie.
Sans compter que je le connais assez bien puisque ma cousine, Nobushi, s'amuse à m'en parler en long et en large et en travers.

-Je suis Kisho Benkei, l'intendante du clan Kisho. Inféodée à l'Enclave et finalité de la guerre, comme beaucoup de ninjas, hélas où heureusement, à votre guise.
Je... Mhh...
Je réfléchis à une façon de faire une offre d'emploi, mais rien ne me vient à l'esprit. Ça me fait chier de parler pour simuler une quelconque civilité alors que nous sommes des ninjas et que nous buttons des gens pour de l'argent. Il y a un terrain d'entraînement à quelque pas d'ici, derrière l'auberge. On se bât et si vous délivrez une prestation performante je vous engage pour quelques missions, pour s'assurer de la prospérité de l'Enclave et de mon clan d'accord? J'ai aussi envie de me faire dérouiller par un homme.
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Pas de retenue des prénoms ? Hein ? J’aime ça. La rue nous éclaire le visage alors que je me rapproche et me découvre lentement. Les bougies et torches accrochées aux devantures pour permettre aux paysans de danser dehors m’éclairent délicatement la peau. Ça fait du bien de pouvoir ressentir un peu la fraîcheur du soir sur soi autrement que par congélation latente de l’acier sur la peau. Je cliquette de partout alors que les derniers mètres entre nous deux s’écourtent…

Elle serait plus grande que moi ? 20/20, je taperais bien dedans si j’avais pas une famille à chercher.

Le fait qu’elle dirige l’Enclave me fait pas forcément sourire. Le truc cool avec l’ambiguïté d’un discours est par exemple ici montré… Pour elle, je suis un Enclavé, pour moi, je suis un Enclaveur. L’Empire reste néanmoins ma nation et pactiser avec une potentielle leadeuse de révolte me fait un peu grimaçer.

Je dois être fermé d’esprit. Écoutons plutôt ce qu’elle a à dir… Oh une bouteille sur une table vide. Je la prend et la décapsule avec les dents. Bargh, schnaps d’algues, immonde. J’avale péniblement.


«-Ça me fait chier de parler pour simuler une quelconque civilité alors que nous sommes des ninjas et que nous buttons des gens pour de l'argent. Il y a un terrain d'entraînement à quelque pas d'ici, derrière l'auberge. On se bât et si vous délivrez une prestation performante je vous engage pour quelques missions, pour s'assurer de la prospérité de l'Enclave et de mon clan d'accord? J'ai aussi envie de me faire dérouiller par un homme. »

«-Je ne suis pas un ninja. »

Je fais la moue en la toisant de haut en bas… Autant jeter une pierre sur un escargot, tout ce qui va en rester aura le goût et l’odeur de la puanteur latente de ma gorge marinée à la merde que j’ai très envie de recracher.

«-La prospérité de votre clan ?... »

Je comprend maintenant à qui j’ai affaire. À une putain de remue merde qu’en temps normal je suis envoyé brûler. Nickel. D’un seul coup la perspective d’un combat me sied à merveille. J’avale la bouteille toute entière histoire d’avoir ma dose et de ne pas trembler une fois sur le champ de bataille. J’ai juste envie de dégueuler mais je tend la main vers derrière mon interlocutrice.

«-Je vous suis. »
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Kisho Benkei
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:pig:
 

-Tu ne devrais pas Benkei, c'est un samouraï. Vous devriez vous calmer.
-Il suffit. Cela ne viole aucune règle.
Vu dans le code des instances de l'Enclave, rédigé par moi-même, à l'article 5478 alinéa 4-1.

Attendu que, les ninjas et les samouraïs ont pour obligation de servir leur maître jusqu'à la mort de celui-ci, puis de commettre seppuku lors de sa fin. Sous peine de déshonneur. Que la mission d'un seigneur est le maintien de l'ordre public en vertu des missions qui leur sont confié par la tradition qui fait us et coutume, donc que la tradition fait droit. Que la lâcheté est une faute caractérisée par une violation des règles de l'honneur.

Attendu que, les ninjas et les samouraïs de ce fait, sont censés ne jamais refuser un duel car ceux-ci se référant pour la plupart à la vieille tradition samouraï qui fait office de règle suprême, le Hagakure, ont donc pour but de s'entraîner sans relâche pour se perfectionner.

Attendu que, un duel d'entraînement ne se refuse jamais, le prétexte de coups et blessures infligés dans l'exercice de celui-ci n'étant pas un facteur dédouanant, mais bien un facteur incitant à y prendre part. Car la citation de Jocho Yamamoto "mieux vaut mourir vainement que vivre grâce à un moment de lâcheté" tient pour tradition, et que la tradition fait loi.

Attendu que, Minene, tu m'incites à commettre une faute d'honneur, donc une faute supra importante en comparaison des lois appliquées dans le sekai par les daimyo, cela me rend coupable de lâcheté. Je ne peux donc m'y dérober.

Qu'en statuant ainsi, alors que je suis la personne assignant à duel un samouraï affilié à Tetsu par ses moeurs, sa nationalité, ses manières et sa citoyenneté, tu violes les règles ancestrales.

PAR CES MOTIFS :
JE CASSE ET ANNULE, ton incitation au calme et au respect daté de l'instant présent entre les parties ; remet, en conséquence, mes incitations au duel et à l'affrontement dans l'état dans lequel elles se trouvaient avant cet appelle à la modération. Pour être fait droit, je te renvoie devant une juridiction compétente, autrement composée.


