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Katagiri Akira

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Messages : 5
Date d'inscription : 21/07/2018
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Katagiri Akira Sam 21 Juil - 13:51



Matricule ninja


NOM : Katagiri
PRÉNOM : Akira
GROUPE : Konoha
GRADE : Jônin
RANG : A ? (essayons)
SEXE :
ÂGE : 21 ans
SITUATION : Célibataire
FAMILLE : Akira n’a que très peu de souvenirs de ses parents. Les seules images qu’il garde sont celles d’une famille d’ouvriers rizicoles, et d’une sœur cadette vendue au culte Jashiniste lorsqu’il avait six ans.

Personnalité
QUALITÉS
Introspectif
Intuitif
Cartésien
Vif d'esprit
Déterminé
Perfectionniste
Protecteur
Créatif
Profond
DÉFAUTS
Cachotier
Entêté
Rancunier
Soupçonneux
Angoissé
Exigeant
Désillusionné
Blessant
Autodestructeur
AIME
La culture, dans tous ses aspects
Le thé gyokuro
Ses amis, même s’il en a peu
Les onigiris à la sauce piquante
Observer sans être observer
Qu’on lui tienne tête
N'AIME PAS
Qu’on lui tienne tête (contradiction quand tu nous tiens)
Jashin
Le soja (y est allergique)
L’absence de subtilité
La trahison
Manquer de discernement
AUTRES
Attitude insondable, prompte à se protéger des passions. Tête froide et cœur sec. Peut paraître indifférent, voir méprisant, mais cette façade dissimule autre chose.
Liens très fort envers Kyoshiro Tadake.
Sens aigüe de la justice, mais peut se montrer cruel si trompé ou blessé.
PHYSIQUE
TAILLE :
1m81
POIDS :
78kg
PEAU :
Teint claire, sans être trop pâle en hivers, légèrement hâlé en été. Variable dans les grandes lignes. La pigmentation d’Akira s’adaptant assez vite au climat.
CHEVEUX :
D’un noir de jais
Ni courts ni longs, texture fine mais en mouvements
YEUX :
Bleus clairs
Regard fixe et acéré, presque scrutateur
VISAGE :
Les traits son fins sans êtres ascétiques, mâchoire élégante aux lèvres serrées, nez droit, légèrement creusé en son centre, et pommettes hautes. Le regard, profondément abrité sous une arcade aux sourcilles sommairement froncés, est implacable, comme celui d’un oiseau de proie, et lui confère une expression tendue mais fermée.
CORPS :
Élancé mais sans maigreur aucune, la carrure d’Akira est celle d’un gymnaste aux muscles dessinés. D’avantage taillé en souplesse qu’en puissance, elle lui confère un maintien équilibré couplé à une démarche feutrée, presque animale.
AUTRE :
Une cicatrice horizontale lui cingle la pommette droite. Vêtements sobres et fonctionnels, mais toujours esthétiques, lorsqu’il ne porte pas l’uniforme. Tenues souvent noires, bandes blanches serrées au niveau des mollets, scandales à talons ouverts et étui à shurikens sont de circonstance.

Nb : Préfère le chokutô aux armes de jets. Dissimule parfois son visage sous un Beshimi de Kabuki, suivant la nature de ses missions. (l'ANBU n'est qu'une ébauche, mais l'on se rapproche du concept). Illustration
Histoire

► De l’An -6 à l’An 1
Akira est issu d’une famille d’ouvriers rizicoles, implantée dans la vallée d'Enokizu, à l’épilogue des guerres claniques. Les souvenirs de cette époque sont assez imprécis, et apparaissent pour la plupart sous formes de bribes fragmentaires ; celles d’un foyer disetteux en l’occurrence, et d’un père tantôt occupé à travailler aux champs, tantôt impliqué dans les intrigues d’un ponte local. De nombreux groupuscules ayant profités des turbulences sociales et de l’instabilité politique ambiante pour asseoir leur primauté un peu partout dans les provinces.
Les Villages Cachés n’existaient que sous formes de rumeurs fraîchement établies, et la paix était une façade bancale sous laquelle couvaient encore les braises de la corruption. Les contrées, jalonnées d’anciens combattants, shinobis errants et autres vagabonds, étaient le théâtre d’affrontements et de pillages constants.

