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L'heure de la route [PV MIyamoto Akai]

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Orochi Otomo
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Encore une journée passée sur les routes.

Remarque il vaut mieux ça que de la passer à se bourrer la gueule.

Mais ça vaut pas une journée en campagne pour le Shogun, à ça non.

C'est bien représentatif de mes habitudes que d'être perdu entre ces trois états que sont la nostalgie, l'appréhension et le remord. Alors je marche, le fait d'agiter les pieds dans un sens qu'on arrive pas à s'imaginer est quelque chose qui détends l'esprit. Je vois des gens, du paysage, des amis parfois, des ennemis souvent, mais surtout je vois sans réfléchir.

Je me demande si mes fantômes m'accompagnent dans les périples. Si oui, alors probablement qu'ils me voient n'importe quand. Je ris à voix haute imaginant ma femme me dire que l'alcool c'est mal. C'est moi qui bois, mais la bile acide aurait probablement été à elle si elle était encore là.

J'aime bien rire en y pensant, mais ça m'arrive pas souvent. Souvent je pleure ou m'en veut lorsque je pense à elle. Et ma fille, c'est encore pire.

Je suis à la recherche du pays du tourbillon, pourquoi? Simplement parce que c'est un des endroits où je ne suis allé que une ou deux fois dans ma vie, et que j'aurais beau connaître tout les chemins par cœur, je ne serai pas maître du Sekai tant que je n'aurais pas appris le pays de l'eau. C'est un fait.

Également, le fait de changer c'est bien. Un vieil homme à dit "Quand on change, on prends des qualités, pour être parfait, il faut avoir beaucoup changé". Ahah, paix à son âme. Quoique. Le sergent était déjà vieux lorsque je me suis engagé, il l'était encore lorsque je suis devenu son capitaine, alors bon, peut-être est-il encore en vie.

Moi changer, ça me permet de changer partout. Le fait de changer de paysage m'aide à changer de mentalité, et pour une fois mes disparus me caressent l'esprit au lieu de me mordre la jugulaire.

La seule chose qui me manque, c'est le chemin vers Uzushiokagure.


"-Excusez moi jeune homme, ne pourriez vous pas indiquer le chemin à un pauvre vagabond?"

Tout le monde est vagabon lorsqu'il est loin de chez lui, sans dieu ni maître, même un samouraï.
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Miyamoto Akai
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L'heure de la route (ft. Orochi Otomo)


Encore un matin ! Un matin pour rien ! Face à l'ennui, deux choix se présentent à moi : laisser tomber ou résister. Évidemment, hors de question d'abandonner face à cet ennemi mortel qu'est l'ennui. Je décide donc de sortir discrètement du village pour aller me balader un peu. Je trace donc ma route, sans raison ni fin. Plongé dans mes pensées, cherchant et doutant de ce que je pouvais faire d'occupant, je tombe nez-à-nez avec un individu. Un homme en kimono, la quarantaine, à la carrure robuste et que n'importe quel oeil avisé reconnaitrait comme un guerrier se présenta alors à moi, et m'interpella :

- Excusez moi jeune homme, ne pourriez vous pas indiquer le chemin à un pauvre vagabond ?

Je lui souris alors et lui répondit :

- Bien sur, je vais vous accompagner. Où voulez-vous aller ?

Nous nous mîmes en route quand soudain, un troupeau de bêtes sauvages nous barra la route. Je faillis révéler mon identité ninja en exécutant des jutsus, mais je me retins et préférai laisser mon compagnon de voyage s'en occuper, s'il était véritablement un guerrier comme je le pensais, il pourrait s'en occuper seul.

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Orochi Otomo
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"-Bien sur, je vais vous accompagner. Où voulez-vous aller ?"

"-Les portes de la ville suffiront. C'est bien aimable."

Prendre la route avec un inconnu est toujours source d'angoisse et d'appréhension, mais c'est sous pression que les diamants se forment. Je me mets en marche, tête baissée derrière l'inconnu pour me détendre les épaules et soulager mes lombaires qui transportent des dizaines de kilos de matériel impérial.

