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La sauterelle et le chrysanthème

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Aburame Hako
Konoha no Genin
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La sauterelle et le chrysanthème

Dans le bureau des missions de Konoha, une jeune Aburame essayait de ne pas se dandiner d'un air trop coupable.
L'un des préposés, une femme rigide dont les lunettes reflétaient pleinement le soleil, toisait la petite genin de toute la hauteur de l'Autorité outré.
Son collègue, qui essayait de faire semblant de ne pas écouter, retenait à grand peine un éclat de rire.
"Techniquement, la grange est peinte... Et encore debout !" explicitait gauchement la kunoichi... rouge vif avec des tâches de vert là où la peinture n'avait par miracle pas atteint ses vêtements fanfrelucheux.

Silence de la part de l'intendante à l'apparence pincée de maitresse d'école en colère. Hako essaya un sourit qui réussit à avoir l'air à la fois plein de morgue et plein d'innocence.
Visiblement, son utilisation ingénieuse de parchemin explosifs dans des pots de peinture pour rependre du seul coup l'enduit coloré ne passait pas vraiment.
Eh ! Ça avait pourtant marché !
Enfin, plus ou moins et y'avait eut des retouches à faire.
Et elle n’avait pas pensé au sol, à présent lui aussi couleur cerise...

La préposée aux missions soupira, lasse. Les genin... Il faudrait les enfermer à l'Académie jusqu'au grade de chuunin au moins. Particulièrement celle-là.
Ou alors il faudrait que leurs sensei les accompagnent, non les babysittent en permanence !
"Le demandeur est... peu ravis de votre... innovation." siffla l'intendante en foudroyant du regard Hako et son collègue (qui pouffait en tenant son bureau, mort de rire devant le lutin vert de Konoha qui dégouttait de peinture sur le sol).
La jeune Aburame fit l'effort de paraître vaguement contrite. Mais il fallait cependant marquer le coup et lui trouvait une punition...

Une idée lui vint. Autant rendre ce trublion un poil utile.
"Dans notre grande mansuétude, nous allons passé l'éponge..."
Rires (mals) étouffés de son collègue.
"... Et considérer ta mission de rang D comme... complétée. Cependant, tes expérimentations ne doivent pas se reproduire. Nous savons bien que les jeunes ninjas souhaitent expédier les missions de bas rang et même parfois les méprisent. C'est intolérable pour les clients. Un shinobi doit toujours faire son maximum, peut importe la tâche et toujours accomplir sa mission avec le plus grand sérieux."

La jeune Aburame baissa les yeux, un petit rouge de honte venant s'ajouter au pourpre de la peinture qui la recouvrait.
"... Et dans le cas d'une kunoichi, avec dignité." poursuivit la préposée d'un ton professoral. "Afin de nous repayer de notre... généreuse compréhension, nous aimerions que tu rendes un petit service à Konoha."
"Tout ce que vous voulez !" bondit Hako, soucieuse de se racheter et de prouver sa valeur et son sérieux. "Et...euh... Pas besoin de prévenir mon sensei ou mes parents au sujet de cet histoire, hein ?"
Ou pire, Yume. Elle n’avait pas fini d'en entendre parler, sinon.
Et ses parents risquaient de lui confisquer le reste de ses si géniaux parchemins explosifs.

"C'est envisageable, si tu nous rend ce petit service. Ce n'est pas vraiment une mission officielle, cela ne sera donc pas payer, ni n'apparaîtra dans ton dossier. Néanmoins, nous attendons que tu y concentre toute ton attention et avec le plus grand sérieux. Pour la plus grande gloire de Konoha ! T'en sens-tu capable, Aburame Hako ?"
La petite kunoichi peinturlurée se mit aussitôt au garde à vous (expédiant quelques gouttes de gouaches un peu partout).
"Oui ! Je promets que je ne vous décevrais pas !" répliqua la jeune fille d'un ton sérieux malgré sa petite voix. "Et... je devrais faire quoi ?"[/color]

La préposée aux missions eut un sourire de requin. Elle avait trouvé le pigeon parfait pour se débarrasser d'une corvée.
"Et bien, le Village reçoit actuellement un visiteur du lointain Empire de Tetsu. Il s'agit d'un samouraï nommé Orochi Otomo. Nous aimerions que tu l'escortes et lui servent de guide pendant son séjour parmi-nous. Bien évidemment, si tu apprends des choses sur lui, ses motivations et sur Tetsu, il faudra nous les rapporter. Mais ce n'est pas une enquête : tu es à son service et nous devons montrer une bonne image de Konoha..."

La jeune genin accepta la tâche sans coup férir et promit de se montrer une hôtesse serviable, polie et digne du Village Cachée de la Feuille.
La préposée aux missions en doutait un peu, mais ça ferait une bonne expérience pour la jeune Aburame d'être confronté à la rigueur d'un samouraï. Une kunoichi était souvent envoyée pour des missions diplomatiques, ça lui ferait un bon entrainement.
Et avec le lutin vert de Konoha comme guide, le samouraï de l'Empire serait sans doute trop occupé et abasourdi pour se soucier de la véritable équipe d'escorte qui resterait soigneusement en retrait pour l'espionn... l'observer.

Hako rentra donc en toute hâte au domaine Aburame pour se changer (et se laver), semant à la fois rires et panique sur son chemin.
Elle hésita : digne kimono "pour les grandes occasions" ou sa tenue habituelle (elle en avait bien évidemment beaucoup de rechange, vu la vitesse à laquelle elle les... usait) ?
Haussant les épaules, elle décida de conserver son style attitré : après tout, le samouraï mystérieux (Hako n'avait pas la moindre idée de ce qu'était l'Empire de Tetsu. On avait dû en parler à l'Académie, mais c'était loin et la géopolitique avait tendance à un peu la barber) voudrait sans doute voir une vraie kunoichi et non une guide touristique.

Rafraichie et pimpante (même si elle n'avait pas remarqué qu'un de ses mèches sortant de son drôle de bonnet était encore rouge vif), Hako s'élança de toit en toit, gagnant le centre-ville.
L'intendante lui avait donné l'adresse d'une taverne où se trouvait leur illustre visiteur.
La jeune Aburame n'eut aucun mal à trouver celui-ci, aisément repérable à son attirail étranger. Il profitait visiblement de cette splendide journée, attablé à l'extérieur sous l'ombre d'un arbre jouxtant l'établissement.

Hako atterrît dans la rue à quelques pas de lui, après une gracieuse (et splendidement inutile) pirouette.
Un grand sourire aux lèvres, le minuscule lutin vert de Konoha s'avança, nullement impressionnée par le géant balafré en armure lourde qui respirait la rigueur martiale (et peut être une certaine lassitude ou tristesse) derrière ses sourcils broussailleux.
"Hello, monsieur le samouraï !" pépia joyeusement la kunoichi vert-pomme en saluant gaiement l'étranger. "Je suis la genin Aburame Hako et j'ai été chargée de vous souhaiter la bienvenue à Konoha et de vous guider !"

La jeune Aburame aimait bien découvrir de nouveau pays, de nouveaux horizons et faire d'incroyable rencontre. Le fait d'en apprendre plus sur cet Empire mystérieux l'enthousiasmait déjà.
Bon, il fallait espérait que le guerrier massif ne soit pas trop coincé ou un pète-sec asocial...



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Orochi Otomo
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"Du... Saké… s'iouplé…"

Non, je ne suis déshydraté ou fatigué. Non je ne sors pas du lit, non je ne suis pas drogué. C'est juste que ce n'est pas mon premier verre.

C'est toujours la même chose. J'arrive en ville, je bois, je vomis, je m'endors, je me réveille avec la gueule de bois et me demande ce que je fais de ma vie, pourquoi mes problèmes me minent à ce point, pourquoi est-ce que mon existence est telle et pourquoi c'est aussi pénible de vivre ainsi, pourquoi est-ce que je n'arrive pas à me seppuku, pourquoi aucune femme ne veut de moi, pourquoi est-ce que je me rappelle que personne ne veut de moi parce que je suis aigri, pourquoi est-ce que je suis aigri par les évènements, comment faire pour ne plus l'être. Puis je me lève, je trouve un job, je décide de changer, de retourner à l'armée, de faire un truc de ma vie et enfin de redevenir un moi digne de confiance, puis j'ai soif, alors je finis mon job, trouve un bar, arrive en ville et rebelote.

Cette fois, j'aimerais dire que c'est différent, mais j'en suis toujours incapable, car malgré le passé et les blessures je suis incapable de mentir pour me faire du bien, alors j'attrape le verre qu'on me tend et donne la pièce, par contrainte, j'ai oublié qu'à Konoha on payait en avance. Alors je me déplace sous un arbre, pour éviter les regards les jugements, les avis, la haine et la bêtise du peuple moyen que j'exècre. Le verre levé, c'est à la santé de tout ces putains d'abrutis qui régissent les rues et le monde de maintenant, que l'Empire leur roule sur la tronche et éventre leurs famille de pisseux sidaïques et que les raclures de fond de chiottes que sont les trois quarts de la population actuelle du Sekai se fasse immoler par le fer, puis qu'ensuite le quart qui reste leur tranche la tête au milieu d'un fossé pour en faire de l'engrais. Moi je serai là, à superviser leur mort comme j'ai supervisé des vies, à la différence que je siroterai un verre en regardant la douleur remplir leurs yeux là où la vie était, et que je les rejoindrai à la fin.

Je lève mon verre à cette vie de merde.

La chaleur du saké me coule dans la gorge et brûle mes boyaux, mais pas assez, alors je bois le verre cul sel et me laisse tomber contre l'arbre. Mon kimono arborant un chrysanthème géant fini plein de copeaux de bois et l'herbe peine à amortir mon sac à dos et son bruit claquant de mon attirail aussi mal rangé que ma dignité.

J'ai mal putain, j'en peux plus de continuer ainsi, j'ai juste envie de me percer le bide, mais je suis pas sûr que mon nodachi soit assez long pour me faire souffrir de manière à expurger tout mon passé. Si seulement je pouvais éventrer une femme pour reprendre place en elle et recommencer à nouveau, je le ferai sans hésiter, faut juste me laisser... dégainer... le... sabre... gnéééé...

J'y arrive pas, j'ai même plus la force de rester debout, je m'allonge, dans l'herbe hein, pas dans l'arbre. Oh et puis merde, j'arrête de penser et je ferme les yeux.




Hikari, Hinata, encore, une pensée des deux. Même dormir j'y arrive plus.

Je suis prisonnier de ma tête alors que deux fantômes que j'aimerai oublier me tournent autour, ou non. Je ne sais pas si j'ai réellement envie, mais envie de quoi? Aucune idée, laissez moi! Ou plutôt venez me voir, mais laissez moi quand même. Tetsu, l'Empire, l'Armée, revenez me prendre, prenez moi! Réintégrez moi! Découvrez que toutes mes excuses pour ne pas répondre de mon poste à la conscriptions sont fausses, punissez-moi, fouettez moi et marquez moi au fer rouge au lieu de rester de votre côté de la frontière. Apportez-moi… Apportez-nous... la lumi… la lumière.

Vous les avez tué…


"-Hello, monsieur le samouraï !
Je suis la genin Aburame Hako et j'ai été chargée de vous souhaiter la bienvenue à Konoha et de vous guider !"


"-Hein... Quoi?"

Je me relève précipitamment et me tiens debout. Mon oeil divaguant ne m'empêche pas de faire une courbette. Je manque de donner un coup de boule à la gamine tellement elle est petite, ou alors que je suis maladroit. Putain d'alcool.