Reflet de son époque, Akira développa assez tôt un caractère indépendant bien qu’extrêmement méfiant à l'encontre des étrangers, et farouchement protecteur envers Akisa, sa sœur cadette. Il n’a quasiment pas de souvenirs de sa mère. Les seules images qu’il garde sont celles d’une femme douce mais fragile, affaiblie par la naissance d’Akisa et qui finira emporté par une fièvre alors qu’il n’avait pas cinq ans, faute de soins et de moyens.
Probablement affecté par la mort de sa femme, mais mû par un instinct de conservation plus individualiste que patriarcal, le père plaça ses enfants entre les mains d’un truand de passage pour une poignée de ryôs. Et frère et sœur se retrouvèrent très vite sur les estrades d’un marché aux esclaves clandestin. Akisa partie la première, raflée par un intriguant dont Akira conservera trois choses, une multiple fracture aux avant-bras, l’image d’un triangle renversé au cœur d’un cercle, et une poignée de kanji, gravés sur une tunique.
Jashin ジャシン

L’aîné fût parqué trois mois plus tard, dans un convoi en partance pour l’Isthme du Gel. La procession les ferait passer au travers des marais de Kobie jusqu’à la province d’un Daïmyo peut regardant, à Hommachi.
Un plan supposé sans anicroche, mais qui rencontra tout de même quelques désagréments au crépuscule du premier jour.
Il y eut d’abord des bruits de luttes à l’extérieur, suivit de hurlements. Et le silence. Le silence jusqu’à ce que quelque chose fasse sauter le verrou de la roulotte dans laquelle Akira, et une quinzaine d’autres garçons, étaient entassés. Un homme en uniforme sombre et beige passa par l’interstice et les toisa avec une gravité marmoréenne. La peur, familière et pourtant toujours aussi déconcertante, fut la première émotion ressentie…
…puis la circonspection lorsque les yeux d’Akira se posèrent sur le bandeau frontal de l’inconnu, et le symbole en forme de spirale émorfilée qui y avait été gravé.

► De l’An 1 à l’An 6
Les mois qui succédèrent à l’arrivé d’Akira en terres du Feu furent autant un contraste entre incertitude et émerveillement.  Loin d’être une rumeur, Konohagakure existait donc réellement ; apparaissant aux yeux du garçon comme une structure soudée, aux antipodes de ce qu’il avait connu à l’extérieur des frontières.
Affranchi du commerce d’esclaves, et n’ayant nulle famille à déclarer, Akira fut envoyé au Château des Campanules en compagnie d’autres orphelins jusqu'à ce que l'on statue sur leur sort.
Pendant un temps, la vie dans les couloirs du palais jongla entre instruction et pratiques disciplinaires où Akira témoigna d’un caractère studieux, quelque peu effacé mais très déterminé sur la nature de ses objectifs. Un seul objectif plus particulièrement. Un objectif limpide.
Précis.
Motivé par les nuits blanches passées à se remémorer les larmes sur le visage d’Akisa quand l'inconnu s'était éloigné avec elle sur la place du marché. Ou la terreur - commuée plus tard en colère froide - qu'il avait ressenti lorsque son père les avait poussés tous les deux dans les bras du gros négociant au sourire édenté, et à l’haleine de saké.
Le garçon voulait devenir Shinobi.

Le jour de ses sept ans, Akira entrait à l’Académie Ninja, au titre d’Aspirant, après avoir validé ses tests devant un comité de Chuunin.
Malgré quelques difficultés à s’intégrer, et une certaine propension à la solitude, Akira acquis très rapidement les bases de l’entraînement. S’orientant presque naturellement sur les Ninpôs, en dipôle d'une précision et d’une capacité kinesthésique qui lui permirent de maitriser très rapidement le Taijutsu. Bon en Bukijutsu, bien qu’ayant certaines lacunes en Fuin et en Genjutsu, le garçon se révèla être un élève brillant sans être considéré comme un génie pour autant.
Ce fut durant la même période qu’il fit la connaissance d’Uchiha Etsuko. Là où l’une, était espiègle, l’autre demeurait inflexible, si elle, se montrait ingénue, lui restait défiant. L’une volubile, l’autre subtile. Autant de divergences en soit, mais qui firent pourtant fleurir une amitié réciproque.

