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La sauterelle et le chrysanthème

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Aburame Hako
Konoha no Genin
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La sauterelle et le chrysanthème

Dans le bureau des missions de Konoha, une jeune Aburame essayait de ne pas se dandiner d'un air trop coupable.
L'un des préposés, une femme rigide dont les lunettes reflétaient pleinement le soleil, toisait la petite genin de toute la hauteur de l'Autorité outré.
Son collègue, qui essayait de faire semblant de ne pas écouter, retenait à grand peine un éclat de rire.
"Techniquement, la grange est peinte... Et encore debout !" explicitait gauchement la kunoichi... rouge vif avec des tâches de vert là où la peinture n'avait par miracle pas atteint ses vêtements fanfrelucheux.

Silence de la part de l'intendante à l'apparence pincée de maitresse d'école en colère. Hako essaya un sourit qui réussit à avoir l'air à la fois plein de morgue et plein d'innocence.
Visiblement, son utilisation ingénieuse de parchemin explosifs dans des pots de peinture pour rependre du seul coup l'enduit coloré ne passait pas vraiment.
Eh ! Ça avait pourtant marché !
Enfin, plus ou moins et y'avait eut des retouches à faire.
Et elle n’avait pas pensé au sol, à présent lui aussi couleur cerise...

La préposée aux missions soupira, lasse. Les genin... Il faudrait les enfermer à l'Académie jusqu'au grade de chuunin au moins. Particulièrement celle-là.
Ou alors il faudrait que leurs sensei les accompagnent, non les babysittent en permanence !
"Le demandeur est... peu ravis de votre... innovation." siffla l'intendante en foudroyant du regard Hako et son collègue (qui pouffait en tenant son bureau, mort de rire devant le lutin vert de Konoha qui dégouttait de peinture sur le sol).
La jeune Aburame fit l'effort de paraître vaguement contrite. Mais il fallait cependant marquer le coup et lui trouvait une punition...

Une idée lui vint. Autant rendre ce trublion un poil utile.
"Dans notre grande mansuétude, nous allons passé l'éponge..."
Rires (mals) étouffés de son collègue.
"... Et considérer ta mission de rang D comme... complétée. Cependant, tes expérimentations ne doivent pas se reproduire. Nous savons bien que les jeunes ninjas souhaitent expédier les missions de bas rang et même parfois les méprisent. C'est intolérable pour les clients. Un shinobi doit toujours faire son maximum, peut importe la tâche et toujours accomplir sa mission avec le plus grand sérieux."

La jeune Aburame baissa les yeux, un petit rouge de honte venant s'ajouter au pourpre de la peinture qui la recouvrait.
"... Et dans le cas d'une kunoichi, avec dignité." poursuivit la préposée d'un ton professoral. "Afin de nous repayer de notre... généreuse compréhension, nous aimerions que tu rendes un petit service à Konoha."
"Tout ce que vous voulez !" bondit Hako, soucieuse de se racheter et de prouver sa valeur et son sérieux. "Et...euh... Pas besoin de prévenir mon sensei ou mes parents au sujet de cet histoire, hein ?"
Ou pire, Yume. Elle n’avait pas fini d'en entendre parler, sinon.
Et ses parents risquaient de lui confisquer le reste de ses si géniaux parchemins explosifs.

"C'est envisageable, si tu nous rend ce petit service. Ce n'est pas vraiment une mission officielle, cela ne sera donc pas payer, ni n'apparaîtra dans ton dossier. Néanmoins, nous attendons que tu y concentre toute ton attention et avec le plus grand sérieux. Pour la plus grande gloire de Konoha ! T'en sens-tu capable, Aburame Hako ?"
La petite kunoichi peinturlurée se mit aussitôt au garde à vous (expédiant quelques gouttes de gouaches un peu partout).
"Oui ! Je promets que je ne vous décevrais pas !" répliqua la jeune fille d'un ton sérieux malgré sa petite voix. "Et... je devrais faire quoi ?"[/color]

La préposée aux missions eut un sourire de requin. Elle avait trouvé le pigeon parfait pour se débarrasser d'une corvée.
"Et bien, le Village reçoit actuellement un visiteur du lointain Empire de Tetsu. Il s'agit d'un samouraï nommé Orochi Otomo. Nous aimerions que tu l'escortes et lui servent de guide pendant son séjour parmi-nous. Bien évidemment, si tu apprends des choses sur lui, ses motivations et sur Tetsu, il faudra nous les rapporter. Mais ce n'est pas une enquête : tu es à son service et nous devons montrer une bonne image de Konoha..."