"-Orochi Otomo, Troisième capitaine de campagne à pied, bataillon des fils du Shogûn.

-Enfin, j'étais... Maintenant c'est juste Otomo, ou le poivrot, selon ce que tu veux voir."


Je me lève et remet mon sac sur mon dos, le nodachi à ma ceinture et mes idées en place. Je m'attrape le front et crispe le visage, j'ai mal, mais ça va aller. Heureusement que l'accoutumance existe, sinon… bah sinon je serai déjà mort de cirrhose.

"-C'est… gentil de ta part… de venir me faire faire un tour… On y va?"

Je l'aime bien la gamine, elle a une bonne bouille. Et puis je suis prêt à aimer à la folie quiconque vient me sortir de mon état de décrépitude dans lequel je vis ma pauvre existence de misère et de bière de riz.
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Aburame Hako
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La sauterelle et le chrysanthème

Comme à son habitude, l'entrée en matière de la jeune Aburame avait été joyeuse et dynamique, toute curieuse de rencontrer un vrai samouraï.
On peut dire qu'elle fut déçut.
L'homme qu'elle devait escorter et initier aux milles plaisirs de Konoha s'avérait être un rustre pataud, qui manqua de l'éborgner à coup de casque en saluant maladroitement.
Et en plus, il puait l'alcool...

Génial, on lui avait refilé un soiffard à guider. Il allait sans doute vouloir faire la tournée de bar du coin.
La minuscule genin (surtout à coté de l'imposant géant en armure) se força à garder une expression neutre (ce qui trahissait évidemment ses pensées, Hako étant d'habitude fort souriante) pendant que l'ivrogne se présentait sommairement.
Bien sûr, la jeune Aburame n'avait pas la moindre idée des titres énoncés, ni de leur importance ou de leur véracité.
"-Enfin, j'étais... Maintenant c'est juste Otomo, ou le poivrot, selon ce que tu veux voir." termina alors le boit-sans-soif du Shogun, captant soudain l'intérêt de la gamine vert-pomme.

Elle était une kunoichi. Ses senseï et Yume n'arrêtaient pas de la houspiller pour quelle réfléchisse avant d'agir, pour qu'elle voit sous l'évidence. Et malgré son comportement foutraque, le lutin vert de Konoha restait une Aburame doté d'un esprit logique et affuté (quand elle le voulait bien).
Aussi, elle décida donc de revenir sur sa (piteuse) première impression. Il y avait une étrange ironie dans les propos de ce guerrier. Il était donc peut être plus qu'il n'y paraissait...
Bah ! On verrait bien ! Laissons-lui une chance en tout cas.

"C'est… gentil de ta part… de venir me faire faire un tour… On y va?" balbutia le samouraï ayant abusé du sake après avoir bon gré mal gré récupérer ses affaires.
Hako eut un petit sourire amusé de connivence. Oh, elle reconnaissait cet air de chien battu !
Sa mère avait parfois le même quand elle avait trop taquiné la bibine.
Amusée, elle se demanda lequel serait debout à la fin d'un hypothétique concours de beuverie... Mais en tout cas, elle savait désormais où commencer sa visite guidée !

"Suivez-moi, monsieur Otomo, le capitaine de campagne à pied... J'imagine que marcher ne vous dérangera pas ! Et...euh... Vous fera peut être du bien. Et j'dois avouer que je ne suis pas certaine de pouvoir vous porter..."
Elle s'élança donc dans les rues de Konoha, rongeant son frein pour ne pas bondir partout, réglant son pas sur celui du samouraï (trop) amateur d'alcool.
Elle commença par le district commercial de Konoha, dans les artères les plus animées du centre-ville. Pendant qu'elle marchait, la kunoichi vert-pomme discutait d'un ton badin, vantant la puissance économique de Konoha. Et désignant des boutiques ça et là.

"... La sécurité offerte par le Village Caché a évidemment attiré des commerces..." anonait-elle, et le ronin de Tetsu put voir que de temps en temps elle jetait un œil à des notes hâtivement dissimulées dans ses manches froufrouteuses. "Nous avons bien sûr besoin d'une certaine autonomie, aussi beaucoup de produits sont fabriqués sur place, mais les ninja sont avant tout des armes et des combattants et pas des marchands ou des fermiers. Konoha abrite donc une grande population civile, qui servent le Village et permettent aux shinobi de se consacrer à leurs tâches... Ces sont d'anciens serviteurs et vassaux des clans fondateurs - comme le mien - et des gens recrutés et triés sur le volet. Et il faut dire que comme le Village est dispensé de taxes par le Daimyo... Ah ! Nous sommes arrivés !"

La kunoichi vert-pomme fit signe à l'imposant samouraï de l'attendre un instant, pendant qu'elle se ruait à l'intérieur d'une échoppe, visiblement un apothicaire ou un herboriste.
Elle revint très vite et tendit à Otomo une tasse contenant un liquide brun-vert à l'odeur astringente particulièrement abjecte.
"Tenez ! C'est pour vous !" s'exclama joyeusement la petite genin, avec un enthousiasme confinant à la cruauté. "Buvez ça, cul-sec ! D'après M'man, c'est dégueulasse, mais c'est souverain contre la gueule de bois. Bon, P'pa aurait sans doute fait un truc mieux ou aurait eut quelque contrepoison, mais je ne suis pas sûre qu'on vous laisse entrer au Domaine Aburame..."

Pendant qu'elle attendait de voir si Otomo acceptait son présent et buvait l'infâme (mais efficace) mixture, elle explicita les clans fondateurs de Konoha, en faisant force gestes. Et très vite, elle dévia de ses notes soigneusement neutres.
"Bon, les clans les plus connus sont les Uchiha et les Hyûga. Vous savez, à cause de leurs dojutsu légendaires. Cela les rend très puissant et c'est des plaies à combattre, on dirait qu'ils prévoient toujours tout, avec leurs yeux magiques, alors aller les prendre par surprise... On dirait aussi qu'il faut un concours de ceux qui sont les plus secrets ou psychorigide. Heureusement les Akimichi sont beaucoup plus sympa et eux aussi, c'est de sacrées brutes en combat ! On ne dirait pas comme ça, vu qu'ils sont souvent ouverts, rigolos et gentils, mais en baston, ils ne plaisantent pas ! Et le plus fort de tous, c'est évidemment Chô, notre maître Hokage. Il fait bossé tout ce joli monde ensemble à coup de pied géant au cul ! Oh, et y'a les Aburame, comme moi. On a tendance à les oublier, car ils sont plus discrets et se vantent moins que les autres. Enfin, sauf moi. Mais en fait, c'est eux les plus forts. Car un vrai ninja, c'est celui qui accomplit des merveilles sans même que l'ennemi se rendent compte de sa présence, non ?"

Hako lança un regard aux alentours (certains passants les lorgnaient avec amusement, vu leur duo improbable ou parce qu'il avait entendu une partie des "explications" du lutin vert de Konoha) en réfléchissant d'où amener ensuite le samouraï géant.
Dissimulés parmi les pétons ou habilement cacher en hauteur, certains membres de la véritable équipe d'escorte d'Otomo devaient se faire violence pour ne pas rire en service. Oui, elle comprenait un Uchiha et un Hyûga, tous deux fort agacés par les délires de l'irrespectueuse petite genin. Et leurs moues renfrognées désapprobatrice ne faisait qu'amuser encore plus leurs collègues.

"Bon, vous êtes un samouraï, alors j'imagine que faire les boutiques, ça ne vous intéresse pas plus que ça..." continua la jeune Aburame, pensive. "Ou alors, un magasin d'armes. Genre si vous voulez voir la qualité ninja. J'en connais deux : l'un ou je vais me ravitailler en kunai et shuriken et un autre plus... discrets, qui me fournis des parchemins explosifs. Ou alors, on pourrait aller à l'Académie. Je ne sais pas si ils nous laisseraient entrer mais on pourrait peut être voir quelques apprentis shinobi ou des genin aux terrains d'entrainement... A moins que vous souhaitez voir un autre truc en particulier…"

La jeune Aburame laissa l’ex-guerrier de l’Empire choisir leur prochaine destination. Il y avait tant à montrer dans son Village Caché bien aimé !
Pourvu que le vieil homme (aux yeux juvénile de la kunoichi vert-pomme) ne veuille pas aller se repayer une pinte...  Ce serait gâcher son présent et ça n’aurait rien de passionnant. D’un autre coté, elle pourrait peut être se faire payer un verre : sa mère ne la laissait pas boire, alors qu’en temps que kunoichi, elle devrait en avoir le droit ! Si tu es assez grande pour exploser le crâne d’un homme à coup de poing, tu peux bien avoir le droit de goûter du sake, non ?
Et faire boire Otomo pourrait aussi l’aider à obtenir des renseignements sur le bonhomme et sur ce mystérieux Empire de Tetsu. Zut, pourquoi elle pensait à ça que maintenant !?




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Orochi Otomo
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"Suivez-moi, monsieur Otomo, le capitaine de campagne à pied... J'imagine que marcher ne vous dérangera pas ! Et...euh... Vous fera peut être du bien. Et j'dois avouer que je ne suis pas certaine de pouvoir vous porter…"

Immobile, incapable de bouger, ou de faire partir ce sincère rictus d’amusement sur mes lèvres. La gamine commence à vadrouiller d’un pas léger, quasiment sautillant, alors que je reprends mon sac que je campe sur mes épaules, sont poids m’écrasant de l’intérieur et la sueur collée au cuir me rappelant que je dois avoir une sale tête à l’heure qu’il est.

Et me voilà donc à suivre de mon regard vacillant une petite grenouille qui contribue à me donner le mal de crâne par ses mouvements. Elle est sympa la petite, mais j’ai déjà du mal à fixer un truc qui bouge pas, j’ai pas besoin d’un ressort pour me sortir de cet état.

Sa répartie agissant comme un coup de pied au cul pour me mettre face à mes responsabilités, je me met en marche, le dos un peu courbé et la langue pâteuse dans la bouche. J’ai mal partout, mes genoux craquent et mes tendis semblent hurler à la mort dans mon corps, si bien que je ne suis plus capable d’entendre le bruit de la foule indifférente à la misère d’un homme, ou le speech que la petite s’éventre à me lire malgré mon incapacité à le recevoir.

Je passe alors entre les gens, bousculant certains, me prenant des claques derrière la nuque par d’autres. Je me retourne dans ce cas avec rien d’autre qu’un regard d’incompréhension, car je ne suis rien capable de faire d’autre.

Et dire qu’il y a de cela quelques années, c’est moi qui aurait donné des claques dans la nuque de tout ces gens, et qu’ils auraient pu finir à me faire mon riz du soir. La dure réalité des choses est un passage obligatoire de la gueule de bois, on commence par se rendre compte qu’on est fragile, et la réaction des autres vis-à-vis de la faiblesse nous propulse alors sur le banc des accusés, cerné de part et d’autre par des inconnus qu’on ne penserait capables de nous remettre la couardise et le fatalisme dans la tronche. Tout devient juge et bourreau, à la fois, et surtout ceux chez qui on l’attend le moins. Voilà pourquoi l’incompréhension et rien d’autre.

Alors je suis la fille, l’air dépité, car le pire dans tout ça c’est que je suis capable d’avoir conscience de la misère. Parce que je suis malin ? Nan, ça serait trop beau, sûrement parce que j’y suis habitué. Mon esprit cherche alors un point de fuite tel un insecte sur lequel on aurait failli marcher. L’honneur dans les talons qui battent contre le sol, la gueule d’un revenant en prime, il n’a jamais fait bon boire lorsque le destin nous en veut.


"Tenez ! C'est pour vous !"

