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Akane Itachi, Incarnation de la solitude [Good]

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Akane Itachi
Konoha no Chunin
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Date d'inscription : 19/07/2018
Age : 17
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Fiche du Ninja
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Matricule ninja
NOM : Akane
PRÉNOM : Itachi
GROUPE : Konoha
GRADE : Chuunin
RANG : C ou B
SEXE :
ÂGE : 17
SITUATION : Célibataire
FAMILLE : Personne

Personnalité
QUALITÉS
Adaptatif
Perspicace
Volontaire
Attentif
Calme
Humble
Loyal
Conciliant
Stable
DÉFAUTS
Froid
Influençable
Maladroit
Discret
Egoïste
Défaitiste
Malchanceux
AIME
Son frère
Se sentir utile
Son oiseau
La compagnie
Les yeux vairons
La paix
N'AIME PAS
Attirer l'attention
L'argent
Être mis a l'écart
Les combats
Lui-même
Avoir des dettes
AUTRES
Autre
Autre
Autre
PHYSIQUE
TAILLE :
1m84
POIDS :
56kg
PEAU :
Blanc pâle
CHEVEUX :
Blancs
A peine longs
YEUX :
Vairons : un blanc, un bleu
Normal
VISAGE :
Visage fin et ovale, lèvres quasi invisibles
CORPS :
Fin et légèrement musclé
AUTRE :
S'entoure d'un grand manteau blanc qu'il ne quitte pas, et possède un tatouage sous l’œil gauche, en forme de vaguelette
Histoire
Racontez nous votre histoire en listant les événements importants de votre personnage. Ce que nous voulons voir est votre imagination, votre originalité ainsi que votre cohérence.
Attention, vielliez lister les événements marquants de votre personnage dans le bon ordre chronologique, ne listez pas ses événements dans le désordre !

An 1 : Vagues souvenirs... Plus des images que des moments... Un homme, qui est-ce déja ?.. Il me semble familier. Connu mais distant. Vision... Flash... Cet homme étendu devant une maison en flammes. Le visage baigné de larmes. Le même visage qui souriait au début. Ce n'es qu'un demi sourire maintenant. Sécurité, il ne cesse de répéter... Sécurité. Tableau incomplet. Un homme, qui est-ce déja ? Cet homme construisant une maison. Sécurité... Ce slogan s’est gravé dans ma mémoire. Une question revient sans cesse. Pourquoi ? et ou ? Tableau lacéré. Souvenir d'une chaise. Brisée, fracassée. Un enfant cette fois. Flash... Un homme, qui étai-ce déjà ? L'enfant pleure. Comme l'homme. Qui étaient ils ?

An 4 : Premier contact. Un enfant qui lui ne pleurait pas est venu me parler. Aran, tel était son nom. Que pouvais t'il bien me trouver ? D'habitude, les gens parlent a mon frère, pas a moi... Nous nous reverrons, m'a t'il dit. Et c'est exact, nous nous sommes revus. Une, deux, trois... Au final, cet enfant était il devenu ce que je devrais appeler un ami ? Si il ne savais pas grand chose de moi, il n'insistait pas pour autant, ou ne me regardait pas avec un air étrange... avec lui, je me sentais presque normal, presque l'égal de mon frère. Il m'appris la vie d'enfant, le fait de s'amuser, faire des choses interdites par les plus grands, enfin c'est ce qu'il disait. Peut être qui si c'était interdit, c'était pour une bonne raison. Peut être que sinon, il ne serait pas étendu au fond de ce cercueil. Aurai-je du venir avec lui ? Aurai-je du l'empêcher de partir ? A 6 ans, il n'es peut être pas bon de ressasser ce genre de questions, vous savez. Toujours est-il que je n'aurai plus d'ami désormais.

An 5 : 7 ans, c'est l'âge de raison. Voila ce que pensait mon frère, et mon père avant lui. Ce frère toujours enthousiaste transforme en masque impassible lorsqu'il me dit la vérité. L'homme, c'est mon père. L'enfant, c'est lui. Ces scènes sont réelles. Telles sont mes origines, faites de feu et de sang. Papa n'es pas parti en mission secrète avec maman. Fin du mythe. Alors pourquoi j'ai cette image... Tableau détruit. Mon frère ne m'a pas tout dit. Ah oui, j'entre a l'académie aussi. Et je connais la mise a l'écart. Comprenez, un garçon étrange aux yeux différents, et qui ne parle pas...