La jeune genin accepta la tâche sans coup férir et promit de se montrer une hôtesse serviable, polie et digne du Village Cachée de la Feuille.
La préposée aux missions en doutait un peu, mais ça ferait une bonne expérience pour la jeune Aburame d'être confronté à la rigueur d'un samouraï. Une kunoichi était souvent envoyée pour des missions diplomatiques, ça lui ferait un bon entrainement.
Et avec le lutin vert de Konoha comme guide, le samouraï de l'Empire serait sans doute trop occupé et abasourdi pour se soucier de la véritable équipe d'escorte qui resterait soigneusement en retrait pour l'espionn... l'observer.

Hako rentra donc en toute hâte au domaine Aburame pour se changer (et se laver), semant à la fois rires et panique sur son chemin.
Elle hésita : digne kimono "pour les grandes occasions" ou sa tenue habituelle (elle en avait bien évidemment beaucoup de rechange, vu la vitesse à laquelle elle les... usait) ?
Haussant les épaules, elle décida de conserver son style attitré : après tout, le samouraï mystérieux (Hako n'avait pas la moindre idée de ce qu'était l'Empire de Tetsu. On avait dû en parler à l'Académie, mais c'était loin et la géopolitique avait tendance à un peu la barber) voudrait sans doute voir une vraie kunoichi et non une guide touristique.

Rafraichie et pimpante (même si elle n'avait pas remarqué qu'un de ses mèches sortant de son drôle de bonnet était encore rouge vif), Hako s'élança de toit en toit, gagnant le centre-ville.
L'intendante lui avait donné l'adresse d'une taverne où se trouvait leur illustre visiteur.
La jeune Aburame n'eut aucun mal à trouver celui-ci, aisément repérable à son attirail étranger. Il profitait visiblement de cette splendide journée, attablé à l'extérieur sous l'ombre d'un arbre jouxtant l'établissement.

Hako atterrît dans la rue à quelques pas de lui, après une gracieuse (et splendidement inutile) pirouette.
Un grand sourire aux lèvres, le minuscule lutin vert de Konoha s'avança, nullement impressionnée par le géant balafré en armure lourde qui respirait la rigueur martiale (et peut être une certaine lassitude ou tristesse) derrière ses sourcils broussailleux.
"Hello, monsieur le samouraï !" pépia joyeusement la kunoichi vert-pomme en saluant gaiement l'étranger. "Je suis la genin Aburame Hako et j'ai été chargée de vous souhaiter la bienvenue à Konoha et de vous guider !"

La jeune Aburame aimait bien découvrir de nouveau pays, de nouveaux horizons et faire d'incroyable rencontre. Le fait d'en apprendre plus sur cet Empire mystérieux l'enthousiasmait déjà.
Bon, il fallait espérait que le guerrier massif ne soit pas trop coincé ou un pète-sec asocial...



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Orochi Otomo
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"Du... Saké… s'iouplé…"

Non, je ne suis déshydraté ou fatigué. Non je ne sors pas du lit, non je ne suis pas drogué. C'est juste que ce n'est pas mon premier verre.

C'est toujours la même chose. J'arrive en ville, je bois, je vomis, je m'endors, je me réveille avec la gueule de bois et me demande ce que je fais de ma vie, pourquoi mes problèmes me minent à ce point, pourquoi est-ce que mon existence est telle et pourquoi c'est aussi pénible de vivre ainsi, pourquoi est-ce que je n'arrive pas à me seppuku, pourquoi aucune femme ne veut de moi, pourquoi est-ce que je me rappelle que personne ne veut de moi parce que je suis aigri, pourquoi est-ce que je suis aigri par les évènements, comment faire pour ne plus l'être. Puis je me lève, je trouve un job, je décide de changer, de retourner à l'armée, de faire un truc de ma vie et enfin de redevenir un moi digne de confiance, puis j'ai soif, alors je finis mon job, trouve un bar, arrive en ville et rebelote.

