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Smile at strangers and you just might change a life | Ikki

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« Et voilà, comme neuf. N'oubliez pas de prendre votre médication et je reviendrai à la date prévue pour réaliser le suivi. Cela vous convient-il ? »


Pour la cinquième fois aujourd'hui, on me complimenta chaudement, tous tenant à me remercier personnellement pour m'être déplacée en provenance de Konoha. Certains avaient même osé me gratifier d'une tape dans le dos, ce qui m'avait immédiatement conduite à me braquer, légèrement mal à l'aise. Trop polie pour en faire ouvertement mention, néanmoins, je me contentai d'esquisser un sourire ressemblant plus à une grimace avant de trouver une excuse pour m'éclipser. S'il me faisait grand plaisir de mettre mes talents de ninja médecin à profit et d'aider autrui en échange d'une compensation plus symbolique qu'autre chose, ces poignées de main et divers rituels de remerciements avaient le don de me désarçonner et de me pousser à la fuite. Pire, des villageois s'étaient empressés de m'offrir le gîte et le couvert, ce qui m'avait fait lever les mains pour gesticuler, leur expliquant de façon maladroite que ce n'était pas la peine. J'avais, après tout, déjà réglé un arrangement pour obtenir une chambre à peu de frais, à l'auberge du coin. Je prétextai donc ne pas vouloir faire faux bond au propriétaire et, heureusement, on ne chercha pas à me faire changer d'avis.

C'est en poussant un soupir de soulagement que je quittai l'habitation où l'on m'avait installée pour la journée, m'improvisant une salle de consultations dans le salon d'une famille serviable du coin. L'air, à l'extérieur, était bien plus frais qu'en intérieur, là où les gens s'étaient pressé les uns aux autres toute la journée. Mieux, quelques gouttes de pluie tombaient des cieux, achevant la création de cette ambiance grise et paisible, libératrice, que j'affectionnais tout particulièrement. Il n'y avait, pour briser le calme, que le bruit provenant des maisons dont les fenêtres laissaient entrevoir des scènes de repas animés en famille. Des rires et des voix fortes, bien qu'étouffés par la charpente des diverses habitations. D'un pas, je m'avançai vers la route de terre battue, cette dernière étant creusée par endroits, là où l'eau commençait à créer de petites flaques miroitantes. Je grimaçai, voyant que la boue se collait à mes souliers, mais ne stoppai pas ma marche pour autant. Il me suffirait de les nettoyer une fois arrivée à destination et confortablement installée dans ma chambre. Mon but en tête, je ne bronchai pas lorsqu'une goutte d'eau aventureuse glissa le long de ma nuque, arrachant un frisson à mes solides épaules. J'avais beau être femme, mon héritage de Senju m'avait façonnée pour l'action plus que pour la vie de salon.

Quoi qu'il en soit, ma destination avait le mérite d'être située tout près et, donc, j'y parvins sans trop d'embûches. Je passai l'embrasure en réprimant un nouveau frisson. Je m'occuperais de mes vêtements trempés plus tard, ça ne pressait pas. Une décision paradoxale considérant que tout autre individu que moi-même aurait subi une réaction très zélée de ma part, un ordre du médecin de se sécher sans tarder. À la place, je préférai m'avancer vers le comptoir, là où je pus saluer la tenancière. Cette dernière semblait très occupée par son ouvrage et j'hésitai donc à la déranger. Mieux, j'avais presque envie de passer de l'autre côté et d'offrir un coup de main. C'est ce que j'aurais fait si l'homme que j'identifiai comme étant son mari n'était pas venu m'en empêcher, me proposant plutôt de prendre place et d'attendre que l'on m'apporte un bon repas que j'avais, selon lui, amplement mérité. Gênée par tant de sollicitude, je fus très tentée de bredouiller une excuse, mais préférai encore me taire plutôt que d'ouvrir la bouche et de risquer de me ridiculiser. Je m'installai à une table près de la fenêtre, appuyant mon menton contre la paume de ma main et laissant vagabonder mes pensées.