«-Mais… C’est... »

Tout ce que j’attendais, être coupé dans mes réflexions. Je feint la surprise plus qu’autre chose, car c’est ce que j’espérais, un élément pour tourner la page et éviter de culpabiliser et se morfondre encore durant une dizaine de minute, ou une dizaine d’heure si vous buvez en solitaire et que personne n’est là pour vous remonter du fond en vous tendant la main.

Enfin, sacré main là quand même. Elle ressemble drôlement à… une tasse ? Je prends maladroitement le réceptacle à deux mains et l’approche de mon nez engourdi. Engourdi, certes, mais pas assez pour faire fi de l’odeur infecte qui hante le breuvage. Je camoufle un haut le cœur par politesse, mais c’est compliqué.

"Buvez ça, cul-sec ! D'après M'man, c'est dégueulasse, mais c'est souverain contre la gueule de bois. Bon, P'pa aurait sans doute fait un truc mieux ou aurait eut quelque contrepoison, mais je ne suis pas sûre qu'on vous laisse entrer au Domaine Aburame…"

Je hausse maladroitement un sourcil, mon œil se met donc à tourner, accentuant les nausées que je ressens à cause de l’horrible senteur du produit sujet. Je plonge le regard dans le réceptacle et me rends compte que je suis incapable de discerner les reflets à la surface de celui-ci, à cause de l’alcool? Plutôt parce que cette abomination intestinale doit être trop épaisse pour se plier au soleil, c’est indicateur de qualité… à ce qu’on dit.

Allez, cul-sec. Honneur au levé de coude.


«-Bon, les clans les plus connus sont les Uchiha et les... »

Oh merde, je crois que j’arrive pas à déglutir. Ma bouche refuse de laisser passer le liquide. Je plisse des yeux dans le vide comme si ça allait m’aider.

«-...très puissant et c'est des plaies à combattre, on dirait qu'ils... »

Ah ça y est, ça coule dans ma gorge. Mais je crois que je le regrette. C’est même plus du feu à ce niveau là, c’est… même le Yotôn j’aurais préféré l’avoir dans la gorge.

«-...les prendre par surprise... On dirait aussi qu'il faut un concours... »

Mon estomac lui aussi aurait aimé le Yotôn. Je peux l’entendre rendre les armes. Par pitié, faites qu’il soit tolérant et qu’il ne m’ordonne pas de vomir cette abomination sur le champ. Je sues à grosse gouttes là.

«-...sympa et eux aussi, c'est de sacrées brutes en combat ! »

Mon estomac à été plus intelligent que moi, il a refilé la merde aux intestins directement. Je crois que je vais pleurer tellement j’ai mal. Bordel de merde. Je crie à l’aide intérieurement. J’aurais du passer mon tour… j’aurais dû… je regrette… ayaaaaaa….

«-...plaisantent pas ! Et le plus fort de tous, c'est évidemment Chô, notre maître Hokage. Il fait bossé tout ce joli monde ensemble à coup de pied géant au cul ! Oh, et y'a... »

Ah ça oui pour un coup de pied au cul, c’est un sacré coup de pied au cul, pointure cinquante deux fissure anale en prime. La mort vient de derrière là. Je me demande même comment je vais pouvoir évacuer ça dans quelques heures et ne pas finir brûlé par la sortie. Faudrait que je demande ou sont latrines lors de la visite, car quitte à les faire fondre, autant que ça soit chez les autres. J’ai pas l’habitude d’agir en trou du cul, mais vu que le mien va bientôt tomber en rade, je préfère prendre mes précautions de type ignifugées.

Je ne peux qu’amèrement constater l’efficacité du breuvage sur la gueule de bois, car il ne faut oublier que le bois prends feu au contact de trucs aussi violents que ce que je viens d’avaler. J’éponge la sueur sur mon front et prends une grande inspiration qui me rappelle qu’il reste des fluides admissibles dans mon organisme, même après une horreur pareille.

Je jette un coup d’œil autour de moi pour constater que mon passage en dur n’a pas été ignoré des passants, j’espère juste ne pas avoir pensé à voix haute, sinon mon intimité est sincèrement compromise.


"Bon, vous êtes un samouraï, alors j'imagine que faire les boutiques, ça ne vous intéresse pas plus que ça… Ou alors, un magasin d'armes. Genre si vous voulez voir la qualité ninja. J'en connais deux : l'un ou je vais me ravitailler en kunai et shuriken et un autre plus... discrets, qui me fournis des parchemins explosifs. Ou alors, on pourrait aller à l'Académie. Je ne sais pas si ils nous laisseraient entrer mais on pourrait peut être voir quelques apprentis shinobi ou des genin aux terrains d’entraînement... A moins que vous souhaitez voir un autre truc en particulier…"

Mes appuis enfin droits et l’esprit enfin clair. Je reconsidère la situation, bien content d’être libéré de l’emprise de l’alcool, aussi délicate était-elle à côté de ce que je viens de subir. Il m’est maintenant demandé de choisir ma destination par la jeune qui je l’espère n’a pas eu l’occasion de profiter du changement bien en profondeur.

Que faire dans un village caché ? Si ce n’est boire ? Nan… je ne peux pas le faire, ça serait irrespectueux, et puis je compte profiter de ma sobriété pour une fois. Je regarde la gamine dans les yeux, aussi verts qu’ils soient, les yeux profonds ne m’ont jamais incommodés, bien au contraire, j’aime bien déceler une once de malice dans l’esprit de mon interlocuteur.

Étant fringué qualité ninja, et ayant déjà pu tester à quel point leurs armes contondantes de taille normale (c’est-à-dire suffisamment grande pour tuer correctement – c’est à dire pas un kunaï…) se brisent rapidement, le choix est tout tracé, en avant pour faire du sport et se vider des restes d’éthanol (J’espère juste ne pas me vider de ma tisane en plein combat.)

«-Intéressant tout ça… Les villages cachés, pour les avoir tous visité, se ressemblent pour la plupart dans leurs boutiques – Sans offense hein ! - . Ce que je préfère, c’est voir à quel point ils diffèrent sur le champs de bataille. »

Je redresse mon kimono sur mes épaules et tapote sur mon no-dachi couleur sabre sur noir à force de racler le sol quand je marche. Il serait temps de passer aux choses sérieuses. Le combat remet l’esprit en place et aide à se concentrer. Et si on y arrive pas, alors la douleur est toujours là en plan B.

«-Il me plairait énormément de visiter vos infrastructures militaires ici. L’empire et les autres contrées, je connais, mais je suis bien décidé à mettre tes rumeurs de « meilleurs combattant du monde » à l’épreuve. »

Je me mets en marche.

«-Ah, au fait, merci pour le tors-boyaux… ça fait son effet.»
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Aburame Hako
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La sauterelle et le chrysanthème

Au grand plaisir de la jeune Aburame, soucieuse de faire bien voir son Village Caché, le samouraï étranger accepta son présent.
Bon gré mal gré.
Et son visage blafard de dégoût à grand peine contenu valait de détour, amenant un ricanement sardonique à peine étouffé chez le lutin vert de Konoha.
Pas de pitié pour les ivrognes !

La kunoichi vert-pomme débita ensuite son speech (plus ou moins) sur l'organisation du Village Caché de la Feuille.
Comme le sujet la passionnait tout autant que son visiteur à la figure constipé, elle proposa bien vite d'aller faire deux trois trucs plus amusant qu'un tour en ville.
"Intéressant tout ça… Les villages cachés, pour les avoir tous visité, se ressemblent pour la plupart dans leurs boutiques – Sans offense hein ! - . Ce que je préfère, c’est voir à quel point ils diffèrent sur le champs de bataille." rétorqua le rônin du Fer, qui visiblement se remettait petit à petit du sake et de son... remède.
Hako haussa les épaules, avec un petit sourire.
"Pour les autres Villages, je sais pas, on m'a pas laissé les visiter. J'aimerais bien, pourtant, même si apparemment c'est dangereux. On dit que les gens d'Uzushio manient des arts étranges et sont un peu fêlés dans leur tête, alors qu'y'a que des brutes sanguinaires à Suna."
Elle eut un petit rire.
"Z'êtes bien un samouraï à parler de champs de bataill . Vous faîtes la guerre en bataillon, c'est bien ça ? Bien aligné, en formation ? Nous les ninjas, on fait pas la guerre. Pas exactement. On tue des gens ! En silence, discrètement. Ou d'une manière si violente et brutale qu'on est sûr que la cible n'en réchappera pas..."

Propos un peu étrange dans la bouche d'une petite fille habillée de froufrou d'un vert-criard. Mais c'était Hako dans toute sa splendeur : violente, sans pitié mais également fourbe et sournoise si elle avait envie. Mortelle et joyeuse à la fois, comme une petite grenade festonnée. A la fois enfant et soldat.

"Il me plairait énormément de visiter vos infrastructures militaires ici. L’empire et les autres contrées, je connais, mais je suis bien décidé à mettre tes rumeurs de « meilleurs combattant du monde » à l’épreuv.e" poursuivit l'imposant guerrier étranger.
Hako se mit aussitôt au garde à vous, d'une manière volontairement trop exagérée, transformant le salut martial en parodie.
"Ok ! Bon, 'videmment j'doute qu'on va pas vous laisser rentrer dans les endroits sensibles comme la salle de guerre de maître Hokage ou dans nos points de défenses du Village... Mais allons voir si j'peux vous faire visiter l'Académie..."

Ils se mirent en marche, Hako guidant au milieu de la foule le combattant encore un peu groguy par sa... tisane médicinale. Ce dernier remercia poliment le lutin vert de Konoha de son attention. Hako répliqua d'un geste signifiant que cela n'avait pas d'importance.
Et bien évidemment, elle ne put s'empêcher d'ouvrir sa grande bouche.
"ça aurait été chiant de te trainer complètement bourré. T'es grand, t'es certainement lourd..." ajouta-t-elle par réflexe, négligeant désormais de vouvoyez son visiteur étranger. "Et pas envie que tu me vomisses dessus. J'use déjà assez de tenues lors de mes entrainements. On pense jamais aux coûts qu'ils représentent pour les kunoichi un brin soucieuse de leur apparence !"

Quasiment sautillant, la petite genin conduisit la guerrier du Fer jusqu'à l'Académie Ninja.
Malgré un numéro de charme (consternant) de la part de Hako sur les gardes et responsable, l'étranger ne fut pas admit dans le saints des saints. Seuls les extérieurs étaient autorisés aux non-membres du Village.
Cependant, le peu que l'ex-tetsujin pu en voir était impressionnant : le bâtiment était neuf, pouvaient visiblement servir de forteresse aisément défendable. Les gardes et enseignants qu'ils croisèrent respiraient professionnalisme et compétence et le rônin décela quelques armes caché qui étaient d'excellente qualité.

Vaguement dépitée, Hako le conduisit donc aux terrains d'entrainement.
Là encore, ceux-ci étaient nombreux et impressionnants : divers type d'environnements étaient disponible, émulant la géographie variée du Sekai. Des râteliers d'armes variées étaient à disposition des élèves, de l'arme d'entrainement en bois à la lame véritable, tranchante et affutée avec soin. Et adaptées à la taille des enfants.
Hako expliqua que l'Hokage avait récemment fait rénover l'Académie, afin de se doter des meilleures infrastructures pour former la jeunesse de Konoha.
L'Akimichi prenait très au sérieux la transmission du savoir et la coopération entre les clans du Village.
La petite Aburame obtint l'autorisation de faire examiner un nodashi d'entrainement en bois à son visiteur. Un petit sceau de Fuinjutsu permettait de donner à l'arme (presque) inoffensive le même point qu'une lame réelle.

