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Nice to actually meet you [Pv. Kayaba Akihiko]

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Yamanaka Sayuri
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ft. KAYABA Akihiko

une longue et épuisante mission, une soirée de repos, un visage familier

Nice to actually meet you




La journée avait d’une longueur incroyable. La saleté s’était incrustée dans tes cheveux, sous tes ongles, dans ta bouche. Tu n’aurais pas été surprise d’en retrouver sous ta peau. La mission à laquelle tu avais participé s’était éternisée et tu avais rencontrer plusieurs frustrations. La tête pleine de tes précédentes bévues et celles des équipiers qui t’as été imposé, tu rentras dans une petite auberge à quelques heures du domaine Yamanaka. Il n’était pas question de rentrer dans ton état. Tu avais envie d’hurler et de briser quelque chose, ce n’était clairement pas une bonne idée de te présenter au chef du clan dans cet état d’esprit.
Tu pris une chambre pour la nuit et fila vers les bains publics, afin de retirer toute cette crasse de ton corps. Tu laissas mariner dans la chaleur de l’eau, relaxant ton corps aux muscles crispés par l’effort que t’avais demandé cette mission, mais offrant également du repos à ton esprit qui s’était épuiser par la présence de tes équipiers.
Ces équipiers, en arrivant en ville, tu leur dis de continuer sans toi assez fermement pour qu’ils t’obéissent. Tu avais clairement exprimé le désir d’être seule pour l’instant, que tu rentrais le lendemain matin pour remettre ton rapport. Ce n’était pas dans tes habitudes, mais une fois bien fraîche, tu te dirigeas immédiatement au bar. Ta façon de décompresser après des moments aussi pénibles que ceux que tu avais rencontré en mission : boire. Optimalement, un bon saké chaud, en quantité suffisante pour t’engourdir toute entière.
La perspective d’une agréable soirée t’émoustillait, te rendait fébrile. Quel bien cela te ferait d’enfin te déconnecter de la réalité, te berner toi-même, te faire croire qu’un instant de paix n’allait pas tout mettre sans dessus-dessous.
Tu t’installas confortablement sur un tabouret au comptoir du bar et passas commande. Lorsque ta boisson te fut servie tu la sirotas lentement savourant chaque gorgée, laissant le goût s’imprégner dans tes papilles. Ô comme ça faisait longtemps que tu n’avais pas pris le temps d’apprécier une boisson à l’extérieur d’une mission. Tu n’avais pas d’obligation le lendemain à l’exception de te présenter pour donner ton rapport. Tu comptais profiter de la soirée.
Tu enfilas petites coupes de saké après petites coupes, sans te préoccuper de la quantité. Lorsque tu relevas la tête pour en commander une de plus lorsque ton regard tomba sur un homme aux cheveux blonds. Tu le reconnus. Cet homme était le haut conseiller de Suna. Tu l’avais croisé à quelques reprises lors de différentes missions d’infiltrations. Heureusement il n’avait pas mentionné tes différentes aventures à celui que tu tentais d’amadouer lors de vos rencontres. Pourtant, tu ne lui avais jamais parler. Tu n’y voyais pas la pertinence, mais surtout, tu ne voulais pas faire tomber ta mascarade.
Ce soir, par contre, tu n’avais pas à mentir ni à jouer de comédie. Tu pouvais directement lui parler. Établir un contact, peut-être même le remercier de ne pas avoir fait tomber ton masque les quelques fois que vous vous étiez croisés auparavant.
Tu demandas au barman une bouteille ainsi qu’une autre coupe avant de te déplacer à ses côtés. Tu posas la coupe devant lui et tu te penchas pour murmurer à son oreille :

« Comme on se retrouve, monsieur le conseiller …»

Ensuite, tu t’éloignas pour prendre une distance respectable avec le Shinobi. Mieux ne valait pas s’en faire un ennemi. Tu te tenais bien droite, tentant de lui faire savoir par la position de ton corps que tu ne comptais lui faire les yeux doux, qu’une simple discussion serait suffisante.

«Laissez-moi vous offrir à boire. Je crois que je ne me suis pas encore proprement présentée. Je me nomme Yamanaka Sayuri, enchantée.»

Sans réellement attendre tu versa à l’homme un peu de saké dans la coupe que tu lui avais apportée. Tu le détaillas des yeux quelques secondes. Il n’était certes pas laid, ça faisait différent des missions où tu devais glousser devant un homme aussi affreux qu’un vieux singe. Il avait de longs cheveux blonds, des yeux bleus … Il avait davantage l’air d’un Yamanaka que toi.

Rapidement, tu chassas cette idée de ta tête. Ce n’était pas vraiment le temps de jalouser la blondeur de ses cheveux.




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Kayaba Akihiko
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DIE DIE CRUCIFIED



Sayuri & Akihiko

« Il ne cédera pas. »

Un ton sec, presque froid, et une voix qui resterait à jamais ancrée dans les mœurs et mémoires. Une voix qui n’était qu’un signe de mauvaise augure, un présage annonciateur d’une mort ô combien lente douloureuse, si bien que le pauvre rescapé aurait probablement préféré être traduit en justice pour trahison que se voir partir petit à petit sans l’ombre d’un répit. Le tortionnaire, un homme grand et élancé, sans trop de muscles ni pas assez, n’avait de cesse de se délecter de l’horreur et la peur qui se dessinaient un peu plus à chacune de ses paroles sur le visage de sa nouvelle proie. Sans dire un mot, il fit voltiger sa cape et masque son visage pour prendre la porte. Après quelques longues minutes, l’homme revint avec un chariot à l’entretient douteux et aux ustensiles tout aussi louches. Une pince, une scie, des forets… S’il n’avait pas réussi à le faire craquer et à le briser psychologiquement, alors il s’occuperait de chacun de ses os et de ses nerfs.

« On m’a toujours dit de ne jamais jouer avec le cœur d’une personne car il n’y en a qu’un… En revanche, tu possèdes deux-cent-six os et bien plus de zones à exploiter… Claqueta-t-il de concert avec une pince qui pouvait infecter quiconque avec le tétanos. »  

Un rictus malsain déforma son minois d’ordinaire charmeur et angélique, ne laissant place plus qu’à la soif de sang, la destruction et la zizanie. La pince en mains, il faisait entendre son cliquetis juste à l’entrée de l’oreille de ce pauvre fou qui avait osé accepter cette mission. La rouille et l’érosion de l’appareil de torture aussi visibles qu’audibles, c’était à grosse goûte que la sueur froide – il transpirait littéralement la peur – perlait sur son front creusé par les soucis, ses rides rendues encore plus visibles depuis qu’il n’avait de cesse de hurler à la pitié et la merci. Les deux encoches métalliques caressèrent sensuellement l’oreille meurtrie du pauvre Nukenin qui ne demandait plus que son reste, et probablement un dernier repas avant d’être finalement confronté à Satan.