Bientôt, je n'aurais plus le loisir de quitter le village avec tant de liberté. Cette simple pensée m'angoissait légèrement, me mettant une pression que je n'avais plus ressentie depuis longtemps. Je n'aurais pas non plus la possibilité de confronter cette nouvelle épreuve comme j'avais l'habitude de le faire. J'aurais beau m'entraîner sans relâche, cela ne me serait d'aucune utilité dans le cadre de ce à quoi j'allais bientôt faire face. Un mariage arrangé : mes parents avaient perdu la tête. Et le candidat... autant ne même pas y penser, j'allais simplement déprimer encore plus. Absorbée dans mes réflexions et, surtout, occupée à imaginer comment cette première rencontre allait se dérouler, à m'inventer Senju Taka selon ce que j'avais entendu dire à son sujet, je perdis toute connexion avec mon environnement immédiat. Lorsque je me posais pour mieux commencer à réfléchir, je n'avais pas l'habitude de faire semblant. Mon imaginaire a toujours été un monde plus intéressant et plus coloré que la réalité, un fait dont je m'avoue d'ailleurs très fière. Disons que c'est simplement peu pratique pour une kunoichi dans un environnement inconnu, entourée d'étrangers.
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Me voilà bien loin des mes contrées natales, au fin fond du pays du Feu. J’aime voir les différentes culture de ce monde, ici les shinobi sont peu présent, mais il n’est pas rare de croiser quelques ninjas égarés affirmant qu’ils sont là en mission alors qu’évidemment ils sont ici pour se détendre au frais de leurs villageois. Cela fait partie des nombreuses choses que je ne comprends pas dans cette nouvelle ère. Enfin, je suis ici pour faire des rencontres, peu importe la profession, ce que je cherche c’est m’établir ici, avoir un pied dans ce pays dans l'anonymat le plus totale me servira pour la suite. Il y a de nombreux marchand ici, des voyageurs venant de toutes horizons. Aujourd’hui je dois rencontrer un homme, celui-ci doit me faire visiter un bâtiment qui me servira certainement de planque à l’avenir. L’argent n’est pas un soucis puisque je ne paierais rien à cet homme, il ne demande qu’à être protégé quand il en a besoin. C’est un marchand assez influent qui commence à se faire un nom dans la région, cela attise évidemment la convoitise de la part de ces concurrents. Cela fait donc les affaires de tout le monde, le marché sera donc rapidement conclu ce qui me permettra de rester ici quelques temps et pourquoi pas faire d’autres rencontres intéressantes.

Je rejoins donc mon contact, me présentant à lui comme un shinobi d’un clan mineur du pays du feu. Nous discutons un moment, il veut en apprendre plus sur moi, quoi de plus normal, il veut savoir qui le protège. Les bobards que je lui raconte ont tous une part de vérité, cela rend mon discours plus crédible. Il est facile à manoeuvrer, je lui conte quelques récits de combats fantastiques, exagéré évidemment, mais restant dans la limite du possible. Il faut bien se vendre à son futur employeur, il finit finalement par accepter le marché. La planque qu’il me fait visiter est parfaite, situé en bordure du village, je suis satisfait de cet accord. Nous nous remercions mutuellement, il retourne à ses occupations pendant que j’essaie de m’approprier l’endroit. Je vais prendre une douche, j’ai voyagé longtemps pour arriver jusqu’ici, il est temps de se reposer un peu et prendre un de bon temps.

«Bien allons visiter ce village.»

Arpentant les rues du village presque désert à cause de la pluie qui s’abat sur le pays du Feu, je fini par m’abriter dans une petite auberge. Saluant les propriétaires, ils m’indiquent une table où je peux m’installer tranquillement. J’affiche un sourir poli et fait un signe de tête en gage de remerciement. Le patron m’apporte un verre, un alcool réputé dans la région que j’accepte avec plaisir, les recommandations du boss sont toujours appréciables, après tout il connaît mieux les spécialité régionales que moi. Seul à ma table, j’observe les conversations et les allers et venues dans l’auberge. Un homme entre, il ne prend pas la peine de dire bonjour et s’assoit à ma table sans un mot. Une femme lui succède entrant poliment dans l’établissement, je n’y fais pas trop attention, même si elle me paraît bien plus intéressante que cet imbécile qui vient de prendre place en face de moi.