Cette fois, j'aimerais dire que c'est différent, mais j'en suis toujours incapable, car malgré le passé et les blessures je suis incapable de mentir pour me faire du bien, alors j'attrape le verre qu'on me tend et donne la pièce, par contrainte, j'ai oublié qu'à Konoha on payait en avance. Alors je me déplace sous un arbre, pour éviter les regards les jugements, les avis, la haine et la bêtise du peuple moyen que j'exècre. Le verre levé, c'est à la santé de tout ces putains d'abrutis qui régissent les rues et le monde de maintenant, que l'Empire leur roule sur la tronche et éventre leurs famille de pisseux sidaïques et que les raclures de fond de chiottes que sont les trois quarts de la population actuelle du Sekai se fasse immoler par le fer, puis qu'ensuite le quart qui reste leur tranche la tête au milieu d'un fossé pour en faire de l'engrais. Moi je serai là, à superviser leur mort comme j'ai supervisé des vies, à la différence que je siroterai un verre en regardant la douleur remplir leurs yeux là où la vie était, et que je les rejoindrai à la fin.

Je lève mon verre à cette vie de merde.

La chaleur du saké me coule dans la gorge et brûle mes boyaux, mais pas assez, alors je bois le verre cul sel et me laisse tomber contre l'arbre. Mon kimono arborant un chrysanthème géant fini plein de copeaux de bois et l'herbe peine à amortir mon sac à dos et son bruit claquant de mon attirail aussi mal rangé que ma dignité.

J'ai mal putain, j'en peux plus de continuer ainsi, j'ai juste envie de me percer le bide, mais je suis pas sûr que mon nodachi soit assez long pour me faire souffrir de manière à expurger tout mon passé. Si seulement je pouvais éventrer une femme pour reprendre place en elle et recommencer à nouveau, je le ferai sans hésiter, faut juste me laisser... dégainer... le... sabre... gnéééé...

J'y arrive pas, j'ai même plus la force de rester debout, je m'allonge, dans l'herbe hein, pas dans l'arbre. Oh et puis merde, j'arrête de penser et je ferme les yeux.




Hikari, Hinata, encore, une pensée des deux. Même dormir j'y arrive plus.

Je suis prisonnier de ma tête alors que deux fantômes que j'aimerai oublier me tournent autour, ou non. Je ne sais pas si j'ai réellement envie, mais envie de quoi? Aucune idée, laissez moi! Ou plutôt venez me voir, mais laissez moi quand même. Tetsu, l'Empire, l'Armée, revenez me prendre, prenez moi! Réintégrez moi! Découvrez que toutes mes excuses pour ne pas répondre de mon poste à la conscriptions sont fausses, punissez-moi, fouettez moi et marquez moi au fer rouge au lieu de rester de votre côté de la frontière. Apportez-moi… Apportez-nous... la lumi… la lumière.

Vous les avez tué…


"-Hello, monsieur le samouraï !
Je suis la genin Aburame Hako et j'ai été chargée de vous souhaiter la bienvenue à Konoha et de vous guider !"


"-Hein... Quoi?"

Je me relève précipitamment et me tiens debout. Mon oeil divaguant ne m'empêche pas de faire une courbette. Je manque de donner un coup de boule à la gamine tellement elle est petite, ou alors que je suis maladroit. Putain d'alcool.

"-Orochi Otomo, Troisième capitaine de campagne à pied, bataillon des fils du Shogûn.

-Enfin, j'étais... Maintenant c'est juste Otomo, ou le poivrot, selon ce que tu veux voir."


Je me lève et remet mon sac sur mon dos, le nodachi à ma ceinture et mes idées en place. Je m'attrape le front et crispe le visage, j'ai mal, mais ça va aller. Heureusement que l'accoutumance existe, sinon… bah sinon je serai déjà mort de cirrhose.

"-C'est… gentil de ta part… de venir me faire faire un tour… On y va?"

Je l'aime bien la gamine, elle a une bonne bouille. Et puis je suis prêt à aimer à la folie quiconque vient me sortir de mon état de décrépitude dans lequel je vis ma pauvre existence de misère et de bière de riz.
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Aburame Hako
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La sauterelle et le chrysanthème

Comme à son habitude, l'entrée en matière de la jeune Aburame avait été joyeuse et dynamique, toute curieuse de rencontrer un vrai samouraï.
On peut dire qu'elle fut déçut.
L'homme qu'elle devait escorter et initier aux milles plaisirs de Konoha s'avérait être un rustre pataud, qui manqua de l'éborgner à coup de casque en saluant maladroitement.
Et en plus, il puait l'alcool...