An 8 : La solitude, ce n'es bon pour personne. Cela fait 10 ans que je suis seul. Je me suis fixé un objectif. Montrer a mon frère que je ne suis pas le poids qu'il prétends que je suis. J'aurai mon diplôme, puis je l'aiderai dans sa perpétuelle quête d'argent. J'ai une dette envers lui.

An 10 : J'ai finalement mon diplôme après 5 années anecdotiques dans cette académie. Rien a signaler. Si ce n'es que j'ai adressé la parole a 3 personnes durant ces 5 années. Et a chaque fois, c'était pour qu'elles s'écartent de mon chemin. Je n'ai pas besoin des autres. J'ai mon frère.

An 13 : Qui suis je ? Je suis ce jeune homme qui a suivi des cours, mais qui travaille dans les champs. Je suis ce jeune homme qui aide sa famille. Son unique famille. Aran n'es plus la pour me déconcentrer de l'essentiel. Je dois gagner ma vie et celle de mon frère. Si il est dans cet état, c'est a cause de moi. C'est ma faute si il a du travailler. Si il va mourir. Les médecins ont dit que c'était trop tard. Mon frère m'a dit que c'était trop tard. Il ne m'a pas tout dit, mais ce n'es pas le moment de lui demander des aveux. Kato, tel est son nom. Bientôt, il ne sera qu'une tombe parmi d'autres. Kato et Aran. Papa et Maman. Le destin des personnes qui comptent pour moi est de rejoindre la terre, cela me parait clair.

An 15 : J'ai 17 ans. Je dois me tourner vers l'avenir. Mon frère ne me laisse rien derrière lui, si ce n'es des regrets, et un glaçant sentiment de solitude. Il était trop jeune pour mourir. Et je suis seul. Plus seul que je ne l'ai jamais été. Néanmoins, aujourd'hui un signe me fait dire que peut-être tout espoir n'es pas perdu. J'ai trouvé un oisillon. Ce sera mon rôle de le protéger, et de m'occuper de lui. Les rôles s'inversent. Kato, tel était son nom. Kato, tel sera son nom. Mon frère, je veille sur toi.

Test RP

Le vent se lève sur le village. Du haut de mon perchoir, j'observe les rafales qui traversent les rues, font bruisser les feuilles, trembler les arbres et rafraîchissent le village. Ce perchoir, c'est le sommet d'un vieil arbre, situé dans la forêt proche de Konoha. Je viens souvent ici, pour réfléchir, ou tout simplement prendre du recul. C'est l'occasion pour Kato de jouer dans les bourrasques et de laisser libre cours à son énergie. Comme de nombreuses fois, je croise les jambes et laisse mon regard se promener dans le vide. Sauf que cette fois si, je n'ai nul besoin de rentrer. Pas de frère qui a besoin de visite, à l’hôpital. Pas d'amis, à retrouver.

Je lève les yeux vers le ciel, observant les nuages.

La mort... La vie. Deux concepts qui sont associés a deux phases différentes par la plupart des personnes. La mort, une fin de la vie. C'est ce que je pensais, autrefois. Mais maintenant, j'ai une autre idée de la question. À vrai dire, c'est plus une intuition qu'une vérité que je dois imposer, mais je n'arrive pas à l'écarter de mes pensées... Je vois tout ceci comme un cycle, sans frontières particulières. Lors de notre vie, on côtoie la mort. Elle est présente partout, chez nous, chez les autres, autour de nous. Alors, quand vient notre tour, nous ne faisons finalement que continuer le cycle. À nous d'être la mort. À quoi bon être en vie, alors ?

La vie. Ma vie. À côtoyer des morts. Chaque mort avec un impact différent.