Plus de trois ans passèrent au cours desquels Akira appris d’Etsuko, d’une part sur la création du village et des desseins qui poussèrent certains clans, autrefois ennemis, à s’unir pour former une utopie (variée selon les motivations, mais néanmoins tangible), de l’autre sur le mépris, ouvertement affiché à son égard par Nariaki, le frère aîné d’Etsuko. Comptant parmi les premiers Aspirants à avoir adhéré à l’Académie après la création de Konoha. Genin à dix ans, Chuunin à douze. Un prodige selon l’opinion de certains, un prétentieux égocentrique d’après celui d’Akira.  
Un détail qui ne s’arrêtait pas à Nariaki, et à la plupart des Uchiha, comme l’avait constaté le garçon.
Beaucoup d’Aspirants faisaient montre d’une fierté substantielle, mû par leur Kekeï Genkaï, Godaï Seishitsu Henka, ou tout simplement par la notoriété de leurs clans.
Etsuko étant l’une des rares personnes qui dérogeait à la règle, et qui permit à Akira de s’épanouir jusqu’à ses douze ans, date à laquelle il accéda au titre de Genin.

► De l’An 6 à l’An 9
On affecta Akira dans une équipe reconstituée. Kyoshiro et Yurikô, des jumeaux récemment promus Chuunin, dont les acuités avaient été jugées complémentaires aux siennes. Manifestement la Team avait perdu leur troisième membre suite à une bavure, à l’épilogue d’une mission dangereuse. Leur Senseï, principal mis en cause, avait été congédié jusqu’à ce qu’un autre instructeur fut sélectionné pour encadrer le nouveau trinôme. De quatre ans ses aînés, les jumeaux étaient aussi dissemblables aux yeux d’Akira que subsidiaires. Le contacte fut plus facile avec Kyoshiro dont la personnalité chaleureuse et espiègle -voir un tantinet sarcastique- accrocha in extenso celle d’Akira, qui fut également intrigué par un détail étrange ; la cécité de ce dernier. Une atypie qui ne semblait manifestement pas entraver les perceptions de son nouveau compagnon.
Yurikô, quant à elle, paraissait plus secrète, mais également plus excentrique. Prompte à aborder les choses avec une distance intellectuelle parfois refroidissante, mais qui, aux soupçons d’Akira masquait une profonde réserve de sentiments.

Les missions s'enchaînèrent ;
Dans l'ensemble, les compagnons nouèrent des rapports corrects, bien qu'Akira eut d'avantage de mal à se lier à Yurikô - glace et acier ne faisant pas toujours bon ménage-, mais les années qui suivirent permirent à l'équipe d'y gagner en interactions ; chacun apprenant de l'autre, se perfectionnant, évoluant, jusqu'à échoir à une certaine complicité qui en fit l'une des Teams les plus performantes de leur génération sur le terrain.

En parallèle, les sentiments d’Akira pour Etsuko prirent une tournure insoupçonnée, et progressivement, les deux adolescents se découvrirent bien plus qu'un simple attachement l'un pour l'autre.
Une relation tenue secrète au départ, mais qui fut rapidement percée à jour par Nariaki dont les ambitions, en complément des provocations perpétuelles à l'encontre d'Akira, inquiétaient de plus en plus Etsuko.
Si les talents du jeune homme l’avaient amené à camper une position importante aux côtés d'Uchiha Kagami, sa virulence à afficher ses idéaux entrait régulièrement en discordance avec les ambassadeurs du Hokage. - Nariaki, comme la plupart des Uchiha, étant persuadés que les leurs se devaient d'obvenir à de plus hautes responsabilités au sein du Village.-
De surcroit, jaloux de la relation qu'avait nouée sa petite sœur avec un étranger, les brimades montèrent en crescendo et Akira finit par craquer, à la veille des examens Chuunins.
Les deux garçons réglèrent leur différent dans une ruelle.
Ce fut l'Uchiha qui l'emporta.

Akira se réveilla le lendemain, alité, au centre médical.
Apparemment, Nariaki ne s'était arrêté que grâce à l'intervention de Yurikô et Kyoshiro.
Plus tard, son Senseï l'informa qu'il l'avait exclu des épreuves de passage en grade. Une peine relative en comparaison d'un détail qu'il eut bien plus de mal à réprimer.
La déception dans les yeux d'Etsuko.

Ce jour-là, Akira se fit une promesse.

Il mit trois jours à essuyer les reproches de Kyoshiro. Une semaine, l'adiaphorie de Yurikô. Deux mois pour regagner la confiance d'Etsuko.
Et en tout et pour tout, un an avant d'obtenir le titre de Chuunin, au terme d'une compétition éprouvante dans l'Akagahara.

