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YAMANAKA Ao [Présentation Terminée]

Yamanaka Ao
Yamanaka Ao
Indépendant
Messages : 239
Date d'inscription : 25/08/2018

Fiche du Ninja
Grade & Rang: A - Intendant
Ryos: 1299
Expérience:
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Matricule ninja
NOM : Yamanaka
PRÉNOM : Ao
GROUPE : Indépendant
GRADE : Ne s'applique pas / Équivalent Jounin
RANG : B / A (J'aimerais A, mais je n'espère pas un miracle.)
SEXE : ♂, quoique parfois douteux
ÂGE : 24
SITUATION : Célibataire
FAMILLE : Enfant unique, parents toujours vivants, rien de spécial à signaler. Il est en meilleur rapport avec sa mère qu'avec son père.

Personnalité
QUALITÉS
Facile d'approche
Très Perspicace
Fleur Bleue
Prestance
Charmant...e
Bonnes Manières
Magnanime
Charismatique
Subtil
DÉFAUTS
Manipulateur
Trop d'attentes
...TROP Fleur Bleue
GROSSE chochotte
Joue les imbéciles
Parfois superficiel
Obstiné
Manque de patience
Fouineur
AIME
La Musique
Les Fleurs
Jouer au Go
Le Thé Sucré
Prendre des Bains
Le Jardinage
N'AIME PAS
Les Senbon
Cuisiner
L'alcool
La Vantardise
Les Crapauds
La Nourriture épicée
AUTRES
NE TOUCHE PAS SES CHEVEUX.
DONNE-LUI DU CHOCOLAT.
FESTIVAL = OUI. TOUJOURS.
PHYSIQUE
TAILLE :
1m72
POIDS :
64kg
PEAU :
Pâle
CHEVEUX :
Bleus
Vraiment longs
YEUX :
Dorés
Noisette?
VISAGE :

Son visage est allongé, ses traits sont plus doux et arrondis, moins angulaires que les autres hommes de son clan. Ses lèvres sont peu charnues, ses sourcils sont fins, et sa pilosité faciale est minimale.
CORPS :

Il n'est pas spécialement imposant ou particulièrement musclé, mais plutôt mince, délicat, et bien entretenu. On voit surtout le corps d'une personne en bonne santé, mais qui n'est pas taillé pour beaucoup de travaux physiques.
AUTRE :

Il est très androgyne, et il porte surtout des habits habituellement féminins. Il n'a aucun scrupule à être une belle demoiselle et UNE DÉLICATE, FÉMININE PETITE FLEUR. OKAY?

Histoire
Racontez nous votre histoire en listant les événements importants de votre personnage. Ce que nous voulons voir est votre imagination, votre originalité ainsi que votre cohérence.
Attention, vielliez lister les événements marquants de votre personnage dans le bon ordre chronologique, ne listez pas ses événements dans le désordre !

► Jeune âge :
Avant, quand j’étais petit, les autres me faisaient peur. Je ne le savais pas, mais la raison de mon inconfort était le manque de poigne sur ma propre identité. J’étais une fleur parmi tant d’autres, je n’étais pas spécial. Un Yamanaka. Parmi d’autres Yamanaka.

J’ai grandi dans les jardins de mon clan; le langage des fleurs a été, et sera toujours, ma langue maternelle. Le lien puissant que j’entretiens avec maman me vient des vignes, des racines, des épines de ce jardin, et le couper ne ferait que le faire repousser, plus fort, plus vigoureux. C’était elle, le sol fertile où j’étais planté, mais aussi le soleil qui m’a permis d’éclore. Elle m'a enseigné tout ce que je sais, et j'ai été très bien élevé.

J’ai toujours pensé qu’on ne connaissait pas mon nom. La couleur de mes yeux, ce qu’on dit quand on est trop sensible, le ciel au dessus de nos têtes... Pourtant, j’étais pour mon jardin vivant le souvenir de tant d’autres. Aoka, Aoko, Aomi, Aon, Aoharu, Aohime... Fleur, Enfant, Océan, Son, Printemps, Princesse... J’étais tout ça, pour chacun, ceux qui voyaient mon petit sourire au coin du jardin, du lac, de la rue. Je ne l’acceptais pas, mais eux, les miens, m’auraient accepté, qu’importe que je sois un ninja, ou une princesse.