Génial, on lui avait refilé un soiffard à guider. Il allait sans doute vouloir faire la tournée de bar du coin.
La minuscule genin (surtout à coté de l'imposant géant en armure) se força à garder une expression neutre (ce qui trahissait évidemment ses pensées, Hako étant d'habitude fort souriante) pendant que l'ivrogne se présentait sommairement.
Bien sûr, la jeune Aburame n'avait pas la moindre idée des titres énoncés, ni de leur importance ou de leur véracité.
"-Enfin, j'étais... Maintenant c'est juste Otomo, ou le poivrot, selon ce que tu veux voir." termina alors le boit-sans-soif du Shogun, captant soudain l'intérêt de la gamine vert-pomme.

Elle était une kunoichi. Ses senseï et Yume n'arrêtaient pas de la houspiller pour quelle réfléchisse avant d'agir, pour qu'elle voit sous l'évidence. Et malgré son comportement foutraque, le lutin vert de Konoha restait une Aburame doté d'un esprit logique et affuté (quand elle le voulait bien).
Aussi, elle décida donc de revenir sur sa (piteuse) première impression. Il y avait une étrange ironie dans les propos de ce guerrier. Il était donc peut être plus qu'il n'y paraissait...
Bah ! On verrait bien ! Laissons-lui une chance en tout cas.

"C'est… gentil de ta part… de venir me faire faire un tour… On y va?" balbutia le samouraï ayant abusé du sake après avoir bon gré mal gré récupérer ses affaires.
Hako eut un petit sourire amusé de connivence. Oh, elle reconnaissait cet air de chien battu !
Sa mère avait parfois le même quand elle avait trop taquiné la bibine.
Amusée, elle se demanda lequel serait debout à la fin d'un hypothétique concours de beuverie... Mais en tout cas, elle savait désormais où commencer sa visite guidée !

"Suivez-moi, monsieur Otomo, le capitaine de campagne à pied... J'imagine que marcher ne vous dérangera pas ! Et...euh... Vous fera peut être du bien. Et j'dois avouer que je ne suis pas certaine de pouvoir vous porter..."
Elle s'élança donc dans les rues de Konoha, rongeant son frein pour ne pas bondir partout, réglant son pas sur celui du samouraï (trop) amateur d'alcool.
Elle commença par le district commercial de Konoha, dans les artères les plus animées du centre-ville. Pendant qu'elle marchait, la kunoichi vert-pomme discutait d'un ton badin, vantant la puissance économique de Konoha. Et désignant des boutiques ça et là.

"... La sécurité offerte par le Village Caché a évidemment attiré des commerces..." anonait-elle, et le ronin de Tetsu put voir que de temps en temps elle jetait un œil à des notes hâtivement dissimulées dans ses manches froufrouteuses. "Nous avons bien sûr besoin d'une certaine autonomie, aussi beaucoup de produits sont fabriqués sur place, mais les ninja sont avant tout des armes et des combattants et pas des marchands ou des fermiers. Konoha abrite donc une grande population civile, qui servent le Village et permettent aux shinobi de se consacrer à leurs tâches... Ces sont d'anciens serviteurs et vassaux des clans fondateurs - comme le mien - et des gens recrutés et triés sur le volet. Et il faut dire que comme le Village est dispensé de taxes par le Daimyo... Ah ! Nous sommes arrivés !"

La kunoichi vert-pomme fit signe à l'imposant samouraï de l'attendre un instant, pendant qu'elle se ruait à l'intérieur d'une échoppe, visiblement un apothicaire ou un herboriste.
Elle revint très vite et tendit à Otomo une tasse contenant un liquide brun-vert à l'odeur astringente particulièrement abjecte.
"Tenez ! C'est pour vous !" s'exclama joyeusement la petite genin, avec un enthousiasme confinant à la cruauté. "Buvez ça, cul-sec ! D'après M'man, c'est dégueulasse, mais c'est souverain contre la gueule de bois. Bon, P'pa aurait sans doute fait un truc mieux ou aurait eut quelque contrepoison, mais je ne suis pas sûre qu'on vous laisse entrer au Domaine Aburame..."