► De l'An 9 à l'An 11
Une année s’écoula, durant laquelle Akira perfectionna ses aptitudes. Parfois le nez plongé entre deux pages, dans des parchemins qu'il lui aurait été impossible d'étudier sur les bancs de l’Académie. D’autres, au travers de longues sessions d’entraînement passées en saine émulation avec quelque Ninja, plus expérimentés.
En résultèrent une rapidité d'action hors du commun, couplée à une maîtrise du Ninjutsu impressionnante pour une recrue de son âge.
Mais ce fût sur le terrain qu’il put pleinement développer son potentiel, tandis que les missions se succédaient sur une multitude de lieux ;
Des montagnes sacrées de Funaka, jusqu’au désert de Kohan. Des Archipels Brumeux, loin au sud-est, en passant par le delta d’Ofusecho qui démarquait les Plaines Fertiles des côtes d’Omui.
Pour la plupart, il s’agissait d’affectations de routine ; l’escorte d’une personnalité influente, la surveillance d’un groupuscule ou un conflit mineur à tempérer entre deux provinces, mais il arrivait parfois à ses supérieurs d’assigner à Akira des prérogatives plus délicates, tant pour tester ses capacités d’adaptation que pour jauger la relation de contiguïté établie avec ses coéquipiers (certaines de ses affectations ne se déroulant pas toujours aux côtés de Kyoshiro et Yurikô).

Ainsi, put-t'il mesurer, pour la première fois, la nature des frictions qui pesaient entre Tetsu et les autres Nations, lorsqu’un groupe de Samourais leur bloqua l'accès au pays du Fer après une manœuvre un peu trop audacieuse. Il eut vent d’une secte étrange, dédiée à Shukaku, et eut plusieurs appréciations avec les Sunajins en longeant les territoires de l’ouest -les deux camps se contentant de s'observer de loin dans une atmosphère partagée entre défiance et curiosité.-
D’autres fonctions revêtirent, quant à elle, un attrait plus politique ; on l’envoya à plusieurs reprises engager des pourparlers avec quelques clans notoires qui jouxtaient les bordures de Konoha. L'initiant à la complexité des desideratum qui séparaient Hi no Kuni de ses voisins.
Et accessoirement, à une allergie malvenue au soja.
Un jour, lors d’une mission diplomatique, sa réaction après un banal toast avait faillit déclencher un incident.

Une mésaventure qui fut, pendant longtemps, l'un des principaux sujets à taquineries de Kyoshiro. Reflet d’une période où la simplicité rimait encore avec ingénuité malgré les embuches qui la parachevait. Et qui, sommes toute, se révéla être l’une des périodes les plus heureuses de la vie d’Akira.
Mais certaines choses n’étaient, hélas, pas faites pour durer.

Dans les intrigues de Konoha-même, lovées au clair-obscur, languissaient des braises qui n’attendaient qu’on les attise.

► De l'An 11 à l'An 12
Depuis quelque temps Etsuko lui paraissait plus distante ; les traits constamment tirés, et les yeux tristes. Son attitude avait également changé durant les brèves périodes qu’ils passaient ensemble. Si elle était physiquement présente, quelque chose, dans sa posture, sa façon de sourire, de réagir face à des détails qui l’auraient autrefois émerveillés – ou irrités – relevait presque de l’automatisme. Comme si l’on avait mouché une lueur en elle.
Quelque chose n’allait pas.
Akira tenta à plusieurs reprises d’aborder le problème, mais lorsqu’il ne patinait pas sur la surface givrée d’un iceberg en plein ébauche, chacune de ses manœuvres semblaient s’embourber dans un babillage de conversations fuyantes. En résultèrent une distance pénible et un sentiment d’impuissance tel qu’il n’en n’avait jamais ressenti auparavant.
Corrélativement, d’étranges messes basses commencèrent à circuler parmi les vétérans.
Et toutes semblaient converger vers une seule et unique trajectoire. Uchiha Nariaki.

Manifestement les dissensions qui l’opposaient à la hiérarchie avaient atteint un nouveaux seuil, et le jeune homme avait été mis aux arrêts. Si l’on avait pris des mesures pour le tenir à l’œil, celles-ci se révélaient inefficaces, la plupart du temps. L’Uchiha parvenant régulièrement à échapper aux équipes de Jônins chargés de sa surveillance.
Les rares fois où Akira le croisait n’étaient plus ponctuées par les provocations d'entant, mais par un silence tendu où les deux adolescents se jaugeaient brièvement avant de continuer leur chemin.
Le manège dura plusieurs mois.
Et un jour, les choses dégénérèrent.