Pourtant, je devais au moins être un ninja. C’est la dure réalité de l’acier trempé qui est venu percer la soie de mon premier kimono, couper le ruban dans ma tignasse. Papa... Papa disait que je devais arrêter de rêver, devenir un homme, une arme un outil. Il a voulu m’entraîner, d’abord en douceur. L’intérêt n’y était pas. D’un côté, les comptines pour enfants; de l’autre, les aiguilles qui piquent. Au bout de la table, un enfant coincé entre ses envies et son devoir. J’avais seulement sept ans.

Puis, mon premier festival. C’était le festival des couleurs, un festival du printemps. J’avais huit ans. Maman ne pouvait pas m’accompagner, alors à sa demande, papa devait venir avec moi. Il m’a accompagné jusqu’à la parade, je portais un kimono fait à la main par une amie de maman. Je n’y pensais pas à l’époque, mais avec le recul, je sais bien qu’il avait honte. C’était, à ses yeux et à ses mots, une “activité pour les dames, pas pour un petit homme”. Il ne me l’a dit que des années plus tard, n’ayant pas le coeur de briser le mien. Il voyait bien que j’étais heureux, et quand je suis revenu vers lui après les jeux, les cheveux teintés de poudre cyan, il a quand même trouvé la force de sourire.

Suite à l’évènement lui est venu l’idée de me tester. L’exercice était simple; briser le jutsu de transposition. Il n’était pas surpris de ma réussite; il s’y attendait, et cela ne faisait que confirmer ses doutes; mon esprit est une arme beaucoup plus redoutable que mon corps. Autour de mes dix ans, mon père a finalement décidé que ma mère était mieux qualifiée que lui pour le genre d’entraînement qu’il me fallait suivre. Selon elle, j’avais les aptitudes d’un Genin, selon les standards des autres régions. Continuant sous son aile, j'ai beaucoup appris.

► Adolescence :

Je n’étais encore qu’une petite pousse, mais je suis rapidement devenu l’un des responsables des jardins, tant pour veiller à sa poussée qu’à la récolte des plantes toxiques dont notre famille entretient le secret. Peu d’hommes, pour ne pas dire aucun autre, se retrouvaient devant cette tâche, principalement par ennui mortel. Pourtant, c’est sous ce travail que je me sentais utile. Je n’étais pas le meilleur des shinobis, je le savais bien. Je m’acharnais quand même, sans grand résultat, puisque pour moi, le clan était, et sera toujours, mon monde entier; je ne pouvais pas renoncer à faire ce que tous ont accompli avant moi, mais j’ignorais comment y parvenir. Du moins, à ma façon.

C’est justement au tournant de mes treize ans que je me suis retrouvé à embrasser le mur de ma réalité, après me l’être pris en plein front. Papa revenait d’un conseil de guerre, ou d’une assemblée des chefs, j’en savais peu sur le sujet. Il n’était pas content. La demeure était suspendue dans la froideur de son humeur. Lui et moi, nous parlions déjà très peu. Assis à la petite table de notre salle à manger, il se frottait les tempes, le front, les yeux. Doucement, comme maman m’a appris à le faire, j’ai voulu lui demander s’il désirait du thé ou quelque chose, lui dire qu’il n’avait pas l’air d’aller...

Je ne me doutais pas qu’au fond... c’était moi le problème. «Écoute... Je n’arrive pas à te comprendre. Pourquoi... est-ce que c’est si dur pour toi d’être un homme? Pourquoi tu aimes servir le thé? Pourquoi tout ce qui t’intéresse, c’est jouer dans les fleurs et repasser les jupons de ta mère? Ça me fait peur, Ao, je me dis que j’ai échoué en tant que père, et ça me tue de me dire que je n’aurai personne pour prendre ma place au conseil quand tu seras plus vieux. Pourquoi j’ai honte à ce point..?»