Je me racle la gorge. Maintenant on va reformuler ça dans des termes plus simples.

-Minene tu es une chochotte, je te suggère d'aller te trouver un jeune gars fringuant et désinvolte, voire deux, voire trois, selon ce que tes reins te dictent, d'aller profiter un peu de ton existence, puis une fois que tu te seras retrouvé un peu de cran, de revenir me dicter ma conduite.
En attendant c'est pas très très courageux que d'inciter l'intendante à fuir un duel qu'elle a lui même proposé.
Je me retourne vers le samouraï. Allons y.

Nous passons dans l'arrière boutique, ou le vieux restaurateur fait semblant de ne pas nous voir avant d'aboutir dans une arrière cour ; les bâtiments forment un petit carré avec des préaux, au centre une arène, à moins que ce ne soit juste un terrain pour jouer aux boules. Qu'importe, nous ninja avons pour spécialité de pouvoir transformer n'importe quoi en zone de guerre. Le ciel est grisâtre mais il ne devrait pas pleuvoir.
Cette fois-ci c'est moi qui commence. Je vais commencer selon la tradition de mon grand père, qui semblait quand même avoir réussi à développer le Bakuton et le Shoton dans ses vieux jours, c'est à dire en bon Tokubetsu Kōgekitai.

-Prêt? Oui? Bien. BANZAI!!! J'exécute un Shunshin sur lui, dans la fraction de seconde à laquelle je lui fais face, synthétise mon armure de cristal puis me colle mes deux parchemins explosifs avant de les faire sauter en même temps. En hurlant, parce que je suis une ninja, je suis préparée à mourir même si c'est un duel d'honneur. Il faut toujours être prête à mourir dignement. EXPLOSION!

On explose.
Ou, pour être totalement juridique.
Moi, personne détentrice de l'autorité publique dans l'Enclave, fait usage de deux dispositifs déflagrants pour porter atteinte à l'intégrité physique d'un professionnel de la sécurité indépendant, sans contrats avec l'état ou ses représentants.

Rapport de situation:
 
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Alors comme ça les argumentaires en trois parties se subsistent au dialogue raisonné du poing dans la gueule ? J’avoue, subtil, dans le fond hein, parce que bon gueuler qu’on casse sa collègue et ses dires, c’est un peu brutal, et meneur d’arrières propos. J’avale une grande gorgée de la bouteille portée disparues, bargh, un cadavre de plus ou de moins, ça donnera du boulot aux juristes pour savoir si j’avais officiellement le droit de porter atteinte à l’intégrité corporelle dudit individu.

J’avance sur le dépôt calcaire dont les corpuscules individuels souffrent d’une inégalité de structure, leur taille variant entre 6.3µm et 200µm, enfonçant donc le solide supposé indéformable de mes sandales dans ceux ci, et me forçant donc à contracter mes muscles pour recentrer mon barycentre physiologique de manière à respecter à chaque pas successifs le principe fondamental de la statique, statuant que toutes les forces induites à l’ensemble référencé de mon intégrité physique s’annulent mutuellement, et statuant donc que je ne me casse pas la gueule.

Mes mains prennent mon casque auparavant accroché à ma ceinture. Mes doigts forment des surfaces de contact d’à peu près 3,5cm², ce qui me fait exercer la masse de ce dernier par l’accélération gravitationnelle locale du Sekai de 9,81m/s² divisée par ce modique nombre qu’est 10. Je relève les yeux vers ma cible, le calcul intégral quadruple des dimensions de son corps me donne un nombre total de cm³ parcouru beaucoup trop grand par rapport aux décibels lâchés par sa bouche. J’espère qu’elle projette moins de watts par mètre carré à un mètre de distance d’analyse qu’elle n’en débite avec ses bras, sinon entre ça et la force ridicule qu’il ne m’en faut pour soulever mon casque, je risque de m’ennuyer.


-Prêt? Oui? Bien. BANZAI!!!

« -C’est ma phrase ça connasse. »

Un simple mudra expulsé de mes mains, m’aidant à combattre l’ostéoporose hypothétique qui viendra me frapper dans mes vieux jours, et le chakra vient selon l’équation de gaz parfaits augmenter en température dans mon corps, ce qui le fait se dilater et naturellement sortir par les pores de ma peau. On contact de l’acier froid, la conduction de chaleur le fait se condenser en gouttelettes dont l’indice de viscosité sur surface rigide n’est pas assez haut pour les maintenir en place. De ce fait, je me concentre pour assurer la proportionnalité du débit de chakra avec ma température interne.

Une simple étincelle dans mon esprit. Le chakra sortant des pores de ma peau étant naturellement plus chargés électroniquement qu’un quelconque élément chimique neutre comporté dans l’environnement, la charge électrique équivalente au point unitaire de la dose de chakra possède une énergie potentielle électrique non nulle. J’attends quelques femtosecondes (1.10^-12), un électron se déplaçant à la vitesse de la lumière, c’est à dire à 299792458 m/s, la charge unitaires des gouttelettes proches se confondant devient beaucoup trop important pour la résistivité de l’air. Un éclair se forme.

Puis un autre.

Puis un autre encore.

Me voilà bobine.