« Goichiro, tu vas regretter de n’avoir rien dit à mes équipiers… Personne ne veut avoir à rencontrer le Prince des Ténèbres. Personne… Siffla l’autoproclamé prince des ténèbres alors que l’étreinte mécanique se refermait sur son lobe droit. Qui est ton commanditaire ? Demanda-t-il alors.
- Je ne céderai pas !!! Beugla l’animal démuni.
- Dans ce cas… La pince recouvrait une bonne partie de son organe auditif. L’encapuchonné renforça son emprise sur ledit outil et tira d’un coup sec, lui arrachant l’oreille et une bonne partie de sa joue, arrachant un râle d’épouvante et de douleur à cette pauvre âme égarée. Et à présent ? Susurra-t-il auprès de son autre oreille.
- Tu crèveras avant qu’une seule info traverse mes lèvres, sac à merde ! Continua de brailler le grassouillet.
- Tu me fatigues, vraiment. Tu crois que Son Éminence n’a que ça à faire, peut-être ? Corriger un troupeau de brebis comme toi et tous les autres avant ? Il soupira. Non mais sérieusement, c’est d’un ennui ! Geint-il en lui tournant le dos pour remettre la pince à sa place. Sérieusement, je m’emmerde avec toi, rah ! Donnez-moi du challenge, une véritable âme à briser… Pas un vulgaire puceau qui ne cherche qu’à tremper le biscuit ! Sérieusement, mec, y a des putes pour évacuer ta frustration plutôt que de tout garder sous prétexte qu’on t’a payé pour ! Tu sais, je n’aime pas faire souffrir les gens. Enfin, si, mais quand c’est amusant et que je vois autre chose que de la peur dans leurs yeux. Il est où ton désespoir ? Elle est où ton envie de lutter et de vivre ?! Le questionna-t-il en donna un coup de pied dans le chariot. M’enfin… Il se calma. On dirait que je n’ai pas d’autre choix… Dit-il, un sourire maléfique sur les lèvres. Il sortit un couteau sacrificiel, des ENORMES clous ainsi qu’une mini masse.
- Wow, wow, wow… Tu vas faire quoi là ? Me planter ça dans le coeur ? Fais le, je dirai rien, quoi que tu fasses ! Continuas-tu de se vanter le captif.
- Te planter ? Un rire d’outre tombes s’échappa de son diaphragme. C’est très mal me connaître… Un châtiment en bonne et due forme, voilà ce que je te réserve, Goichiro… Siffla le masqué d’une voix pernicieuse, venimeuse. Burin et pieu en mains, il tira une dernière fois sur sa cigarette et l’écrasa en plein dans son œil, arrachant un autre beugle de douleur. Puis il marqua quelques croix sur ses articulations, en commençant par les coudes. Le sang qui coulait raviva quelques pulsions meurtrières en lui, qu’il se contenta de manifester explicitement. Il se lécha les lèvres et regarda les effusions d’hémoglobines d’un regard vitreux et lubrique. Là, il se mit à lécher ces blessures et se délecta de ce goût si subtile. Et sans crier gare, voilà que le marteau de Damoclès s’abattit, le clou transperçant l’articulation de son coude, à présent fiché dans le mur. Non, toujours rien ?
- Hé, hé hé hé… Le capturé rit jaune. Rien ne me fera céder, sûrement pas la douleur !
- J’ai vraiment pas le choix. J’ai pas pour habitude d’agir de manière aussi basse, mais là… Le tortionnaire tyrannique se retourna de nouveau et ses pas le guidèrent vers la porte. Énergétiquement et avec force, l’éphèbe martela sur cette dernière à l’aide de ses seuls poings. Quelques instants plus tard, une chaise roulante sur laquelle se trouvait une personne au visage masqué par un vulgaire sac à patates fit son entrée. J’espère que tu ne bluffes pas et qu’il n’y a vraiment rien qui pourrait te faire craquer, ça m’emmerderait de punir quelqu’un qui n’a rien à voir avec tes conneries… Soupira-t-il en montrant le visage effrayé de la femme de sa victime.
- Sa… Saede ??? Demanda-t-il, effaré et dépassé par la situation. Tu ferais quand même pas ça… Pas un type comme toi !
- Ecoute, aux grands maux les grands remèdes. Je t’ai dit que je ne voulais pas faire dans la bassesse mais comme MÔSSIEUR ne veut pas se montrer coopératif… Répondit l’autre en roulant des yeux et haussant les épaules. Puis il sortit le couteau sacrificiel qu’il avait mis dans sa poche et écorcha la gorge de la dénommée Saede, un filet de sang coulant sur la lame et le long de son coup avant de souiller le reste de son corps nu. T’étais quand même bien loti, un mec comme toi qui te tapais une gonzesse pareille… Un de me meilleurs coups ! Bluffa le masqué. En vérité, il ne l’avait pas violée. Ses hommes, par contre, s’en étaient donnés à coeur joie et on pouvait même voir encore quelques fluides entre ses jambes et aux commissures de ses lèvres. Et je ne pense pas trop me mouiller en disant qu’elle a bien plus pris son pied avec eux qu’avec toi… Elle en a même redemandé ! Ricana-t-il.
- Non, vous n’avez pas osé… se lamenta la proie du gourou, les larmes lui montant aux yeux. Pas toi, Saede… commença-t-il à pleurer alors que les doigts zinzolins s’approchaient dangereusement de l’entrejambe dévoilée de cette autre proie qui, plus par instinct qu’autre chose, écarta les cuisses.
- Donc, si tu ne veux pas que je la souille de nouveau et surtout devant toi avant de la buter, je crois que tu sais ce qu’il te reste à faire…
- C’est Nobuyuki Sugô ! Beugla alors le meurtrier de pacotille. C’est le chef de la mafia locale et il voulait absolument la tête de Kayaba Akihiko ! Si je vous ramenais sur un plateau, alors il effaçait toutes mes dettes de jeu et me garantissait la protection totale ! Il est à la tête de l’Honorable Combinat des Marchands & Forgerons de Tetsu no Kuni !
- Ah bah tu vois quand tu veux… Je note et enregistre. Merci de votre coopération… Dit le Kayaba, en ôtant sa capuche, révélant sa longue chevelure aux deux brebis. »

En se retournant, il sortit son katana, la lame luisant à l’éclaireur du soleil par la petite lucarne de la pièce. D’un geste vif, il décapita les deux civils et nettoya ce sang impur qui souillait maintenant son arme chérie. Finalement, il sortit de la lugubre pièce et affirma d’un hochement de tête à ses subordonnés que la fête était finie. Après quelques minutes de marche à travers un long, sombre et zinzolin couloir, il put enfin mettre le nez dehors. Son regard se posa alors sur une amie de longue date, qui avait pris la couverture de Kunoichi de Suna le temps de cette mission.  Il appuya sa main sur le mur, juste au-dessus de son épaule, avant de la fixer du regard.