Et là... j’ai pris une bonne bouffée d’air. J’ai déposé le thé. En vérité, c’est moi qui ne pouvait pas comprendre. Tous ceux qui m’entourent me disent que je suis une bonne personne, que je fais beaucoup d’efforts, que je suis jolie, que je suis futé... pourquoi lui, il ne le remarque pas? À genoux, je me suis assis devant lui, près de la table. Ça m’a frappé tellement fort que ça a mis tout le sens dont j’avais besoin dans mon esprit. Je l’ai regardé droit dans les yeux; je n’avais jamais haussé le ton avant ce moment. Jamais.

«... Qui t’a dit que j’en serais incapable? De prendre ta place. De servir le thé. D’aimer les fleurs. Tu penses vraiment que mon seul espoir de réussir, c’est d’être dans ton ombre jusqu’à ce que je devienne ton miroir? Si tout ce que tu veux, c’est un fils qui sait se battre, tant pis, ton fils meurt aujourd’hui! Faut être sacrément fort pour apprendre à ne pas se battre.» Il détourne les yeux. «NON! Regarde-moi! Emmène-moi, montre-moi ce que j’ai à voir pour être un dignitaire, et crois-moi je serai le meilleur foutu diplomate que t’auras jamais vu! Je vais te montrer que je ne suis pas aussi pathétique que tu ne le penses! Donne-moi trois ans.»

C’était la promesse que l’on s’est faite. Ce n’est qu’après cette confrontation que j’ai ouvert les yeux; je ne pouvais pas me mentir éternellement. Je suis un Yamanaka, mais je ne suis pas «qu’un autre Yamanaka».

Au courant de cette première année, je suis allé au festival des couleurs. Tout seul. J’étais plus vieux, mais c’était, encore une fois, tant de plaisir que je ne voulais pas partir. Je regardais la poudre des ballons à lancer, et puis ça m’a pris d’un coup. Une fois parti, mon kimono tacheté de ciel et de mer, mes cheveux noyés sous mon prénom, j’ai suivi le chemin de la maison. «Vous êtes ravissante,» m’a-t-on dit, avant que je ne souffle, dans un sourire, un petit remerciement timide.

Depuis, je suis devenu bleu. Depuis, j’ai cessé de me mentir, j’ai accepté qu’au fond, je ferai toujours parti des miens, qu’importe l’apparence qui me choisit. Après avoir été honnête avec papa, avec moi-même, j’ai senti que je devenais moi-même. J’ai repris l’entraînement, plus sérieusement cette fois. Ce que je voulais, à ce moment, montrer qu’il pouvait voir en moi un remplaçant en or. Il n’était plus responsable de me former depuis longtemps, mais je savais que malgré tout, il était curieux de mes progrès. Et j’ai progressé très, très rapidement. Si je venais d’un village, on aurait estimé mes capacités à celles d’un chuunin assez expérimenté. C’est un peu après mes seize ans que j’ai commencé à accomplir un nombre important de missions d’infiltration. C’était un peu comme un art que j’ai tenté de maîtriser.

Un beau jour, mon père revenait du conseil, la mine clouée par son orgueil. Il m’a dit, après avoir éternué avec subtilité, je m’en souviens bien: «On... cherche quelqu’un au conseil... Tu as été recommandé.» Jamais il n’aurait osé admettre qu’il avait tort. Encore moins que j’avais raison. Que je sois capable d'arriver aussi loin, sans être une bête de muscles.

► Âge adulte :

J’ai touché la vingtaine du doigt, c’est fou comme le temps a pu changer les choses. À force d’entraînement, d’écoute et de bons conseils, j’ai pu devenir l’un des émissaires de mon clan; je suis de ceux qu’on envoie lors de négociations. Mon rôle au sein de ma grande famille consiste en un peu d’organisation interne, mais majoritairement d’affaires externes; infiltration et diplomatie sont au coeur  du poste que j’occupe.

J’essaie d’éviter les conflits tout en tirant mon épingle du jeu, et c’est ce qui m’a aidé à accomplir les missions les plus complexes. N’en reste pas moins que je suis un ninja à part entière, et que j’ai appris que parfois, quand les négociations échouent, je dois repartir et informer mon camp. Ma réputation est celle de mon clan; on règle nos compte avant de vous quitter, et... vous pourriez bien le regretter.
Test RP

Peler les carottes. Couper les carottes. Réserver, tout mettre de côté. Comme ma dignité.
 