Tout d’abord, Aran. C'est la première personne que j'ai su morte, en réalité. Sa mort m'a isolé. La seule personne qui m'acceptait, en dehors de mon frère. Il m'a appris à m'amuser, à sociabiliser avec d'autres enfants... Mais sa mort m'a paru tellement... Impossible qu'elle a provoqué en moi une espèce d'effet de déni. Oui, c'est le mot qui me semble exact aujourd'hui... Le déni. J'ai refusé tout ce qu'il m'avait apporté, et ai fait l'inverse pour ne pas finir comme lui, évitant le contact avec les autres et interdisant de m'amuser.

Je soupire. Avec du recul, je sais bien que cela n'a aucun sens, mais à 6 ans, je n'avais pas la maturité pour bien réagir.

Puis vint la mort de mon père. Pour le coup, cette révélation n'a pas été un choc, mais elle aura eu pour effet de me sortir brutalement de l'enfance. On pouvait me mentir, me cacher des choses... Cela sema les graines du doute qui ne m'a jamais lâché depuis. Cette impression de ne pas tout savoir... Qui me dit que mes yeux sont vraiment différents depuis toujours ? Dans ce cas, pourquoi regarder cette différence avec suspicion ? Et ma mère ?... Je n'avais pas pleuré lors de cette nouvelle, contrairement avec la mort d'Aran. Seuls les enfants pleurent.

Et enfin la mort de mon frère. Celle qui aurait du faire s'effondrer ma vie, m'étant toujours reposé sur lui. Mais cette mort aura eu un effet bénéfique. Brutalement indépendant, j'ai ouvert les yeux, sur la réalité de ce monde, et j'ai pris ma vie en main.

C'est de là que m'es venu l'intime conviction que la vie et la mort sont liées. Sans toutes ses morts, je n'aurai pas pu évoluer. La vie évolue grâce à la mort.

Je secoue la tête, pour chasser ces pensées macabres, et rappelle Kato. Mine de rien, le soleil commence a se coucher, et il faut retourner au village avant la nuit. Il tourne autour de moi, profitant de sa liberté le temps que je descende du tronc, avant de se poser sur mon épaule tandis que je retourne vers Konoha. Le chemin me prend quelques minutes, avant d'arriver en vue de la porte, que je passe, sous l’œil attentif des gardes. La période ou mes yeux inspiraient le mépris avait fait son temps, ils ont l'habitude de moi et de mes allées et venues.

Je gagne finalement l'avenue centrale du village, ou je flâne un peu, observant les familles passant aux boutiques avec une légère pointe de jalousie, avant de réprimer ce sentiment. Tous ne naissent pas égaux, mais ce n'es en aucun cas leur faute. On ne choisit pas sa naissance. Je croise également quelques ninjas en groupe sur cette avenue. Ils ont l'air de bien s'entendre entre eux... Je ne peux m'empêcher d'admirer ces hommes et femmes quelques instants. Ils ont l'air si confiants en eux, et surtout, ils semblent avoir un but à leur vie. Un peu comme mon frère, qui voulait devenir comme eux pour mieux me défendre, autrefois.

Je soupire encore une fois. Je pense que jamais je n'arriverai à chasser ces démons, et à vivre une vie normale.

Je rentre chez moi, non loin de cette avenue. La maison est bien calme, normale. Je relâche Kato, qui était accroché a mon épaule par la patte. Finalement, la maison est toujours à Kato et à moi, cela n'a pas changé. Seuls les rôles ont changé.

À vrai dire, cet oisillon m'a sauvé la vie. Il m'a donné une réponse à la question fondamentale qui me torture : si la vie et la mort sont liées, sont un cycle, à quoi bon rester en vie ? Son innocence et sa fragilité, à travers laquelle je me revois, m'a donné la réponse. Nous vivons pour mourir. Si la mort permet de forger la vie d'autrui, alors nous naissons, vivons, et mourrons, pour que d'autres puissent évoluer. Les vivants sont des guides, qui une fois morts nous apportent un enseignement. La preuve la plus évidente de cette conclusion est que si l'on ne choisit pas où et comment on naît, on choisit néanmoins comment et pourquoi l'on va mourir. Kato a décidé de mourir pour moi. Mon père est mort pour Kato et moi. Chaque vivant vis et meurs pour quelqu'un, quelque chose. Alors pour qui vais-je mourir ?