« A toi de nettoyer, Hurlecendres, ordonna-t-il. »

Une fois que le tout était réduit en cendres (les lieux comme les piles de cadavres qui s’amoncelaient), il put enfin de nouveau reprendre la marche. Le soleil commençait à se coucher et au vu de la conjecture, il valait mieux pour cette troupe de faire escale dans la ville la plus proche, histoire de ne pas avoir à nettoyer une fois de plus les preuves d’une quelconque tentative de meurtre sur le Haut Conseiller. Cela pourrait nettement nuire à sa réputation. Il déclina rapidement son identité, joua de sa notoriété pour être accepté en ce village et se dirigea promptement vers les bains les plus proches. Il voulait se débarrasser de ce sang à l’odeur tenace le plus vite possible, sinon cela pouvait bien s’accrocher à ses cheveux et il n’en avait pas envie. Aussi, il en avait profité pour donner quartier libre à l’ensemble de ses troupes, tout en les cantonnant au village pour la soirée et la nuit. Il leur fallait repartir dès le lendemain, de toute façon.
Une fois lavé, parfumé, recoiffé et bien habillé, le Sunajin décida de s’octroyer un peu de bon temps, l’histoire de cette soirée. La lune commençait à culminer haut dans le ciel, il avait donc tout le temps qu’il voulait. Toujours encapuchonné, comme pour ne pas réveiller quelques rumeurs qui pourraient circuler, ses pas le menèrent dans une auberge qui semblait pour le moins luxueuse. De quoi bien se reposer. Il s’installa dans un coin, à une table où il n’y avait que peu de gens autour afin de satisfaire son intimité. Mais ses yeux se posèrent sur une chevelure rose qu’il ne connaissait que trop bien. Une Yamanaka qu’il avait déjà croisée à plusieurs reprises lors d’une précédente mission. Comme quoi, le hasard faisait bien les choses. Peut-être était-il proche du domaine, d’ailleurs. Il ne la regarda que quelques instants et lui sourit lorsque leurs yeux entrèrent en contact. Rien de plus, rien de mois. Buvant sa coupe, il ne pensait pas que cette dernière allait venir à ses côtés. Ses lèvres proches de ses oreilles, elle lui murmura quelques doux mots avant de prendre place à son tour, une bouteille et une coupe dans les mains.

« Enchanté également, Sayuri. Vous vous en doutez probablement, mais je me nomme Kayaba Akihiko, chuchota-t-il à son tour, afin de ne pas griller son identité, sa main flirtant malicieusement avec sa crinière fleurale. Présentation contre présentation. Je vous remercie pour l’invitation, miss Yamanaka, dit-il alors que les deux verres s’entrechoquèrent. Quel bon vent vous amène en cette auberge ? Et aussi, quelle est donc la raison de cette invitation fort agréable ? Si vous me permettez la curiosité, bien entendu, sourit-il finalement. »
(c) AMIANTE




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Yamanaka Sayuri
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une longue et épuisante mission, une soirée de repos, un visage familier

A tipsy bit of alcool and few nice words




Il sentait frais, il sentait propre, comme s'il était fraîchement lavé et ils portaient des vêtements relativement chics. Lorsque tu t’es penché pour lui murmurer à l’oreille, ce fut la première chose qui te frappa. Puis, ce fut sa main qui passa dans tes cheveux, sa main qui te fit crisper légèrement à ce contact. N’étant pas en mission, tu ne t’étais pas préparée à ce genre d’attention et tu ne le considérais pas bienvenu. En général, tu préférais éviter les contacts qui n’étais pas une nécessité et cette main dans tes cheveux ne l’était pas. Pourtant, tu n’en fis pas un plat et tu t’assis tout de même devant lui.
Bien que tu connusses déjà son nom, il se présenta tout de même, répondant à ta politesse par la même. Son parler représentait très clairement son rang, s’il essayait d’être discret il ne l’était pas vraiment. Mais peut-être pensais-tu cela car tu étais biaisée, car tu savais déjà d’avance qu’il était le haut conseillé de Suna.
Ses mots étaient mielleux rempli de politesse et de savoir vivre. Ses mots trop éloquents t’irritaient un peu considérant qu’ils te rappelaient ton propre vocabulaire lorsque tu tentais de séduire un noble …
Heureusement qu’en ce moment ce n’était pas ton intention. Tu n’avais pas vraiment envie de jouer la comédie ce soir. Oui, bien sûr, tu surveillerais ton langage, tu en mettrais plein la vue avec des belles phrases bien construites, et, oui, tu tenterais d’éviter de le froisser avec ton mauvais caractère, mais tu allais te permettre de ne pas jouer la putain ou, encore, prétendre être une petite noble venue d’on ne sait pas trop où qui cherchait à passer du bon temps.