Dans quel genre de pétrin je me suis encore fourré... Emmuré dans un carcan royal pour faire un potage. C’est bien ma chance. Les autres cuisiniers me regardent, me sourient, je rougis en sachant très pertinemment que je suis en train de me faire juger pour mes habiletés au couteau de cuisine. Ils souriraient moins si c’était un couteau ninja, je le garantis. Ça aurait pu être pire, je sais bien, mais je ne pourrai pas supporter ça longtemps; le couteau entre mes doigts cogne et résonne fortement contre la planche, tant mes muscles se tendent sous le stress. Au moins, je me console en confirmant ne pas m’être fourvoyé; j’ai bien fait de dire que j’étais nouveau dans le domaine, de ne pas me louanger assez pour le regretter. Je n’ai eu qu’à jouer le jeu, dire que je venais d’être engagé, que j’étais ici pour apprendre l’art culinaire.
 
Peler les patates. Couper les patates. Garder au chaud, faire bouillir l’eau. Moins fort que le sang dans mes veines.
 
Au moins, je ne tremble pas, c’est déjà ça. Il m’est probablement déjà arrivé pire. J’observe le mur en face de moi; on est dans une grande salle, je vois une petite porte qui mène probablement à une chambre froide, puis une autre qui débouche certainement vers le couloir et donc au reste de la résidence. À force de réfléchir à la situation, je me dis que l’idéal serait de prendre mon mal en patience jusqu’à ce que le repas soit servi, puisque je vois mal quel prétexte pourrait me permettre de sortir de la cuisine pour une période de temps plus longue qu’un rapide tour au petit coin. Lorsqu’on infiltre, il faut savoir aller au gré de ce qui se passe, ne pas trop forcer les choses, puis saisir les opportunités que l’on finit par dénicher.
 
Peler les oignons. Couper les oignons. Émincer les oignons. Je crois que je vais pleurer.
 
Je zieute ma prochaine tâche en me frottant légèrement les tempes. Il faut que je trouve un moyen de sortir, et très vite. Je tape silencieusement du pied, coincé dans ma réflexion. Ça m’écœure trop, il faut vraiment que je bouge. La porte de, exactement comme je l’avais deviné, la chambre froide finit par s’ouvrir; un homme un peu corpulent s’extirpe de là avec une caisse en bois vide. Décidément, lui, il est dans la bonne branche d’emploi. L’homme s’avance près de moi, et dépose la caisse de bois devant un de mes camarades. Il s’explique en quelques courtes phrases: «’Faut du Saké, on en a plus. Va chercher huit bouteilles. T’en fout sept dans la chambre froide. L’autre est pour le boss.» Avant même que le cuisinier n’ait le temps de rouspéter, l’homme bourru finit par s’éclipser sans aucune cérémonie. Je regardais l’autre homme râler un peu, l’air agacé, avant de me décider.
 
Le couteau glisse doucement contre la planche, frôle le premier oignon pas encore entamé. L’homme coupe ses propres légumes, essayant apparemment d’ignorer la tâche qu’il vient d’écoper. Je lui fais un petit signe de la main, j’essaie d’attirer son attention. «Qu’est-ce que tu veux?»
 
«Est-ce que ça va? Vous n’avez pas l’air bien...» dis-je, l’air un peu inquiété. Après de nombreux «Non, je n’ai rien, ça va» et un peu plus de «Vous en êtes sûr?», il finit par admettre. «Je déteste quand il fait ça. Il sait que je n’aime pas sortir le soir, que je préfère cuisiner. C’est toujours sur moi qu’il pousse ses faveurs et ses demandes, j’en ai ras-le -» Je l’interromps, ayant exactement ce que je voulais. «On échange? Je vous donne mes oignons, j’irai acheter ce qu’il faut.» Pas question de manquer cette opportunité. Après quelques secondes d’hésitation, ou peut-être parce que je l’ai pris au dépourvu, il accepte ma proposition.
 