Un troupeau de bêtes, dans sangliers qui plus est. Rien de bien méchant, à tel point que de voir mon guide s'arrêter me met le doute. Sont-ils tous aussi couards à Uzu? Je lâche un soupir et dégaine mon sabre que j'agite en l'air pour faire siffler l'air, créant le vent et des reflets de soleil suffisant à faire fuir ces derniers dans des flatulences d'effroi.

Je rengaine et me remets à marcher.


"-Une pirouette scénaristique bien mal amenée, si vous voulez mon avis."

En temps normal, ces porcs ne traversent pas le chemin, ni daignent s'approcher d'une figure humaine par la peur que la chasse induisit il y a de cela des temps immémoriaux dans leur crâne porcin. C'est bien curieux que d'en voir ici.

"-Orochi Otomo, rônin. Et vous, vous êtes?"
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Miyamoto Akai
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L'heure de la route (ft. Orochi Otomo)


- Les portes de la ville suffiront. C'est bien aimable.

Je vais le mener jusqu'aux portes de la ville, mais il faudra donc que je m'éclipse juste avant, pour ne pas me faire gronder par les gardes. Quand les sangliers ont débarqué, mon acolyte du moment brandit un sabre, qu'il agita aléatoirement devant lui, produisant des petites rafales de vent et des reflets faisant fuir le troupeau de phacochère. Après avoir rengainé, l'inconnu se tourna vers moi et me dit :

- Une pirouette scénaristique bien mal amenée, si vous voulez mon avis.

Mais quelle langue parle-t-il ? Je ne comprends absolument rien dans sa phrase mais je décide d'acquiescer pour ne pas paraitre malpoli et ignorant.

- Orochi Otomo, rônin. Et vous, vous êtes ?

Oh, un ronin ? Je vois, c'est donc un samouraï... Mieux vaut rester prudent et ne pas révéler mon identité de shinobi.

- Miyachar Akai, je suis le fils d'un fermier de la région.

Je repris quelques temps plus tard, voulant assouvir ma curiosité :

-Sans vouloir paraître indiscret, que faites-vous ici ? C'est qu'il est rare de trouver des samouraïs aux alentours du village d'Uzushio.

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Orochi Otomo
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-Sans vouloir paraître indiscret, que faites-vous ici ? C'est qu'il est rare de trouver des samouraïs aux alentours du village d'Uzushio.

Mes pas ralentissent alors un petit peu tandis que j'avale ma salive.

Est-ce le bon moment pour avouer que je viens de Tetsu? Je pense pas, bien qu'Uzu soit un village qui m'est connu seulement à travers des rumeurs sur sa sexualité débridée et son pacifisme, deux choses que je suis enjoins à détester, il serait suicidaire que de m'annoncer Tetsu-jin, car il n'en reste pas moins un village caché.

"-Je découvre le monde. Afin de finir un jour un minimum scient sur le Sekai dans sa globalité."

Je botte en touche, car après tout risquer sa peau je l'ai trop fait sur le champs d'honneur, j'en connais tout les dangers et tout les risques. Qui sait?

Bien que mon interlocuteur semble ne pas être très doué au combat, j'ai vécu chez les Shinobis trop longtemps pour que leurs capacités à feindre ou imiter la faiblesse me soient inconnues.


"-Le mieux serait de ne pas mourir bête et piétiné par le destin."
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Miyamoto Akai
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L'heure de la route (ft. Orochi Otomo)


- Je découvre le monde. Afin de finir un jour un minimum scient sur le Sekai dans sa globalité.

- Oh je vois. Vous voulez avoir une vue d'ensemble pour bien pouvoir comprendre les choses. Je comprends !

Je décidais de croire Otomo-san sur parole. Après tout, même s'il pouvait être dangereux pour le village, et ce n'était pas sur, il ne pourrait rien seul face à tout les ninjas du village.

- Le mieux serait de ne pas mourir bête et piétiné par le destin.

- Oh, ne vous inquiétez pas. Il suffit de ne pas être trop sur de soi et de ne pas affronter des dangers qui nous surpassent, et l'on peut mourir avec honneur. En fait, je suis désolé de mon mensonge, laissez-moi me présenter de nouveau. Miyamoto Akai, shinobi du village caché des tourbillons.