« Quel bon vent dites-vous ? » Tu soupiras. Non ce n’était pas un bon vent qui t’apportait, disons que c’était plutôt un ouragan de colère, une série de malencontreuses situations qui t’avaient vidée autant mentalement que physiquement c’était un espoir de repos et de détente qui t’avais mené à cet endroit. Tu remplis ta coupe avant d’en avaler le contenu d’un trait. Tu n’avais pas particulièrement envie d’aborder le comment du pourquoi. « Disons que je m’octroie quelques heures de vacances avant de reprendre la route … » Tu pris une petite pause fixant les yeux clairs d’Akihiko avant d’ajouter : « Et vous, que peut-il apporter un homme de votre stature si loin de votre pays ? »

Tu remplis ta propre coupe de saké une fois de plus, et tu la bu en la sirotant lentement, cette fois-ci. Lorsque tu reposas ton verre, tes doigts enserrèrent une mèche de tes cheveux que tu fis doucement tournoyer du bout de l’index, dans un geste absent. Ton esprit vagabondait un peu, mais tu finis par lui offrir le remerciement que tu avais prévu lui offrir :

« Je tenais à vous remercier de ne pas avoir révéler mon identité lors de nos dernières rencontres. Ce fut fort apprécier. »

Tu lui souris, non pas un sourire de joie, ou par gentillesse, mais de la pure politesse, sans le masquer, sans l’exagérer, sans chercher à plaire. Tu exprimais ta gratitude d’un ton calme, sans artifice, voir presque froid. Ton esprit était un peu embrumé par l’alcool qui coule à flot dans ton sang. Peut-être devrais-tu ralentir la cadence ? Oui, bien sûr que oui. Tu le savais, tu le sentais.
Doucement, comme si tu avais peur de la renverser, tu poussas la bouteille vers le haut conseiller. Tu en avais eu bien plus qu’assez et il te semblait que ton interlocuteur aurait avantage en en prendre quelques verres de plus, ne semblant pas du tout éméché.

« Est-ce que votre présence ici, à boire du saké, sans que vous ne m’ailliez déjà envoyer paître est dû à une mauvaise journée ? »

Tu tentas d’orienter la conversation vers l’homme espérant que peut-être il allait s’ouvrir un peu à toi, car même si tu ne tentais pas de le mettre dans ton lit, tu espérais tout même être en bons termes en cas de missions aux alentours de Suna. Tu ne cherchais pas d’amis, mais peut-être une relation mutuellement bénéfique pourrait être envisagée à ce moment-là.





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Kayaba Akihiko
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next to you



Sayuri & Akihiko


Des effluves de parfum et d’alcool, des cheveux soyeux, de douces paroles, des tentatives de rapprochement, des échanges de politesse… Rien n’indiquait que les deux Shinobi étaient jusqu’alors inconnus. Sauf leurs paroles. En effet, ces dernières aux totales antipodes du langage corporel qui semblait beaucoup plus soigné, beaucoup plus expressif. Pourtant, les deux comparses parlaient dans un langage qui se voulait soutenu et représentait particulièrement bien leurs positions respectives. Ou au moins celle du Haut Conseiller. En effet, ce dernier ne connaissait rien de son interlocutrice, si ce n’était son identité. Mais au-delà de ça… Il avait peut-être entendu parler d’elle lors de missions diplomatiques proches des siennes, mais en aucun cas il n’avait été en mesure de creuser plus profondément, de mettre son nez aquilin dans les affaires de la rosée. Peut-être même qu’il avait préservé son identité en apprenant qu’elle se jouait de certains opposants ; et il espérait qu’elle en ferait de même. Pour l’instant, elle semblait s’y être tenue. Il fallait néanmoins être prudent, ce n’était pas en quelques rencontres qu’il pourrait lui faire confiance : elle restait une indépendante d’un clan dont il ne connaissait pas grand-chose, si ce n’était rien du tout. Peut-être leurs pouvoirs, mais rien de véritablement concret ni fondé.

Après lui avoir retourné quelques politesses, le Sunajin s’était enquit de connaître les quelques obscures raisons de la venue de Sayuri en cette taverne. Quand bien même ces questions avaient été posées sous le couvert du savoir vivre et d’une aptitude à la causette de haute dignité, cela restait ni plus ni moins que de la curiosité malvenue. Tout comme le geste dans les cheveux de la Yamanaka ; sa crispation s’était ressentie, aussi bien à travers le doigts tendres du Kayaba que sur les micros expressions faciales de celle-ci. Mais elle n’en fit rien, ce qui arracha un léger sourire, presque imperceptible, sur le visage de l’actuel politique des Sables. Aussitôt, sa main se dégagea de cette soyeuse crinière.
Sayuri soupira à l’écoute de ta question. Forcément, Akihiko se doutait à présent que sa présence n’était pas des plus réclamées et que si elle avait pu s’en passer, alors elle l’aurait fait. Mais à son tour, il n’en fit rien et se concentra sur sa réponse : quelques heures libres et de détente avant de reprendre la route. Des mots de prime abord anodins mais qui pouvaient lui en apprendre beaucoup plus que ce qu’elle pouvait imaginer.

« Je vois… Répondit-il doucement, fixant ses prunelles. Je pense ne pas m’avancer trop dangereusement si je dis que votre dernière mission n’a pas été des plus… agréables ? Renchérit Akihiko sans réellement espérer de réponse. »

Fatalement, ce fût à son tour d’être questionné. Les Grandes Forêts du Centre étaient relativement éloignées des terres arides du Pays du Vent, de fait sa question était totalement légitime. En revanche, notre homme se demandait comment amener la chose. Il y avait fort à parier que la question reviendrait sur le tapis, fût-ce plus tôt ou plus tard que prévu. Le blond haussa alors les épaules, sans lâcher le regard de la demoiselle ni arrêter de sourire. Machinalement, sa main apporta sa coupe au niveau de ses lèvres et en bu quelques douces gorgées. Tout aussi doucement et méticuleusement, il la reposa, prenant le soin de bien choisir ses mots.

« En tant que Sunajin, je ne peux qu’être porté par le Vent, dit-il de sorte à faire de l’esprit. Hélas, je ne saurai dire s’il s’agit d’un bon ou d’un mauvais augure… Ajouta le conseiller dans un murmure. »

A son tour de se resservir et d’en boire quelques lampées, contrairement au verre d’avant. A croire que les effets commençait à être ressentis, ce qui fit rire intérieurement l’onde bleue de Suna.
Comme absente, la jeune femme jouait avec ses cheveux, les triturant, tripotant pour au final entourer une fine mèche du bout de son index. Il n’y avait guère plus explicite signe d’une certaine distraction et  vagabondage de l’esprit. Puis, finalement, voilà qu’elle remercia le bel éphèbe. Merci de ne pas avoir révélé son identité. A vrai dire, il l’avait gardée pour lui car il n’avait pas vraiment quelque deniers à en tirer. Bien loin de là, même. Comme pour être à son égal, il lui sourit, tel l’automate qu’il était. Une simple politesse, encore une fois. Mais bon, il n’allait certainement pas avouer la raison d’une telle pseudo confiance entre eux, peut-être même allait-il pouvoir en tirer un quelconque avantage pour la suite…