L’affectation tomba en pleine nuit ; Akira et d’autres Chuunins furent convoqués en urgence. Parmi eux, il reconnut Kyoshiro et Yurikô.
Un proche d'Akimichi Chô - chargé des échanges entre le clan Uchiha et la cellule du Hokage- avait été assassiné quelques heures plus tôt, et une rixe avait éclaté durant laquelle plusieurs gardes avaient été abattus. L’identité des coupables était connue.
Si Akira avait accusé le coup, l’annonce lui fit quand même un choc lorsque le chef d’escouade cita le nom d’Etsuko en complément de Nariaki.
C’était impossible.
Les quartiers de l'Éventaille furent temporairement placés sous surveillance, et on envoya la Team d’Akira suivre une piste sanglante dans la forêt d’Inari, là où d’autres Oïnins avaient été abattus. Ils finirent par retrouver la trace des déserteurs sur les marches d’Arakura.

Le trinôme échappa de peu à un piège au Genjutsu tendu par Nariaki, et l’engagement commença. Durant toute la durée de l’échauffourée, Akira tenta d’attirer Etsuko à l’écart, soucieux de savoir quelle folie -bien qu’il en soupçonnât déjà la nature- l’avait poussé à adhérer aux idéaux de son frère. Mais l’aîné semblait être partout, combinant parfois techniques de clonage et Dôjutsu, canalisant si bien l'attention qu’Etsuko se retrouvait constamment hors de portée. Chose étrange, elle n’attaquait jamais, se contentant de défendre là où elle aurait pu prendre l’avantage -voir placer un coup mortel-, le regard figé dans un nuage de confusion ; Sharingans actifs mais impavides.
Pendant un temps, Nariaki semblait dominer, amenant ses adversaires à se marcher sur les pieds, à trébucher et à se gêner mutuellement. Mais au fur et à mesure de l’évolution synchrone des combattants, il commença à manifester des signes de faiblesse, et fini par commettre une erreur. Ce fut Yurikô qui en décela la faille ; déviant une attaque maladroite pour permettre à Kyoshiro d’immobiliser le Nukenin.
Akira porta le coup de grâce…
…et transperça la poitrine d’Etsuko, venue s’interposer entre son chokutô et Nariaki.
La dernière chose qu’il ressenti d’Etsuko fut une douleur cinglante lorsque la jeune femme lui lacéra le visage à coup de kunai. La dernière chose qu’il vit fut une paire de Sharingans dardés sur lui, quelques secondes, et qui s’estompèrent sur un point situé au-delà du visible.
La dernière chose qu’il entendit fut le hurlement de colère de Nariaki, commué en gargouillement lorsqu’une lame lui perfora la carotide.

Les journées qui suivirent lui firent l’effet d’un engourdissement. Akira assista au débriefing sans passion, étrangement figé. Il savait qu’il serait tôt où tard amené à vivre cette sensation - la perte d’un être chère - avec le choix de vie qu’il avait fait. Mais il s’était toujours attendu à ce que la douleur soit gérable, prompte à être expurgée par des cris ou n’importe quel moyen démonstratif exposé dans les parchemins ou les pièces de théâtre.
Mais c’était faux.
C’était quelque chose de silencieux, de lourd, de viscéral.
De perpétuel.

Un chef d’escouade s’approcha de lui pour le féliciter, lui annonçant également qu’il serait promu.
Les yeux bleus d’Akira se dardèrent sur lui dans une expression de froideur infinie.

Une semaine plus tard eut lieux la cérémonie d’enterrement. Etsuko fut inhumée aux côtés de son frère, à l’épilogue d’une procession privée.
Ou presque.
Le décorum n’était pas constitué que d’Uchiha.
Au cœur de toute cette agitation il était des détails…d’infimes vétilles, que tous avaient ignoré.
Le tintement d’un moulin à prières dans les murmures du vent.
Une silhouette solitaire, dissimulée dans la pénombre du soleil couchant, sur les toitures du Temple Nakano.

Et les larmes, roulant sur le visage d’un Jônin fraîchement nommé.