Pendant qu'elle attendait de voir si Otomo acceptait son présent et buvait l'infâme (mais efficace) mixture, elle explicita les clans fondateurs de Konoha, en faisant force gestes. Et très vite, elle dévia de ses notes soigneusement neutres.
"Bon, les clans les plus connus sont les Uchiha et les Hyûga. Vous savez, à cause de leurs dojutsu légendaires. Cela les rend très puissant et c'est des plaies à combattre, on dirait qu'ils prévoient toujours tout, avec leurs yeux magiques, alors aller les prendre par surprise... On dirait aussi qu'il faut un concours de ceux qui sont les plus secrets ou psychorigide. Heureusement les Akimichi sont beaucoup plus sympa et eux aussi, c'est de sacrées brutes en combat ! On ne dirait pas comme ça, vu qu'ils sont souvent ouverts, rigolos et gentils, mais en baston, ils ne plaisantent pas ! Et le plus fort de tous, c'est évidemment Chô, notre maître Hokage. Il fait bossé tout ce joli monde ensemble à coup de pied géant au cul ! Oh, et y'a les Aburame, comme moi. On a tendance à les oublier, car ils sont plus discrets et se vantent moins que les autres. Enfin, sauf moi. Mais en fait, c'est eux les plus forts. Car un vrai ninja, c'est celui qui accomplit des merveilles sans même que l'ennemi se rendent compte de sa présence, non ?"

Hako lança un regard aux alentours (certains passants les lorgnaient avec amusement, vu leur duo improbable ou parce qu'il avait entendu une partie des "explications" du lutin vert de Konoha) en réfléchissant d'où amener ensuite le samouraï géant.
Dissimulés parmi les pétons ou habilement cacher en hauteur, certains membres de la véritable équipe d'escorte d'Otomo devaient se faire violence pour ne pas rire en service. Oui, elle comprenait un Uchiha et un Hyûga, tous deux fort agacés par les délires de l'irrespectueuse petite genin. Et leurs moues renfrognées désapprobatrice ne faisait qu'amuser encore plus leurs collègues.

"Bon, vous êtes un samouraï, alors j'imagine que faire les boutiques, ça ne vous intéresse pas plus que ça..." continua la jeune Aburame, pensive. "Ou alors, un magasin d'armes. Genre si vous voulez voir la qualité ninja. J'en connais deux : l'un ou je vais me ravitailler en kunai et shuriken et un autre plus... discrets, qui me fournis des parchemins explosifs. Ou alors, on pourrait aller à l'Académie. Je ne sais pas si ils nous laisseraient entrer mais on pourrait peut être voir quelques apprentis shinobi ou des genin aux terrains d'entrainement... A moins que vous souhaitez voir un autre truc en particulier…"

La jeune Aburame laissa l’ex-guerrier de l’Empire choisir leur prochaine destination. Il y avait tant à montrer dans son Village Caché bien aimé !
Pourvu que le vieil homme (aux yeux juvénile de la kunoichi vert-pomme) ne veuille pas aller se repayer une pinte...  Ce serait gâcher son présent et ça n’aurait rien de passionnant. D’un autre coté, elle pourrait peut être se faire payer un verre : sa mère ne la laissait pas boire, alors qu’en temps que kunoichi, elle devrait en avoir le droit ! Si tu es assez grande pour exploser le crâne d’un homme à coup de poing, tu peux bien avoir le droit de goûter du sake, non ?
Et faire boire Otomo pourrait aussi l’aider à obtenir des renseignements sur le bonhomme et sur ce mystérieux Empire de Tetsu. Zut, pourquoi elle pensait à ça que maintenant !?




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Orochi Otomo
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"Suivez-moi, monsieur Otomo, le capitaine de campagne à pied... J'imagine que marcher ne vous dérangera pas ! Et...euh... Vous fera peut être du bien. Et j'dois avouer que je ne suis pas certaine de pouvoir vous porter…"

Immobile, incapable de bouger, ou de faire partir ce sincère rictus d’amusement sur mes lèvres. La gamine commence à vadrouiller d’un pas léger, quasiment sautillant, alors que je reprends mon sac que je campe sur mes épaules, sont poids m’écrasant de l’intérieur et la sueur collée au cuir me rappelant que je dois avoir une sale tête à l’heure qu’il est.

Et me voilà donc à suivre de mon regard vacillant une petite grenouille qui contribue à me donner le mal de crâne par ses mouvements. Elle est sympa la petite, mais j’ai déjà du mal à fixer un truc qui bouge pas, j’ai pas besoin d’un ressort pour me sortir de cet état.