Encore un mudra et j’échange de place avec un solide dont la masse est sensiblement à la mienne. La déflagration se fait entendre au loin, me laissant avec un sale 16,5KHz dans les oreilles et quelques alvéoles pulmonaires en moins. Malgré tout, j’ai évité le foyer de la déflagration d’énergie qui m’était officiellement destinée. Je vois depuis ma position que la charge statique profite des éléments ioniques soulevés dans l’air par l’explosion pour parcourir une petite distance et revenir à la terroriste Leader Price.

La conne, porter une armure face à une décharge électrique, forcément le fait que ça soit des métaux lourds indique une densité supérieure, mais également une plus haute position sur le tableau périodique des éléments, et donc un plus faible éloignement entre les couches électroniques du noyaux du composant. Bilan, l’énergie se transmet beaucoup plus vite, au même titre qu’une onde mécanique dépend de la densité de son milieu de propagation, l’électricité de ma permutation vient la tazer sévèrement.


Du travail? Traversez la rue et on vous en donne. [PV Otomo] 1491851452-villani-zepo

«-Faut réfléchir dans la vie, hein. »

Récapitulatif:
 
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Oh non.
Un cancer, un gros cancer.
Je déteste les gros pleins de soupe en armure qui utilisent des éclairs, c'était lui le rêve prémonitoire que j'ai fait. Un endroit où je me battais face à un samouraï, sous la pluie battante de Baransu et il faisait des éclairs systématiquement. C'est nul! Où est le fair play? Où est la pertinence?
Mon armure encaisse la décharge électrique sans que je ne bronche ; des petits éclairs rigolos viennent égratigner le cristal. Je ne dis rien, mon blindage pare tout ce qui doit être paré, le samouraï entame des mudras au loin que je n'essaie pas d'interrompre et il forme une bobine tesla qui vient électrocuter tout ce qui trouve trop près de lui.
C'est donc ça, ce que Nobushi avait mentionné à propos de lui, un jutsu d'interdiction de zone, il a peur qu'on l'approche? Serais-je en présence du premier ninja agoraphobe du sekai? Ce serait pour ça la grosse armure alors? Pour effrayer les gens et éviter qu'on se moque de lui et son énorme katana?
Je balaie cette idée, ce doit juste être un kilo-mega-giga-tera-peta-exa bourrin.
Sauf que j'ai autre chose à foutre que de me battre face à un type qu'on ne peut pas approcher sans prendre des châtaignes. C'est suffisamment éloquent de sa capacité à se défendre et à être un bourrin lorsque la situation se fait sentir, aussi je ne cache ma moue agacée en comprenant que Nobushi n'exagérait pas.

-Très bien j'ai réfléchi. Shoton ; héroïne! Kinjutsu ; gomgom! Je me métamorphose en un petit blob bleu.

Rien à foutre du combat ; je préfère rester belle et présentable pour lui faire signer son contrat que de lui envoyer une lettre après avoir mordue la poussière.
Je reconnais des gros enculés quand j'en vois, je reconnais les bons combattants quand j'en affronte. Je ne sais toujours pas si c'est le dernier des mecs biens ou le premier des enculés mais dans tout les cas je ne le croiserai pas sur le champ de bataille.
Je laisse Isda négocier le contrat, qui a l'air un peu embarrassée d'avoir été appelée à ce moment précis.

-Euh, bonjour messire samouraï. J'imagine que vous avez suffisamment impressionner la patronne pour qu'elle décide de ne pas poursuivre la dérouillée qu'elle allait prendre.

Je saute sur les épaules de ma clone, voulant prendre un peu de hauteur pour regarder le samouraï de haut.

-Nobushi n'avait donc pas menti, vous êtes un casse-couille professionnel au combat, nul besoin de comprendre pourquoi elle vous a appris des techniques raiton ; elle ne pouvait être qu'impressionnée par autant d'agressivité.

Techniques utilisées ::
 
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-Très bien j'ai réfléchi. Shoton ; héroïne! Kinjutsu ; gomgom!

« -Première nouvelle ! »

Ma lame redescend au niveau de la cuisse alors que je me recampe sur mes appuis. Mes muscles encore froid me donnent l’impression d’être fait d’escalopes de poulet congelées à chaque mouvement qui me rappelle une certaine rigidité inhérente à mon âge. J’ai l’impression que je vais casser, je passe une main sur mon masque, je revois droit derrière l’habitacle noir nuit. J’ai même pas sué.

Un blob bleu se tient devant moi. C’est donc ça le clan kisho ? Un peuple de pâtissier qui souhaite étendre son marché de vente de pâte d’amande azur ? Putain, et dire qu’on veut que je me batte pour ce genre de ploucs… autant marquer dans le contrat qu’on veut que je fasse tout le boulot à leur place.

C’est super couard une transformation, mais étant donné que son égo est parti en fumée aussi vite que son courage, je pense pas être en position pour me foutre d’elle. Je suis un combattant, pas un bourreau, je pense qu’envoyer un clone me parler alors qu’on se change en étron malade et baisse les yeux, c’est suffisamment humiliant pour que j’aie besoin d’en rajouter une couche.


«-Magnifique, la technique de conquête du territoire. »

Enfait j’aime bien en rajouter une couche.

L’herbe verte rendu grise par l’obscurité inexistante me frotte contre mes pièces de mollet, faisant naître une sensation de frottement délicate alors que je m’avance vers la chose qui m’interpelle vocalement. Le nodachi me pose un peu de problème alors que je le rattache à ma ceinture, les genoux levés pour passer par dessus les branchages et les rondins qui se seraient accumulés si elle en avait redemandé un peu plus, la cochonne.