« Ne me remerciez pas, c’est tout à fait naturel, lui sourit-il. J’aimerais pouvoir vous remercier également mais, vous savez… Il soupira et haussa doucement les épaules. Ma réputation me précède et je dois avouer avoir été chanceux que ces quelques ivrognes ne m’aient pas – encore ? – reconnu, affirma-t-il, un sourire plus bienveillant aux lèvres. »

D’un coup d’un seul, le second de Suna termina sa coupole à peu près en même temps que son interlocutrice repoussa avec un grand soin la bouteille qui se tenait entre eux. Non pas pour l’inciter à boire, mais plutôt comme si elle voulait se prémunir des dangers et ravages de l’alcool. Un léger sourire moqueur naquit sur ses fines lèvres tandis qu’il se resservit. Si l’alcool semblait avoir déjà percé les défenses de la rosée, le blond lui n’avait pas de soucis à se faire. Il fallait dire que ses quelques sauteries avec les Kusaribe (ou même avec Takeshi…) l’avaient aidé à bien tenir. Loin s’en faut ! Alors que ses lèvres baignaient dans la concoction limpide et savouraient ce doux breuvage, celles de l’indépendante s’articulèrent et formèrent quelques douces syllabes qui vinrent frôler les tympans de l’aîné. Comme il s’en était douté, la raison de sa venue avait été de nouveau sur la table, comme s’il s’agissait DU sujet de la soirée.
D’un côté, il se disait que raconter la teneur quasiment exacte des événements pourrait imposer un peu plus de respect envers Son Éminence. De l’autre côté, le risque de l’effrayer et d’enrailler les quelques plans qu’il avait en tête était bien trop important. De fait… Il allait devoir mentir. Un tout petit peu. Déformer la réalité pour la rendre plus attrayante. n’était-ce pas là le travail de tout bon politicien qui se respectait, de toute façon ?

« Je n’ai pas spécialement pour habitude d'envoyer paître les gens, admit-il, surtout lorsque leur beauté rayonne et contraste avec la globalité de la taverne, dit-il quelque peu taquin. Néanmoins… Bonne ou mauvaise journée, qui saurait vous le dire ! J’aurai tendance à dire que cela dépend de quel côté de la barrière on se situe, expliqua-t-il tout en lui offrant un léger clin d’oeil. Puis, comme pour la tester : Et vous, Sayuri-chan, que diriez-vous ? Pensez-vous qu’il s’agit d’une bonne ou d’une mauvaise journée ? »

(c) AMIANTE




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Yamanaka Sayuri
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une longue et épuisante mission, une soirée de repos, un visage familier

A slip of tongue and a couple of embarrassing words




Lorsqu’il avança que tu devais avoir une mission qui avait tourner aigrement, tu n’eus pas même l’énergie ni l’envie de retenir un unique rire chargé d’ironie.

« Si cette mission n’avait pas était l’incarnation même du chaos, je ne serais pas ici à prendre un congé impromptu.»

Il évita de répondre à tes questions quelques peu inquisitrice, effectivement, pour un kunoichi aimait garder ses secrets, tu ne laissais pas vraiment cette chance à tes interlocuteurs. Puis suivirent la politesse, encore et encore et encore. Politesses par-dessus politesses. On croirait entendre deux diplomates se badigeonner l’un et l’autre de leur salade respective. Et puis vint les compliments. Tu les entendais si souvent, de tant de façons différentes que tu dû retenir un commentaire alors qu’il s’apprêtait à quitter tes lèvres et de devenir irrécupérable. Tu le retins en toi avec plus de difficulté que tu ne le cru possible, peut-être était-ce là un des nombreux effets de l’alcool, ou peut-être était-ce seulement ton mauvais caractère. Pourtant, sa remarque portant concernant la journée qu’il a eue, te fit sourire, cela t’amusa réellement.

« Mon cher Akihiko, je plains celui qui était de l’autre côté de la barrière alors …»

D’un geste qui se voulait grâcieux, tu posas ton index et ton majeur sur tes lèvres, cachant ainsi partiellement ton sourire naissant. Non, tu n’aimais pas particulièrement le malheur des autres, mais en ce moment de savoir qu’il y avait quelqu’un de plus misérable quelque part te remontait un peu le moral. Sa question, par contre, te rappela la raison exacte de ta présence dans cette taverne.
Tu inspiras un bon coup. Maintenant tu en étais certaine, c’était toute cet alcool ingurgité qui te déliait la langue à ce point, car avant même que tu penser, les mots coulaient de ta bouche sans filtre, sans restreinte quelle qu’elle fut.

« À qui le dites-vous ! Aujourd’hui a été des plus pénible ! Ces bouffons ont tout fait foirer ! Si seulement … Ô si seulement, l’on m’avait autorisé à faire cette mission seule, il n’y aurait pas eu de problème. Je sais ce que je fais et ces crétins, apparemment, non ! »

Tu t’interrompis. Réalisant tout ce que tu venais de dire. Tu mordis l’intérieur de ta joue, te ressaisissant par la même occasion. Mais qu’est-ce que tu faisais ?

«Enfin bref … assez parler de moi …»

Tu tentais d’évaluer les chances d’avoir bousiller toutes les chances de discussion, mais n’ayant pas prévu de te retrouver face à face avec un dignitaire étranger, tu n’avais pas contrôlé les verres que tu avais pris et, à vrai dire, à ce moment précis, tu t’en foutais un tout petit peu …

« Vous devez être un homme occupé … étiez-vous en chemin pour un endroit en particulier ?»

N’importe quoi faisait l’affaire, tant que tu changeais le sujet. Tu venais de t’humilier perdant le contrôle de tes propres mots de cette façon. Tu avais l’impression que tout ce que tu avais pris le temps de construire venait de s’effondrer, ou peut-être étais-tu encore un trop sur tes gardes, peut-être que ce mauvais pressentiment persistait par la faute des cette mission que t’avait rendue dingue dans tous les sens du mot. Ou peut-être était-ce parce que tu n’étais pas encore rentré et que ton cerveau traitait tout comme une menace, comme une façon de perdre la face, ou de faire tomber son masque. Peut-être tentais-tu tout simplement d’analyser les choses un peu trop et que finalement, ce n’était qu’une rencontre bien banale dans un bar ou tu n’avais nul besoin de monter sur tes grands chevaux de cette façon.
Ce qui était certain par, c’est que tu t’étais immobilisée, figée alors que ton esprit jouait tous les scénarios catastrophe que tu pouvais bien imaginer. Tu humectas rapidement tes lèvres ne voulant pas laisser ton malaise flotter entre vous. Tu ne voulais certainement pas lui donner l’avantage dans cette discussion, bien que tu eusses clairement conscience de ton mauvais pas.