"Je me demande si c'est pas un trucs de garçon, les épées et tout ça... " ricana Hako en rendant l'arme d'entrainement. "Surtout des machins aussi long et massif que ce bidule... Ils ont des trucs à compenser ou quoi ? Les Uchiha semblent adorer les katana et les Akimichi ont des armes plutôt lourdes aussi."
Réalisant que son visiteur avait lui-aussi une épée longue, la genin vert-pomme se tut (un bref instant) en rougissant légèrement.

Ensuite, ils purent observer l'instruction de quelques jeunes ninjas. Il s'agissait d'un parcours d'obstacles particulièrement vicieux et difficile, servant d'entrainement à l'infiltration ou au déplacement en terrain dangereux. Les apprentis ninja débutaient dans l'usage du chakra et de la technique pour grimper aux arbres et aux murs, aussi ils galéraient pas mal. Mais pour Otomo, qui pouvait comparer au mode de déplacement d'une troupe à pied de samouraï cela restaient des exploits plutôt impressionnants. Un civil aurait été littéralement bluffé par ces enfants qui bondissaient de plots de bois en cordes et franchissait d'un bond des murs de pierre d'une hauteur impressionnante comparée à leur stature.
Bien vite, Hako se prit au jeu et les encouragea bruyamment à distance, jusqu’à ce que l’instructeur se lasse et la menace.

Ensuite, ils purent assister à un court sur l'art du shurikenjutsu donné à des adolescents en fin de formation ninja.
L'exercice du jour était de touché en pleine tête un mannequin qui était à couvert derrière un arbre.
Hako grogna, se rappelant des heures frustrantes passé à essayer de réaliser l'exercice.
"Et le pire c'est qu'y'avait un Uchiha qui avait déjà éveillé son sharingan..." maugréa-t-elle, racontant quelque souvenir de classe à Otomo. "Fichu crâneur ! Il a fait rebondir un shuriken sur un autre pour toucher la cible. Technique de m'as-tu vue ! Mais le professeur l'a compté juste quand même, alors que l'objectif était d'apprendre les trajectoires courbes et de pour une fois essayer d'utiliser les mathématiques et la géométrie super dures et chiantes dont on nous avait bourré le crâne ! Mais bon, pour un ninja, c'est vrai que seul le résultat compte..."

Finalement, ils débouchèrent sur un terrain d'entrainement plus simple, une clairière avec quelques arbres servant de couvert et des mannequins d'entrainement en bois et en paille. Quelques cibles soigneusement dissimulée dans les arbres pour rendre leur atteinte problématique.
"C'est un des terrains en libre service." l'informa diligemment Hako. "Comme je suis genin, j'ai le droit d'y venir quand y'a personne. Sinon, mon sensei en réserve parfois un. Le truc chiant, c'est qu'apparemment y'a une limite aux...hummm... dégâts qu'on a le droit d'infliger à l'environnement."

Par réflexe, la petite Aburame se mit à attaquer un mannequin. Il pouvait pivoter sur lui-même à chaque coups, présentant de nouvelle cible et aspérités à frapper. Et plus on frappait vite ou fort, plus il tournait vite, rendant le prochain coup plus difficile à placer.
La petite démonstration improvisée apprit à Otomo que sa jeune guide était une adepte du corps à corps. Même si pour le samouraï sa vitesse restait plutôt banale, sa force et sa précision était impressionnante pour son âge et sa taille de lilliputienne.

Après un petit moment passait à tabasser du bout de bois, Hako se rappela qu'elle avait un visiteur à escorter.
"Ah, désolé !" s'excusa-t-elle benoitement. "J'ai..euh... voulu vous faire une petite démonstration, hahaha !"
Ses yeux se firent rieurs. Otomo nota qu'elle ne semblait même pas essoufflée après son petit jeu. En bonne pile-électrique, la gamine avait de l'endurance.
"Vous devriez essayer. Rien ne vaut une bonne suée pour commencer la journée ! Bon, même si en fait c'est pas drôle avec les mannequins. Ils manquent un peu de... répondant"




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Orochi Otomo
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"Pour les autres Villages, je sais pas, on m'a pas laissé les visiter. J'aimerais bien, pourtant, même si apparemment c'est dangereux. On dit que les gens d'Uzushio manient des arts étranges et sont un peu fêlés dans leur tête, alors qu'y'a que des brutes sanguinaires à Suna."

J'esquisse une moue un peu douteuse. Il est vrai que les villages sont... différents, chacun son domaine, mais pour avoir eu l'occasion de les visiter plusieurs fois pour chacun, il reste quand même un dénominateur commun à toutes ces organisations soi-disant en guerre.

En effet, la vallée de l'étrange passe aussi dans le monde Shinobi, et c'est pour ça que tout le monde semble différent, c'est parce que nous sommes tous les mêmes. Si les Sunajins semblent belliqueux, c'est parce qu'ils utilisent un peu plus la violence que nous. Si les Uzujins semblent fêlés, c'est parce que leur magie ou leur audace est un peu plus présente et palpable que celle dont on fait preuve au quotidien. Si Tetsu paraît froid, glacé et rigide, c'est parce qu'il à simplement un peu plus marre du désordre que le reste du Sekai.

À force de se ressembler, la moindre différence est mise en valeur, c'est ça la vallée de l'étrange. Aujourd'hui, j'ai été samouraï et shinobi, j'ai été visité Uzu au même titre que je visite Konoha aujourd'hui, et traîner Takeshi au combat (ce couard) me donne un bon aperçu de ce qu'est Suna. Et je peux dire que nous avons beau être différents par nos techniques ou nos doctrines, il n'empêche qu'on apprécie tous les caresses du vent dans les cheveux, un bon plat de ramen ou bien les yeux d'une femme.

Nous sommes tous les mêmes au fond, on se ressemble juste trop pour que ça rentre en ligne de compte lorsqu'il s'agit de faire la guerre je crois... C'est pour ça qu'à Tetsu on a tout compris, et on apporte l'unification par la guerre.

Quoique, est-ce vraiment pérènne? Bah, les gens qui l'ont subi n'ont pas le droit de se plaindre, allons-bon, ça fonctionne.


"-Z'êtes bien un samouraï à parler de champs de bataille. Vous faîtes la guerre en bataillon, c'est bien ça ? Bien aligné, en formation ? Nous les ninjas, on fait pas la guerre. Pas exactement. On tue des gens ! En silence, discrètement. Ou d'une manière si violente et brutale qu'on est sûr que la cible n'en réchappera pas..."

Je me mets à rire et remets mon sac sur mon épaule.

"-Tu sais petite, les samouraïs aussi on sait assassiner, quand on est seuls pour la mission. Et puis la guerre en bataillon bien rangé, ça tue pleins de gens aussi. C'même plutôt efficace."

J'ai jamais été à l'aise avec les enfants, peut-être parce que j'ai perdu le miens. Allez savoir. Mais celle là me fait sourire, comme si il avait fallu attendre de croiser une genin immature de konoha pour me rappeler que le monde pouvait avoir une petite touche de spontanéité derrière les apparences officielles.

À propos d'officiels, j'espère que je ne suis pas pisté dans le village, car si quelqu'un m'écoute, je pense qu'apprendre que Tetsu à une division assassinat va bien les faire rire, peut-être même avoir quelques sueurs froides. Ils ont pas besoin d'en savoir plus, sinon ça serait trahir l'Empire. En revanche, le fait d'imaginer Ashira se vautrer de surprise comme avec sa robe, les yeux gorgés de sang par le stress en apprenant que y'a des Chrysanthèmes enterrés partout, ça n'a pas de prix.


"ça aurait été chiant de te trainer complètement bourré. T'es grand, t'es certainement lourd...
Et pas envie que tu me vomisses dessus. J'use déjà assez de tenues lors de mes entrainements. On pense jamais aux coûts qu'ils représentent pour les kunoichi un brin soucieuse de leur apparence !"


Encore une crise de rire. Mais pas le même rire cette fois. La vérité qui blesse, ça c'est bon que pour ceux qui se voilent la face. Voir enfin quelqu'un de plus drôle que moi sur mon propre alcoolisme, ça redonne un peu de baume au coeur. J'ai l'impression que demain je pourrais totalement arrêter de boire, ça n'aurait aucun problème ni aucun obstacle si ce n'est que la gosse pourra plus rire de moi.

Faudrait vraiment que j'arrête enfaite.

Le paysage qui défile sous mes pieds me rappelle alors que mes élucubrations mentales n'ont aucune influence sur le monde réel qui lui, au même titre que la plupart des gens, s'en fout de savoir si mon foie va bien ou pas. Mais il a la décense de caler sur mon chemin une petite qui sait rire dessus, donc ça va, je peux pas lui en tenir rigueur. Si seulement tenir rigueur signifiait encore quelque chose quand je suis bourré...  Avec l'alcool, tout les sentiments négatifs sont haine, c'bien connu. Haine où trique monumentale envers la première serveuse qui passe, mais passons.

Je peux voir que y'a pas que l'alcool qui nuit aux tentatives de persuasion, être jeune et habillée en tartant doit pas être un très très bon argument... C'est moi où elle montre ses jambes pour espérer que ça rentre? Bordel. Peuple de déviants les villages cachés. Nous avons besoin d'un nouvel Empire Mondial.

Je regarde la petite revenir m'annoncer que seuls les terrains d'entraînement et les extérieurs étaient généralement autorisés aux non Konoha-jins, les yeux écarquillés par ce que je viens de voir.


"-Bah tu sais, c'est pas grave. Quand tu es malin, un rien devient intéressant, c'est pas avec des extérieurs qu'on va s'ennuyer.

La capacité d'apprendre n'importe où et par n'importe quel moyen est l'apanage des meilleurs"


Je suis alors la gamine sautillante, suivant du regards ses peids dont elle se sert pour virevolter dans le sable, me tâchant la gueule et me faisant plisser des yeux. C'est encore plus remarquable alors qu'elle m'emmène dans l'Académie neuve et pro, peuplée par des gens sérieux au visage glaçé et aux pieds immobiles. Je me sens un peu sol, avec mon sac et mon kimono précédé d'une pile électrique sur patte, au beau milieu des profs et autre intervenants qui discutent droits comme des kunaïs, les bras dans le dos et avec des toutes petites voix dénués de conviction. Bah c'pas grave, on finira forcément par passé un bon moment tout les deux avec la petite.

Oh, un katana caché. Parfait, on n'usurpe pas sa réputation de barricade ambulante à Konoha, à ce que je vois. Les bougres étaients les prochains sur la liste des conquêtes après les forêts lorsque j'étais encore en service. Plus j'avance et visite ce village, plus je me dis que j'en aurais chié à le raser celui là.

On me tends alors un nodachi, que la gamine à réussi à me dégoter en prêt sans avoir à user de ses charmes précoces. Un bout de bois, certes bien taillé, mais néamoins un bout de bois. Je suis en revanche bluffé par le sceau de fuinjutsu rendant l'arme un chouya plus légère que la mienne. Je la dose et esquisses quelques taillades en l'air avant de me faire reprendre par le gérant de l'armurie qui me regarde avec des gros yeux.


"Je me demande si c'est pas un trucs de garçon, les épées et tout ça...

Surtout des machins aussi long et massif que ce bidule... Ils ont des trucs à compenser ou quoi ? Les Uchiha semblent adorer les katana et les Akimichi ont des armes plutôt lourdes aussi."