Les combats la nuit, c’est ceux que je préfère, parce que c’est les plus tactiques. C’est les seuls moments de mon service où les ordres étaient d’adopter des techniques de guérilla, l’armure couverte de feuilles et les lames dans les buissons. Si bien qu’on s’amusait avec les trous du culs qui me servaient de frères d’armes à essayer de communiquer juste avec des cris d’animaux. On avait notre propre langage, et on pouvait tout dire, même que le sergent était un abruti, car il ne savait pas imiter le rossignol, alors on l’a associé à son nom et hop, comme papa dans maman.

La nuit, c’est le moment où on entend le mieux les cris de haine, les cris de douleur et les gargouillis d’agonie, c’est le moment où la lune sublime l’acier et l’esprit n’est plus aveuglé par le soleil. C’est… un bon moment.

M’enfin, là niveau cris d’agonie on est un peu loin. À la limite je pourrais écraser cette merde bleue que ça ferait un bruit de flatulence, ça serait un cris d’agonie. J’aimerai savoir quoi penser alors que je fait gigoter la gelée du bout de la botte.


«-Fait bon en bas ? »

« -Euh, bonjour messire samouraï. J'imagine que vous avez suffisamment impressionner la patronne pour qu'elle décide de ne pas poursuivre la dérouillée qu'elle allait prendre. »

«-Je parle la diarrhée couramment, c’est pour ça. C’est toujours un plus sur le CV »

J’écoute même pas, parce que j’en ai rien à taper. Vous pensez sincèrement que je suis disposé à signer pour de la pâte à modeler ? Je veux bien croire que se foutre de moi est facile, n’empêche que c’est pas une raison pour aimer ça. J’ai de l’honneur, moi. Je signe pour un vrai patron, pas une blague.

Le truc du bout du pied pour aller se plaquer sur l’épaule de son assistante. N’empêche qu’à leur décharge chez les kishos ils ont des jolis paquets pour venir poster des infos… Ça doit couper l’intérieur d’un diamant non ?

J’enlève mon casque, j’ai des sueurs froides car la bouteille dégommée précédemment me monte tout juste au crâne. Mes joues rougeoyantes d’éthanol me donne une sensation de chaleur étouffante, périodiquement envoyée valser par une bise ma foi fort sympathique. Le casque finit sous mon bras, le pommeau de mon nodachi le calant entre mes poignets engantés d’acier et mes doigts fébriles, un peu tremblants. J’ai commencé à boire, je crois qu’il va falloir que je continue.

Mais d’abord, le blob. Ce truc est trop génial. J’attache mon attirail à ma ceinture pour les libérer les mains et récupère délicatement le petit bout de… Sa mère c’est monstrueusement lourd ! J’espère sincèrement que la technique ne fait pas varier son poids, sinon j’imagine même pas si proportionnellement c’est elle qui est dessus au lit, on pourrait la surnommer la pompe funèbr…


« -Nobushi n'avait donc pas menti, vous êtes un casse-couille professionnel au combat, nul besoin de comprendre pourquoi elle vous a appris des techniques raiton ; elle ne pouvait être qu'impressionnée par autant d'agressivité. »

J’enfonce mon doigt dans la petite masse bleutée, ça fait des vagues. J’ai l’impression d’être enveloppé dans une couverture super tendue, mais incroyablement chaude. J’agite ma dernière phalange, la seule découverte d’acier sur mon doigt, et contemple la lumière lunaire sublimer les petites ondes que ça forme à la surface de la chose. Je secoue de plus en plus fort.

Ça m’avait manqué la chaleur féminine.


«-M’enfin, à la seule différence que votre cousine elle m’a jamais défié en duel… ni demandé d’envahir une contrée qui est mienne…

Dites moi, ça correspond à quelle partie de votre corps là ? Et là ? Puis là ? »


J’appuie à trois points précis à l’intérieur du truc. C’est décidément trop marrant.

«-Ça vous dirait de venir sur mon bureau ? J’ai besoin d’une boule anti-stress et j’ai pas de secrétaire pour ça. »

J’ai même pas de bureau, mais j’ai de l’humour. Et incroyablement soif. Je me sens sec, très sec. Comme si mon ventre était fait de bambou mort laissé baigné au soleil en plein été. Je laisse tomber le blob à terre de ma hauteur.

«-J’ai soif, vous sauriez pas où est-ce que je pourrais y remédier ? »
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Kisho Benkei
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-Vous m'avez touché le front, mis un doigt dans le nez puis ensuite vous êtes passé à deux centimètres de me foutre un doigt entre les orteils. Suis-je obligé de préciser en reprenant forme humaine. Si si, je connais un estaminet pas loin.

Un truc pour la plèbe, mais nous sommes la plèbe à cet instant précis ; les riches vont boire chez le Daimyo et les très dangereux passent à la forteresse prendre le café. Je nous traîne avec ma clone dans l'établissement le chic du coin, c'est à dire que le serveur essaie de sourire (quand c'est un serveur qui n'a pas les dents pourries) et le patron vous dit bonjour avant de vous demander la commande. L'endroit est un repaire d'escrocs et de yakuzas, mais face à des ninjas plus personne n'en mène long, en me voyant arriver en compagnie d'un samouraï le volume sonore baisse d'un coup. Ah, le silence des chefs, qu'est-ce que j'adore cette sensation de puissance, ça me change des décharges électriques.
On s'installe à une table, chacun fait comme chez soi et je veille à m'installer en face du samouraï, laissant ma clone de cristal se poser à côté d'Otomo dans une tentative très franche de l'inciter à passer du bon temps. Je le sais parce qu'à chaque remarque plus ou moins spirituelle qu'il fait, elle a un petit sourire ou un gloussement.