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Sayuri & Akihiko


Quand bien même la rosée était habituée à parler aux grands pontes, son comportement actuel trahissait un certain relâchement, un certain bris de masques que le blondin avait quelque peu cherché. Parler à une fausse Sayuri ne l’intéressait pas plus que ça ; il voulait voir un peu plus loin que cette façade créée de toute pièce où seules les bonnes paroles et la politesse subsistaient. Il fallait que la réelle personnalité de la Yamanaka lui explosât en plein visage, afin de voir sur quel terrain il avançait dangereusement et, surtout, ce qu’il pourrait tirer de pareilles conversations. Ne l’oublions pas : le moindre geste, la moindre parole de ce Haut Conseiller n’était jamais là par hasard. Tout était calculé, minutieusement. Son existence même semblait être un script qu’il suivait à la lettre dans un but bien précis que seules les méandres de son esprit pouvaient analyser et comprendre.
La Yamana commença à se plaindre de sa précédente mission. L’incarnation même du chaos… Voilà qui était intéressant. Très intéressant, même. Le  bel éphèbe sourit légèrement – à se demander s’il était perceptible, d’ailleurs – avant de taper de nouveau dans sa coupe. Elle ne l’avait jamais rencontré sur le terrain pour oser qualifier sa mission de la sorte… Après tout, sa réputation le précédait et nombreux étaient les simples d’esprits à avoir peur de sa seule prestance… Quand il n’était pas empli de rictus tous plus démoniaques les uns que les autres.

Il ne réagit pas et n’en fit rien. Il la laissa s’exprimer, ne loupant aucune des paroles qui auraient pu le bercer s’ils s’étaient rencontrés dans une chambre douillette. Hélas, les conditions n’étaient pas des plus optimales et seul le saké pouvait être leur seul et unique point d’ancrage pour cette soirée. Vint alors le sujet de sa présence en des terres aussi reculées vis-à-vis de sa propre nation. Bien sûr qu’Akihiko restait évasif, il ne voulait pas non plus faire savoir qu’il avait annihilé un groupuscule entier juste pour récupérer le nom d’un commanditaire. Il s’agissait bien là d’une de ces missions qui lui étaient réservées : punir et nettoyer sans que personne n’eût été à même de dire ce qu’il s’était précisément passé ni dans quelles circonstances cette vieille demeure venait d’exploser. Par exemple.
Les hommes de l’ombre de Suna… Cette unité portait bien son nom et, quand bien même Aikihiko en était le leader, les risques qu’il prenait n’incombaient qu’à lui ; quand bien même obéissait-il à Senshi, le moindre dérapage signifierait mort et déshonneur, si ce n’était pas un acte de trahison en cas de capture – volontaire ou involontaire. Néanmoins, celui qui avait le don d’augmenter l’hygrométrie de toutes femme dans un rayon de cinq-cent mètres haussa légèrement les épaules, termina sa coupe et sourit à sa belle interlocutrice.

« Je ne suis pas persuadé que le plaindre soit d’une quelconque utilité ni que cela ait encore les effets tant escomptés, plaisanta-t-il. »

A moitié. Dans le fond, ce pauvre homme était déjà dans l’au-delà, probablement en proie avec ses propres visions et démences, alors le plaindre… ne servait à rien. « Préoccupez-vous des vivants plutôt que des vivants » comme dirait l’autre. Mais bon, voilà ce qui arrivait quand on essayait de trancher la tête d’une des têtes pensantes de la Nation du Sable. Pauvre fou qu’il était, comment pouvait-il penser qu’un manant comme lui aurait pu n’aurait-ce été qu’arracher un cheveu à notre homme ? Cette idée avait une certaine tendance à faire rire le concerné, d’ailleurs. Peu nombreux étaient les personnes capables de se vanter d’avoir pu entamer sa santé mentale de quelques léger pourcents. Pour ainsi dire, durant ces trois dernières années, cela n’était arrivé que trois fois. Dont une qui avait été voulue, comme pour tenter de se rapprocher de l’ennemie. Toujours le même schéma…
Le bellâtre se mit à sourire de plus belle, laissant échapper quelques rires cristallins de ses lèvres lorsque la rosée du soir vida enfin son sac. Il hocha tout de même la tête : il comprenait parfaitement son désarroi et avait de nombreuses fois espéré avoir été seul sur une mission. Non pas qu’il avait été blessé ou éprouvé, non. Juste que cela lui aurait permis de gagner énormément de temps plutôt que de chercher des futilités sans nom alors que le gros du sujet était juste sous leurs yeux.

« Les ordres sont les ordres, n’est-ce pas ? Tenta-t-il de la calmer en se resservant de nouveau, l’alcool n’ayant toujours pas décidé de manifester ses effets. Vous prêchez un converti, Sayuri-chan. Nombreuses ont été les missions saccagées et dont leur durée excéda mes attentes à cause d’incompétents qui n’en faisaient qu’à leur tête. Il soupira. L’alcool vous soigne son homme, lâcha-t-il doucement. »

Il aurait bien aimé soutirer quelques précieuses informations supplémentaires de son interlocutrice mais celle-ci déclara qu’elle avait assez parlé d’elle. Non ! Malheureusement, il n’avait pas encore la capacité à forcer les gens à parler d’eux (ce qui était bien dommage d’ailleurs, avec ça il aurait pu ne pas se salir les mains à de très nombreuses reprises). Un coup d’oeil à droite, un autre à gauche. Personne ne semblait intrusif et aucune oreille n’avait l’air d’écouter ce que ce couple diplomatique pouvait bien se dire à cette heure avancée de la nuit. Aussi, Akihiko remarqua le verre vide de la demoiselle esseulée ; plus par réflexe et bienséance qu’autre chose, voilà qu’il remplissait de nouveau sa coupole de saké avant de reposer la bouteille entre eux.