«- Toi, je t’ai vu avec Ishimada! Je veux savoir ce que cet imbécile t’as dit, il t’a engagé c’est ça ?
- ….
- Tu ne réponds pas hein ? Quoi qu’il t’offre, je te donne le triple ici et maintenant.
- Tu te donnes en spectacle, tu gâches le verre que le boss m’a si gentillement conseillé. Maintenant pars, ce n’est ni l’endroit ni le moment. Je n’ai pas envie de causer des ennuies à ses braves gens. Alors dégages! Maintenant ou je te sors moi-même d’ici!.
-Tu vas le regretter! »

L’abruti, on peut dire qu’il ne fait pas dans la dentelle, mais ce qui me rend fou c’est qu’il me fait remarquer alors que je suis à peine arriver dans le village. Mon instinct me dit que je vais bientôt me charger de ce concurrent de Monsieur Ishimada. Frapper avant qu’il nous frappe, cet homme représente une nuisance pour mon employeur comme pour moi. La plupart des gens se sont arrêtés de parler avec cette altercation, ce qui n’arrange pas trop mes affaires m’enfin je devrais pouvoir m’en sortir avec de belle excuse envers les patrons. Il ne devrait pas être trop difficile de me mettre ses gens de ma poche, après tout plus je suis apprécié, plus je me fond dans la masse. Il faut se montrer patient, même si j’avais envie de fracasser le crâne de ce pauvre abruti aux yeux de tous.

«- Veuillez me pardonner Boss, Madame, je ne sais comment me rattraper pour le désagrément. Est-ce qu’une tournée pour tout le monde pourrait alléger le tort que je vous ai causé?
- Ahah ne vous en faites pas jeune homme, toutefois je vous prends au mot, vous avez entendu ? Tourné pour tout le monde !
- Ahah vous êtes un commerçant de grand talent. Très bien tournée pour tout le monde ! Vous aussi mademoiselle, prenez ce qu’il vous plaira. »

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Dans mes réflexions profondes, je n'eu d'abord pas conscience de l'entrée de ce nouvel individu. Remarque, quand bien même ce fut le cas, sans doute ne lui aurais-je pas adressé de considération. Ma journée avait été longue et ma patience, tout comme ma sympathie, avait largement eu le temps d'être épuisée. Tant qu'il ne faisait pas de raffut, j'aurais pu tout bêtement continuer à l'ignorer, sauf que je n'aurais visiblement pas cette chance. Les éclats de voix me firent relever la tête, cherchant la provenance de ces bruits nuisibles qui étaient venus troubler mes craintes pour l'avenir. Haussant simplement un sourcil, énervée, je tendis l'oreille, attendant de voir la suite. Devrais-je intervenir ? Possiblement, je ne pouvais laisser une quelconque agression se passer sous le toit de ces braves gens ayant eu la gentillesse de me recueillir. La moindre des choses était bien de les protéger, eux et leur établissement. Heureusement, l'autre individu impliqué semblait bien plus calme que le premier, visiblement peu désireux de se faire remarquer. Ou, peut-être comme moi, n'avait-il plus la patience de s'adonner à des interactions sociales déplaisantes avec un individu qui, clairement, ne voudrait rien entendre. Peu probable, mais une pensée amusante néanmoins. Il me faisait toujours plaisir de rencontrer d'autres individus solitaires, des gens qui comprenaient ma vision des choses et mon introversion. Wishful thinking. Quoi qu'il en soit, la scène se termina rapidement, le trouble-fête ayant été invité à sortir avant qu'on ne l'y contraigne. Soit l'énergumène s'était retrouvé une politesse insoupçonnée, soit le risque de se frotter à l'homme qu'il menaçait pourtant en était un qu'il refusait de courir. Intéressant.