Sa répartie agissant comme un coup de pied au cul pour me mettre face à mes responsabilités, je me met en marche, le dos un peu courbé et la langue pâteuse dans la bouche. J’ai mal partout, mes genoux craquent et mes tendis semblent hurler à la mort dans mon corps, si bien que je ne suis plus capable d’entendre le bruit de la foule indifférente à la misère d’un homme, ou le speech que la petite s’éventre à me lire malgré mon incapacité à le recevoir.

Je passe alors entre les gens, bousculant certains, me prenant des claques derrière la nuque par d’autres. Je me retourne dans ce cas avec rien d’autre qu’un regard d’incompréhension, car je ne suis rien capable de faire d’autre.

Et dire qu’il y a de cela quelques années, c’est moi qui aurait donné des claques dans la nuque de tout ces gens, et qu’ils auraient pu finir à me faire mon riz du soir. La dure réalité des choses est un passage obligatoire de la gueule de bois, on commence par se rendre compte qu’on est fragile, et la réaction des autres vis-à-vis de la faiblesse nous propulse alors sur le banc des accusés, cerné de part et d’autre par des inconnus qu’on ne penserait capables de nous remettre la couardise et le fatalisme dans la tronche. Tout devient juge et bourreau, à la fois, et surtout ceux chez qui on l’attend le moins. Voilà pourquoi l’incompréhension et rien d’autre.

Alors je suis la fille, l’air dépité, car le pire dans tout ça c’est que je suis capable d’avoir conscience de la misère. Parce que je suis malin ? Nan, ça serait trop beau, sûrement parce que j’y suis habitué. Mon esprit cherche alors un point de fuite tel un insecte sur lequel on aurait failli marcher. L’honneur dans les talons qui battent contre le sol, la gueule d’un revenant en prime, il n’a jamais fait bon boire lorsque le destin nous en veut.


"Tenez ! C'est pour vous !"

«-Mais… C’est... »

Tout ce que j’attendais, être coupé dans mes réflexions. Je feint la surprise plus qu’autre chose, car c’est ce que j’espérais, un élément pour tourner la page et éviter de culpabiliser et se morfondre encore durant une dizaine de minute, ou une dizaine d’heure si vous buvez en solitaire et que personne n’est là pour vous remonter du fond en vous tendant la main.

Enfin, sacré main là quand même. Elle ressemble drôlement à… une tasse ? Je prends maladroitement le réceptacle à deux mains et l’approche de mon nez engourdi. Engourdi, certes, mais pas assez pour faire fi de l’odeur infecte qui hante le breuvage. Je camoufle un haut le cœur par politesse, mais c’est compliqué.

"Buvez ça, cul-sec ! D'après M'man, c'est dégueulasse, mais c'est souverain contre la gueule de bois. Bon, P'pa aurait sans doute fait un truc mieux ou aurait eut quelque contrepoison, mais je ne suis pas sûre qu'on vous laisse entrer au Domaine Aburame…"

Je hausse maladroitement un sourcil, mon œil se met donc à tourner, accentuant les nausées que je ressens à cause de l’horrible senteur du produit sujet. Je plonge le regard dans le réceptacle et me rends compte que je suis incapable de discerner les reflets à la surface de celui-ci, à cause de l’alcool? Plutôt parce que cette abomination intestinale doit être trop épaisse pour se plier au soleil, c’est indicateur de qualité… à ce qu’on dit.

Allez, cul-sec. Honneur au levé de coude.


«-Bon, les clans les plus connus sont les Uchiha et les... »

Oh merde, je crois que j’arrive pas à déglutir. Ma bouche refuse de laisser passer le liquide. Je plisse des yeux dans le vide comme si ça allait m’aider.

«-...très puissant et c'est des plaies à combattre, on dirait qu'ils... »

Ah ça y est, ça coule dans ma gorge. Mais je crois que je le regrette. C’est même plus du feu à ce niveau là, c’est… même le Yotôn j’aurais préféré l’avoir dans la gorge.

«-...les prendre par surprise... On dirait aussi qu'il faut un concours... »

Mon estomac lui aussi aurait aimé le Yotôn. Je peux l’entendre rendre les armes. Par pitié, faites qu’il soit tolérant et qu’il ne m’ordonne pas de vomir cette abomination sur le champ. Je sues à grosse gouttes là.