-Vous connaissez ma cousine, vous savez à peu près à quoi vous attendre d'une Kisho qui sait à qui elle a à faire. Je regrette encore de vous avoir défié en duel en ayant oublié que vous aviez cette foutue bobine. Je vide ma coupe de saké d'une traite. J'ai besoin de troupes, pour chopper le Daimyo et le ramener à la raison parce qu'il fait n'importe quoi depuis quelques temps ; il refuse de nous offrir une quelconque place de choix au sein de son armée mais en même temps il envoie chier l'Empire dans ses tentatives d'annexion. Alors en attendant qu'il y ait une anschluss rattachement à l'Empire, j'ai besoin de troupes. Pour... Lui rappeler qu'il ne peut pas rester égoïstement sur ses positions comme un gros con alors qu'il est pris entre le marteau et l'enclume. C'est bien gentil de refuser l'Empire, c'est encore plus gentil d'envoyer boulet le principal clan de la région, mais ça suffit au bout d'un moment. Vous en êtes pour lui faire entendre raison?
A oui, vu que vous êtes un samouraï de l'Empire, on vous paie trois fois plus que ce que vous pourriez avoir pour une tâche normale. Vous êtes un militaire avec de l'expertise, donc on compense le fait que vous ne soyez pas considéré comme un héro national par une tonne de biff. Ça et deux ou trois avantages dans les bars et bordels de la région évidemment.
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« -Vous m'avez touché le front, mis un doigt dans le nez puis ensuite vous êtes passé à deux centimètres de me foutre un doigt entre les orteils. »

« -Qu’est ce que je vise mal mes objectifs. »

Ça sort tout seul alors que je la suis sur les rues pavées de merde et glissante de la médiocrité des paysans qui m’entourent. Je cracherais bien un mollard, mais ça serait insulter le sol qui soutient péniblement autant de déchéance quotidienne. Sincèrement, les villages je les brûle, et je cultive même pas du riz avec leurs cendres en engrais pour éviter de choper la trisomie sidaïque.

Mes pas se font lents et ma tête bringuebale, rendant le spectacle encore plus méprisable étant donné que voir pas droit accentue le dos voûté du crasseux devant moi, accentue la gueule de travers de la tavernière qui me sert un verre mal rempli. Je lui enverrai bien au visage si y’avait pas de risque de réaction chimique avec ses pustules. Pas envie de foutre le feu aux murs.

Kisho s’assoit, je la suis et ramène ma choppe devant moi, cligne des paupières pour arrêter le mouvement autonome du bord de la table un peu trop insultant à mon goût et l’écoute. Je crois quand je bois je suis en colère, où honnête, ça dépend des points de vue. Étant donné que je suis toujours en vie, ayant probablement tronçonné à la racine l’arbre généalogique de la moitié de la salle ici présente, et ayant manqué de tripoter ma boss sans même le vouloir (ptèt que je l’ai cherché, je suis quelqu’un de fair play je peux concéder), je pense que la deuxième solution est la plus véridique.

J’suis pas gros, j’suis camouflé sous l’acier, j’suis pas con, j’suis rigide, par contre y’a certaines choses qui méritent pas que j’use ma salive à en parler, par respect pour moi même.

Je tousse un coup. Ils ferment tous leurs gueules. J’apprécie fortement, le doux silence du péquenaud apeuré. Ça laisserait même un peu de marge sonore pour entendre un pet si je décide de rapprocher ma chaise sous la table. Oh tiens faisons ça. Oh oui ça vient de péter derrière. J’apprécie et regarde la pote à la boss glousser devant mon rictus, et par extension m’imagine le combler avec mon attirail.

L’écoute se fait longue, et son speech relativement fournit de vide. Je vide mon verre d’un coup moi aussi.


«-Vous auriez pu dire que vous avez besoin de l’Empire pour brûler ses ennemis, tout simplement. Vous auriez économisé de la salive, histoire d’en avoir plus pour avaler le tas de vase qu’on sert ici. »

Ma voix se fait de plus en plus haute à la fin de ma phrase, si bien que les tabliers baissent la tête et les Yakuzas lèvent le menton. Rien à foutre, le mien est plein de cicatrice de lorsque je me me rase avec leurs canines sur un bout de bois. Je claque des doigts en l’air.

«-Bah quoi ? Vous allez même pas me servir un deuxième verre de pisse gratos ? Deux autres pour les demoiselles au passage. »

Mes yeux flous refocalisent sur les bords de mon casque et se braquent sur les cernes de Benkei. Je m’éclaircis la gorge, c’est vraiment de la merde leur alcool putain. Même les remèdes anti-diarrhéiques de Konoha sont plus digeste, et autant vous dire que malgré le fait que je manie pas le Katon j’arrive quand même à foutre deux trois étincelles dans les copeaux de bois de ces écolos de mes deux lorsque j’en bois hein.