***


En me faufilant dans les couloirs, j’observe chaque tuile, chaque brique, chaque porte du coin des yeux, veillant cependant à me faire discret. J’emporte avec moi le caisson solide, ravi d’avoir pu me soustraire des corvées de cuisine. S’il l’avait fallu, j’y serais resté, quitte à laisser les gens subir mon humeur détestable. Deux jours de cette connerie, et j’en peux déjà plus. Je suis quand même fier d’avoir réussi à passer au travers de cette bête situation, causée par un léger mauvais pas. Les seules choses dont je crois ne jamais voir la fin sont ces couloirs qui n’en finissent plus. J’y serais déjà au bout si je pouvais courir, mais il y a trop de membres du personnel pour que je ne puisse m’y risquer. Je ne les vois pas, mais je sais que le moindre bruit pourrait les alerter, alors je m’avise de me dépêcher. Sous l’ordre d’une mission, je sais montrer un minimum de restreinte. 
 
En déambulant dans les corridors clairs, je retrouve mes idées folles; je vois la pièce où les cuisiniers se préparent à travailler, et la fenêtre de laquelle je suis tombé, deux jours auparavant en tentant de pénétrer dans le bâtiment. En dessous, quelques petits morceaux de bois et de la poussière. Le bruit avait alerté les gens du couloir, et j’ai rapidement fait semblant de m’être cogné contre un coin de banc en m’habillant de ce qui me passait sous la main. Sous les couverts de mon devoir de rapporteur d’alcool, j’avais suffisamment de temps pour extraire quelques informations, d’un coin de la grande demeure à un autre.
 
C’est au tournant de deux ailes du domaine, après un parcours de quelques étages, que je suis tombé sur un morceau intéressant. Deux femmes de ménage discutaient à propos du retour de celui qu’on appelle “le Boss”, qui avait dû quitter son bureau à la hâte il y a moins d’une heure. En évitant de me montrer, de tourner le coin du couloir, j’ai simplement écouté la conversation un moment, pour m’assurer que si je décidais de croiser leur chemin, elles n’allaient pas se taire.
 
«Il a une cargaison importante à récupérer», «il a dû partir en trombe puisqu’il y a eu des complications avec la marchandise», «il devrait revenir dans plus ou moins deux heures», et «il demande aussi que son bureau soit complètement impeccable quand il va revenir.» J’ai cessé de me cacher, pour poursuivre mon chemin. Enfin, poursuivre mon chemin...
 
«Excusez-moi..? Je suis un nouvel employé en cuisine, on m’a demandé de trouver le propriétaire de la demeure et de récupérer des bouteilles de saké que Monsieur conserve dans ses quartiers. Est-ce que vous pourriez me guider? Je ne connais pas le chemin pour m’y rendre, c’est tellement grand ici...» 

Elles ont fini par accepter, après mon jeu du jeune employé perdu, mais je sentais qu’elles me croyaient suspect. En montant les escaliers, l’une d’elles me demande: «C’est pourquoi, ces bouteilles, exactement?» Prenant cette question comme un soupçon, j’ai vite repris ce qu’elles avaient mentionné plus tôt, pour essayer de faire une situation plausible. «C’est qu’on vient d’être avertis que Monsieur a réussi à obtenir beaucoup de matériel suite à la livraison d’une cargaison, et qu’il souhaite inviter ses collègues à déguster un bon repas chez lui après un si bon coup. Il faudrait donc qu’on réfrigère ses breuvages pour qu’ils puissent en profiter.» En espérant que mon mensonge puisse me sauver la face.
 
Au final, il faut croire que j’ai vu juste pour le matériel, puisqu’elle a gobé mon improvisation.
 

***

 
C’est seulement devant le bureau en question que j’ai réalisé qu’elles n’allaient pas partir. Je sais normalement opérer sous pression, mais il risque d’être difficile de fouiner sans attirer le soupçon des deux dames. En voyant l’état du bureau, je me dis que la solution la plus avantageuse serait d’attendre qu’elles finissent de ranger, quitte à repartir sans bouteille, puisque je n’ai aucune idée s’il m’était possible d’en trouver ici, ou même dans la chambre à laquelle cette salle de paperasse est annexée. Le bureau étant plutôt bien rangé déjà, elles ne devraient pas prendre trop de temps à nettoyer, et je pourrais ensuite me faufiler.