► De l'An 12 à l'An 14
Les mois qui suivirent marquèrent les prémisses d’une transformation progressive en Akira.
Le jeune homme affichait un comportement procédurier, presque artificieux lorsqu’il ne s’engonçait pas dans un mutisme inflexible. Fuyant la compagnie des rares camarades qu’il avait conservé depuis l’Académie. N’acceptant que celle de Kyoshiro ; un ami dont la psyché était autant aux antipodes de la sienne que l’aube pouvait l’être du crépuscule, mais qui comptait sans doute parmi les personnes les plus à même de le compléter. Kyoshiro pouvait peut-être paraître lourdaud, sarcastique et trop extériorisé pour un œil profane, mais il y avait dans son essence une générosité et une chaleur qu’Akira lui avait toujours enviée. Le genre d’essence qui attirait les êtres de son acabit comme un papillon autour d’une flamme.
Cette même essence qui permis à Akira d’affronter son deuil au travers de longues journées passer à vivoter aux côtés de son ami, quand ses permissions le lui permettaient, et à veiller sur lui au dénouement de beuveries un peu trop arrosées lorsque Yurikô n’était pas là pour le sermonner - ou simplement dans le même état que lui –, le vice semblant manifestement familiale, à certains moments.
Pourtant il arrivait des conjonctures où Akira ne pouvait s’empêcher de se demander ce qui se serait passé s’il avait détecté plus tôt l’emprise que Nariaki exerçait sur Etsuko.
S’il avait su lire entre les lignes.
S’il avait pu éviter de l'abattre de ses propres mains.
-faisant désormais de lui un meurtrier, doublé d'un parjure à la promesse qu'il s'était faite un jour ; Ne plus jamais voir la moindre once de déception dans le regard d'Etsuko-

Une partie de lui reposerait à jamais dans la tombe de l'Uchiha.

Et pour l’instant, il avait encore besoin d’échapper à cette réalité…
…l’opportunité ne tarderait d'ailleurs pas à se manifester.

Il fut convoqué au palais du Kage quelque temps plus tard.
Lui et d’autres Shinobis avaient été sélectionnés pour suivre un entraînement spécial dans le cadre d’un programme tout à fait officieux ; la plupart des missions seraient rattachées aux affaires internes du Village. Il serait question d’espionnage -voir de contre-espionnage, parfois-, de capture d’informations, d’interrogatoires et d’assassinats. L’objectif étant de traquer les ennemis de Konoha à l’intérieur de Konoha-même.
Il n’y aurait pas de récompenses, pas de promotions en vue, si ce n’est de servir sa patrie au travers de moyens allant parfois à l’encontre des conventions.

Le soir-même, Akira signait les closes de ses nouvelles attributions. On lui affublât un nouveau matricule et un sobriquet, à l’instar des autres membres de son unité.
« Onimusha ».

Beaucoup de sang coula durant cette période.

Conjointement, Akira continua d’effectuer certaines missions officielles aux côtés de Kyoshiro.
Un jour, l’une d’elle retint plus particulièrement son attention.
Il était question d’enlèvements d’enfants orchestrés par une secte étrange, dans la vallée d’Enokizu. Il n’y avait pratiquement aucunes pistes, aucuns liens entre les victimes, et très peu d’informations à part un homonyme.
Le culte de Jashin.

Presque aussitôt, un souvenir vieux de presque quatorze ans ressurgit de l’enfance d’Akira;
Le visage d’Akisa, en pleure, criant son nom dans la cacophonie d’un marché aux esclaves.
Et le sourire de l’inconnu qui la trainait derrière lui, tandis qu’il gisait par terre, impuissant et en colère.

► De l'An 14 à aujourd'hui
Durant plusieurs semaines, le duo ratissa presque toutes les bourgades de la région, dont les reliefs se résolvaient à une bigarrure de plaines et de rizières tapissées de hameaux. La plupart étaient constitués d’artisans et d’ouvriers agricoles, mais il y avait toutefois certains secteurs qui méritaient d’être inspectés ; Enokizu constituant à elle-seule un axe commercial en plein essor de par sa topographie. Tout y passa, des boutiques les plus cossues, des points de passages bondés jusqu’aux tavernes les plus malfamées -pour le plus grand plaisir de Kyoshiro-.
Mais s’il avait subsisté la moindre information, soit les autochtones l’ignoraient, soit ils refusaient de la divulguer. Toutefois, certaines ébauches dans les réactions de ses interlocuteurs ; allant du regard fuyant, des propos irrationnelles jusqu’à la simple gestuelle, permirent à Akira de mettre à nu une émotion qu’il avait pleinement appris à détecter durant ces dernières années ;
La peur. La province en était envahie.
Corrélativement, ils obtinrent l’aide des Inuzuka qui menaient également leurs propres investigations ; certains enfants, en lien avec le clan, ayant également été victimes d’enlèvements.