« Ah ça, pour être occupé… Confirma-t-il en haussant les épaules, sans pour autant faire disparaître son sourire charmeur. De là à dire que je suis en chemin pour un endroit précis… Je ne saurai l’affirmer. Tout ce dont je suis sûr, c’est que l’alcool est très bon ici et qu’il est – ma foi ! – fort dommage que ma présence en ces terres ne soit pas de ma propre volonté directe… Disons qu’il s’agit plus d’un concours de circonstances qu’autre chose. Mais je ne vais pas me plaindre de cette heureuse compagnie. Il marqua une courte pause, ses doigts courant le long de ses mèches blondes. Puis son regard océan vint submerger celui de son interlocutrice. En revanche… Pourquoi vous être arrêtée ici plutôt que vous reposer dans votre propre domaine ? Si j’en crois ma mémoire et ce que j’ai pu déjà constater, ce dernier n’est guère loin d’ici, non ? »

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La valeur de l'information




Tu n’aimais pas donner des informations sur ta personne, mais depuis le début de cette rencontre, tu ne faisais que ça. En plus, tu avais l’impression que cette conversation ne menait nulle part. Il faudrait le pousser un peu, mais il n’était pas comme tes cibles, elles que tu passais plusieurs journées à suivre et étudier pour déterminer la façon la plus efficace pout qu’il laisse tomber sa garde en ta présence.
D’un mouvement lent, le dos de ta main gauche effleura le dessous de ton menton. Te tête tourna légèrement, d’à peine quelque de degré, suivant ta main quelque peu, pour s’immobiliser sur tes jointures. Tu rapprochas légèrement le haut de ton corps de la table d’un mouvement intéressé et ton regard supportait celui tout aussi bleu de ton interlocuteur.
Il évitait de parler de lui comme la peste retournant toujours la conversation. Et tu n’étais pas le genre de femme à converser en sens unique. Il devra te donner autant d’information que tu lui en donnerais, sinon, cette discussion prendrai fin très bientôt.
La seule information que tu avais c’est qu’il était venu ici après avoir assassiner quelqu’un. Ce qui était tout à fait normal considérant qu’il était un shinobi et que c’était une partie importante du métier.
Les belles paroles du haut conseiller commençaient à t’impatienter. Tu avais ‘impression qu’il te traitait comme une novice qui ne savait pas jouer le jeu.
Ton visage laissa filtrer un petit sourire (ce qui était nécessairement mieux que de se mordre la joue sous la frustration, car sachant qu’il était impliqué en politique, il l’aurait très certainement remarqué et de faire paraître ton impatience n’était pas ton intention). Tu ris doucement, mesurant prudemment le volume et la durée du rire pour éviter qu’il ne sonne faux avant de répondre d’une voix basse :

« Une excellente question voyez-vous. Il n’y a pas de bar dans l’enceinte du domaine. Boire seule dans les jardins ne m’intéresse pas non plus. »

Tes yeux baissèrent vers la bouteille bien entamée qui n’était d’ailleurs pas la seule que tu avais ouverte en cette soirée. Ton visage légèrement engourdi et tes joues agréablement rougies en étaient la preuve. Tu avais accompli l’objectif principal de ta visite ici, boire, et la discussion avec le haut conseiller ne menait à rien, rien de pertinent du moins. Il serait bientôt temps de rentrer, avant qu’Ao ne profite de cette sortie pour te sermonner, ou encore que ton mentor en fasse un plat, car tu n’avais pas encore remis ton rapport de mission.

« Combien de fois nous sommes nous croisés déjà ? Je n’ai pas compté. »

Jusqu’à quel point avait-il porté attention à vos quelques brèves rencontres, tu te demandais. Où exactement tu situais-tu par rapport à cet homme ? Te considérait-il comme une menace ? étais-tu simplement une kunoichi parmi tant d’autres ? avait-il conscience de tes talents particuliers ?

« Je me souviens de deux-trois moments, mais sans plus …  »

Jouer la carte de l’intéressée, voilà ce que tu faisais. Tu ne voulais pas donner l’impression que tu notais tous les noms et les visages que tu croisais, ainsi qu’où tu les voyais (bien que ce fût effectivement le cas et que tu le rapportais très fidèlement dans tes rapports de mission).




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Kayaba Akihiko
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Sayuri & Akihiko


Sayuri était une rouée politique et diplomate, aussi Akihiko voulait jauger à quel point. Détourner la conversation vers son interlocuteur plutôt que soi était un stratagème des plus basiques, aussi il y avait fort à parier qu’elle ne tarderait pas à s’ennuyer et qu’il pourrait dire au revoir à toutes les informations plus ou moins sensibles qu’il pourrait essayer de gratter en fouillant un peu. Il haussa les épaules, de manière à l’interpeller et à voir sa réaction, alors qu’elle laissa siffler un rire courts et intense, mais pas trop fort ni trop long. Elle savait donc calculer ceci exactement. Il fallait l’avouer, le blondin était on ne peut plus surpris. Mais quelque chose le chagrinait… Une politique se devait de contrôler ses propres mots et gestes, mais une Yamanaka ne devait pas avoir à se prendre la tête à ce niveau. Ils étaient des professionnels et maîtres du contrôle mental, alors pourquoi ne pas l’utiliser à sa guise ? Voilà une question qu’il devrait parvenir à lui poser, que cela fût une heure ou un an plus tard.
Néanmoins, elle prit tout de même la peine d’expliquer la raison de sa présence en ce lieu : il n’y avait pas de bar au sein même du domaine et boire seule ne l’intéressait guère. Ah, s’il y avait bien quelque chose qu’il n’aimait, c’était bien de boire dans un endroit avec pour seule compagnie la solitude la plus totale et pesante.

« Rien de pire que de boire seul pour vite se retrouver noyé parmi ses démons… Il soupira doucement à l’idée avant de sourire de nouveau. Je vous comprends parfaitement. »

Pas un mot plus haut que l’autre, pas une once de jugement. Juste une empathie bien placée et qui avait surtout pour but d’analyser encore un peu plus la rosée du matin… ou du soir, pour le coup. Néanmoins, il était sincère. Chaque fois qu’il se retrouvait seul (et alcoolisé), le pire de ses souvenirs le hantait pour des heures et il n’avait absolument aucun moyen ni aucune aide pour le sortir de là. Souvent, il avait songé à la mort pour se rapprocher de celle qui constituait la plupart de ses démons, mais bien rapidement il abandonnait l’idée, se disant qu’il avait pour devoir et mission de vivre pour cette même personne.
De plus, Suna la belle avait d’autant plus besoin de lui, puisque la nouvelle génération semblait plutôt enfouie d’une une outre de confort et ne pensait certainement pas à la prospérité du village. Quid des sacrifices et du don de soi ? Bah, ça ne sert à rien, tant que je suis heureux. Voilà ce qu’ils pensaient, tous autant qu’ils étaient. Sauf une, la plus jeune mais sûrement la plus prometteuse. Ce n’était sûrement pas le petit-fils Serika ou le moine qui allaient jouer dans l’avenir du village. Ah ça non !