Je ne dirai rien sur l'hypothèse de la compensation, étant donné que mon interlocutrice n'est pas encore assez grande pour qu'on puisse aller boire une bière dans le but de lui expliquer ce que je pense. Je pouffe de rire. Entre charmé des portiers et faire des blagues sur les verges des Uchiha, je commence à me demander si je ne suis pas tombé sur une singularité personnalitaire dans ce bas monde. Je me contente de répondre avec un grand sourire.

"-Tu verras quand tu sera plus grande. La taille peut parfois faire des miracles."

Les femmes commencent à apprécier les longues lames passer un certain âge. C'est bien connu. Je repose l'arme sur son ratelier et continue de suivre ma guide qui me distance par réflexe.

La visite continue alors, passant devant des terrains d'entraînement et autres exercices de tir, à chaque fois monitorés par un intervenant, probablement un vétéran au vue des écussons sur la veste. Ah, les écussons, comment donner un autre nom à une médaille pour ne pas être relié au Pays du Fer. Bordel, et dire que j'étais à leur place il y a de cela quelques années. Sauf que pour moi, les shurikens étaients réels, les mannequins bien vivants et poilus, au même titre que les parchemins explosifs qui explosaient réellement.

Nous finissons devant un terrain en libre service, une petite air où chacun semble venir s'entraîner lorsqu'il en a l'occassion, avec comme mon guide me l'indique un sens de priorité en fonction des grades, quelque chose qui ne m'étonne pas au vue de l'universalité de la chose, que ça soit le terrain ou la hierarchie chez les ninjas.


"-Oh, toi tu sembles avoir un problème avec les explosions non?"

Je pose alors mon sac à terre tandis qu'elle s'en va se battre face à un mannequin, jouant de ses mains comme une réelle enfant soldat, le sérieux en moins. Je dois avouer que y'a un certain niveau, pour une enfant du moins. En même temps, si elle était mauvaise, ils me l'auraient pas attitré au guide non? Il l'auraient entraîné un peu plus, ou alors je fais des parallèles avec l'Empire. En tout cas, je la remercie intérieurement de savoir se débrouiller, car je passe un bon moment avec elle. J'essuie une goutte de sang sur mon nez, il faut croire que la tisane m'a magné, mais j'ai aucun symptôme de manque ou de seuvrage.

C'est l'occasion de faire un peu de sport.


"Vous devriez essayer. Rien ne vaut une bonne suée pour commencer la journée ! Bon, même si en fait c'est pas drôle avec les mannequins. Ils manquent un peu de... répondant"

Je suis bluffé.

"-Tu t'arrêtes jamais malgré ton mètre cinquante hein? Je vais te montrer comment on fais au pays de l'acier."

Dédicace à vous ma potentielle surveillance cachée, et pensée à toi Ashira, je vais encore une fois le plaisir de t'imaginer stresser devant ce que je vais faire.

Je défais alors mon sac et sépare chaque pièce de ma cuirasse soigneusement imbriqué par terre avant de commence à l'enfiler. C'est long, mais avec l'habitude la trivialité de la tâche deviens de plus en plus apparente. J'enfile le plastron de fer, et j'ai maintenant la singulière impression de peser une dizaine de kilos de plus. J'ai carrément du mal à sous-peser le poids de mes bras lorsque je mets mon masque.


"-À Tetsu, on fait tous nos entraînement en condition réelle, dès le début. Comme ça les recrues n'ont jamais connu plus simple que la réalité du terrain, elles baignent dedans dès le début.

Si tu pouvais juste serrer la lanière dans mon dos."


Je lui fais un signe du pouce, seule partie avec mes autres bouts de doigt visibles derrière la masse de fer que je représente. Je dégaine mon nodachi.

"-Te fous pas de moi hein, j'compense pas quoi que ce soit, j'ai juste plus l'habitude."

Un ricanement s'en va de mon masque, métallisé et distordu par l'acier. Je me tiens en garde.

Et hop, flexion, extension, coup droit, estoc. Je commence à faire monter en vitesse le mannequin que j'espère bien huilé, sinon on va avoir un mort par projection avant la fin. Mes muscles commencent à se délier lentement mais donnant une impression de légerté malgré l'attirail, un truc plutôt agréable à sentir.

J'ai pas commencé à suer, juste à me délier les genoux qui craquent plus. Parfait, on augmente la cadence.


"Les entraînements, on les fait à la lame du coup, parce qu'on s'entraîne en armure ça diminue les risques, et puis ça donne tout de suite les bons réflexes en plus d'attacher le samouraï à son sabre, qui après tout est son seul ami sur le champ de bataille."

Maintenant, on entame les coups avec glissade, les attaques tournantes, et les feintes qu'on simule avec la pointe du sabre sur le bras vulgairement dessiné du mannequin. Le truc n'arrête pas de tourner, c'es bon signe. Allez on accélère. Je me retrouve à tourner autour du mannequin en plus de le faire tourner sur lui même, histoire de m'apprendre à marcher en tapant.

Quelques temps après, il serait temps d'arrêter, parce que sinon on va me dire que je paie pas mes taxes, et donc que je n'ai pas à utiliser la propriété de l'état souverain. Je m'arrête et arrête le mannequin en donnant un coup de boule contre son bras. Le stoppant net dans un grand "bong".

Je plante ma lame chaude dans le sable.


"-Manque de répondant, effectivement."

Je rigole un petit peu devant la bouille d'Hako, car c'est comme ça qu'elle s'appelle je crois.

"-Bon, j'ai les genoux déliés, mais j'ai toujours pas une goutte sur ma peau malgré la cocotte minute ambulante dans laquelle je me balade.

Tu viens me faire suer? Littéralement je parle, figurativement je pense que tu dois parfaitement remplir ta part autour de toi."


J'entends un prof de l'autre côté du terrain pouffer, et un gars devant le ratelier se retenir tant bien que mal de le faire. Coucou la surveillance! On vous a vu.
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Aburame Hako
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La sauterelle et le chrysanthème

Même si elle n'avait pas pu faire pénétrer Otomo dans le saint des saints de l'Académie Ninja de Konoha, ce dernier semblait plutôt apprécier la visite improvisée des alentours et des terrains d'entrainement.
Après tout, qui n'apprécierait pas de voir de jeunes enfants essayer de s'entretuer avec des armes mortelles (ou non, mais selon la philosophie de Hako, il suffisait juste d'insister plus longtemps).

Bien vite, la petite kunoichi et le rônin avaient laissé tomber les simagrées et la politesse obséquieuse (enfin, autant que Hako pouvait) pour des discussions plus franches.
Elle arriva même à faire rire un peu l'énorme guerrier.
"Tu verras quand tu sera plus grande. La taille peut parfois faire des miracles." répliqua l'ex-samouraï à l'un des (nombreux) propos vaseux et tendancieux de l'effrontée Aburame.
Elle renifla de (faux) mépris.
"Ils disent tous ça. Mais quand j'serais plus grande, de fait je jugerais certaines choses plus petites... Un gros katana m'impressionnera encore moins." rétorqua-t-elle, l'oeil malicieux.

Hako usait-elle volontairement de sous-entendu graveleux ? Était-elle à l'inverse d'une pure innocence et ne saisissait la portée de ses propos et leur possible interprétation.
Nul ne le sait.
Bon, si, Yume savait. Et aurait sans doute déjà assommée Hako à coups de taloches exaspérées.

Au final, ils arrivèrent à l'endroit où la jeune Aburame avait l'habitude de s'entrainer. Et de ravager le terrain au passage.
"Oh, toi tu sembles avoir un problème avec les explosions non?" taquina l'étranger au nodashi. Hako haussa les épaules, même pas contrite.
"Disons que mes sensei et coéquipiers mettent parfois en doute - pas souvent, hein ! - mes tendances à un usage disproportionné de la force... Mais bon, que ce soit un ninja, un bandit ou un mannequin d'entrainement, moi je dis qu'il faut toujours y aller à fond, histoire d'être sûr que l'ennemi ne se relève pas."

Après avoir justement bien tabassé un pantin de bois, Hako provoqua gentiment le samouraï, l'incitant à faire.
Son sourire s'élargit quand le rônin accepta.
Ah ah ! Il pouvait se moquer de l'impulsivité et du manque de tact de la grande Hako-sama ! Mais elle allait avoir une démonstration des techniques à l'épée de l'Empire de Tetsu ! Cela devrait compter comme une mission d'espionnage. Au moins rang B !

Le rônin commença à déballer son matériel et à s'équiper sous l'œil fasciné d'une Hako qui lui tournait autour comme un moustique (en plus sautillant et en moins avide de san... non, rien).
Elle était dubitative sur le fait de pouvoir se battre efficacement avec un harnachement pareil. Le samouraï ne semblait pas si costaud que ça... Bon, il avait l'habitude et devait savoir ce qu'il faisait...
"À Tetsu, on fait tous nos entraînement en condition réelle, dès le début. Comme ça les recrues n'ont jamais connu plus simple que la réalité du terrain, elles baignent dedans dès le début." déclara le guerrier du Fer, ce qui amena aussitôt un sourire et un hochement de menton d'accord de la petite brute vert-pomme.

"Conditions réelles... J'aime ça." affirma-t-elle, volontaire. Une petite lueur malicieuse luisait dans son regard vert-émeraude. Ah, si seulement elle pouvait convaincre le guerriers d'échanger quelques coups avec elle... "J'ai la chance d'avoir une Hyûga dans mon équipe. Du coup, j'ai pas à retenir mes coups. Mais c'est la galère pour encaisser les siens si j'arrive à la convaincre d'y aller vraiment..."
"Si tu pouvais juste serrer la lanière dans mon dos."
"Bien sûr !" s'exclama-t-elle avec un mince sourire qui aurait fait fuir tout Konoha, se mettant à la tâche avec un entrain qui confinait à la maltraitance, tant elle tira sur les sangles avec vigueur. "C'est pas vraiment pratique, votre bidule. Et plutôt lourd. Mais bon, j'imagine qu'avoir quelques pouces d'acier entre vous et les méchants, ça rassure..."

L'homme saisit aussi son énorme nodashi, s'attirant bien évidemment un regard mesquin de la part de l'espiègle gamine.
Une fois harnaché pour la guerre, le rônin semblait bien plus menaçant et dans son éléments. Il ne ressemblait plus vraiment à un vieux pochtron un peu maladroit et mal à l'aise (et avec la gueule de bois).
Après quelques étirements, il explicita un peu les vues de Tetsu sur l'entrainement à la lame. Hako pouffa quand il désigna le sabre comme un ami.
"J'pense pas par contre qu'y'ai beaucoup de fétichiste d'une arme chez les ninjas. Katana, kunaï, shuriken... Ce sont des éléments remplaçables, des outils. Bon, y'a même des gens qui voient les ninjas eux-mêmes comme des outils..." répliqua la kunoichi-vert pomme.

Otomo attaqua ensuite la démonstration proprement dîtes, assénant des coups de lames vifs et puissant au pauvre mannequin d'entrainement sous les encouragements de plus en plus vifs d'Hako.
A la fin, quand il termina par un puissant coup de casque pour stopper le pantin, elle applaudit carrément, hilare. Il faut dire que niveau coup de boule, la gamine à la tête dure sous son bonnet fantaisie s'y connaissait.
Mais derrière sa joie et son enthousiasme juvénile, son coté Aburame, froid et analytique avait pu jauger un peu mieux le samouraï.
Il était rapide et vif, très rapide. Plus qu'elle, alors qu'il portait une armure qui semblait bien lourde. Ses coups étaient puissants, sa force amplifiée par son arme gigantesque au tranchant mortel.
Bref, ce n'était pas quelqu'un à sous-estimer. Ce n'était pas un bandit de grand chemin qui avait mit par hasard la main sur une arme pas trop ébréchée.