«-En tout cas comptez moi dans la galère. Pour le biff ça me va très bien, par contre j’ai ma propre clause du contrat. Le Bushido et l’Empereur valent pour moi la mort de milliers de personnes, mais bien aucune somme d’argent ne pourra faire changer mon esprit. Je suis un arme du Pays de L’Acier, pas un flingue à vendre. La lame de l’Escouade de la Nuit peut tourner du moment que la pointe finit dans les bon corps. Si je dois lever la main sur un de mes frères armes, je vous juste que c’est votre anus que je vais Anschluss. »

Pourquoi elle glousse l’autre ? C’est super cringe, mais j’avoue que je suis peut-être un peu trop allumé et chaud à cause de l’éthanol pour trouver ça dégoûtant. Mes yeux la déshabillent, j’ai la salive qui me monte en bouche. « Et là je mets le doigt où ? » hahahaha…

Je pose la main sur sa cuisse.


«-À priori pas besoin de la remise sur les bordels, juste mon nom consigné au tisonnier sur les fronts des futurs cadavre fera l’affaire niveau reconnaissance. »

Un coup léger se fait entendre par résonance sur l’acier noir de mon casque. Je me retourne pour manquer de me prendre la main agitée en rougeoyante du péquenaud qui sait pas viser. La chaise valse alors que je me tient debout et baisse les yeux pour admirer sa calvitie.

«-Écoute trou du cul, ici c’est pas le paradis, mais encore moins pour les gens qui ont de la merde derrière les oreilles à force de péter plus haut que leurs culs. Alors tu vas dégager maintenant avant que nos lames te mettent en forme pour te faire passer par le tout à l’égout comme la merde que tu es. »

Je lui donne un coup de boule et l’admire s’effondrer.

«-J’ai pas entendu par dessus ta connerie. Tu peux répéter ? »

J’aime bien l’alcool.
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-Mais c'est quoi ce bordel? Une voix que je connais assez bien tonne dans la salle.

Je peux la sentir, un mélange de vin rouge, de tabac et de manières peu orthodoxes, brutales, directes mais honnêtes. Des pas traînant dans mon dos, Isda qui fait un sourire mignon en voyant qui approche, finalement c'est moi qui ouvre le dialogue.

-Mes respects patron, je vous présente...
-Ah pas de chichi entre nous, on est entre potes. Chez les Kishos faut se serrer les coudes et ça vaut aussi bien pour les chefs que les hommes du rang.
Je me retourne, Tetsuo Kisho, il offre un sourire de gros paysan avenant à Otomo. Alors c'est toi baraqué et nerveux qui fout des gifles à tout les cons du coin. Il lui tend la main. Enchanté, je suis Tetsuo Kisho, le chef du clan. Minute.

IL EST EN TONG ET EN KIMONO DE NUIT?! Qu'est-ce qu'il foutait à l'étage? Qu'est-ce qu'il y a à l'étage? Des chambres.
Oh putain.
Quand je vois une putain (la travailleuse, pas l'injure hein) descendre, celle-ci rougit en croisant mon regard et celui du patron. Ah bordel.

-Je vais aux bains. Ça vous dit de venir? On pourra parler bizness comme aiment dire les jeune, hein Benkei? Quand je disais que Tetsuo, c'est un peu notre papa à tous, c'est dans tout les sens du terme ; les blagues éculées et l'humour de daron avec. Tu nous ramènes du monde en ce moment ; le manchot qui a battu le haut conseiller de Suna à une main, maintenant lui, tu recrutes bien c'est parfait ça. Contrairement à ce que je pouvais penser, il n'a pas l'air d'être contrarié à l'idée que ce soit un Tetsujin. Ah bah parfait, t'es de l'Empire en plus. Il se tape le coeur de la main droite avant de la lever haut devant lui. Heil Tetsu c'est ça? Bref, c'est parfait, quand vous aurez finis de bosser ensemble, vous pourrez passer me voir dans mon bureau à la forteresse? Qu'on vous trouve une place pas trop mal où crécher si vous avez déjà pas un logement dans la coin, en plus j'aimerais bien avoir votre expertise sur l'Empire.
-Il ne veut pas attaquer ses confrères.
-Encore heureux Benkei, aujourd'hui les gosses frappent leurs parents en demandant de l'argent. Qu'il fasse preuve de loyauté à sa patrie c'est parfait, ça prouve que c'est pas un tocard. Non, j'aimerais bien l'avis de monsieur à propos d'éventuels relations diplomatiques avec l'Empire. La paperasse, les gentils mots doux, tout ça.
Il jette un dernier coup d'oeil à Otomo, toujours souriant. Bienvenue dans l'équipe bonhomme.
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« -Mais c'est quoi ce bordel? »

Mon regard se tourne lentement vers l’homme, ma foi plutôt mal gaulé anthropologiquement, mais néanmoins charismatique à souhait, qui secoue lentement son peignoir rouge caressant les escaliers comme j’ai envie de caresser le diamant assis à mes côtés. Niveau classe on y est, mais encore faudrait-il avoir la connaissance de la notion de brosse à dent. Même quand j’étais le dirigeant de l’Escouade de la Nuit je laissais moins bordélique sur les champs de bataille.

« -Mes respects patron, je vous présente... »

« -Patron ? »

C’est quoi ça ? C’est pas Benkei la boss ? C’est quoi cette organisation à la mord moi les boules pendant qu’elles sont encore pleines de sueur ? Mais putain c’est quoi la prochaine étape ? Je vais devoir couper mes rapports en deux, envoyer la page gauche au peignoir et la droite enroulée en bédo à la cage de Faraday ? Bordel mais je peux stipuler sans thèse en fabrication fromagère qu’on a pas vu mieux comme situation pour faire fleurir ma flore intestinale dans un joli étron qui va sublimer l’expression « Avoir deux patron c’est deux fois plus de merde ».