Alors que les deux verres venaient d’être resservis, l’indépendante demanda à combien de reprises ils avaient bien pu se croiser. Akihiko sourit. Lui aussi pouvait agir de la sorte, non seulement pour savoir comment il était considéré (souvent en grand prince, vu son grade), mais surtout pour jauger la qualité de la mémoire de son interlocuteur, et ainsi voir s’il pouvait en jouer ou non. Malheureusement, il restait bien souvent dans les esprits et les réponses étaient sensiblement toujours les mêmes ; ils avaient tous tendance à fayotter et le caresser dans le sens du poil pour ne pas s’attirer ses torrents de colère. Des expiations et bonne et due forme.
Puis elle ajouta qu’elle ne se souvenait que de deux ou trois moments. Sans plus. Akihiko se retint de hausser un sourcil : cela sentait le mensonge et le test à des kilomètres à la ronde. Il rit très légèrement, se montrant bienveillant une fois de plus. Encore une fois, le conseiller lisait en elle comme dans un livre ouvert mais n’en fit rien. Il allait tout simplement lui répondre… Après s’être resservi. Mais pour cela, il fallait déjà terminer son verre. Et un cul-sec, un !

« Hum… Il fit semblant de réfléchir et de plonger dans ses souvenirs. Huit fois. Neuf si nous comptons le court interlude durant lequel nous avons tenté de raisonner un politique de l’Enclave corrompu. Dix fois si nous comptons celle-ci. »

Il se recula un peu de la table et sortit une cigarette de son paquet qu’il alluma, puis il le fit glisser le long de la table, dans le cas où son interlocutrice était fumeuse elle aussi. Finalement, il lui énonça la moindre de leur rencontre dans les moindres détails et insista sur les actions entreprises par la belle, surtout lorsqu’il lui avait été d’une grande aide. Il fallait rendre à César ce qui était à César. Ou Akihiko. Bref.

« Cela m’étonne que vous vous ne souveniez que de « deux trois moments, mais sans plus... », Sayuri-chan. J’ose imaginer – corrigez-moi si je me trompe – que votre cher et tendre supérieur exige de vous des rapports sans faille, n’est-ce pas ? Il marqua une courte pause et s’amusa un créer un bateau avec sa fumée. En tout cas, c’est comme cela que se passent les choses à Suna. Nos rapports se doivent d’être les plus clairs et précis possibles, afin de pouvoir ensuite taper vite et fort. L’efficacité à l’état pur. C’est ainsi que nous parvenons de plus en plus à… rallier les troupes, voyez-vous. »

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Yamanaka Sayuri
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Outburst




Il te semblait honnête. Ses mots étaient remplis de vécu, de réel, de … compassion ? Oui, tu osais dire que c’était une certaine compassion que tu lisais dans ses mots lorsqu’il t’a mentionné avoir ses propres démons. L’espace de quelques secondes, tu te demandas sincèrement quel genre de démon un homme comme lui pouvait bien trimballer. Qu’est-ce qui pouvait bien hanter son esprit au point qu’il souhaita en échapper ?
Mais tu te dis que tu n’aimerais pas qu’on l’on te demanda qu’est-ce que toi, tu fuyais. Alors tu laissas l’idée tomber. Après tout, ce n’était que de la curiosité mal placée.
Tes yeux suivirent son verre qu’il but cul sec. Ne pas avoir déjà une haute concentration d’alcoolémie, tu l’aurais imité, mais tu n’osais pas te tenter. Tu ne voulais pas te retrouver dans une situation où n’étais pas en plein contrôle de tes moyens et déjà, tu ne l’étais pas. D’empirer la situation ne t’intéressait pas.
Il se rappelait précisément toutes vos rencontres. Pourtant à sa réponse, tu ne pus t’empêcher de laisser échapper un rire, court, moqueur. Il lisait en toi comme dans un livre, il avait compris ton test. Tu en accusais ton état et ta mauvaise journée. Ce n’était pas dans ton habitude de te faire mener par le bout du nez.

« Effectivement. Toutes nos rencontres sont décrites avec plus de détails que nécessaires, stockée sur de vieux parchemins, comme à Suna, très probablement. Mais rien ne m’empêche, une foi mon rapport écrit d’en oublier le contenu. Si j’étais pour me rappeler en permanence toutes mes missions, j’en perdrais la tête. Je suis certaine que c’est votre cas également. On ne se souvient que de ce qui est le plus pertinent, non ?»

Tu pris une autre gorgée, lentement, laissant le saké sur ta langue pour bien en savourer les nuances. La sensation de chaleur dans ta bouche, dans ta gorge. Tu aimais ça.
Tu restas silencieuse, fixant le haut conseiller. Ses cheveux, ses yeux, ses épaules. Ton regard glissa sur les différentes tables. Par réflexes. Malgré que tu n’aimais pas être face à tes démons, tu n’aimais pas les endroits chargés de présence inconnue – enfin même de présence connues, mais ce n’était pas ce qui importait à ce moment-là – et cet endroit se remplissait de plus en plus, alors que la soirée avançait.
Tu cherchais une menace des yeux, un visage familier, quelque chose de dangereux, n’importe quoi. Tu écoutais distraitement les conversations autour de toi, aux aguets. Ton attention, clairement posée ailleurs que sur ton interlocuteur.
Tu te redressas sur ta chaise, lorsqu’une serveuse échappa son plateau. Le son soudain t’avais non seulement surprise, mais tu t’étais également mise en mode combat. Tes mains s’étaient posées sur tes pochettes ou tu gardais tes senbons.
Tu étais prête à bondir dans l’action, mais il n’y avait pas d’action, seulement le fruit de ton imagination débordante. Tu soupiras, lorsque tu réalisas qu’il n’y avait aucun danger. Tes bras retombèrent, mous, de chaque côté de toi dans un geste peu gracieux. Alors que l’instant d’une seconde ton visage afficha une moue agacée.
Tu jugeas qu'il était mieux de ne pas commentée ta réaction, espérant qu'elle ne soit pas soulevée par le haut conseiller.


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