Pendant qu'il échangeait quelques mots avec le tenancier, je ne pu m'empêcher de le détailler, sans bouger de ma position. L'inconnu semblait grand, même assis, et présentait une carrure qui ne pouvait qu'appartenir à un homme physiquement actif. À cela s'ajoutait une peau mate et un chevelure claire, un mélange peu commun expliquant partiellement l'envie qu'il devait avoir de faire profil bas. Avec des traits aussi distinctifs, l'inverse pourrait rapidement devenir problématique. Ou, peut-être, était-ce encore moi qui me créait des scénarios improbables, désirant voir là plus qu'il n'y avait véritablement à voir. Ce ne serait pas la première fois que ma soit disant perspicacité se retournait contre moi. Personne n'aimait recevoir une attention n'étant pas la bienvenue, après tout. Quoi qu'il en soit, il avait réussi à piquer ma curiosité et j'avais donc déjà commencé à imaginer le genre de vie qu'il avait dû mener pour se retrouver là, ici et maintenant. Si j'étais à des lieues de la vérité et que j'en étais parfaitement consciente, il ne s'agissait pas moins d'un exercice que j'affectionnais tout particulièrement. Occupation que je dus mettre de côté lorsque mon sujet d'étude se tourna vers moi pour s'excuser, comme si cela avait été nécessaire. Pire, il offrit même une tournée. Qu'avaient donc les gens pour tous essayer, les uns après les autres, de m'offrir des présents qui me gênaient profondément ?

« Ce n'est pas la peine, j'ai déjà tout ce qu'il me faut. Merci. »

Et j'eu la naïveté de croire que, pour une fois, le tenancier allait m'écouter. J'ignore s'il avait dans l'idée de me forcer à accepter une compensation pour mon travail ou si la perspective d'offrir une tournée, et par conséquent d'augmenter son chiffre d'affaire, suffisait à lui faire totalement ignorer mon opinion sur la question, mais le fait est que je n'allais pas y échapper. Moins d'une minute plus tard, on avait déposé sur la table, devant moi, le repas que j'avais déjà commandé, accompagné d'une boisson locale aux frais de l'inconnu aux cheveux blancs.

« Et on dit que ma famille est bornée... Merci je suppose. »


Avais-je répondu avec une certaine exaspération, je l'avoue. Il aurait été toutefois très impoli, à ce stade, de rejeter ce que l'on avait déjà placé devant moi. Je baissai donc mes yeux noisette sur le verre, curieuse de découvrir ce qui y reposait. D'autant plus que ma gorge sèche, en vérité, était plutôt heureuse d'avoir de quoi remédier à son malheur. J'en pris donc une gorgée, agréablement surprise par cette saveur qui promettait de compléter à la perfection celle de mon repas. Néanmoins, avant d'attaquer ce dernier, je ne pu m'empêcher de jeter une oeillade supplémentaire au grand inconnu. Ce dernier étant assis une table plus loin était néanmoins tourné de manière à me faire face. Si je commençais à manger, alors il pourrait me voir manger. Je sais, c'est une réflexion idiote, mais qui ne me dérangeait pas moins. Je détestais laisser autrui me regarder manger, surtout s'ils ne se livraient pas eux-même à pareille activité. C'est donc avec une certaine déception que je me résignai à prendre une autre gorgée pour faire patienter mon estomac. La prochaine question, c'était de savoir si j'étais dans l'obligation de faire la causette. Certes il m'avait payé une consommation, mais c'était sa décision et je ne lui devais donc absolument rien. J'aurais pu rester là, aussi froide qu'un mur de glace, à manger sans lui adresser la parole ou même un regard et je n'aurais pas eu à en rougir. C'est sans doute ce que j'aurais fait en temps normal, si je n'avais pas été une personne aussi intègre et aussi responsable. Cette altercation méritait d'être investigué et je devais m'assurer que l'inconnu n'était pas une menace pour ces honnêtes gens que je visitais régulièrement pour assurer mes fonctions de médecin. Par où donc commencer ?


« S'il revient, disposez-vous d'un plan ? »