En combinant leurs efforts, ils parvinrent à mettre à jour une forteresse souterraine dans la forêt de Futami.
Et ce qu’ils y exhumèrent avait quelque chose d’innommable.
Jashin ; divinité pernicieuse, conception incarnée du mal, par définition, méritait bien son patronyme.
Plusieurs cadavres, en état de putréfaction, avaient été cloués devant l’entrée selon un rite étrange. L’intérieur du complexe sentait la mort, et les nombreux adversaires qu’ils rencontrèrent semblaient vouloir se refuser au trépas ; insensibles à la douleur et aux sévices. Apparemment la secte était menée par un certain Akuma, un gourou qui promettait sagesse et immortalité à quiconque acceptait de le suivre. L’évolution du groupe fut lente et laborieuse, et les Inuzuka essuyèrent plusieurs pertes. Finalement, ils furent séparés au terme d’une nouvelle mêlée ; Kyoshiro, entraîné avec le reste de l’escouade vers les geôles où les enfants y étaient enfermés, et Akira, remontant les couloirs enténébrés jusqu’aux appartements d’Akuma.

D’emblée, il reconnut l’intriguant qui avait naguère acheté Akisa. – détail étrange, l’homme ne semblait pas avoir pris la moindre ride en quatorze ans – Akira tenta de le travailler sur la nature des enlèvements, manœuvrant subtilement jusqu’à cette journée où sa sœur avait disparu, mais l’autre ne lui en laissa pas le temps. L’affrontement commença.
Les deux hommes semblèrent d’abord être du même niveau, mais un fossé se creusa peu à peu. Akira fini par être blessé, et Akuma recula de quelque pas…
… et là, il fit une chose si inattendue que durant un bref instant, le Konohajin ne comprit pas son geste.
Il s’automutila à plusieurs reprises, traça un pentacle étrange sur le sol avec son propre sang, et lapa celui d’Akira qui suintait à la pointe de son arme. Aussitôt, la carnation de sa peau s’obscurcit, contrastant avec les reliefs de son ossature qui apparut comme de l’albâtre sous son épiderme.
Akuma sourit une dernière fois dans cette même attitudes cordiale et complaisante qu’autrefois -la vision du crâne le rendant proprement cauchemardesque – et commença à s’infliger des sévices qui vinrent se transposer sur Akira ; ressentant la douleur à chaque zone malmenée par le fanatique, comme si une connexion s’était établie entre eux.
Loin d’en éprouver les effets, l’autre semblait au contraire galvanisé.

Le jeune homme ne dû son salut que grâce à l’intervention de Kyoshiro.
Les forces s’équilibrèrent et Akuma fut vaincu peut-après.
Au dernier moment, Akira arraisonna une ultime fois le mourant sur le sort d’Akisa, mais l’autre expira dans un corpus de propos incohérents. Murmurant qu'il n'était qu'un grain de sable dans le désert, et que d'autres ne tarderaient pas à lui succéder.
Plus tard, ils apprirent que les enlèvements étaient destinés à des sacrifices rituels, sensés conférer les pouvoir de Jashin à l’invocateur. Si tel était le cas, alors sa sœur devait être morte depuis longtemps.
Akira avait eu le temps de s’y préparer, mais il y avait toujours subsisté une forme d’espoir.

À l’épilogue des évènements, ils firent un détour dans une petite bourgade, et Akira s’arrêta devant l’entrée d’une maison délabrée. Manifestement plus personne ne vivait ici depuis longtemps.
Il demeura silencieux lorsque Kyoshiro le questionna sur l’étrangeté de cette visite, et interrogea plusieurs villageois à propos de l’homme qui vivaient autrefois ici. Certains lui parlèrent d’un veuf qui avait autrefois vendu ses enfants à un malfrat – rien qu’il ne savait déjà -, mais d’autres lui alléguèrent une version qui le fit sourciller.
Il y a deux ans, une jeune femme aux yeux bleus et aux cheveux sombres, comme Akira, s’était rendue dans cette bourgade ; posant les mêmes questions que lui. Elle y était restée une journée avant de disparaître. L’homme avait, semble-t-il, connu la même éclipse, et certains l’avaient soupçonné d’avoir suivi l’inconnue…
…jusqu’à ce que son corps, criblé de shurikens, ne soit découvert dans une rizière, à l’extérieur du hameau.

Sur ces révélations, les deux Shinobis s’en allèrent, et cédant aux insistances de Kyoshiro, Akira finit par lui narrer les bribes d’un passé qu’il n’avait jamais raconté à qui que ce soit, hormis Etsuko.