Ce ronin me paraissait être un homme d'honneur, alors je décidais de lui faire confiance, en espérant ne pas me tromper.

- En fait, dites-moi, sans vouloir paraître indiscret, où avez-vous appris la maîtrise du sabre ? Votre maniement de la lame ne ressemble à rien que je ne connaisse.

Je m'intéressais beaucoup aux différentes façons de manier le sabre, ayant comme projet d'approfondir cet art prochainement. Peut-être cet étranger pourrait m'apprendre quelque chose.

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Orochi Otomo
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«- Oh je vois. Vous voulez avoir une vue d'ensemble pour bien pouvoir comprendre les choses. Je comprends ! »

«-En quelque sorte, en quelque sorte... »

Un soupir quitte mes lèvres alors que mes genoux escaladent un terrain quelque peu montant. Les portes de la citée se dresseront probablement plus loin sur notre chemin, alors autant profiter de celui-ci.

La vue d’ensemble, c’est compliqué d’y croire, mais c’est très plaisant de le faire. Comment savoir qu’on à tout vu quand on a du mal à savoir déjà ce qui existe ou non ? J’aurais honte de prétendre connaître le Sekai tant bien que même ça serait la vérité. Connaître chaque plante, chaque animal serait suicidaire mentalement vu la charge que cela représenterait, mais le pire, serait de devoir connaître chaque habitant et son histoire du bout de doigts.

C’est le rêve de certains, et c’est compréhensible qu’il en soit ainsi, étant donné que le savoir est une et connaître des choses peut parfois dans les cas les plus extrêmes être ce qui fait la différence entre un macchabée et un blessé. Les médecin, les experts, les armuriers, les savant et les politiciens, tous ont leur position en prétendant savoir quelque chose, le savoir est donc intimement lié à la puissance. Chaque goutte de savoir trahit une volonté de voir quelqu’un mourir, comme on disait à Tetsu, pour paradoxalement nous inciter à ne pas penser et à obéir. Il est évident que l’on puisse désirer savoir.

Mais la grande question, pour moi, est qu’est-ce que savoir, si ce n’est donner une ouverture à d’autres questions dans l’esprit ? La puissance, c’est addictif, alors on peut devenir accro au savoir. Là où le destin est fourbe, c’est que chaque addiction peut entraîner un homme à tomber plus bas que terre, et la science de la vie n’en est pas exclue. Quand on commence à apprendre, on goûte au délicieux breuvage qui nous grise, et dès lors on en veut plus. Mais comment réapprendre quelque chose qu’on connaît déjà ? C’est impossible, alors on cherche à apprendre d’autre chose, mais pour les mêmes raisons cela ne fonctionne qu’une fois, on se retrouve alors à augmenter la dose, encore et encore, jusqu’à avoir plus de questions compliquées ayant des réponses introuvables, nous laissant par conséquent avec un manque titanesque dans les intestins alors que nous roulons par terre implorant pour du neuf, implorant pour l’inconnu.

Je ne souhaite pas forcément tout savoir, je souhaite simplement vivre avec mon destin, car si chaque homme plus fort qu’il n’est né, alors cela signifie qu’il a appris entre les deux, et c’est quelque chose qui me paraît de plus en plus inéluctable avec l’âge, mêlant fond et forme. Je ne veux pas finir dépendant de cette puissance éphémère, le savoir étant comme le temps et n’avançant que dans un sens, à moins d’être prédisposé à oublier, ce qui devient de plus en plus fréquent avec le temps. Je souhaite juste prendre part à ce que de toute façon je serai amené à faire. Affronter la vague de face. Mériter ce qui nous sera donné de toute façon à la fin, que ça soit la vie, la mort ou une notion de mathématiques.

C’est le plus dur, ça. Assumer, c’est la tare la plus innaturelle pour ce qui vit, car si on assumait tout, il n’y aurait personne pour se débattre ou se dresser contre quoi que ce soit. Le fait que je marche vers un village sorti tout droit d’une guerre de clan, arraché à ma solitude et ma perdition géographique grâce à un parfait inconnu, ça me suffit comme preuve que l’insurrection face aux éléments existe, et donc qu’assumer n’est pas le gré de tous.