«-...sympa et eux aussi, c'est de sacrées brutes en combat ! »

Mon estomac à été plus intelligent que moi, il a refilé la merde aux intestins directement. Je crois que je vais pleurer tellement j’ai mal. Bordel de merde. Je crie à l’aide intérieurement. J’aurais du passer mon tour… j’aurais dû… je regrette… ayaaaaaa….

«-...plaisantent pas ! Et le plus fort de tous, c'est évidemment Chô, notre maître Hokage. Il fait bossé tout ce joli monde ensemble à coup de pied géant au cul ! Oh, et y'a... »

Ah ça oui pour un coup de pied au cul, c’est un sacré coup de pied au cul, pointure cinquante deux fissure anale en prime. La mort vient de derrière là. Je me demande même comment je vais pouvoir évacuer ça dans quelques heures et ne pas finir brûlé par la sortie. Faudrait que je demande ou sont latrines lors de la visite, car quitte à les faire fondre, autant que ça soit chez les autres. J’ai pas l’habitude d’agir en trou du cul, mais vu que le mien va bientôt tomber en rade, je préfère prendre mes précautions de type ignifugées.

Je ne peux qu’amèrement constater l’efficacité du breuvage sur la gueule de bois, car il ne faut oublier que le bois prends feu au contact de trucs aussi violents que ce que je viens d’avaler. J’éponge la sueur sur mon front et prends une grande inspiration qui me rappelle qu’il reste des fluides admissibles dans mon organisme, même après une horreur pareille.

Je jette un coup d’œil autour de moi pour constater que mon passage en dur n’a pas été ignoré des passants, j’espère juste ne pas avoir pensé à voix haute, sinon mon intimité est sincèrement compromise.


"Bon, vous êtes un samouraï, alors j'imagine que faire les boutiques, ça ne vous intéresse pas plus que ça… Ou alors, un magasin d'armes. Genre si vous voulez voir la qualité ninja. J'en connais deux : l'un ou je vais me ravitailler en kunai et shuriken et un autre plus... discrets, qui me fournis des parchemins explosifs. Ou alors, on pourrait aller à l'Académie. Je ne sais pas si ils nous laisseraient entrer mais on pourrait peut être voir quelques apprentis shinobi ou des genin aux terrains d’entraînement... A moins que vous souhaitez voir un autre truc en particulier…"

Mes appuis enfin droits et l’esprit enfin clair. Je reconsidère la situation, bien content d’être libéré de l’emprise de l’alcool, aussi délicate était-elle à côté de ce que je viens de subir. Il m’est maintenant demandé de choisir ma destination par la jeune qui je l’espère n’a pas eu l’occasion de profiter du changement bien en profondeur.

Que faire dans un village caché ? Si ce n’est boire ? Nan… je ne peux pas le faire, ça serait irrespectueux, et puis je compte profiter de ma sobriété pour une fois. Je regarde la gamine dans les yeux, aussi verts qu’ils soient, les yeux profonds ne m’ont jamais incommodés, bien au contraire, j’aime bien déceler une once de malice dans l’esprit de mon interlocuteur.

Étant fringué qualité ninja, et ayant déjà pu tester à quel point leurs armes contondantes de taille normale (c’est-à-dire suffisamment grande pour tuer correctement – c’est à dire pas un kunaï…) se brisent rapidement, le choix est tout tracé, en avant pour faire du sport et se vider des restes d’éthanol (J’espère juste ne pas me vider de ma tisane en plein combat.)

«-Intéressant tout ça… Les villages cachés, pour les avoir tous visité, se ressemblent pour la plupart dans leurs boutiques – Sans offense hein ! - . Ce que je préfère, c’est voir à quel point ils diffèrent sur le champs de bataille. »

Je redresse mon kimono sur mes épaules et tapote sur mon no-dachi couleur sabre sur noir à force de racler le sol quand je marche. Il serait temps de passer aux choses sérieuses. Le combat remet l’esprit en place et aide à se concentrer. Et si on y arrive pas, alors la douleur est toujours là en plan B.

«-Il me plairait énormément de visiter vos infrastructures militaires ici. L’empire et les autres contrées, je connais, mais je suis bien décidé à mettre tes rumeurs de « meilleurs combattant du monde » à l’épreuve. »

Je me mets en marche.

«-Ah, au fait, merci pour le tors-boyaux… ça fait son effet.»
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