Au fur et à mesure que le temps passe, l’atmosphère dans la pièce devient étrange. J'ai l'impression que la lumière devient fausse, presque médicale, tandis que je n'ai plus le contrôle de mon corps, et que le temps semble se figer. Je ne panique pas. Si j'avais le contrôle de mon corps, j'en rirais presque. Ce n'était que la suite logique des événements.

« Mon fils... »


Une voix caverneuse monte, provenant de derrière moi. Cette voix, cette façon de m’appeler, c'est mon père. À ne pas en douter.

« Mon fils... Je n'ai pas été un bon père. Pour toi, comme pour Kato. Mais je sais que tu peux devenir quelqu'un de bien. Tu dois sûrement te demander comment je le sais, hein ?.. »


À vrai dire, je connais déjà la réponse. Ce relent du passé ne m’apprend rien, ne fait que confirmer mes déductions.

« Tu te poses les bonnes questions. Pour qui vas-tu mourir ?.. Ton cas est a la fois tragique mais très intéressant... En général, les gens se sacrifient pour un proche, mais toi, tu es affreusement seul... Ou alors tu es très entouré, mais tu n'y prêtes pas attention... »

Où voulait-il en venir ? Oui, je suis seul, si ce n'est mon oisillon... De qui voulait-il parler ?

« Tu ne vois pas de quoi je parle, hein ?... Ouvre les yeux, et tu comprendras... »


Je veux me retourner, lui dire d'attendre, lui demander des réponses, ne pas me laisser dans le flou ! Mais je reste figé.

« Tu comprendras... »


Malgré moi, je ne peux m'empêcher de ressentir un certain apaisement. Mon père me guide. Tout va bien.

J'ouvre les yeux.

Et je me réveille sur mon arbre.

Je m'étais donc endormi... En même temps, quelle idiotie... Comme si mon père pouvait m'aider alors qu'il est mort depuis bien longtemps. Quelle heure est-il, d'ailleurs ? J'observe le ciel.. Étoilé. La nuit, déjà ! Les portes doivent être closes maintenant... Heureusement, les ninjas de Konoha me connaissent assez bien pour savoir qu'il m'arrive de ne pas rentrer, ils ne lanceront pas de recherche cette fois.

Konoha... Le village endormi et paisible donne une vision de havre de paix. C'était devenu mon foyer, et même si je ne suis pas né ici, j'y avais grandi. L'évidence me frappe soudain, tel un éclair. C'est de cela que parlait mon père ! Je n'ai ni famille, ni amis, mais j'ai un foyer. Cette pensée me va droit au cœur. Je réalise a quel point le fait d'avoir un foyer est vital pour moi, et même si ça n'es pas toujours simple à cause de mon physique, j'ai fini par intégrer le paysage local. Les habitants de Konoha sont habitués a ce type bizarre qui ne parle pas beaucoup, et qui doit vivre seul depuis peu. Si je dois mourir pour quelqu'un, ce sera pour Konoha ?... Et pourquoi pas ?

Néanmoins, la réalité me rattrape vite. Si certes, j'ai acquis une certaine force en m’entraînant avec mon frère, je ne suis pas très fort. Même plutôt faible. Et puis... je n'aime pas me battre. Néanmoins, un souvenir refait surface. Mon frère le savait. Il disait me comprendre, partager ce sentiment. Pourtant, ça ne l'a pas arrêté lui... Es-ce que quand on a un idéal, on est prêt a se surpasser pour l'atteindre ? Je le revois encore s’entraîner, poussant à bout ses dernières forces... C'est donc ça. La clef, c'est de ne pas se faire ralentir par ses faiblesses.

Qu'importe si je suis faible, si je n'aime pas les combats. L'important, c'est de surpasser cela pour devenir utile a tous. Et défendre Konoha.

Je me lève, tout en haut de cet arbre, dont la cime dépasse la forêt, plus haut que n’importe quel habitant du village paisible. Je ferme les yeux, me concentrant, attentif au moindre bruit, à la moindre bourrasque, marquant ce moment dans ma mémoire. Et je fais le serment de protéger ce village. Comme je protège Kato. Comme Kato m'a protégé.
Ma mort les guidera.