D'autres auraient sans doute préféré ouvrir par quelque chose de plus classique comme bonjour ou merci. Peut-être aurais-je du faire de même...? Comme quoi il me restait encore bien des choses à apprendre.
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Il n’y a pas dire, les ennuis me poursuivent, même si la gravité de ce soucis reste très moindre comparé à ceux que j’ai connu. Celui-ci je n’y prête pas vraiment intérêt, après tout je sais déjà de quoi il est capable et donc de quoi il est incapable. Malheureusement pour lui, c’est une certitude il ne peut absolument rien contre moi et ce ne sont pas ses maigres compensation financières qui vont me faire changer de camp. Même si je doute qu’il revienne, je me retrouverai bien embarrassé s’il venait à passer leur nerf sur ces pauvres gens. Il serait d’autant plus stupide de sa part de faire cela sachant qu’il me craint déjà. Cet imbécile fini ne sait pourtant rien de moi, comme quoi manoeuvrer un homme n’a rien de compliqué. En revanche les femmes sont différentes, il n’y a cas voir cette jeune femme assise seul à côté de la fenêtre. Elle observe, sans un mot et sans intervenir, pourtant son regard indique qu’elle pourrait le faire à n’importe quel moment. Pas pour me protéger évidemment, mais pour assurer la sécurité de ces commerçants. Une brave shinobi, oui il est aisé de remarquer un shinobi quand on en voit un, elle a dû le remarquer également. Une fille intéressante, bien plus intéressante que tous les clients réunit dans cette salle. Enfin une rencontre qui en vaut la peine à priori, mon voyage ici aura peut-être le mérite d’être bénéfique dès ma première visite.

«- Boss, j'aimerais goûter une spécialité de la région pouvez m'apportez ça?
- Evidemment jeune homme, je vous apportes ça.»

J'observe brièvement la demoiselle me tournant à moitié vers elle, elle a l'air d'avoir passé une journée plutôt difficile à en juger par ces vêtement encore humide malgré la chaleur régnant dans la salle. Une jeune fille poli, un regard protecteur, quelles raisons l'avait poussé à venir ici ? Difficile à dire à première vue. Elle semble d'abord silencieux puis m'interpelle avec un enthousiasme que j'ai rarement vu. Evidemment c'est de l'ironie, mais cela me rend service, car j'aime faire de nouvelle rencontre tisser des liens avec des gens de tout horizon, cela est bénéfique pour les affaire et le projet qui m'anime. Sa question est simple et direct, j’aime ça, ai-je un plan en cas de retour de cet énergumène ? Evidemment, lui coller la raclée de sa vie après l’avoir emmené à l’extérieur du bâtiment. Qu’importe à combien ils reviennent, je sortirais sans un mot, puis ferais ce que j’ai à faire une fois dehors, rien de bien compliqué à priori. Même s’il faut toujours rester sur ses gardes, je sais pertinemment qu’il n’a pas les moyens de s’en prendre en moi, pourquoi serait-il venu me supplier comme un chien battu sinon ?  

« - Il n’y a pas à s’inquiéter, si revient je me chargerai de tenir la promesse que je lui est faite. Il veut s’en prendre à mon employeur depuis longtemps déjà, mais il n’en n’a pas les moyens. »

C’est un concurrent féroce en affaire, mais rien de plus, il n’est pas le plus inquiétant des rivaux d’affaire de mon patron. Mr.Ishimada, m’avait déjà prévenu sur celui-là, il lui en veut depuis des années maintenant. La raison est que mon employeur a dû racheter certaines entreprise de ce concurrent afin de sauver les commerces qu’il était en train de ruiner. Ainsi Mr.Ishimada à sauver dans nombreux emplois dans cette partie du mon et à entendu son influence grâce à ce sens des affaires incomparables. Mon Boss est un homme bien aussi bien que les propriétaires de cette auberge, il a fait beaucoup pour les gens de la régions, relançant l’économie et créant de nombreux emplois. Il n’y a pas que les Shinobi qui ont besoin de boulot pour survivre. La vision des choses de cet homme est assez proche de la mienne, même si ces intentions ne sont aucunement meurtrière. Il veut profondément changer la mentalité des gens, en réunissant, Shinobi et non-shinobi sous une seule bannière, sans avoir besoin d’affrontement. Une unification du monde pacifique, une douce utopie qu’il entreprend là, je sais très bien qu’il poursuit une chimère ,que son but est inatteignable. Il ne pas y avoir d’unification pacifique, les Hommes ne savent pas faire ça. Enfin, il est tant que je m’intéresse moi aussi à la jeune femme à côté de moi.