Et évidemment, Hako étant Hako, elle se demanda comment elle pourrait l'affronter, histoire de voir ce qu'il valait vraiment face à une kunoichi de Konoha.
Et pour une fois, le Destin sourit à Hako (ou vit là un bon moyen de lui rabattre son caquet).
"Bon, j'ai les genoux déliés, mais j'ai toujours pas une goutte sur ma peau malgré la cocotte minute ambulante dans laquelle je me balade.
Tu viens me faire suer? Littéralement je parle, figurativement je pense que tu dois parfaitement remplir ta part autour de toi."
balança le rônin de manière provocante.

Il reçut immédiatement un sourire de requin de la part de la jeune Aburame. Inconsciemment, elle s'était déjà mise en garde.
"Voilà qui promet d'être amusant !" siffla-t-elle, intérieurement ravie. "Je me demande jusqu'où cette armure est solide... Oh !"
Elle s'arrêta soudain net, levant la main devant Otomo tout en se mettant à fouiller dans la petite besace accrochée à sa ceinture froufrouteuse.
"Un instant... Je sais qu'il m'en reste encore... Ah ! Les voilà !"

Elle tira un bloc de feuilles reliées (et un peu froissé) et en arracha une qu'elle tendit au rônin.
"Désolé, c'est la règle. Maître Hokage ne souhaite pas que je... que nos ninjas bastonnent des visiteurs sans quelques précautions... La politique et tout ça."

Le feuillet était... un formulaire de décharge.
En termes pompeux et bureaucratiques, il informait le "combattant volontaire" des risques "de mort, blessures graves et/ou handicapante, blessures légère et/ou débilitante, atteintes ou destruction de bien, blessures psychologiques, empoisonnement, brulures,..." : la liste était longue (et barbante).
Le document était pré-remplis avec le nom du lutin vert de Konoha, "ci-après dénommée ninja de Konoha librement impliqué dans une confrontation amicale et exempte de paris, jeux d'argents ou échange de services."
Hako se pencha vers le samouraï, avec un minuscule écritoire sortis de sa besace.
"Il faut remplir ton nom ici, et ici.... Et signer là. Il faut, désolé, aussi ajouter l'empreinte de ton pouce avec du sang et votre sceau si t'en as avez un..."
C'est l'inconvénient de se vouloir être un bastion de la civilisation et du progrès dans le monde ninja. ça engendre pas mal de paperasse.

Une fois les ennuis bureaucratique expédié (et, dans les fourrées, des paris encaissés), la kunoichi vert-pomme conduisit le rônin un peu plus loin sur le terrain d'entrainement.
Il s'agissait d'une clairière coupée en deux par quelques arbres  et buisson bien épais(le ninja est fourbe, il aime se tapir. Il faut donc que son sensei le lui apprennent) et bordé d'un court d'eau nonchalant bordé de quelques rocs massifs qui la encore pouvait là encore servir de couvert (ou pour les Akimichi bien bien fort ou les spécialités en Dôton, de projectiles).

Trépignant sur place, excitée comme une puce, Hako se mit en garde, assez loin du samouraï (un géant en armure lourde avec une lame plus grande qu'elle ? Elle avait beau aimé le contact, elle n'était pas idiote).
Elle attacha un foulard blanc à un de ses kunai. Le mouchoir ne servait absolument à rien, mais elle avait vaguement lu un truc à ce propos dans un bouquin où y'avait des duels... Et puis, cela ferait s'interroger le samouraï.
"Toujours décidé ? J'espère que t'as assez décuvé pour ça... Conditions réelles, hein ? A la Tetsu... Quand le kunai touche le sol !" expliqua-t-elle en le lançant bien haut en l'air, pour qu'il retombe

Bien évidemment, Hako étant une kunoichi, elle n'avait pas la moindre intention de respect ce qu'elle avait annoncé.
Elle essaya vaguement de se synchronisé pour attaquer au moment où le mouchoir emporté par le kunaï passerait dans les champs de vision du samouraï.
Aussi, elle fit tomber dans ses mains les shuriken cachés dans ses manches bouffantes, qu'elle propulsa illico vers le rônin en armure.
"J'ai mentit !" ricana-t-elle d'un ton espiègle.
Il y avait peu de chance que les petits projectiles face quoi que ce soit, alors, elle décida de bluffer un peu.
"J'ai analysé les points d'attache de ton armure !" se vanta-t-elle de sa petite voix aigüe. "Tu vas finir cul-nu, samouraï !"

Évidemment, il n'en était rien. Peut être qu'un Uchiha ou un Hyûga pourrait tenter ce genre de tour, avec leurs yeux magiques. Mais Hako en était évidemment totalement incapable.
Elle plongea aussitôt ses mains dans des amples manches, comme pour prendre d'autres shurikens... Mais en secret, elle composa promptement quelques mudra.
"Mushi Shuriken" murmura-t-elle, avant d'expédier deux shurikens sombres vers le rônin. Même s'ils y ressemblaient en tout point, ces projectiles là n'était pas des étoiles ninja, mais une masse agglomérée de kikaichuu dévoreurs de chakra.




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Orochi Otomo
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"Désolé, c'est la règle. Maître Hokage ne souhaite pas que je... que nos ninjas bastonnent des visiteurs sans quelques précautions... La politique et tout ça."

Peu commun, un formulaire de décharge. Dans mes souvenirs, ils ont pas ça à Suna ? Pourtant c’est bien eux qui en auraient le plus besoin. Ils passent leur temps à se taper dessus au pays du sable, il m’est étonnant qu’ils n’aient pas encore eu des problèmes avec les dommages collatéraux. Je signe alors à différents endroits… tout en lisant entre les lignes.

« exempte de paris, jeux d'argents ou échange de services."

Mon sang ne fait qu’un tour alors que je pose un Ryo devant Hako, plongeant mon regard d’acier dans le sien olive. Mon gant laisse tomber la pièce lourdement sur la caisse en bois qui nous sert de pupitre. Je la fais tourner comme une toupie, de la même manière qu’on le faisait à l’armée lorsqu’on jouait aux jeux d’argent et qu’on donnait un temps limite à l’adversaire pour renchérir ou coucher sa mise.


«-Maintenant que y’a de l’argent en jeu, je présume que ça sert à rien que je signe tes papiers, mais je vais le faire quand même. »

Je m’entaille alors le pouce au kunaï qui bringuebalait à ma poitrine et applique ce dernier sur le papier aux endroits indiqués, ainsi que sur le nez de la kunoichi. Je signe alors et m’applique à dessiner à la perfection un chrysanthème à l’emplacement étiqueté « Sceau », tel que le sergent Ikaku m’apprenait à le faire lorsque j’avais du temps libre et qu’il pressentait ma promotion. La jolie fleur dessinée, je me recule d’une bonne dizaine de pas.

"Toujours décidé ? J'espère que t'as assez décuvé pour ça... Conditions réelles, hein ? A la Tetsu... Quand le kunai touche le sol !"

Pas un mot, ils sont inutiles à ce combat. La lame doit trancher en silence pour renforcer l’âme, sinon elle ne fait que le vider de sa force consciente pour laisser après trois simples coups le corps tel une coquille vide sans rien à l’intérieur. La lame m’étincelle dans les yeux et je me contente d’adopter une posture de combat stable.

L’empereur à dit, à l’époque où je le côtoyais encore pour parler politique (politique des lames et des esclaves, mais bon…), que l’inverse de la peur, n’est pas la confiance. Que l’inverse de la joie n’est pas la tristesse, que l’inverse de l’amour n’est pas la haine. L’inverse de tout ça, c’est l’indifférence, et qu’il ne sert à rien de se réfugier dans ces antonymes qui restent des sensations. Si l’on veut faire preuve de valeur, et réussir à dépasser ses plus profonds sentiments primaires, alors il ne faut pas pas être joyeux pour combler la tristesse, il ne faut pas aimer face à la haine, il ne faut pas être confiant derrière la peur. Il faut faire preuve de vide.

Mon visage se fige sous le masque, ma moustache me gratte pour me rappeler que j’existe encore malgré ma concentration faisant disparaître mon ressenti du plan de l’existence. Maintenant, seuls la kunoichi, le kunai, la lame et, à la limite, le champ de bataille existent. On m’a déjà taxé d’enragé ou de fou sur le champ de bataille, mais je préfère m’appeler inflexible. Et puis de toute façon, lorsqu’une section entière d’absous de mon espèce déferle sur votre maison, enragé ou pas, la victoire n’est que rarement dans votre camp.

Le Kunaï ne touche pas encore le sol que déjà des shurikens déferlent sur moi, je baisse alors la tête dans mon col, ma maigre vision m’offrant dorénavant une vue sur mes pieds bottés et lacés, un shuriken tranché par la lame immobile et le hasard comme seule sensation vibrante dans ma main. Une pluie d’acier s’abat sur moi, mais je tiens bon, compte le nombre de shurikens se plantant dans mon armure. Douze, dont trois restés accrochés dans ma cuirasse au niveau des épaules, là où c’est le plus tendre. Le bruit du kunaï met fin à tout ce tintamarre.

Abnégation pour l’Empire vient avec la méprise pour la force de ses ennemis. Je crois qu’elle parle, je l’ignore, il me faut encore gagner avant de discuter. Je relève la tête et dans le noir de la bataille se dessine la figure dansante du gnome vert ennemi. Deux projectiles en direction vers moi, des résidus de sa dernière attaque ? L’ennemi est de bas niveau, ça serait bien son genre de faire ce genre d’erreur, ou alors je me trompe.

Ils approchent à grande vitesse, j’esquisse des mudras sur la poignée de mon sabre, et dès lors des éclairs saturent le vide du terrain autour de moi. La chaleur monte, la lumière aussi, de l’extérieur un flash blanc se fait. La foudre soulève la poussière, faisant danser des volutes épaisses de terre ocre jaunissant par l’électricité ayant enfin trouvé un milieu dans lequel se propager.

J’ai tout juste le temps de voir un éclair remonter du nuage en question sur l’extrême gauche du champ de bataille vers les shurikens bouillonnants de courant passager. L’orage miniature revient ainsi à l’expéditrice, courant allègrement sur ses bras tel un cafard et parcourant tout son corps frêle avant de revenir brutalement au sol.

Je sors alors du buisson directement derrière elle. Son placement initial était avantageux pour me viser si j’avais fait ligne droite, mais c’est sous estimer l’Empire que de penser qu’on encaisse sans réfléchir. Le Shogûn, je le remercie d’avoir placé sur ma route une bûche maintenant grouillante d’insectes répugnants, et de m’avoir appris que des techniques de contournement font fureur divine face aux adversaires entêtés.

Cible à portée, chakra chargé. Mes yeux braqués. La lame levée. Électricité.

La lame s’abat sur elle direction son crâne avec toute la force que le Chrysanthème m’a insufflé.


«-POUR LA GLORIEUSE NATION DU CHRYSANTHÈME! »

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Aburame Hako
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La sauterelle et le chrysanthème

Comme Hako s'y attendait, son attaque surprise aux shurikens n'eut guère d'effet visible, l'impressionnante armure du samouraï se riant des petits projectiles malgré leur tranchant acéré.
Il allait falloir user de bien plus de violence (ou de tactiques vicieuses) pour sortir le samouraï de son cocon de cuir et d'acier. Cela amena évidemment un sourire sadique sur le visage de la fillette.