Je fais mine de chercher un peu, de vérifier dans les tiroirs distraitement pour éviter que l’on croie que je fouine vraiment. Je m’éclipse avec un faux air découragé, soupirant que «bon, je n’en ai pas trouvé... je devrai aller en chercher à l’extérieur.» Je quitte juste après les avoir remerciées.

Je laisse s’écouler une demi-heure, caché au coin de l’un des corridors, à écouter. Je les entends sortir, s’éloigner, mais je prends mon mal en patience. Avant de tenter de rentrer à l’intérieur, je laisse passer une autre dizaine de minutes, pour m’assurer qu’elles ne reviennent pas.

Bien sûr.

C’est verrouillé. Bien sûr, il le fallait; ce serait trop simple, sinon. Il fallait que j’aie à utiliser l’objet du diable pour crocheter la serrure. Je remercie Sayu, parce que sans elle, en ce moment, je serais foutu: «Garde-le t'en auras besoin, c'est certain.» Je fais glisser son Senbon hors de ma queue de cheval après avoir retiré le bonnet qui camoufle mes tifs, et j’observe un instant le bout de métal avec un air de dédain. Cette cochonnerie est probablement l’arme la plus glauque du monde ninja. Ça pique, et c’est difficile à repérer. C’est efficace, mais ... dire qu’elle raffole de ces machins.

Je m’active et abouti rapidement dans la suite du noble. C’est une mission d’investigation et non un assassinat, alors je ne me contente que de chercher des infos sur lui, puis je vais filer. C’est dommage, je risque de manquer le dîner.

Sans scrupule, je fouille avec minutie les tiroirs et les documents, commençant par ce qui se trouve sur son bureau. «Cargaison de 10 000 parchemins explosifs...» Je venais surtout pour connaître la nature des transactions de l’homme en question, et pour m’assurer qu’il n’avait pas de plan malicieux, comme les rumeurs qui circulent le laissent penser. En fouillant les classeurs, je retrouve des information additionnelles, et je commence à voir se dessiner la grande image; «Sélection de mercenaires. Nombre d’effectifs: 450 hommes.» Je récupère ces deux documents, les glissant dans mes vêtements. Après une assez bonne inspection, et près d’une vingtaine de documents, j’ai décidé de partir, jugeant que le temps qu’il me reste devait être quasiment épuisé, et que je commence à m’attarder. Pour éviter d’être vu, je choisis de tout verrouiller derrière moi et de sortir de la demeure comme si j’allais finalement acheter ce que je devais acheter. Avant de sortir, je prends soin de cacher l’aiguille dans mes cheveux, et de les couvrir du bonnet des cuisiniers de l’endroit. Le caisson en main et le tablier me serrant la taille, je descends et croise un homme très bien habillé. Je lui souris candidement, avant de glisser une petite boutade.

« Bonsoir, Monsieur! Je passais vous dire que le dîner devrait être servi sous peu; en espérant qu’il soit à votre goût. »

Sur ces belles paroles, je me dirige vers la sortie, tentant de ne pas trembler d’excitation à l’idée de foutre le camp d’ici, et de ne plus jamais pleurer devant un oignon.

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Petit UP rapide pour dire que ma fiche est remplie, que je suis prêt à savoir si tout est bon ou si je dois changer/clarifier certaines choses. Si tout est bon, je suis prêt à recevoir mon sujet de test de RP =)




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Bienvenue sur Dawn of Ninja !

Voici ton test RP:
 

Tu as deux semaines pour le remplir. Bonne chance !
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Encore un petit UP pour dire que j'ai terminé mon Test de RP. Tenez-moi au courant s'il y a un problème! =)




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YAMANAKA Ao [Présentation Terminée] Pq2c


Respect test-rp et originalité

Mouais.



Orthographe et grammaire

Mouais.



Avis général et verdict



Voilà, tu es un indépendant de rang A, tu es content ? YAMANAKA Ao [Présentation Terminée] Bsod-onion-head-emoticon

Tu peux faire recenser ton personnage, ton avatar et créer une fiche technique.

Bon jeu.



Correction par Sahara Denya
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