Derrière l'écran
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AUTRE CHOSE ? Y'a un sacré niveau de RP sur ce forum, le challenge me plaît !
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Akane Itachi
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Hola, fiche terminée et donc je passe en attente de test rp !
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Un forum. Dawn of Ninja. Tu t'inscrits sur ce forum. Tu dois commencer par une présentation, celle de ton personnage. Qui est-il ? Ah, voilà, la présentation est complète. Bienvenue. Bienvenue sur ce forum qui te demande un test RP.

Voici ce test RP:
 

Voilà. C'est ton test. Voilà. Tu as deux semaines pour le remplir. Bon courage !
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Akane Itachi
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Voici le test rp, bonne lecture ! :

Le vent se lève sur le village. Du haut de mon perchoir, j'observe les rafales qui traversent les rues, font bruisser les feuilles, trembler les arbres et rafraîchissent le village. Ce perchoir, c'est le sommet d'un vieil arbre, situé dans la forêt proche de Konoha. Je viens souvent ici, pour réfléchir, ou tout simplement prendre du recul. C'est l'occasion pour Kato de jouer dans les bourrasques et de laisser libre cours à son énergie. Comme de nombreuses fois, je croise les jambes et laisse mon regard se promener dans le vide. Sauf que cette fois si, je n'ai nul besoin de rentrer. Pas de frère qui a besoin de visite, à l’hôpital. Pas d'amis, à retrouver.

Je lève les yeux vers le ciel, observant les nuages.

La mort... La vie. Deux concepts qui sont associés a deux phases différentes par la plupart des personnes. La mort, une fin de la vie. C'est ce que je pensais, autrefois. Mais maintenant, j'ai une autre idée de la question. À vrai dire, c'est plus une intuition qu'une vérité que je dois imposer, mais je n'arrive pas à l'écarter de mes pensées... Je vois tout ceci comme un cycle, sans frontières particulières. Lors de notre vie, on côtoie la mort. Elle est présente partout, chez nous, chez les autres, autour de nous. Alors, quand vient notre tour, nous ne faisons finalement que continuer le cycle. À nous d'être la mort. À quoi bon être en vie, alors ?

La vie. Ma vie. À côtoyer des morts. Chaque mort avec un impact différent.

Tout d’abord, Aran. C'est la première personne que j'ai su morte, en réalité. Sa mort m'a isolé. La seule personne qui m'acceptait, en dehors de mon frère. Il m'a appris à m'amuser, à sociabiliser avec d'autres enfants... Mais sa mort m'a paru tellement... Impossible qu'elle a provoqué en moi une espèce d'effet de déni. Oui, c'est le mot qui me semble exact aujourd'hui... Le déni. J'ai refusé tout ce qu'il m'avait apporté, et ai fait l'inverse pour ne pas finir comme lui, évitant le contact avec les autres et interdisant de m'amuser.

Je soupire. Avec du recul, je sais bien que cela n'a aucun sens, mais à 6 ans, je n'avais pas la maturité pour bien réagir.

Puis vint la mort de mon père. Pour le coup, cette révélation n'a pas été un choc, mais elle aura eu pour effet de me sortir brutalement de l'enfance. On pouvait me mentir, me cacher des choses... Cela sema les graines du doute qui ne m'a jamais lâché depuis. Cette impression de ne pas tout savoir... Qui me dit que mes yeux sont vraiment différents depuis toujours ? Dans ce cas, pourquoi regarder cette différence avec suspicion ? Et ma mère ?... Je n'avais pas pleuré lors de cette nouvelle, contrairement avec la mort d'Aran. Seuls les enfants pleurent.

Et enfin la mort de mon frère. Celle qui aurait du faire s'effondrer ma vie, m'étant toujours reposé sur lui. Mais cette mort aura eu un effet bénéfique. Brutalement indépendant, j'ai ouvert les yeux, sur la réalité de ce monde, et j'ai pris ma vie en main.

C'est de là que m'es venu l'intime conviction que la vie et la mort sont liées. Sans toutes ses morts, je n'aurai pas pu évoluer. La vie évolue grâce à la mort.