C’est de là que les religions sont nées, de la volonté de se dresser vers l’immatériel, ajustant sa vision du monde de manière à satisfaire un égo mortellement humain. On n’assume pas la fin, alors on la fait disparaître des esprits au profit de n’importe quelle théorie plus alambiquée qu’une autre, et ça passe. J’avale ma salive.


« - Oh, ne vous inquiétez pas. Il suffit de ne pas être trop sur de soi et de ne pas affronter des dangers qui nous surpassent, et l'on peut mourir avec honneur. En fait, je suis désolé de mon mensonge, laissez-moi me présenter de nouveau. Miyamoto Akai, shinobi du village caché des tourbillons.»

Le mensonge, quelle belle forme de procès avec laquelle on fustige ce qui dérange, et le Shogun sait que la vérité à le don de blesser. Le mensonge, cette religion des temps nouveaux, comme si façonner l’immatériel au-delà du concevable au profit du ridicule ne suffisait pas, et qu’il fallait manier la réalité, faire gagner une opinion incommensurablement sur le pragmatisme salvateur. Mentir, c’est essayer d’appliquer le voile qu’on a sur le visage devant les yeux de quelqu’un d’autre.

Pourquoi a-t-il essayé de mentir ? Pour cacher sa nature de Shinobi ? Comme si être Shinobi était un crime donc, et qu’il m’appliquait son voile en personne pour me faire oublier ce qu’il pense lui même au fond de lui comme une tare. C’est bien le comble, le Shinobi n’est pas fier, il n’assume pas, contrairement au Samouraï. Il refuse sa réalité, dans une forme de dénigrement à faire froid dans dos, et donnant à Tetsu raison de voir les ninjas comme des aliénés en manque de puissance, étant faible et prétendant l’inverse. J’ai vécu parmi eux trop longtemps pour oublier cette dure réalité bien dure à avaler tellement elle blesse, mais néanmoins proche des choses au point qu’elle en devient incontestable.


«-Et bien, me présenter à nouveau reviendrait à vous répéter dans le creux de l’oreille que je suis Orochi Otomo, et que je suis un rônin errant. Cherchant la route vers Uzu, qui s’avère être votre foyer. »

Ne pas lever la tête quand on parle, les réflexions s’envolent sinon, et puis si on me ment sur le nom, si on me fait cet ultime aveu de faiblesse qu’est de se cacher par peur, par doute ou par refus, que reste-t-il comme valeur encore à sauver dans une âme ? Probablement pas quelque chose dont le regard d’un inconnu permettra de faire évader de la faiblesse telle la miséricorde.

Les cailloux défilent alors sous mes chaussures, le sable virevoltant à chaque pas, car malgré le fait que je me dirige vers le pays de l’eau, il n’en reste pas moins que le chemin reste pavé comme si je me rendais à Suna. Ces villages sont si différents, mais tellement semblables.

Je lève alors la tête, profitant d’un petit dénivelé pour attester du paysage. Les monts rocheux ont beau appartenir à un peuple de froussards menteurs, il n’en reste pas moins un patrimoine très impressionnant. Les arbres poussant sur les pics, tels des fers de lance sortant de l’eau pour crever cette dernière et ses maux ancestraux, ne semblent qu’à de la mousse tellement la majesté du terrant rend ces anomalies topologiques grandes, imposantes, énormes ! J’exulte devant un vol d’oiseaux, partant d’un flanc de falaise aussi vertical qu’un mur, aussi bien découpé que si l’Empire l’avait taillé à coup de katana il y a de cela des années, qui quittent un nid douillet caché dans la flore crapahuteuse afin de rejoindre les hauteurs des pics, où un plat quelque peu chanceux par sa présence entre toutes les formes anguleusement géométrique, gratifie la faune probablement endémique d’un coin de gazon, de verdure où poser ses pattes, nous surplombant alors de la même manière que je surplombe la beauté du paysage.