- «Et vous, qu’est-ce qui vous amène ici ? »

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Toujours attablée dans cette même taverne, j'avais donc entamé une discussion avec un homme inconnu à la chevelure pâle et au teint mat. Jusqu'ici, rien de nouveau. Il me semblait tout bonnement important de m'assurer que rien ne puisse venir nuire aux braves gens m'ayant offert le gîte et le couvert. Heureusement, la réponse à mes interrogations ne tarda pas à m'être servie, accompagnée d'explications semblant pour le moins honnêtes. Cet homme aurait donc été employé par un commerçant de la région pour une quelconque tâche. Compréhensible, le système ninja étant encore jeune et certains particuliers préférant encore embaucher des shinobi errants, qui n'étaient pas affiliés aux nouvelles grandes puissances militaires, afin d'avoir de la main d'oeuvre à moindre coût et, surtout, qui soit plus fidèle. Un homme oeuvrant sous vos ordres depuis quelques années sera, bien sûr, plus dévoué qu'un ninja embauché le temps d'une mission, cela coulait de source. Bien que ce fut de la compétition pour Konoha, je doutais fortement qu'un unique mercenaire puisse véritablement avoir un impact sur la force économique du village caché de la feuille. Sans oublier que les choses s'équilibraient autrement, comme allait le prouver la question à venir.

En effet, l'homme désirait également s'enquérir des raisons de ma présence dans ce petit village. Si mes impressions à son sujet étaient bonnes, il n'y avait aucun doute que ma profession de shinobi avait été découverte, tout comme la sienne l'avait été. À ce stade, je préférais encore ne pas prendre mon interlocuteur pour un imbécile et, tel qu'il l'avait fait pour moi, jouer franc jeu. Dans tous les cas, je n'avais rien à cacher, rien qui soit en lien avec ma présence en cette auberge. J'acceptai donc de répondre, mon regard noisette croisant les pupilles du shinobi errant.

« Je suis médecin. Dans ce genre de petit village, les paysans n'ont pas accès à des soins de santé très poussés et, lorsque c'est le cas, la moitié des médecins sont des charlatans et l'autre moitié est décidée à faire les poches des malades. Je m'efforce donc de venir ici régulièrement pour traiter la population en échange d'un hébergement. Celui-ci n'est d'ailleurs pas le seul village que j'ai l'habitude de visiter. »

Ma réponse achevée, je pris une nouvelle gorgée du fameux breuvage offert par l'inconnu. Également, je ne pus m'empêcher de lancer une oeillade en sa direction, espérant qu'il regarde ailleurs assez longtemps pour prendre une bouchée de mon repas sans être vue. Il ne me fallait qu'une ouverture pour tenter ma chance et... Empoigner mes baguettes, vite ! Un morceau de viande, attrapé avec une expertise de maître ! Et maintenant la bouchée avant qu'il ne se tourne de nouveau dans ma direction et... Merde, il se retournait trop vite, il allait me voir mastiquer !! (Oui, ma bouche était fermée, merci beaucoup, je suis simplement une étrange personne en vérité.) Inspirée par le sentiment d'urgence, j'avalai mon morceau de viande d'un trait ou, plutôt, j'essayai maladroitement. Bien sûr, je n'aurais pas pu conserver la même crédibilité si je ne m'étais pas étouffée suite à mon étourderie. Je me retrouvai donc, main plaquée contre la bouche, à tousser fortement, le dos courbé et les yeux fermés. Il n'y avait que moi pour m'étouffer avec ma nourriture alors que je tentais de faire bonne impression. Sans oublier qu'une médecin qui s'étouffe... Durant un instant, j'espérai disparaître. Je souhaitais que l'autre en profite pour s'enfuir et me sauver l'embarras de la situation. Réussissant de nouveau à respirer et ayant vaincu cette passionnante bataille contre mon morceau de probablement poulet, je fis un signe de la main à l'inconnu pour le rassurer. Tout allait bien à présent et je pris une nouvelle rasade pour bien faire passer le tout avant de pousser un soupir de soulagement. Bien sûr, mon visage était encore tout rouge et le coin de mes yeux humide, mais cela ne m'empêcherait pas de tenter de sauver la face. Lancer la conversation dans une autre direction, n'importe laquelle...

« Sinon euhm... Je m'appelle Mai, ravie de vous rencontrer. Si nous devons poursuivre la conversation, pourquoi ne pas venir vous attabler avec moi ? »

S'il-vous-plaît ne me trouvez pas bizarre, monsieur l'inconnu.
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