Au fil des saisons, Hi no Kuni connut certains changements ; de nouveaux clans intégrèrent Konoha, mais des tensions naquirent entre le Hokage et certaines figures notoires, peu après que ce dernier ait renforcé ses adjonctions avec le Daimyo du pays du Feu. Les Senju semblaient perdre de leur influence tandis que les Uchiha, plus vindicatifs que jamais, y gagnaient en opiniâtreté.
Autant d’intrigues disparates qui absorbèrent Akira.
Quoiqu’il lui arrivât parfois de songer à ses derniers aléas dans la vallée d’Enokizu, et à leurs lots de confidence. Une seule plus précisément, qui n’était basée que sur un infime soupçon, mais qui raisonnait en lui dans un sentiment d’inachevé.

Si Akisa était vivante, il la retrouverait.
Peu importe ce que cela impliquerait.

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Pour un rang D : 500-2000 mots minimum
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Hyûga Yume
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Re: Katagiri Akira Jeu 16 Aoû - 18:52
UN délais a été demandé et accordé Wink




Merci Ikki pour le Kit
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Hyûga Yume
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Oui, quelque imprévus sur le plan IRL désolé. Je termine le background avant la fin de la semaine.
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En attente du test RP.
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Bienvenue sur Dawn of Ninja !

L'idéal de Nariaki n'est pas en dissonance avec celui du clan. Il peut cependant se heurter aux autres quant à la manière de le manifester, car Kagami ne demande pas publiquement à être hokage, mais les Uchiha sont fiers et plus d'un estime ne pas être reconnus à leur juste valeur.

La guerre n'est pas déclarée entre les villages. Si ton histoire a de tels conflits, cela voudrait dire que la paix est rompue, or elle ne l'est pas encore. Donc de tes affrontements avec Suna ou Tetsu ne peuvent avoir eu lieu. Pas non plus avec le clan Kaigan, ce serait une rupture de trêve.

Les Uchiha sont un clan majoritaire, on ne peut pas boucler leur domaine. On peut au plus l'inspecter, mais pas le clore, Kagami n'accepterait pas cela et agir ainsi risquerait de causer des querelles intestines qui ne font pas partie du contexte donné.

Lorsque ces points auront été revus, je te donnerai ton test RP.
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Bonsoir,

Citation :
L'idéal de Nariaki n'est pas en dissonance avec celui du clan. Il peut cependant se heurter aux autres quant à la manière de le manifester, car Kagami ne demande pas publiquement à être hokage, mais les Uchiha sont fiers et plus d'un estime ne pas être reconnus à leur juste valeur.

Je songeais à transformer progressivement Nariaki en paria aux yeux des Uchiha de par son manque de discrétion (couplé aux provocations perpétuelles envers le Hokage), sur des idéaux sensés être tus ou chuchotés, ce qui mettait l'intégrité du clan en danger. (l'idéal aurait été de rajouter certains arcs, sous forme de RP, mais je pense que ça aurait rendu le script trop long pour un listing), quoi qu'il en soit, le passage a été rectifié.

Citation :
Si les talents du jeune homme l’avaient amené à camper une position importante aux côtés d'Uchiha Kagami, sa virulence à afficher ses idéaux entrait régulièrement en discordance avec les ambassadeurs du Hokage.

Citation :
La guerre n'est pas déclarée entre les villages. Si ton histoire a de tels conflits, cela voudrait dire que la paix est rompue, or elle ne l'est pas encore. Donc de tes affrontements avec Suna ou Tetsu ne peuvent avoir eu lieu. Pas non plus avec le clan Kaigan, ce serait une rupture de trêve.

Passage édité.

Citation :
Ainsi, put-t'il mesurer, pour la première fois, la nature des frictions qui pesaient entre Tetsu et les autres Nations, lorsqu’un groupe de Samourais leur bloqua l'accès au pays du Fer après une manœuvre un peu trop audacieuse. Il eut vent d’une secte étrange, dédiée à Shukaku, et eut plusieurs appréciations avec les Sunajins en longeant les territoires de l’ouest -les deux camps se contentant de s'observer de loin dans une atmosphère partagée entre défiance et curiosité.-

Citation :
Les Uchiha sont un clan majoritaire, on ne peut pas boucler leur domaine. On peut au plus l'inspecter, mais pas le clore, Kagami n'accepterait pas cela et agir ainsi risquerait de causer des querelles intestines qui ne font pas partie du contexte donné.

Passage édité.

Citation :
Les quartiers de l'Éventaille furent temporairement placés sous surveillance

J'espère que cela conviendra. Dans tous les cas merci pour l'accueille !
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Vici ton test RP:
 

Tu disposes de deux semaines. Courage !
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