Le lutin vert de Konoha enchaina en expédiant cette fois des projectiles un peu moins conventionnels.
Son adversaire allait-il se laisser berner, croyant qu'elle insistait par frustration ou manque d'imagination.
Hélas non, le rônin disparut soudain dans un craquement d'éclair sous les grands yeux surpris de la petite Aburame.
Une volée d'éclair remonta vers elle, ce qu'elle trouva vaguement amusant, mais que ses insectes intérieurs apprécièrent un poil moins, perturbé par les influx électriques.

Du buisson où il était apparut, l'ex-samouraï de l'Empire fort expérimenté remarqua une anomalie : après sa permutation électrique, il aurait juré avoir vu pivoter de façon quasi-impossible un des projectiles vers l'endroit où il se trouvait présentement avant de heurter la bûche crépitante. Coïncidence ?
Le rônin décida d'attaquer, jaillissant par surprise pour abattre son nodashi chargé d'électricité sur la minuscule Aburame en hurlant un cris de guerre pour Tetsu.

L'impression du rônin se confirma : il y avait quelque-chose de louche.
La gamine s'était déjà tournée vers lui et se mettait en garde, avant même qu'il attaque et invoque l'honneur et la puissance impériale de Tetsu.
Mais cela n'allait pas la sauver : la kunoichi vert-pomme n'était pas assez rapide pour esquiver l'énorme lame crépitant qui s'abattait sur elle.

Mais Hako modifiant sa position, accompagnant le mouvement de la lame. Otomo eut l'impression de frapper un véritable bloc d'acier, qui faisait glisser sa lame étincelante. Il put voir grouiller de la vermine Aburame au point d'impact, formant un rempart de chitine, qui se gorgeait en plus du chakra Raiton de la lame.
Le lutin vert de Konoha lança un sourire de loup face au masque d'acier du guerrier de l'Empire. Ses cheveux frisottaient sous l'influx électrique qui se dissipait, lui donnant une crinière de lion.
"Joli coup pour une nation de fleuriste !" pépia-t-elle avec son irrévérence habituelle, les yeux pétillant de malice. "Mon tour !"

Accompagnant le mouvement de lame et s'en dégageant, la kunoichi vert-pomme plongea au sol, utilisant sa petite taille au maximum.
"Konoha Reppû !" s'exclama-t-elle, essayant de faucher les jambes de son adversaire.
Ses insectes étant encore étrangement perturbée par l'électricité ambiante, le lutin vert de Konoha décida de bondir vers le rônin pour poursuivre le combat au corps à corps. Le samouraï ne devait pas s'attendre à ça de la part d'une adolescente aussi minuscule que l'Aburame. Elle se concentra et sa petite main se mit à luire de chakra malveillant.
"Chakra Kyuin !" siffla-t-elle en abattant sa paume sur le guerrier en armure, pour lui drainer ses forces vives.

L'esprit affûté de la kunoichi vert-pomme envisageait en parallèle la suite des opérations.
Elle avait déjà apprit beaucoup sur les techniques d'Otomo. Epée et Raiton, ou un truc qui y ressemblait. Ce dernier surprenait un peu la jeune konohajin, qui ne savait pas que les samouraïs pouvaient faire usage de techniques pareilles. C'était bon à savoir !
De ce qu'elle avait vu jusqu'ici du rônin et de...hummm... l'aura martiale qu'il dégageait, c'était un combattant au corps à corps.
Et il était plus rapide qu'elle, et ce même avec son imposante armure. Sans le petit "cadeau" qu'elle avait glissé dans son armure quand elle l'avait aidé à s'équiper, elle n'aurait pas vu venir sa dernière attaque. Et même s'il ne brillait pas particulièrement par sa force, son énorme sabre compensait amplement ce défaut...

Bordel ! ça en faisait un combattant supérieur à elle au contact ! Il allait donc falloir ruser.
Ou bourriner plus fort. Pourrait-elle se débarrasser de cette carapace d'acier à poing nus ?
On verrait bien.
Sinon, elle avait encore quelques tours pendables pour l'ex-samouraï dans son sac à malice...

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Orochi Otomo
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La lame ruisselle.

Elle coule le long de son corps alors qu’elle devrait pénétrer la chair et répandre les éclairs. La haine et le foudre sont mangés par une quelconque magie des insectes. Je serre les dents.

Essayer de ruser face à moi est inutile. Je l’ai vu me sentir venir, je sais qu’elle sait. Je ferme les yeux et analyse mon corps alors que la lame finit sa course contre elle qui l’accompagne.

Il y a d’abord la sueur, qui perle sur la peau ou qui rentre dans les pores du tissu. Il y a la force de l’acier qui pèse lourd sur les muscles. Il y a la chaleur qui enveloppe le tout comme dans un coton de soie brûlant… Puis vient la peau serrée derrière le fer, les muscles contractés et noués autour de le lame ou de l’os, porteurs de haine et de furie… Et une grattement.

Un grattement ? Quelque chose me court dessus. Des petites pattes, comme un massage aux senbons, au niveau de l’omoplate gauche. Je remue l’épaule alors les minuscules picotis semblent s’arrêter. C’est particulièrement inconfortable, mais pas au point de se gratter. Non. Je suis trop concentré pour ça.

Un insecte, un infiltré pour pouvoir me traquer.

La gamine tombe au sol alors que je commence à cerner ses manigances. Je vide l’air d’un grand coup de mes poumons et rouvre les yeux. L’électricité sous mes semelles commence à se matérialiser au fur et à mesure que le chakra descend le long de mes jambes. Celle ci se raidisse, et mes genoux se délestent de mon propre poids alors que je rentre en lévitation.

Tout part très vite, le sol défile à toute vitesse sous moi tandis que j’esquisse quelques mudras, les yeux toujours rivés sur la petite figure vert pomme qui me sert de mannequin. Sa main que je viens de découvrir plaquée sur mon front s’arrache péniblement au bout de quelques mètres, la faisant tomber à terre alors que je défile loin à toute allure. Le sang me bat dans les tempes et ma barbe se déplace sous mon masque. L’air transformé en vent par la vitesse me refroidis l’armure et laisse paraître une volute de fumée sableuse.

Je suis dans le dos de mon adversaire, maintenant à distance respectable… À moi de jouer. Je prie Ashikaga alors que mes mains s’agitent autour de ma poignée de manière méthodique. La guerre, elle me revient en tête, la lame se charge d’histoire et mon armure d’orage. Il est l’heure.

L’heure de montrer que les produits du Chrysanthème sont des plantes à épines. Et potentiellement empoisonnée si bien qu’ils viennent vous arracher votre dernier souffle.

L’Empire m’aurait condamné pour l’utilisation de mon Ki d’une manière aussi basse que celle des shinobis, il n’en reste pas moins que la fin justifie les moyens, et que cette victoire sera dédiée au Shogun en personne. Que mon futur triomphe soit considéré comme une preuve de la supériorité de Tetsu sur Konoha, et que son bruit retentisse dans tout le village pour annoncer le début d’une nouvelle ère, une ère où le fer et la droiture seraient maîtres sur la perfidie et les ignominies Shinobies

Je retouche le sol alors que mon chakra remonte vers mon armure. Celle ci se met à briller, et le mat que je porte dans le dos commence à s’agiter comme froissé par une tempête invisible. Ensuite vint la foudre, l’orage dans mon corps. Les rainures de mon armure se mettent à faire couler du chakra qui s’électrifie au contact de l’air. Les plantes prennent feu sous mes pieds alors qu’elles sont léchées par un flux continu de flash lumineux s’arquant de manière archaïque. La haine et la puissance m’alimente, la petite bête sous mon omoplate chauffe jusqu’à éclater sous l’acier, laissant un petit « poc » venir perturber mon habitacle. Les contours en acier cernant mon champ de vision ne le restreignent plus, ils sont parcourus par la foudre du Chrysanthème en personne. Je ferme mon esprit, les éclairs couvrant mes arrières et le Shogun me donnant sa force pour vaincre. Rien ni personne ne peut m’entraver et m’empêcher d’accéder à la victoire.

Je toucherai cette fille, je la frapperai, la lame heurtera sa peau et fera naître le sang qui viendra ajourner le vert de sa tenue, l’ocre montera du sol par ses croûtes séchées et ses yeux se fermeront embués de larme. L’impact, il viendra. Je sentirai vibrer l’acier entre mes mains, faire rugir mes avant bras, alors que le fer passera entre ses vertèbres. Mon esprit sera prêt, et celui mourant de mon ennemie viendra se poser contre mon front dur et froid, il ruissellera dessus pour s’en aller telle une simple goutte de sueur, et la vie la quittera.

Parfait.

Je me mets à courir, pointe en avant sur la petite fille auparavant au sol telle la bûche encore crépitante de tout à l’heure.


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Aburame Hako
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La sauterelle et le chrysanthème

Hako sourit en voyant le rônin échapper à son emprise. Des picotements d'électricité statiques et une odeur d'ozone informe la minuscule genin que son adversaire a encore fait usage d'une technique Raiton ou un truc approchant.
On peut patiner sur le sol avec des éclairs ? Génial !
Pour la jeune excitée, ce frotter à des techniques inédites et étranges était le but de ce combat. Souriant, elle fit quelques roulades au sol en arrière alors que l'ex-samouraï de l'Empire du Fer la repoussait et briser son absortion de chakra.

La kunoichi Aburame profita de ces quelques instants de répit pour promptement signer quelques mudra, alors que son adversaire faisait de même (pas facile avec son katana géant).
"Mushi Bunshin !" s'exclama-t-elle, presque joyeusement, en faisant apparaître trois doubles d'elle-même dans un tourbillon noirâtre d'insectes et effectuant une petite partie de bonneteau pour se perdre au milieu de ses duplicatas.

"Eh ! Jolies étincelles, Biri-Biri !" lança-t-elle gaillardement, alors que le samouraï à l'armure désormais luisante et crépitante d'éclairs. "T'espères quand même pas que ça va m'empêcher de te taper dessus ?"
Et sans attendre, deux des Hako s'élancèrent à la rencontre du samouraï qui chargeait.
Les deux autres opéraient un ample mouvement tournant et circonspect, chacune d'un coté du rônin.

Hako (la vraie, qui irait imaginer que c'est l'original qui chargerait en premier ?) sourit en serrant les dents quand elle pénétra (ou plutôt quand Otomo s'approcha. La kunoichi vert-pomme était fasciné de la vitesse et l'aisance du pseudo-samouraï avec une si lourde charge sur le dos) dans l'aire d'effet de la technique électrique de son adversaire.
Elle s'attendait plus ou moins à un truc du style. C'était désagréable, mais pas mortel. Elle se baissa, pour éviter un éventuel coup de taille de l'immense épée de son adversaire... Et pour servir de marchepied au clone d'insecte qui la suivait.

Ce dernier bondit en prenant appui sur sa maitresse, se jetant sur la lame du samouraï et s’y empalant volontairement. Le plan était de gêner au maximum le samouraï pendant que la véritable kunoichi vert-pomme passait à l’assaut.
Mais l'armure électrique lui expédia une volée d'éclair. Le clone explosa, retrouvant un peu trop vite son apparence de nuage de kikaichuu dévoreurs de chakra qui s'abattirent sur le rônin. Les éclairs crépitants se multiplièrent, essayant tant bien que mal de rôtir chaque insecte ayant composé le clone. Mais il y en avait des milliers...
L'air de chargea de l'odeur de la chitine calcinée. Les survivants obéirent à leur instinct primaire : manger et commencèrent à sucer le chakra de l'ex-guerrier de l'Empire.