Je reprends alors ma route, avec mon guide devant moi, bercé par le doux son des vagues alors indiscernable tellement ces dernières sont nombreuses à s’échouer sur ou à écraser la pierre de ces pics. Quelle beauté transcendante. Je me demande alors comment il est possible de vouloir mentir, de vouloir ne pas assumer son être, sa nation et sa personne, lorsqu’il nous a été donné la chance d’apercevoir une fois dans notre existence la présence d’anomalies artistiques et naturelles telles que celle-ci.

Mon kimono vole dans le vent, libérant  le bas de mes chevilles et faisant, lorsqu’il se révèle beaucoup trop fort pour la moyenne, probablement à cause de la mer lui insufflant sa force,  s’envoler le bout de mon nodachi du sol, laissant le fourreau s’offrir un vol d’une demi seconde, et laissant à la trace laissée dans le chemin trente centimètres de répit. Le vent, et sa capacité à change la force en temps et le temps en distance, transcendant tout ce qui es mesurable et toutes les réalités, vient planter le clou dans ce tableau déjà bien chargé, mais à notre plus grand plaisir.

Je traverse alors un pont, quelque chose qui n’a rien à voir avec ce que j’ai pu défendre avec Nobushi en cette journée d’été m’ayant laissé un souvenir d’étrangeté planant. C’est un pont de bois, de bois trempé, trempé par le remous des vagues, vagues de la mer. Cette dernière vient marquer sa présence sur tout ce qu’elle touche, tout ce paysage dans son intégralité. Je manque de glisser à cause de mes sandales mouillées, je prie alors pour que mon sac ne s’ouvre pas dans le tumulte, et je me rattrape à un corde qui nous sert de rempart ou de garde fou face à une chute qui nous serait très probablement mortelle. Le jonc tressé, signe de la mer encore une fois, est humide, ma peau moitit à son contact, me faisant lever la main pour plaquer mon pouce et sa pulpe contre mes autres doigts, interrogeant la chair de ces derniers quant-à la sûreté et donc l’utilité de ces patinoires de protection. Mon hôte me devance, je conclus alors qu’il n’y a aucun choix à faire, si ce n’est d’avancer pour arriver à destination.

Le pont me semble interminable, alors je jette un regard à travers l’écume blanche de l’eau bouillonnante sous nos pieds et à travers les planches, quelques centaines de mètres en bas de notre position. On peut, de temps en temps, y apercevoir une nageoire, ou quelque aileron animalier s’y apparentant, laissant présager une vie bien remplie et diverse dans les eaux qui à nous, mortels mammifères terrestre, nous semblent bien inhospitalières. Je me souviens que chacun voit donc midi à sa porte, et peut-être qu’un poisson ici bas doit se dire que l’air irrespirable ne laisse rien de beau à sa vue quant-à l’épanouissement d’une vie en dehors de ce qu’il considère comme son chez lui.

Il se trompe bien, ce petit poisson. Car à l’identique de sous l’océan, nous continuons à vouloir nous manger entre nous, juste que nous n’utilisons plus de dents, mais des lames ou des mudras, nous donnant l’impression d’être civilisés. Mais il ne faut pas oublier que c’est un mensonge, un mensonge issu du déni, de la négation, de l’incapacité à assumer notre nature animale profonde, aussi bien enterrée soit-elle, qui peut à chaque moment revenir à la charge pour nous dicter quelles atrocités il nous incombe d’infliger à l’autre, l’autre qui n’est ni plus ni moins qu’un singulier poisson de même taille et niveau que nous. Quelle hypocrisie. Mais la vie est faite ainsi. Et je ne demande pas à savoir pourquoi, juste à le constater comme chacun le fera probablement un jour dans sa vie.


«-En fait, dites-moi, sans vouloir paraître indiscret, où avez-vous appris la maîtrise du sabre ? Votre maniement de la lame ne ressemble à rien que je ne connaisse. »

Je ne sais quoi répondre, continues-je de botter en touche ? Il sera de ça bien hypocrite de ma part.

«-J’ai appris à manier le nodachi dans une contrée fort bien lointaine, où il était de bon ton de plutôt se demander en quoi devrions-nous être dispensé de le faire lorsqu’on en est citoyen. Si je suis ici pour vous parler, c’est bien parce que savoir dégainer et trancher avec cette arme m’a sauvé la mise un nombre incalculable de fois, malheureusement. »

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