Je secoue la tête, pour chasser ces pensées macabres, et rappelle Kato. Mine de rien, le soleil commence a se coucher, et il faut retourner au village avant la nuit. Il tourne autour de moi, profitant de sa liberté le temps que je descende du tronc, avant de se poser sur mon épaule tandis que je retourne vers Konoha. Le chemin me prend quelques minutes, avant d'arriver en vue de la porte, que je passe, sous l’œil attentif des gardes. La période ou mes yeux inspiraient le mépris avait fait son temps, ils ont l'habitude de moi et de mes allées et venues.

Je gagne finalement l'avenue centrale du village, ou je flâne un peu, observant les familles passant aux boutiques avec une légère pointe de jalousie, avant de réprimer ce sentiment. Tous ne naissent pas égaux, mais ce n'es en aucun cas leur faute. On ne choisit pas sa naissance. Je croise également quelques ninjas en groupe sur cette avenue. Ils ont l'air de bien s'entendre entre eux... Je ne peux m'empêcher d'admirer ces hommes et femmes quelques instants. Ils ont l'air si confiants en eux, et surtout, ils semblent avoir un but à leur vie. Un peu comme mon frère, qui voulait devenir comme eux pour mieux me défendre, autrefois.

Je soupire encore une fois. Je pense que jamais je n'arriverai à chasser ces démons, et à vivre une vie normale.

Je rentre chez moi, non loin de cette avenue. La maison est bien calme, normale. Je relâche Kato, qui était accroché a mon épaule par la patte. Finalement, la maison est toujours à Kato et à moi, cela n'a pas changé. Seuls les rôles ont changé.

À vrai dire, cet oisillon m'a sauvé la vie. Il m'a donné une réponse à la question fondamentale qui me torture : si la vie et la mort sont liées, sont un cycle, à quoi bon rester en vie ? Son innocence et sa fragilité, à travers laquelle je me revois, m'a donné la réponse. Nous vivons pour mourir. Si la mort permet de forger la vie d'autrui, alors nous naissons, vivons, et mourrons, pour que d'autres puissent évoluer. Les vivants sont des guides, qui une fois morts nous apportent un enseignement. La preuve la plus évidente de cette conclusion est que si l'on ne choisit pas où et comment on naît, on choisit néanmoins comment et pourquoi l'on va mourir. Kato a décidé de mourir pour moi. Mon père est mort pour Kato et moi. Chaque vivant vis et meurs pour quelqu'un, quelque chose. Alors pour qui vais-je mourir ?

Au fur et à mesure que le temps passe, l’atmosphère dans la pièce devient étrange. J'ai l'impression que la lumière devient fausse, presque médicale, tandis que je n'ai plus le contrôle de mon corps, et que le temps semble se figer. Je ne panique pas. Si j'avais le contrôle de mon corps, j'en rirais presque. Ce n'était que la suite logique des événements.

« Mon fils... »


Une voix caverneuse monte, provenant de derrière moi. Cette voix, cette façon de m’appeler, c'est mon père. À ne pas en douter.

« Mon fils... Je n'ai pas été un bon père. Pour toi, comme pour Kato. Mais je sais que tu peux devenir quelqu'un de bien. Tu dois sûrement te demander comment je le sais, hein ?.. »


À vrai dire, je connais déjà la réponse. Ce relent du passé ne m’apprend rien, ne fait que confirmer mes déductions.

« Tu te poses les bonnes questions. Pour qui vas-tu mourir ?.. Ton cas est a la fois tragique mais très intéressant... En général, les gens se sacrifient pour un proche, mais toi, tu es affreusement seul... Ou alors tu es très entouré, mais tu n'y prêtes pas attention... »

Où voulait-il en venir ? Oui, je suis seul, si ce n'est mon oisillon... De qui voulait-il parler ?

« Tu ne vois pas de quoi je parle, hein ?... Ouvre les yeux, et tu comprendras... »


Je veux me retourner, lui dire d'attendre, lui demander des réponses, ne pas me laisser dans le flou ! Mais je reste figé.

« Tu comprendras... »


Malgré moi, je ne peux m'empêcher de ressentir un certain apaisement. Mon père me guide. Tout va bien.