« -Ah pas de chichi entre nous, on est entre potes. Chez les Kishos faut se serrer les coudes et ça vaut aussi bien pour les chefs que les hommes du rang.
Alors c'est toi baraqué et nerveux qui fout des gifles à tout les cons du coin.
Enchanté, je suis Tetsuo Kisho, le chef du clan. »


Bon, j’ai rien dit, compte tenu que la seule chose que j’envisage avec la situation actuelle compte tenu du caractère m’enfoutiste à souhait de ce gars, c’est une renégociation de salaire à la hausse. Je me lève et lui empoigne la main.

Lorsque la pute descend des marches décoiffée, je comprend pourquoi même à travers le métal je peux sentir une chaleur humaine me traverser la paume. Il doit être bon cuisinier.

« -Je vais aux bains. Ça vous dit de venir? On pourra parler bizness comme aiment dire les jeune, hein Benkei? »

Je rigole de toutes mes dents, ma tête bascule en arrière alors que je manque de m’évanouir su Isda comme dans les débuts des meilleurs récits jaunes qu’il ma été donné de lire en casernement (indice, si ils étaient si bon, c’est parce qu’on avait un fils de poète avec nous comme logisticien, naturellement les hivers étaient moins froids). Je me reprend une grande gorgée de mon verre et déglutit longuement, sentant chaque goutte de liquide me passer au fond de la gorge.

«-Vous savez, le seul endroit dans lequel je me baigne, c’est dans le sang. Et je déteste les douches froides. »

Je l’écoute pas forcément parler à Benkei, parce que ça me concerne ni ne m’intéresse. Alors je finis ma choppe avant d’en prendre une autre, à une table, j’sais plus laquelle. Me dire que c’est comme ça chez les Kishos, ça fait tout chaud dans mon coeur de merde. Ça réchauffe l’acier telle une guillotine thermique, prête à trancher le matériaux le plus dur pour en faire un dégouli de bon sens mal-amené et mal géré par l’alcool. Je pense que je pourrais me plaire ici, contrairement aux contrats biteux pour deux sous dans lesquels « Technique de coupe requises » signifie que je dois vider des poissons toutes la journée. En plus, j’aurais plus besoin de faire les videurs/piliers de bars/serveurs/cuistots/concierge/caissières/plongeur/serveur/maître de salle/marchand/pochetron dans une auberge de merde.

Ça sera propre chez les Kishos hein ?

« Ah bah parfait, t'es de l'Empire en plus. »

Un rictus malsain me déchire la bouche, bordel oui que je suis un Impérial. Un pur sang, pur fer. L’Ashikagium c’est mon métal favori, et pour moi l’inverse de la vie c’est pas la mort, c’est le champ de bataille. Le déshonneur c’est un gros mot, au même titre que « retraite tactique » et « manœuvre d’embuscade ». Sauf la nuit, les embuscade la nuit c’est cool. Y’a des lucioles qu’on peut embrocher au bout de nos sabres et sur les lignes de coupe pour jouer au chevaliers de la lumière venu d’une autre galaxie. Haha.

J’accompagne son salut réglementaire, regrettant simplement de ne pas avoir pu cirer mes bottes sur des cheveux au préalable, ça fait cracra de loin.

« Heil Tetsu c'est ça? Bref, c'est parfait, quand vous aurez finis de bosser ensemble, vous pourrez passer me voir dans mon bureau à la forteresse? Qu'on vous trouve une place pas trop mal où crécher si vous avez déjà pas un logement dans la coin, en plus j'aimerais bien avoir votre expertise sur l'Empire. »

« -Il ne veut pas attaquer ses confrères. »

J’ai tout entendu, et voilà la question qui fâche. Je replonge dans ma choppe et boit, mais boit l’oreille tendue, et l’esprit alerte pour la première fois depuis cinq… dix… quinze ? On va dire douze, douze minutes. Donc l’esprit alors pour la première fois depuis quatorze minutes… C’était douze ? Putain. En gros. J’approuve ce que dit la boss, je tape pas les congénères. Question de survie avant question d’honneur.

De toute façon c’est pas comme si j’avais signé pour lier les deux hein, mes boyaux sur le sol par ma propre lame si jamais je heurte le cousin d’un autre Shogun.

« -Encore heureux Benkei, aujourd'hui les gosses frappent leurs parents en demandant de l'argent. Qu'il fasse preuve de loyauté à sa patrie c'est parfait, ça prouve que c'est pas un tocard. Non, j'aimerais bien l'avis de monsieur à propos d'éventuels relations diplomatiques avec l'Empire. La paperasse, les gentils mots doux, tout ça.
Bienvenue dans l'équipe bonhomme. »


«-Les mots gentils, si on les épingle sur la tête d’un ennemi commun, c’est-à-dire un Uzujin un peu arriéré qui aurait comme par hasard foutu le feu au Reichstag insulté les mauvaises personnes, c’est à dire nous, ça passe forcément peu importe l’épaisseur de métal sur le coeur. »

Tant que vous respectez ma seule et unique condition, dépendante de mon efficacité, qu’est de pas aller cogner sur du Tetsu-jin, je peux faire n’importe quoi.