Hako jura entre ses dents, elle aussi frappé par les décharges. Elle n'avait pas prévus que la protection étincelante du samouraï déchu reste après l'avoir frappée et explose son clone. Bien sûr, elle s’était attendue à ce qu’Otomo le pourfende et le retransforme en insectes. Et là, il se serait fait dévorer son chakra. Mais avec les éclairs, moult de ses bestioles étaient déjà morte, ce qui rendrait le drain moins efficace... Et cela avait libéré l’imposant nodashi bien trop vite !
Elle poursuivit néanmoins son plan d'attaque, profitant de sa petite taille et de la distraction offerte par feu son double pour plonger entre les jambes d'Otomo.
La minuscule kunoichi fit tomber un kunai dans ses mains, le plaçant au cœur du mudra du tigre qu'elle était soi-disant en train de signer.
Quand elle passa derrière le rônin, elle le planta de toutes ses forces dans le fessier de l'ex-samouraï. Il faudrait au moins ça pour franchir l'armure et se glisser entre les plaques protectrices.
"Sennen Goroshi !" s'écria-t-elle en harponnant par surprise le guerrier.

Bien évidemment, Hako se doutait qu'avec autant de bout de fer, elle n'allait pas faire grand mal à Otomo.
Mais elle comptait bien le déstabiliser durant sa charge, voire, qui sait, le faire tomber.
Et surtout, elle le rapprochait d'un ruisseau qui bordait le terrain d'entrainement (une exigence des praticiens de Suiton, apparemment). Petit à petit, elle comptait bien envoyer l'amateur d'éclairs faire trempette...

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Orochi Otomo
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La gamine se divise en trois. Mes paupières passent alors rapidement sur mes yeux pour les affûter, comme l’on passerait une pierre sur un kunaï pour en sublimer le tranchant. Les quatre ennemis devenus sphères vertes dans l’analyse de mon esprit, perte de précision du multitâche oblige, se meuvent dans un étrange ballet qui me rappelle le bosquet des Onryous, en moins rapide. Deux des clones dansent dans périphéries gauches et droites de manière intrigante. Une diversion, probablement. Je tournoie autour de moi pour les garder à distance tandis que ma bobine les fait vite… fondre ?

Non, des insectes. C’est peu surprenant. Alors que les clones se désagrègent en sable fin grouillant le tonnerre de mes éclairs, mon esprit se fixe par automatisme devant moi, sur la gamine et un de ses clones, me chargeant précipitamment, marchepied à l’appui.

Lequel est le vrai ? Aucune idée, juste des suppositions sans but. Des élucubrations inutiles à l’Empire et moi sa lame dans l’instant présent. Je fais le vide alors que l’acier devant moi fuse par réflexe en direction de la poitrine de la gamine se jetant sur moi. La couleur de ce qui en ressortira m’annoncera si j’ai de la chance ou pas en ce jour d’été propice à la flamme guerrière.

Perdu, c’est noir, ça grouille, ça me grimpe dessus et ça se glisse sous mes vêtements. Je fais coulisser le cadavre en train de reprendre sa forme de blattes le long de la lame, à l’endroit où se trouvait la vraie enfant, maintenant disparue. Je la cherche du regard… Pourquoi je n’y arrive pas ? Merde, ça pique. Les trucs doivent me mordre sous les vêtements. Ils mourront bien assez tôt, emportés par la tempête électrique qui parcourt le noir de ma cuirasse.


"Sennen Goroshi !"

Et merde. J’entends riper contre mon armure, un bruit d’acier assourdissant si bien qu’il résonne jusque dans ma mâchoire et fait saccader mon débit de chakra dans mes gouttières électriques.

La douleur est plus gênante que puissante, mais il n’empêche que je ne peux me retenir de lâcher un cri de viking enragé tandis que les doigts de la gosse me frottent le blindage dans l’écart interfessier et que je décolle en l’air.

Il faut voir le bon côté des choses, mon masque devient de plus en plus bleuté et foudroyant depuis l’intérieur alors que la douleur se fait de plus en plus forte, et je peux sentir la foudre décoller de mon dos vers sa personne au passage, la veine hémorroïdale explosée n’aidant pas trop à se concentrer.

Le sol revient sous moi beaucoup plus rapidement que prévu, je bouge les pieds pour essayer de me rattraper mais le sable devient vite miens alors que j’embrasse la terre de pleine face. Se relever est compliqué, surtout qu’un étang semble me faire face dangereusement, si bien que mes éclairs vont de temps à autre se perdre dans l’eau, créant une petite volute de vapeur. Je me redresse.

L’ennemi ne peut s’en tirer ainsi. Je ferme les écoutilles de mon visage avant de me concentrer sur les mouvements de l’air ambiant, courant rapidement vers la silhouette pomme et la pointe d’acier en direction de son abdomen. Un simple mouvement de feinte subtile et me voilà à portée avec un micro effet de surprise. La lame fonce alors vers elle. Mon cul est vengé.

Victoire à l’Empire, pour la culture, pour la pacification, pour l’amour du prochain et de l’intelligence. Je souffle alors. Que le Shogûn bénisse la rigueur qui fait que je tiens debout le derrière en vrac. Longue vie à Ashikaga ! Je m’avance de manière à ce que l’ennemi reste toujours dans le champ de ma bobine, la lame en position de parade, gravitant autour d’elle pour m’éloigner comme je peux de l’eau.


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Aburame Hako
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La sauterelle et le chrysanthème

Hako serra les temps. Son attaque plus-ou-moins-surprise lui avait déjà couté un clone (heureusement elel en avait laissé sciemment deux pour observer le combat d'un peu plus loin) et les éclairs émanant de l'armure du pseudo samouraï n'était visiblement pas là pour la décoration.
Mais ce n'était pas quelques étincelles un peu douloureuses qui allait arrêter le vaillant lutin vert de Konoha !
Elle pesta, voyant quand sa vile attaque sur le fessier du rônin n'avait pas réussit à l'expédier à la flotte. Il faut dire qu'elle n'y croyait qu'à moitié, même en usant d'un kunaï pour renforcer l'impact... Fichue armure !
Elle allait devoir insister pour faire prendre un bain à son visiteur. Une idée lui vint, amenant un sourire goguenard sur son visage poupin. Elle allait honorer son visiteur de l'Empire du Fer...

Ce dernier chargea, toujous avec sa vitesse stupéfiante pour quelqu'un qui portait pareil bardas sur les épaules.
Hako souriait méchamment. Le Sennen Goroshi était une technique que certains jugeait hâtivement comme futile, voire puérile. Mais outre la surprise, elle avait tendance à énerver fortement l'ennemi blessé dans sa dignité.
Et un adversaire en colère faisait des erreurs.
Enfin, il fallait espérer, car malgré sa robuste constitution, la petite genin n'avait pas envie de se prendre un coup de nodashi haineux.

En un instant, l'imposant guerrier étincelant fut sur elle. Hako, en bonne praticienne de Taijutsu décocha promptement un coups de pied, mais le samouraï bascula sur ses appuis, esquivant en reculant avant de lui asséner une frappe prodigieuse.
La jeune Aburame fut littéralement tranchée en deux sous le coup de lame géante, rependant du sang et des entrailles... noirâtres. En un instant, Hako ne fut plus qu'un nuage d'insectes voraces.
Les éclairs parcourant l'armures s'affolèrent, envoyant des arcs crépitants pour essayer de griller les milliers de kikaichuu qui fondait à nouveau sur Otomo.

La véritable kunoichi vert-pomme souffla, impressionnée. Elle avait à peine eut le temps d'échanger sa place avec un de ses clones d'insectes à l'aide d'un prompt kawamiri, manœuvre vicieuse fort prisée dans son clan amateur de fourberie. Une chance qu'Otomo ai dû charger avant d'asséner sa technique.
Mais cette esquive lui avait coûté un nouveau clone d'insecte... Bah, ils étaient là pour ça après tout. Si on ne prenait pas de risque et qu'on passait son temps à économiser ses ressources, on finissait par perdre le combat.

Du coup, la kunoichi siffla un ordre d'attaque en tenaille à son dernier double.
Se portant sans peur à l'assaut du guerrier en armure. Elle était légèrement en avant, pour encaisser les éclairs elle-même (eh, ils n’étaient pas plus douloureux qu'avant ? ça commençait à faire mal, ces conneries !)
"Tetsuzanko !!" s'écrièrent-t-elles, alors que la petite Aburame et son dernier double fonçait comme un véritable bélier sur le rônin.

Le but de la gamine était d'envoyer une fois de plus bouler son adversaire, voire même de l'expédier dans le ruisseau (elle se demandait bien quel serait l'effet sur ces fichus éclairs et... on pouvait nager en armure ? Est-ce qu'un samouraï savait marcher sur l'eau ?)
Bien évidement, sous l'impact et les éclairs, le clone d'insecte explosa à nouveau et Hako ordonna au kikaichuu survivants (l'air commençait à puer la chitine brûlé) de pomper au maximum le chakra de son ennemi.
Si elle réussissait à projeter l’ennemi (à la flotte ou non), Hako en profiterait pour rompre le combat et mettre quelque distance entre Otomo et elle. Ces éclairs picotaient, à force.


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Orochi Otomo
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Encore un peu…

Juste un petit peu…

Un choya…

Ses pieds dansent sur le sable…

Un coup…

Le choc fait valdinguer mon armure, là où l’acier s’entasse une onde se propage. Elle vient me faire grincer les dents et vibrer tout mon corps jusqu’à mon sternum. Je tiens bon, il faut tenir bon, je fais exploser ma conscience à l’intérieur de ma cuirasse que j’habite, le coup disparaît. Mon lobe frontal me fait mal, mais je tiens le coup. Je tiens. Je me retourne et lui envoie ma semelle dans le visage, le bois contre la joue, comme à l’entraînement.

Tout mes muscles se délient alors que la jambe d’acier fait apparaître des figures noirâtres grouillantes devant moi. J’ai loupé la bonne, encore. Faisons en sorte que ça soit une bonne chose. Le cadavre inanimé, ce recueil de vilenie Shinobie, il s’expulse au loin et crachote toutes ses bestioles qui rampent vers moi une fois dans la terre. Non, personne ne m’aura aujourd’hui. Je sens ma bobine qui diminue en puissance, m’indiquant qu’un seul paratonnerre vivant est à portée pour recevoir la volonté de l’Empereur dans sa carcasse malingre. La fumée émane de mon corps alors que les dernières bestioles de ma frappe se désagrègent dans un amas de cendres.

Maintenant, il faut agir. Mon sabre encore en main se lève du sable pour le faire voler en une singulière volute. Alors que cette dernière se charge en électricité statique, ma lame suit le mouvement et elle aussi se met à porter l’orage. Dès l’instant, les petits éclairs fuyards viennent résonner contre mon crâne. Je suis bien au chaud là dedans, comme si rien ne pouvait m’atteindre.

C’est la vérité, rien ne peut pas m’atteindre. J’ai vécu les flèches, j’ai enduré les lames, j’ai tenu les mots et supporté les responsabilités, et à chaque fois avoir cette couche de cuir et de lames sur moi m’a aidé à tout faire plier sur ma route. Ce n’est pas une variable vert pomme qui va venir faire plier l’équation comme bon lui semble. Pas tant que je tirerai ma force d’Ashikaga, pas tant que la rigueur et le Chrysanthème seront en moi. J’abats la lame sur elle. Elle ne pourra pas esquiver, je suis trop proche d’elle, si bien que j’ai du faire attention à laisser un peu de distance pour ne pas la taper avec ma garde.

Le spectacle de la tempête est plaisant à voir, et la bobine l’avale encore comme un paysan glouton devant un sac de riz. Bientôt la victoire sera mienne, et ainsi j’aurais prouvé au Seigneur que je suis encore digne de mettre une raclée à ses ennemis.


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