J'ouvre les yeux.

Et je me réveille sur mon arbre.

Je m'étais donc endormi... En même temps, quelle idiotie... Comme si mon père pouvait m'aider alors qu'il est mort depuis bien longtemps. Quelle heure est-il, d'ailleurs ? J'observe le ciel.. Étoilé. La nuit, déjà ! Les portes doivent être closes maintenant... Heureusement, les ninjas de Konoha me connaissent assez bien pour savoir qu'il m'arrive de ne pas rentrer, ils ne lanceront pas de recherche cette fois.

Konoha... Le village endormi et paisible donne une vision de havre de paix. C'était devenu mon foyer, et même si je ne suis pas né ici, j'y avais grandi. L'évidence me frappe soudain, tel un éclair. C'est de cela que parlait mon père ! Je n'ai ni famille, ni amis, mais j'ai un foyer. Cette pensée me va droit au cœur. Je réalise a quel point le fait d'avoir un foyer est vital pour moi, et même si ça n'es pas toujours simple à cause de mon physique, j'ai fini par intégrer le paysage local. Les habitants de Konoha sont habitués a ce type bizarre qui ne parle pas beaucoup, et qui doit vivre seul depuis peu. Si je dois mourir pour quelqu'un, ce sera pour Konoha ?... Et pourquoi pas ?

Néanmoins, la réalité me rattrape vite. Si certes, j'ai acquis une certaine force en m’entraînant avec mon frère, je ne suis pas très fort. Même plutôt faible. Et puis... je n'aime pas me battre. Néanmoins, un souvenir refait surface. Mon frère le savait. Il disait me comprendre, partager ce sentiment. Pourtant, ça ne l'a pas arrêté lui... Es-ce que quand on a un idéal, on est prêt a se surpasser pour l'atteindre ? Je le revois encore s’entraîner, poussant à bout ses dernières forces... C'est donc ça. La clef, c'est de ne pas se faire ralentir par ses faiblesses.

Qu'importe si je suis faible, si je n'aime pas les combats. L'important, c'est de surpasser cela pour devenir utile a tous. Et défendre Konoha.

Je me lève, tout en haut de cet arbre, dont la cime dépasse la forêt, plus haut que n’importe quel habitant du village paisible. Je ferme les yeux, me concentrant, attentif au moindre bruit, à la moindre bourrasque, marquant ce moment dans ma mémoire. Et je fais le serment de protéger ce village. Comme je protège Kato. Comme Kato m'a protégé.
Ma mort les guidera.
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Respect test-rp et originalité

Tu m'as bien puni. Je t'ai donné un sujet de test RP pas bien joyeux et le résultat était déprimant à mes yeux ! Tu as respecté la consigne à merveille. Tu l'as trop bien respectée, en fait et je me suis fait avoir. Ça m'apprendra.

Cependant, tout s'imbrique à merveille, le récit te place bien au sein du village, non pas au niveau hiérarchique mais au niveau de l'idéal.

Bien joué !



Orthographe et grammaire

Là n'est pas ton point fort. Tu utilises des "a" au lieu de "à", des "ou" au lieu de "où" et as à plusieurs reprises oublié le "t" à la troisième personne du singulier du verbe être. De plus, tu mêles trop le passé et le présent au niveau de la conjugaison. La formule "Puis vint la mort de mon père" passe à mes yeux, mais comme tu as choisi le présent comme temps de narration, tu as malheureusement fait usage du passé simple et parfois du plus-que-parfait, qui ne se marient pas avec le présent.
Et malheureusement, tu as répété ces erreurs à plusieurs reprises.
De plus, il y a des fautes de conjugaison basiques aussi.



Avis général et verdict

Le récit est bon, mais les fautes citées sont des fautes basiques et de plus, elles sont répétées. Cependant, ton récit est bon. Tu as choisi un style lent, comme pour ton histoire, ta plume contient aussi un brin de monotonie.

Cependant, comme les fautes que tu as faites sont répétées et que ces fautes basiques ne sont donc pas de simples erreurs d'inattention, tu es validé chuunin de rang C à Konoha.

Je t'invite à recenser ton avatar et créer une fiche technique.

Bon jeu !



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