Quoi que, n’importe quoi si ça inclut de faire le ménage ou de réparer le disjoncteur de la piaule. »

Je finis ma chope d’une traite, et fait ce fameux signe du verre levé/visage baissé/yeux fixés des gens qui se sont compris à l’homme qui me fait face. J’ai connu des Shinobis en grand nombre, certain même de l’intérieur une fois exposés sur une pique. J’ai toujours refusé qu’on me dise que y’en avait des pires que d’autre, car ça incluait que y’en avait des moins pire. Aujourd’hui j’admet que ceux là ont pas l’air si déchet que ça.


«-Bon, pour les bains c’est rapé je pense vu l’heure, mais j’suis partant un autre jour, car j’ai les adducteurs qui collent entre eux à cause de la gonflette. C’est quand on peut laisser parler la virilité que les meilleurs mots s’échangent. »

Je plonge dans le regard améthyste d’Isda, y’a pas que des mots qui vont s’échanger. Faut dire que le pater à de plutôt bonnes idées. Haha. J’vais me plaire ici.
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-Mais non c'est jamais rappé pour les bains, qu'importe l'heure je connais la meilleure maison de bains du coin elle est pas loin. Balance-t-il sur un ton joyeux, mais qui ne saurait souffrir d'aucune contrariété. Allez hop hop hop, on va rejoindre Kirasa.

Et par la magie du charisme, le patron nous embarque tous vers la maison de bain la plus proche, en sifflant d'un coup sec pour dissiper Isda en une poussière de diamants qui disparaît. Le soleil commence tout doucement à descendre dans le ciel, on se traîne donc le meilleur Onsen (selon Tetsuo) de l'Enclave, j'ai nommé le Mizu Shobai. C'est assez nonchalamment qu'on s'y traîne, à l'intérieur tout le parquet laqué nous rappelle bien que oui, nous sommes dans un établissement chic alors que chacun se sépare pour se déshabiller, se laver puis finalement se joindre dans une grande source chaude mixte.
Instinctivement, je rejoins mon tout doux et me pose à ses côtés, Nakai est un peu gêné de voir que je débarque avec d'autres gars. Mais il prend relativement bien la nouvelle quand je me presse contre son épaule comme seule une femme sait le faire. Il n'y a que nous, ce bassin étant réservé aux ninjas. Enfin, nous, et elle.

-Eh bien eh bien, vous nous en ramenez du monde aujourd'hui patron.

Bras écartés sur le rebord, la Kisho originaire du désert chasse une mèche rebelle d'un signe de tête et contemple avec un regard suspicieux le nouvel arrivant, avant de finalement hocher la tête en comprenant la situation.

-C'est ainsi que le clan Kisho est agrandi d'encore un membre. Elle a un sourire satisfait. Un tetsujin en plus, ouh... J'en connais un qui a dû grincé des dents en découvrant son existence, par les kamis, si un jour on m'aurait dit qu'après Nobushi nous croiserions de nouveau la route d'un membre de l'empire. Il est étrange de voir des gens du pays du fer en ces lieux, des héros dirais-je même. Comme si Tetsu n'était constitué que d'individus normaux, oui... Je sens en toi Otomo ce que j'ai pu voir en Benkei ou d'autres. Moi la première fois que j'ai croisé la route de Kirasa, j'ai surtout sentit une vague odeur de poulet frit.

En même temps, mettons les choses au clair ; elle a la peau foncée, des hanches larges et des grosses babines salées. Sans virer dans le noir anthracite, on est quand même couleur chocolat au lait et quelque part ça me dérange. Je ne suis pas habituée, surtout qu'en plus, elle passe toutes ses putains de journées dans des bains, elle devrait blanchir merde!

-Oui, un vrai héro. Un peu con sur les bords et même au centre, un peu faiblard mais avec une endurance qui remet tout en cause. La noiraude pose ses yeux bruns sur Tetsuo. Je persiste à penser que son apparition est unique, je m'avancerais même à dire qu'elle est très controversée chez les kamis. J'ai le don pour sentir ses choses, surtout quand il s'agit d'individus si unique, c'est un peu comme si... Le soleil aurait refusé sa naissance, mais qu'il dormait quand une bonne étoile a permis à sa mère de mettre bas correctement. Elle tire sur sa pipe.
-Tu es d'habitude avare de réponses, tu sembles bien bavarde aujourd'hui Kirasa, serais-tu malade?
-Non, bien au contraire, je suis en pleine forme et suis enchantée de voir un Tetsujin qui a le sang des héros. J'ai toujours eu cette sensation que l'Empire n'était pas traité à sa juste valeur, comme si les samouraïs n'étaient que des bons à rien qui devaient se faire massacrer, comme s'ils étaient les méchants de l'histoire. Pourtant, je sens un très fort potentiel caché au sein du pays du fer, celui de mettre en relief les ninjas, une façon de juger les pratiquants du ninjutsu, d'opposer les arts de l'ombre aux arts de la lumière.
-Comme si un samouraï pouvait faire le poids face à un ninja.
-Dans l'unité, la force. L'éclair dans le cercle si tu veux une image plus frappante. Je suis certaine qu'Otomo pourrait détailler mon propos. La kunoichi des régions arides toise avec une moue satisfaite le samouraï. N'est-ce pas? Qu'est-ce que cela fait? D'être l'Unique. Le pourfendeur des ninjas stupides?
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